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31/07/2012

CONGO/KINSHASA : "BONI OLINGI OSALA GA POLITIQUE ?"

Boni OLINGI OSALA GA POLITIQUE ?

La politique beaucoup en parle, l’exerce, mais n’ont hélas aucune intimité avec elle. C’est le cas du congolais. Les nombreux courriels, que je reçois depuis un certain temps pour moquer au nez Me. Evariste BOSHAB, témoignent de cette violence haineuse.

Bien sûr, je suis et resterai jusqu’à la fin des temps son jeune frère, mais de grâce je ne suis pas son conseiller, ni encore moins son collaborateur. D’ailleurs en a-t-il besoin, alors qu’il est déjà très bien entouré par des collègues et des amis très qualifiés et compétents ? J’ai du mal à comprendre, donc, que pour l’insulter, on passe par moi ! Pourtant, je ne suis pas son porte-parole.

Ainsi, à ceux et celles qui veulent ou peuvent lui écrire pour l’injurier directement, ils/elles peuvent joindre Evariste Boshab à l’Assemblée nationale de Kinshasa, ou à la permanence du premier parti politique du pays le Pprd dont je n’en suis même pas membre sinon simple sympathisant du président de la république Joseph-Désiré KABILA KABANGE, mais pour des raisons autant subjectives qu’objectives que j’ai beaucoup expliquées et exposées publiquement, et sur lesquelles je n’ y reviendrai jamais ici.

Reste que l’attaque la plus radicale qu’on adresse à l’ancien président Evariste Boshab reste sa pseudo-perte de puissance. Certains prétendent que sa non nomination par le chef de l’Etat au titre du premier ministre est une disgrâce. D’autres ajoutent qu’il n’est plus en odeur de sainteté nulle part. La preuve, explique-t-on, son désaveu par le porte-parole du gouvernement congolais, qui a suspendu monsieur serge Kolomonyi PDG/RTNC parce qu’on lui reproche d’avoir donné un temps de parole à Evariste Boshab ! C’est possible. Car, je ne connais pas la vie actuelle de l’intéressé. C’est pourquoi, m’avancer dans des arguments tranchés, serait courir le risque de frôler le ridicule. C’est pourquoi, je ne me prononcerai aujourd’hui et maintenant que sur ce que je sais vraiment sur sa puissance du moment, c’est-à-dire depuis qu’il n’est plus « personne » (comme disent ses détracteurs, mais dans les plus divers, pervers et abjects).

J’en viens, en ce qui me concerne, à la production de deux explications qui montrent du contraire :

Primo au moment des tractations pour la nomination du formateur du gouvernement, je me trouvais à Kinshasa. Boshab figurait évidemment parmi les favoris. Mais la situation a changée non pas parce que Kabila ne lui faisait pas ou plus confiance, mais parce que le climat de ce moment-là ne le permettait pas. C’est ce qui sortit d’un tête-à-tête entre les deux hommes. Informé par quelqu’un, je ne manquai pas, de mon côté, de briefer l’entourage du constitutionnaliste pour dire qu’il n’avait que très peu de chance pour prendre la primature. Dans les jours qui suivirent quelqu’un d’autre Augustin Matata Ponyo, qui n’est pas un inconnu du paysage politico-financier, fut porté à ce poste. Pourtant, ce fût devant Boshab Secrétaire général du Pprd, et non devant le président de la république, que le premier ministre et ses ministres y allèrent faire amandes honorables ! J’y fus. J’y assistai. Mais, plutôt comme témoin et/ou spectateur/invité. Deux semaines plus tard, après avoir reçu le premier ministre et ses ministres, vint le tour d’Aubin Minaku le président de l’Assemblée nationale et ses députés qui vinrent faire de même ! Qu’est-ce que c’est que ça ? Si ce n’est pas de la puissance politique, alors quoi d’autre ? Quelqu’un voyait-il feu Augustin Katumba Mwake au devant de la scène ? Mais ne fût-il pas le fer de lance de la « kabilie » ? Être fort, puissant, est-ce être nécessairement ministre, ou premier ministre ? Je ne le crois pas. Il est vrai que Boshab n’est plus aujourd’hui qu’un député comme un autre. Mais il demeure le Secrétaire général du parti majoritaire du paysage politique du Congo/Kinshasa. Or, vu sous cet angle, il est le deuxième homme fort du pays après Joseph Kabila Kabange. Comme l’a été, par exemple, sous Mobutu Sese Seko un certain Kitima Bin Ramazani.

