Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

24/07/2012

CONGO/KINSHASA/RWANDA : QU'ATTEND LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE POUR CAPTURER LES CRIMINELS TUTSIS QUI ENTRAÎNENT NOS ENFANTS AVEC EUX DANS DES MASSACRES ?

Le gouvernement congolais ferme le post frontalier de Bunagana sous contrôle des rebelles du M23
(Xinhuanet 24/07/2012) 


Le ministre de l'Intérieur, Décentralisation, Sécurité et Affaires coutumiers de la RDC, Richard MUYEJ a annoncé la fermeture du post frontalier de Bunagana, situé au sud du territoire de Rutshuru le long de la frontière Congolo-Ougandaise, a indiqué une correspondance adressée le 21 juillet au gouverneur du Nord-Kivu.

Selon le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, "l'occupation de la douane de Bunagana par les rebelles du M23 depuis le début de mois de juillet 2012 provoque un manque à gagner à l' Etat Congolais".

"Les services spécialisés, la division d' immigration, l'agence nationale de renseignement (ANR) et l' administrateur du territoire de Rutshuru sont également chargés de mettre en exécution cette décision de fermeture de la douane de Bunagana", a-t-il indiqué.

Il appelle les opérateurs économiques du Nord-Kivu à passer avec leurs marchandises par les douanes d' Ishasha, de Kasindi.

Les rebelles du M23 contrôlent toujours les localités de Bunagana, de Runyonyi, et de Jomba, et appellent le gouvernement congolais au strict respect des accords signés le 23 mars 2009 à Goma.

 

© Copyright Xinhuanet

Visiter le site de: Xinhuanet

RDC - 
Article publié le : mardi 24 juillet 2012 - Dernière modification le : mardi 24 juillet 2012

RDC : la flambée des prix après la fermeture du poste frontalier de Bunagana

Un rebelle du M23 dans la zone de Bunagana le 21 juillet 2012.
Un rebelle du M23 dans la zone de Bunagana le 21 juillet 2012.
REUTERS/James Akena
Par RFI

Les autorités de la RDC viennent de décider de la fermeture du poste frontalier de Bunagana, tombé dans les mains de rebelles du M23 depuis deux semaines. Cette décision oblige les commerçants à passer par le Rwanda pour acheminer leurs marchandises à Goma. Par conséquent, on assiste déjà à une hausse de prix de certains produits sur le marché de Goma.

 

Robert est venu s'acheter un jean dans ce quartier commercial de Goma, connu pour ses produits importés. Mais il constate que le prix de son pantalon préféré a augmenté de 4 dollars.

« Cela ne va plus depuis que l’on a fermé le poste frontalier et douanier de Bunagana. Un jean que nous achetions à 8 dollars, revient aujourd’hui à 12 dollars. Il y a une majoration de 4 dollars, cela nous pénalise », dit-il.

Les prix de certains produits en provenance des pays d’Afrique de l'Est connaissent une hausse sur les marchés de Goma. C’est une conséquence de la décision des autorités congolaise de fermer le poste frontalier et douanier de Bunagana. Cette mesure vise à empêcher les rebelles du M23, qui contrôlent la cité de Bunagana, de se financer par la douane. Les marchandises doivent transiter par le Rwanda avant d'atteindre Goma. Les commerçants se plaignent.

Monsieur Kembo, leur président, affirme : « Le Rwanda exige des frais de transit. Cela revient à presque 156 dollars. A cela, s'ajoutent les frais d’autres documents administratifs. Au total, cela revient à 336 dollars par camion. On doit toujours faire une majoration ».

Pour le moment, les rebelles, on n'a pas encore instauré des taxes dans cette zone qu’ils contrôlent.


Nord-Kivu : le M23 accusé de recruter les mineurs à Rutshuru 
(Le Potentiel 24/07/2012) 


Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) se livreraient au recrutement forcé des mineurs dans des localités sous leur contrôle dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. 

Des informations en provenance du territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu, font état de recrutement forcé des jeunes gens par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). 

Ces hors-la loi se livreraient à leur sale besogne, précisément dans les localités de Kanombe, Kabaya, Rugari, Rumangabo et Kalengera encore sous leur contrôle.

A la suite de cette situation, le territoire de Rutshuru se vide de plus en plus de ses jeunes gens. Ces derniers se comptent nombreux parmi les déplacés de Rutshuru arrivés dans le territoire de Nyiragongo.

Selon M. Janvier Mushunzu, chef de groupement de Kibati (Nyiragongo) cité par Radiookapi.net, de nombreux jeunes gens parmi cesdéplacés disent fuir le recrutement forcé auquel se livreraient les rebelles du M23.

IT/Déplacement de plus de 560 familles

Cette autorité locale a, par ailleurs, déclaré que plus de 560 familles, ayant fui les affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23 dans le territoire de Rutshuru, sont arrivées dans le territoire de Nyiragongo. 

A en croire Janvier Mushunzu, ces familles vivent difficilement dans un environnement qui n’a pas été préparé pour les accueillir.

«Dans la première semaine, on avait 77 ménages. La deuxième semaine, quand le gouvernement provincial nous est venu en aide, on était à 306 ménages. Aujourd’hui, c’est 560 ménages», a-t-il affirmé dimanche 22 juillet.

La localité de Kibati est débordée par ces nouveaux arrivés.

«Ici, depuis la création de la terre, Kibati n’a jamais eu de l’eau potable [...]. On avait trois écoles : toutes ces écoles sont déjà remplies de déplacés. Maintenant, on ne sait où l’on va mettre ceux qui sont en train d’arriver encore aujourd’hui. Nous sommes vraiment incapables de recevoir beaucoup de déplacés ici chez nous. Car on est incapable de les assister», a dit Janvier Mushunzu. Avant d’appeler les autorités gouvernementales à venir en aide à tous ces déplacés.

A la clôture de la session extraordinaire dans la Chambre basse du Parlement, les députés du Nord-Kivu avaient demandé au gouvernement, de rejeter toute idée de négociation avec le Mouvement du 23 mars (M23), et les autres groupes armés responsables de la dégradation de la situation sécuritaire dans cette province en particulier et dans toute la partie Est en général.

Ces élus avaient, par ailleurs, invité les populations de la province en particulier et celles de toute la République en général, à la vigilance, l’unité et la sérénité dans un élan patriotique sans stigmatiser aucun groupe racial, ethnique et tribal. Par la même occasion, ils les avaient également exhortées à soutenir sans faille les FARDC, et ne pas se faire recrutées ou manipulées par des acteurs en mal de positionnement.

 

© Copyright Le Potentiel

Visiter le site de: Le Potentiel

Les commentaires sont fermés.