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02/08/2012

CONGO/KINSHASA : LA CENCO ET SES FIDELES FAIT LE BOULOT EN LIEU ET PLACE D'UNE CLASSE POLITIQUE IMMATURE ET TOTALEMENT IRRESPONSABLE

Face à une classe politique irresponsable et complice : Le peuple s’assume à travers les catholiques
(Le Potentiel 02/08/2012)


Plus rien ne se décidera, désormais, sans le peuple congolais. Ce 1er août 2012, les catholiques ont répondu par milliers à l’appel des évêques. Les attitudes ambiguës, versatiles, hypocrites, irresponsables, sans conviction de la classe politique frisant la complicité avérée, la marche des catholiques est la démonstration parfaite d’un ras-le-bol de la Nation entière déterminée à reprendre en main sondestin. Sans casse ni incident majeur, les catholiques ont dit «Non à la balkanisation» du pays, à travers des marches organisées dans tous les diocèses. Seuls les diocèses de Goma et Kisangani n’auraient pas répondu à l’appel.

Joseph-Albert Malula, Patrice-Emery Lumumba, M’zee Laurent-Désiré Kabila se retournent, certainement, de joie dans leurs tombes. Le peuple congolais s’approprie, peu à peu, son destin. Il réécrit l’histoire au prix des souffrances et du sang. Dans la partie orientale, le pays est victime d’une agression du Rwanda, sème mort et désolation. Cette agression ne fait pas de mystère sur son projet de balkanisation du pays en se donnant pour objectif de prendre le contrôle militaire d’un pan du territoire national.

Cela fait trois mois depuis que cette nouvelle agression menée sous le couvertd’une pseudo-rébellion dénommée Mouvement du 23 mars (M23). Dans leur démarche, ces militaires rwandais ont un seul objectif : balkaniser la RDC. Préoccupée, l’Eglise catholique a pris la décision de mener des actions de lobbying afin de sensibiliser la population pour faire échec à ceux qui cherchent à morceler le pays. La première action a été la marche d’espérance organisée hier mercredi 1er août contre la balkanisation du pays.

La marche de ce mercredi 1er août 2012 s’est déroulée sans incident. Dans ses quarante-sept diocèses disséminés à travers le pays, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a réussi à faire passer son message d’espérance pour la paix et contre la guerre dans l’Est du pays, surtout contre le projet de balkanisation de la République. C’est clair. Cette marche des fidèles catholiques est un signal fort à tous ceux qui tirent les ficelles pour imposer aux Congolais un plan obscur qui protège leurs intérêts mesquins. Face à une classe politique «irresponsable, corruptible et versatile», le peuple congolais a repris, à travers l’Eglise catholique romaine, la gestion de son destin.

IT/Plus de 100 000 marcheurs à Kinshasa

A Kinshasa, la marche est partie de différentes paroisses autour de 6h30, après la messe du matin, vers les quatorze doyennés que compte l’archidiocèse de Kinshasa. Un seul message était repris sur des banderoles de chaque paroisse : «Non à la balkanisation de la RDC, non au pillage de nos ressources».

Bandeau blanc à la tête, en signe de paix, bible, crucifix et chapelet en main, des milliers de fidèles des paroisses de l’archidiocèse de Kinshasa ont réaffirmé leur volonté de s’impliquer dans le rétablissement de la paix au Nord-Kivu, gage de l’unité nationale. Dressés comme un seul homme, les fidèles catholiques ont dit : «Nous voulons l’unité, la paix, l’intégrité territoriale de la RDC». Dans leurs prières, les catholiques ont confié le pays, surtout sa partie Est, à l’intercession de la Vierge Marie, comme aux noces de Cana où elle avait obtenu auprès de son Fils du bon vin.

Pour la circonstance, le secrétaire général de la Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco), l’abbé Leonard Santedi, a invité toutes les personnes de bonne volonté, dont les fidèles d’autres confessions religieuses, à les rejoindre dans la fraternité, la paix et l’unité.

«Cette marche n’est pas pour un parti politique, c’est la marche de l’unité du peuple congolais pour dire non à la balkanisation. Nous invitons nos fidèles catholiques à être vigilants pour démasquer toutes les personnes qui viendront pour perturber ou mettre le désordre», a-t-il affirmé.

Les manifestants et autres fidèles catholiques ont été appelés à observer une minute de silence à midi pour «penser à ceux qui ont versé de leur sang pour le pays», a expliqué l’abbé Santedi. A la fin de cette minute de silence, on a sonné les cloches dans toutes les paroisses, pour nous «réveiller et bâtir un Congo uni».