Secundo l’inamovible porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende Omalanga un Batetela comme moi et si compétent, a cru mieux faire de désavouer trop vite le constitutionnaliste Evariste Boshab. Mais aujourd’hui que le président de la république lui-même vient de suivre les déclarations de celui-ci sur Kagame et son pays dans leur implication dans la guerre du Kivu, et mon frère Lambert Mende lui-même obligé de faire pareil, j’aimerais savoir, non pas qui de ce dernier ou de celui-là était plus fort, mais au contraire qui était le plus écouté, et convainquant politiquement chez Joseph Kabila Kabange ? Il n’y a aucune hésitation n’est-ce pas à désigner le vainqueur du trafic d’influence ? Pour moi, cet homme est, reste, et restera aussi longtemps que la « kabilie » politique régnera au Congo/Kinshasa Me. Evariste BOSHAB secrétaire général du Pprd (lire la suite des tractations dans kilimandjero.blogs.dhnet.be : en tapant correctement le titre sur google.fr pour ceux qui ne peuvent y accéder directement par www.dh.be).

 

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI (ADOL’CHE)

-Président national du Mouvement Réformateur

Chrétien pour la Libération de la Conscience Congolaise (MRC en abrégé)

-Directeur-Administrateur de kilimandjero.blogs.dhnet.be

CONGO/KINSHASA : AFRIC'AMBIANCE SALUE D'ABORD LA BRILLANTE ELECTION DE JOSEPH KABILA KABANGE ET ENSUITE EXIGE QUE FRANCOIS HOLLANDE SE RENDE A KINSHASA ET TRES VITE DIABLE !!!

Retenu comme l'un des sites du XIVème sommet de la Francophonie: le Palais du peuple transformé en chantier 


Au nombre des sites retenus pour l'organisation du XIVème sommet de la Francophonie figure le Palais du peuple. A cause de ce choix, le siège du Parlement est devenu aujourd'hui un véritable chantier. Dong ! Dong ! Dong ! C'est du moins le seul bruit qui anime actuellement le siège du Parlement congolais habitué à l'ambiance de vote des lois et au contrôle parlementaire.

Un tour au niveau de cette institution suffit pour comprendre que le Gouvernement de la République est déterminé à gagner le pari de l’organisation de ces assises prévues au mois d'octobre prochain. Les échafaudages sont en place. Les entrepreneurs chinois qui pilotent ces travaux se déploient tôt le matin. En réalité, le travail qui consiste en la réhabilitation de ce site avance à pas de géant. Le hall du Palais du peuple fait déjà peau neuve grâce à la peinture et à la lumière renouvelées.    

Dans les couloirs du Palais, la circulation devient assez rare surtout que les députés et sénateurs sont en vacances parlementaires. Aussi, certains membres des cabinets des deux bureaux du Parlement sont en congé. Ce qui fait que la circulation est moins intense dans tous les couloirs. Même les administratifs et certains membres des cabinets ainsi que les rares parlementaires qui fréquentent encore les installations, marchent avec prudence dans les couloirs. Question d'éviter d'être taché par la peinture. Les entrepreneurs chinois qui réalisent ces travaux ne cessent d'orienter les rares passants pour ne pas déranger le travail étant donné que le temps presse.    


