Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

31/07/2012

CONGO/KINSHASA : DES MORTS ET TOUJOURS DES MORTS AU KIVU OH MON DIEU QUI ARRETERA TOUT CA ?

RDC : le M-23 avance inexorablement vers Goma
(Liberation 31/07/2012) 


Dans l'est de la République démocratique du Congo, les rebelles du M-23 avancent vers Goma, la capitale de la province du Nord Kivu, avec l'objectif avoué d'encercler la ville tenue par l'armée régulière pour la faire tomber comme un fruit mur.

A quelques journalistes dont un reporter de l'AFP qui ont pu se rendre dans la zone ce weekend, le chef des opérations des rebelles pour le secteur, le colonel Innocent Kayima, a expliqué que l'intention du M23 était d'aller jusqu'a Kibumba, dernière agglomération sur la route de Goma où se trouve encore positionnée l'armée régulière congolaise, les FARDC.

Cette localité est présentée par un diplomate occidental à Kinshasa comme le "dernier verrou" vers Goma.

De là, assure le colonel Kayima, "nous encerclerons la ville (Goma) et nous démoraliserons les forces jusqu'a ce qu'elles s'en aillent". "Nous prendrons la ville sans tirer", a-t-il assuré.

Place forte des forces armées de la RDC dans l'est du pays, il parait toutefois improbable que Goma soit abandonnée à son sort. D'autant qu'elle abrite des milliers de civils venus s'y réfugier et que de nombreuses troupes des Nations unies y assurent leur sécurité.

Mardi dernier, pour protéger les populations qui fuyaient les combats, des hélicoptères d'attaque des Nations unies sont intervenus contre la rébellion.

Ce weekend, Kibumba était défendue par six chars et un lance-roquettes multiples des forces de Kinshasa. Mais les rebelles n'étaient qu'à cinq km de là et, après s'être entendus au téléphone avec eux, les journalistes ont rejoint les premières lignes du M-23.

"Nous avançons petit à petit vers Kibumba", a affirmé le colonel Albert Kahalaha un déserteur de l'armée régulière passé en mai dernier dans l'autre camp.

Vêtus d'uniformes disparates de l'armée régulière sans aucun signe de grade, les hommes du M-23 sont positionnées de part et d'autre de la route sans autres armes lourdes que des mortiers de 60 mm, portables à dos d'homme, en place avec des caisses d'obus à proximité.

Les combats qui durent depuis mai restent intermittents et dans les zones dont le M-23 s'est emparé la vie reprend lentement son cours.

A Rutshuru, un bourg au nord de Kibumba tenu par la rébellion, un obus de mortier ou une grenade tirée par un fusil est bien tombé dimanche en fin d'après-midi sur une case vide qui a été détruite. Mais dans la matinée, une messe avait été célébrée, des civils étaient présents dans les rues, le coiffeur ouvert.

Dans le centre, les rebelles s'activaient à préparer la nourriture dans de grandes bassines. Des petits groupes électrogènes permettaient à chacun de recharger sa radio ou sontélephone portable.

Lors des combats de la semaine précédente, un pylône de transmission téléphonique a été touché, perturbant les communications. Un autre réseau en a profité et, quelques heures plus tard, après un changement de puces électroniques, les communications avaient repris normalement dans la ville.

Des combats plus durs au nord

Plus au nord, l'atmosphère est tendue.

Les journalistes ont pu gagner le village de Madango, à une trentaine de kilomètres de Rutshuru. Là, un responsable militaire des rebelles, le colonel Justin Mahizi, leur a interdit d'aller plus loin prétextant la dureté des combats.

Selon lui, les FARDC en se retirant ont tué plusieurs personnes et ont jeté leurs corps dans la rivière. Dans un ravin gisent deux hommes aux mains liées, tués par les FARDC selon le M-23.

Sur la route vers le lieu-dit Mayamoto, en limite du parc naturel des Virunga, un gros camion de travaux publics a brûlé avec toute sa cargaison d'armes et les munitions ont explosé.

Selon le M-23, les FARDC l'ont réquisitionné avec son chauffeur, y ont entassé des armes des munitions et du matériel de transmission mais, devant l'avancée du M-23, les soldats y ont mis le feu et ont tué le chauffeur.

Aucune voiture ne circule. Selon un officier, les combats sont difficiles.

Les rebelles, que le Rwanda voisin est largement accusé d'aider bien qu'il s'en défende, affirment avoir récupèré leurs armes sur l'ennemi. Les obus sont dans des caisses et les bandes de mitrailleuses encore rangées dans leur emballage.

Les responsables nient absolument tout approvisionnement rwandais, même si des sources occidentales à Kinshasa ont évoqué des livraisons le week-end précédent.

Tous parlent le Swahili, généralement utilisé dans l'est du pays et dans les pays de la région, ainsi que le Kinyarwanda, la langue nationale rwandaise. Un peu d'anglais et un peu de français aussi.

Le M-23 a été formé par des membres d'une ancienne rébellion qui avaient été intégrés dans l'armée régulière en 2009 mais qui se sont mutinés en mai et ont repris les armes contre les FARDC.