Cette marche coïncide avec la présence, à Kinshasa, de la délégation de la Commission Justice et paix des Etats-Unis qui est venue apporter un message de réconfort à l’Eglise sœur de la RDC. Elle est organisée aussi la veille du 14ème anniversaire du début de la guerre dite d’«agression», le 2 août 1998, par le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD/Goma).

IT/L’accord du gouvernement

Le ministre de l’Intérieur, Sécurité et Anciens combattants, Richard Muyej Mangez, s’est dit très favorable à la tenue de la marche des chrétiens catholiques contre la guerre et la balkanisation de la RDC.

Selon lui, cette manifestation est une réponse à l’appel à la mobilisation nationale lancé par le gouvernement contre la guerre dans l’Est du pays. «Il est temps que nous constituons un front fort pour faire face au complot qui se trame à l’Est de notre pays», a-t-il affirmé au sortir, la veille, d’une réunion conjointe qui a regroupé la Cenco et les services de sécurité.

Richard Muyej Mangez avait rassuré que des dispositions avaient été prises pour sécuriser tous les manifestants. «J’ai demandé aux gouverneurs d’autoriser la manifestation et de l’encadrer. Nous avons eu une séance de travail avec les responsables de l’organisation. Et nous nous sommes convenus sur les dispositions à prendre», a-t-il affirmé.

Effectivement la marche s’est terminée sur une bonne note pour les éléments de la Police qui ont bien fait leur travail d’encadrement. C’est l’une des rares fois que la police a sécurisé une marche publique à Kinshasa sans incident.

Tout en invitant les Congolais à participer nombreux à cette marche, le ministre Muyej avait demandé aux «malins» de s’abstenir, assurant que le gouvernement a pris toutes les dispositions pour «mettre hors d’état de nuire ceux qui viendront perturber la marche ou l’instrumentaliser pour autre chose».

Selon nos reporters déployés sur le terrain, des estimations sont de l’ordre de 200 000 manifestants. Quant au commissaire général de la police de la ville de Kinshasa, le général Oleko, ses services estiment à 100 000 le nombre de marcheurs.

IT/Des diocèses hors course

Selon des sources crédibles, les diocèses de Kisangani et Goma n’auraient pas répondu à l’appel pour des raisons diverses. «Nous n'avons pas pu organiser de marche parce que nous ne pouvions pas contrôler les éventuels débordements des conducteurs de motos et des enfants de la rue qui ont toujours profité des marches pour casser des biens et voler la population», a déclaré à Goma à l'AFP un cadre de l'Eglise catholique. A Kisangani, c’est l’autorité provinciale qui aurait interdit la manifestation pour «n’avoir pas été informé par sa hiérarchie». A Lubumbashi, Kalemie, Mbandaka, Matadi, Kikwit, Kananga,… des milliers de catholiques ont marché. Les archidiocèses de Kinshasa et de Bukavu ont réalisé la plus forte mobilisation. Sur 47 diocèses, deux à trois seulement étaient hors course.

IT/Avec l’accord des Congolais

Une nouvelle donne vient de s’ajouter dans l’attitude des Congolais face aux problèmes de leur pays. La délégation du pouvoir aux gouvernants et à la classe politique ne constitue plus un chèque à blanc. Regardant, le peuple s’implique désormais dans la recherche des solutions aux problèmes cruciaux de la Nation entière.

Toute initiative tendant à ignorer l’opinion publique et l’ensemble de la population congolaise dans sa diversité est vouée à l’échec. Le ton est donné par les catholiques, une bonne lecture des événements permettrait des anticipations. Les Congolais, dans leur ensemble, savent ce qui constitue l’intérêt majeur du pays, à protéger.

Les catholiques ont marché. Cependant, seul le gouvernement peut trouver la meilleure solution pour mettre fin à la guerre.

 

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Les Catholiques : Ils ont marché hier pour exprimer leur désapprobation à la balkanisation
(L'Avenir Quotidien 02/08/2012)



* La marche des chrétiens catholiques d’hier entre dans la ligne des actions à entreprendre qu’avaient décidées les Evêques congolais réunis en Assemblée plénière de la CENCO * A Kinshasa, les chrétiens sont partis de leurs paroisses respectives et se sont rassemblés dans leur doyenné où de prières ont été dites pour implorer le Seigneur pour la restauration de la paix dans le pays et l’intégrité territoriale de la Rdc. Les catholiques d’autres provinces ont fait de même * Cependant, ceux de Goma n’ont pas marché ; ils se sont contentés de trois jours de prières. Mgr Louis de Gonzague Nzabatina, Vicaire général de ce diocèse a estimé que la décision était salutaire pour éviter un éventuel sabotage des personnes mal intentionnées * Grâce aux dispositions sécuritaires du gouvernement, les éléments de la police ont encadré les marcheurs avec beaucoup de professionnalisme * La hantise de la balkanisation est une vieille recette que les prédateurs veulent concrétiser à tout prix quel que soit le temps que cela prendra. La sécession katangaise et celle du Sud-Kasaï en 1960 en sont une preuve historique éloquente.