Dorian Kisimba
Kinshasa, 31/07/2012 (Forum des As, via mediacongo.net)

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CONGO/KINSHASA : IL Y A LA GUERRE ICI ET IL Y A LES CREDITS CARBONES LA-BAS

Dans le cadre de crédits carbones soutenus par des ONG américaines, des millions de dollars accordés aux habitants des forêts congolaises 


Des organisations écologistes américaines viennent de lancer un projet visant à accorder des crédits carbones aux populations vivant dans la région des forêts du Bassin du Congo, en République démocratique du Congo.  Ce programme qui commence en cette année 2012 vise à aider les populations des forêts du bassin du Congo à protéger la forêt et sa biodiversité et à lutter contre la déforestation. « Afin de permettre à la population rurale des forêts congolaises de gagner de l’argent, tout en protégeant la forêt et sa biodiversité, de lutter contre la déforestation, notre organisation va attribuer des crédits carbones aux populations qui vivent dans cette partie de la République démocratique du Congo, pays qui regorge les ¾ des forêts du bassin du Congo, deuxième poumon de la planète », a déclaré M . John Arlingston, expert en environnement à l’Université de Louisiane. Il a poursuivi en disant que ce projet entre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de préservation des forêts du bassin du Congo et de sa biodiversité. « L’objectif visé est de donner l’occasion aux populations vivant dans cette région de participer à la gestion durable de l’écosystème forestier. Nous voulons que la population s’implique dans la conservation et la protection des forêts et de sa biodiversité », a-t-il fait savoir. 

L’effet Durban

Lors de la Conférence des Nations Unies sur le Climat organisée du 28 novembre au 9 décembre 2011 à Durban, en Afrique du Sud, les experts ont souligné la nécessité pour les pays riches d’accorder des crédits carbones aux pays du sud pour soutenir leurs efforts en vue d’une bonne gestion de leur écosystème forestier. Aujourd’hui, les experts reconnaissent que l’une des causes de réchauffement climatique de la planète est la déforestation effrénée observée dans plusieurs pays du monde. Selon une récente étude, l’année 2011 aura été l’une des plus chaudes dans le monde les cinquante dernières années.  La fonte des glaces au pôle nord et au pôle sud, la montée du niveau des eaux des océans et mers, l’avancée inexorable du désert du Sahara, du Kalahari, la recrudescence des tempêtes et ouragans violents sont là autant de signes qui montrent que le réchauffement de la planète est une réalité et constitue le grand danger de l’heure.

Face à ces catastrophes climatiques, les experts affirment que la protection des forêts de la  planète constitue l’une des solutions pour lutter contre la déforestation du Bassin du Congo, de l’Amazonie et l’Asie du Sud Est qui sont menacées par des sociétés d’agroforesteries et des multinationales. Ces dernières se livrent sans ménagement à l’exploitation exagérée, parfois illégale des bois sur l’échiquier international.  Selon plusieurs experts, l’exploitation abusive des forêts du Bassin du Congo risque de conduire à la disparition progressive de ces forêts et de sa biodiversité. Une étude des experts a révélé que d’ici à 2050,  50% des forêts du Bassin du Congo risquent de disparaître à cause de l’exploitation abusive de cette richesse naturelle par des multinationales occidentales ainsi que des entreprises chinoises

Les participants à la Conférence Internationale de Brazzaville vont certainement mettre sur pied des stratégies d’utilisation durable des ressources forestières, beaucoup d’entre eux soulignent que le renforcement des capacités et le financement constituent la priorité des priorités pour les pays qui regorgent les forêts primaires. Les participants vont à coup sûr demander la mise en application effective des mesures de sanctions contre des entreprises occidentales, chinoises, indiennes… qui se livrent à l’exploitation abusive des forêts primaires. Ils vont aussi débattre de la question de la mise en application effective du fond de partenariat pour le carbone forestier. 

Ce fond  sera alloué aux pays forestiers pour bien conserver leurs forêts pour le bien de la planète. La conférence internationale de Brazzaville est donc une nouvelle occasion pour la communauté internationale de poser des actes concrets en faveur des pays du bassin du Congo, de l’Amazonie et de l’Indonésie pour qu’ils puissent bénéficier des programmes de protection des forêts, et en même temps bénéficier des dividendes au prorata des efforts réalisés dans le cadre de la protection des forêts primaires considérées par des spécialistes  comme des véritables "poumon" de la planète. 


Luc-Roger Mbala Bemba
Kinshasa, 31/07/2012 (L'Observateur / MCN, via mediacongo.net)