 

 

© Copyright Liberation

 

Visiter le site de: Liberation

 

Suite au combat entre rebelles et les Fardc : Des morts et des blessés à Rutshuru et des milliers de déplacés
(L'Avenir Quotidien 31/07/2012) 


Selon l’AFP qui cite les « Médecins sans frontières », des civils ont été tués et blessés par balles, grenades et obus à Rutshuru dans l’Est de la République démocratique du Congo. Aucun bilan officiel des violents combats qui ont secoué la localité depuis le 24 juillet n’a été donné à ce jour. Toutefois, l’ONG déplore le décès à l’hôpital de Rutshuru de deux personnes et de 66 blessés dont la majorité sont des civils. Beaucoup d’entre eux ont reçu des soins chirurgicaux d’urgence. La panique parmi la population a été générale car c’est la première fois que des combats à l’arme lourde ont eu lieu dans des zones très peuplées de l’Est de la République entre les rebelles et les Fardc depuis le mois de mai. Il va de soi que beaucoup de femmes et d’enfants surtout se sont réfugiés à l’hôpital de Rutshuru depuis mercredi dernier.

La dépêche de l’AFP signale également que plusieurs milliers de personnes ont aussi fui ces derniers jours vers Kanyaruchinya, localité située à quelques kilomètres au nord de Goma. Ces personnes viennent se rajouter aux quelque 8.300 personnes déjà déplacées par les combats depuis le 12 juillet dernier.

Vers la « congolisation » du M 23

Les Congolais ne sont plus dupes. Toutes les rebellions que connaît l’Est de la République Démocratique du Congo sont boutiquées par le Rwanda de Paul Kagame. Toutes suivent pratiquement le même schéma. Paul Kagame recrute les Rwandais pour fomenter la rébellion au Congo démocratique. Puis, au moment opportun, il congolise cette rébellion pour avoir l’argument de dire que ce qui arrive au Congo est un problème congolo-congolais qui nécessite des négociations à tout prix. Le même schéma est en train de s’appliquer avec la nouvelle rébellion créée de toutes pièces par le fameux M 23 composé des militaires rwandais. Maintenant, les commanditaires rwandais de cette guerre pensent à congoliser ce mouvement en nommant à la tête de celui-ci un Congolais. Selon des sources recoupées, ce Congolais pourrait être M. Mbusa Nyamwisi, ancien candidat à la présidence de la République et député national élu aux élections législatives de 2011 dans la circonscription de Butembo dans le Nord-Kivu.

L’opinion doit savoir que les Maï-Maï, les Fdlr et autres groupes armés qui opèrent en Rdc en tuant, volant et violant sont une création de Paul Kagame. L’objectif est de mettre l’Est de la République dans une tension permanente. Si pour la Rdc, ces forces négatives, elles sont au contraire positives pour Kagame au motif qu’elles lui apportent des gains substantiels tirés de l’exploitation illicite des ressources naturelles congolaises (coltan, cassitérite, étain, …)

Habakaramu Osias : « Je ne suis pas Rwandais »

Au sujet de l’incendie qui a tué les six enfants d’une famille à Goma, leur père M. Habakaramu Osias a tenu, par le biais de son frère Balamake, à démentir l’information selon laquelle il est Rwandais. « Je suis de la tribu des Bahavu originaires de l’île d’Idjwi. Je ne suis ni Rwandais encore moins rwandophone ». Dès lors, l’opinion s’interroge comment les Rwandais peuvent se donner pour prétexte un fait divers du genre pour attaquer la Rdc. C’est ridicule !

L’Avenir

 

 

© Copyright L'Avenir Quotidien

 

Visiter le site de: L'Avenir Quotidien

 


RDC - 
Article publié le : mardi 31 juillet 2012 - Dernière modification le : mardi 31 juillet 2012

RDC: premier bilan des victimes civiles des combats à Rutshuru

Par RFI

Dans l'est de la RDC, les rebelles du M23 avancent vers Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, avec l'objectif avoué d'encercler la ville tenue par l'armée régulière. À 80 km au nord de Goma, la petite ville de Rutshuru a été reprise par les rebelles après de violents combats les 24 et 25 juillet dernier. L'ONG Médecins sans frontière (MSF) qui travaille dans l'hôpital de la ville a annoncé la mort de deux civils dans cet hôpital où 70 blessés sont soignés.

 

Selon MSF, ces derniers jours, l'hôpital de Rutshuru est devenu un lieu de refuge pour des populations civiles totalement traumatisées par les combats qui se jouent dans ce secteur entre l'armée régulière congolaise et les rebelles du M23.

C'est aussi et surtout un lieu de soin où les chirurgiens s'activent jour et nuit depuis une semaine pour soulager les blessés.

Patrick Wieland chef de mission MSF au nord du Kivu : « Il y a plus de 90 % des civils que nous avons soignés à l’hôpital de Rutshuru, qui sont des femmes et des enfants. Le coût humain, civil, est très important dans ce conflit. Les chirurgiens ont travaillé presque jour et nuit, pour soigner ces blessés, et nous en avons vus, jusqu’à présent, 70 ».

Selon MSF, pour la première fois depuis mai dernier, des armes lourdes ont été utilisées dans les combats. Les blessures sont là pour en témoigner. Ce qui fait craindre pour le futur. « On risque de verser dans un conflit extrêmement meurtrier si les combats ont lieu dans les villes », selon Patrick Wieland. Pour lui, à Rutshuru, il ne faut pas se fier au calme apparemment, la tension est grande.

« Ces gens sont apeurés, sont fébriles.... On s’attend à une contre-offensive dans les jours qui viennent. C’est vraiment la population qui paie un prix très élevé, suite à ces combats ».

Plusieurs milliers de personnes ont fui ces derniers jours vers Kanyaruchinya, à quelques kilomètres au nord de Goma.

Les commentaires sont fermés.