En République démocratique du Congo, le 1er août de chaque année est un jour férié, chômé et payé. Ce jour-là, les Congolais rendent hommage aux morts dans la matinée et dans l’après-midi c’est la fête des parents. Mais hier, ce fut un 1er août tout spécial. En ce sens que l’Eglise catholique, par le biais de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), a organisé une marche dite de l’Espérance.

Les chrétiens catholiques de tous les 46 diocèses ou provinces ecclésiastiques que compte le pays ont marché. A Kinshasa, après le culte matinal, des chrétiens catholiques (hommes, femmes, enfants) ont marché chapelets et rameaux en mains, la tête entourée d’une bande blanche chantant des cantiques religieux. La marche a été organisée au niveau de chaque doyenné (l’Archidiocèse de Kinshasa en compte quatorze). Les chrétiens sont partis de leurs paroisses respectives (il y en a 135) pour aboutir au point de rassemblement de chaque doyenné.

On pouvait lire sur les pancartes arborées des écrits suivants : « Non à la balkanisation de la Rdc », « Non au pillage de nos ressources » ou encore « Le Congo aux Congolais, le Rwanda aux Rwandais ». Au point de rassemblement de chaque doyenné, des prières ont été dites avec le récital du chapelet. Des échos en provenance des provinces ont renseigné que les chrétiens catholiques ont aussi marché dans l’ordre et le calme. Cependant, ceux de Goma n’ont pas marché. Selon Mgr Louis de Gonzague Nzabanita, Vicaire général du diocèse de Goma, les chrétiens de catholiques de la ville n’ont pas marché. Ils ont simplement décidé d’organiser trois jours de prières afin de compatir avec les victimes de la guerre. Le prélat catholique a estimé que cette décision est réaliste et n’a eu pour but que d’éviter un éventuel sabotage des personnes mal intentionnées.

Une des actions décidées par le CENCO

La marche des chrétiens catholiques d’hier entre dans la ligne d’actions que la Conférence Episcopale Nationale du Congo, lors de sa dernière Assemblée plénière, avait décidé de mener pour désapprouver la balkanisation du pays, au regard de la conjoncture politico-militaire que connaît présentement notre pays. Dans le communiqué publié à l’issue de leur dernière Assemblée plénière avait indiqué que les Evêques de la Rdc allaient entreprendre une série d’actions (la marche d’hier étant l’une d’elles) pour exprimer à l’opinion nationale et internationale leur désapprobation à la balkanisation ; la République démocratique du Congo est un pays uni et indivisible dans ses frontières héritées de la colonisation. D’autres sont attendues dans les prochaines semaines, a-t-on indiqué.

L’ordre et la sécurité ont régné

La marche des chrétiens catholiques de ce 1er août 2012 s’est déroulée dans le calme, l’ordre et la sécurité. Aucun marcheur n’a été bousculé ni torturé. Le gouvernement, par le biais du Ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières avait pris toutes les dispositions sécuritaires pour que la marche soit organisée dans des conditions sécuritaires optimales.

Dans la capitale, l’on a vu des agents de la police nationale encadrer efficacement les manifestants tandis que les véhicules anti-émeute se tenaient prêts pour parer à toute éventualité de dérapage. L’on n’a eu aucun écho d’un quelconque désagrément tant dans le chef des manifestants que de la police.

La balkanisation, une vieille recette

D’aucuns parmi la génération présente peuvent croire que le plan de balkaniser le Congo date d’aujourd’hui. C’est plutôt une vieille recette qui a toujours hanté les colonisateurs belges. La preuve est que onze jours après la proclamation de l’indépendance du Congo (soit le 11 juillet 1960), la province du Katanga proclamait déjà sa sécession, c’est-à-dire son indépendance. Avec la bénédiction des Belges s’appuyant sur la défunte Union Minière du Haut Katanga (UMHK), cette province était devenue l’Etat indépendant du Katanga ave à sa tête M. Moïse Tshombe Kapenda. Cet Etat avec tous les attributs reconnus à tout Etat : les armoiries, la monnaie, l’armée, la police, le gouvernement, le parlement, les cours et tribunaux, …

Puis venait la sécession du Sud-Kasaï qui était érigé en empire. Il avait à sa tête le Mulopwe Kalonji Ditunga. Un demi-siècle après l’indépendance du Congo, l’idée de balkaniser le Congo n’a jamais disparu de la tête des puissances d’argent. Dans l’une de nos éditions antérieures, nous avions écrit que dans le laboratoire des puissances occidentales, des cartes géographiques ont déjà été faites démembrant le Congo. L’argument avancé par ces prédateurs est que le pays étant trop grand dans sa superficie (2.345.410 kilomètres carrés), est ingouvernable. Par contre, disent-ils, si on le démembrait les choses iraient beaucoup mieux. Or, en réalité, c’est juste une astuce pour profiter des richesses naturelles que regorge le pays, surtout celles de sa partie septentrionale.

C’est ainsi que les générations futures doivent faire très attention. Car, les prédateurs ne jurent que la balkanisation doit être une réalité quel que soit le temps que cela prendra. Pour ce faire, ils procèdent par des infiltrations dans plusieurs secteurs de la vie nationale. Si bien qu’en ce moment, il y a des complices tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nos frontières nationales.

L’Avenir

 

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Réussite totale de la Marche de l’espérance /Non à la balkanisation : l’Eglise catholique envoie un signal fort !
(La Prospérité 02/08/2012)



‘‘...Oui le Saint Esprit descendra et le Congo sera sauvé, oui le Saint Esprit descendra et le Kivu sera sauvé…’’, psalmodiaient des milliers des fidèles catholiques ce mercredi 1er août 2012, dans leurs paroisses respectives, lors de la messe matinale, signe de réarmement spirituel, avant la marche de l’espérance pour dire NON à la Balkanisation de la RD-Congo. Avec une réussite qu’on peut qualifier, sans contradiction aucune, de totale, doublée d’une forte mobilisation et d’une discipline exemplaire, cette marche qui a été organisée à l’initiative de la CENCO, est partie, dans la Capitale, de chacune des églises locales, juste après la messe matinale, c’est-à-dire à 7 heures, passant par les grandes artères de différentes communes de Kinshasa, pour chuter dans les 14 paroisses dites doyennés. Au passage, on pouvait lire sur les calicots : ‘‘‘‘trop de mort au Congo, pas question de Balkaniser la RDC’’, ‘‘Non à la guerre’’ ; ‘‘Non à la balkanisation’’ ; ‘‘Non aux pillages et à l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RD-Congo’’ et, enfin, ‘‘Non à l’agression’’. Au doyenné Saint François de la Salle de Kintambo, c’est M. l’Abbé Léonard Santedi, Secrétaire Général de la CENCO, dans une église pleine comme un œuf, qui a officié la messe, en présence de quelques personnalités politiques dont les Honorables Gilbert Kiakwama, Franck Diongo, M. Chérubin Okende, M. Beltchika, pour ne citer que ceux-là. Pour lui, la paix au Congo ne viendra que des Congolais eux-mêmes. ‘‘Le jour où les Congolais vont décider que la paix soit, la paix sera’’, a-t-il affirmé. La Prospérité qui avait, très tôt dans la matinée, posté ses fins limiers à travers les différentes paroisses de la ville- Capitale, a observé une très bonne organisation de la manifestation qui s’est déroulée sans incident, nonobstant quelques frasques liées aux embouteillages et perturbations négligeables. Il y a eu, à en croire nos reporters, quelques tentatives d’infiltration où des militants de certains partis politiques ont voulu s’y mêler, sans pour autant y parvenir, la manifestation ayant été autorisée, a bénéficié d’un encadrement suffisant de la Police d’Intervention Rapide, PIR. A en croire les organisateurs, après la marche, d’autres actions sont prévues. Entre autres, le plaidoyer où, à l’occasion, l’Eglise- famille de Dieu entend mener des actions de lobbying pour sensibiliser les opinions publiques et les décideurs au niveau national et international. La CENCO croit, prie et espère que ces actions sont le prélude d’une grande prise de conscience que le Congo est notre patrimoine à tous et que nous devons le sauvegarder. Signalons que la marche s’est déroulée sur l’ensemble du pays, sauf au Nord-Kivu. Des milliers des fidèles catholiques ont marché, comme prévue, ce mercredi 1er août 2012, tant à Kinshasa qu’à l’intérieur du pays, pour dire NON à la balkanisation de la RD-Congo. Sur leur passage, on pouvait lire les messages du genre : ‘‘trop de mort au Congo, pas question de Balkaniser la RDC’’… Avec une réussite qu’on peut qualifier, sans contradiction aucune, de totale, doublée d’une forte mobilisation et d’une discipline exemplaire, cette marche qui a été organisée à l’initiative de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, CENCO, est partie de chacune des églises locales, juste après la messe matinale, c’est-à-dire à 7 heures, passant par les grandes artères de différentes communes de Kinshasa, pour chuter dans les 14 paroisses dites doyennés. Entre autres, le Doyenné Saint Joseph de Matonge ; Saint François de Kintambo, Saint Pierre de Kinshasa, Notre Dame du Congo, Saint Cyprien de Binza Ozone, Saint Sacrément de Delvaux etc. A Saint François de la Salle de Kintambo, c’est M. l’Abbé Léonard Santedi, Secrétaire général de la CENCO, dans une église pleine comme un œuf, qui a officié la messe, en présence de quelques personnalités politiques dont les Honorables Gilbert Kiakwama, Franck Diongo, M. Chérubin Okende, M. Beltchika, pour ne citer que ceux-là. A Saint Joseph de Matonge, sous la bénédiction de l’Evêque auxiliaire de Kinshasa, Mgr Timothée, les fidèles ont été convies à une prière de chapelet pour intercéder en faveur de la paix totale à l’Est de la RDC. Lors de toutes ces célébrations eucharistiques, les fidèles catholiques ont entonné, à plusieurs reprises, ce célèbre cantique du Saint Esprit. ‘‘Oui, le Saint-Esprit descendra, et le Congo sera sauvé, Oui le Saint-Esprit descendra, et le Kivu sera sauvé’’. Trois, mieux quatre messages clés ont marqué ces eucharisties, à savoir : Non à la guerre ; Non à la balkanisation ; Non aux pillages et à l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RD-Congo et, enfin, Non à l’agression. Dans la plupart des doyennés, l’homélie du jour a été focalisé sur Saint Alphonse, cet homme qui a marqué son époque, en luttant jusqu’au dernier jour de sa vie sacerdotale contre l’injustice sous toutes ses formes. Pourquoi le 1er août ? A en croire le Secrétaire général de la CENCO, ‘‘le 1er août, jour férié en RD Congo, est la fête de nos parents et de nos morts qui nous ont donné cette terre en héritage. Nous n’en avons pas une autre. Nous devons la protéger. Alors nous marchons pour dire non à la balkanisation du pays’’. En quoi cette marche est-elle de l’espérance ? C’est parce que, explique M. l’Abbé Santedi, elle est une semence jetée sur une bonne terre pour que se lève un Congo pacifié, unifié et prospère. Signalons qu’à midi juste, au sein des doyennés, une minute de silence a été observée et, après, les cloches et les sifflets se sont mis à résonner. Tout a commencé par le Triduum L’Eglise catholique, a-t-on indiqué tout au long des eucharisties, croit à la paix et elle prie pour la paix. Aussi, a-t-elle offert sa prière pour la paix en RD. Congo et pour dire non à cette guerre ignoble et non à ce plan de balkanisation de cette terre, don béni de Dieu, léguée par nos aïeux. Priant pour les gouvernants, afin qu’ils travaillent pour le maintien de l’unité du peuple congolais et l’intégrité de son territoire, l’Eglise catholique de la RD-Congo a organisé un Triduum dans tous les diocèses, dans toutes les paroisses de la RD Congo, trois jours durant avant la marche de l’espérance. Les trois jours de prière ont été couverts, chacun, par un thème et un sous- thème. Le premier jour avait pour thème et sous- thème : ‘‘ Encore le sang des innocents en RD Congo ! (Cf. Jr 19, 4) La RD Congo pleure ses enfants ; elle est inconsolable (Cf. Jr 31,15). Deuxième jour : ‘‘La RD. Congo doit protéger ses frontières Nous disons : « NON A LA BALKANISATION DU PAYS» et, enfin, au troisième jour : ‘‘RD Congo, lève-toi et marche (Cf. Jn 5, 8) L’espérance ne déçoit pas (Cf. Rm 5, 5)’’ Tout un symbole Cette marche, commentent maints observateurs, a toute la valeur d’un événement. Dans la mesure où c’est une première qui ait été autorisée à Kinshasa depuis les derniers scrutins présidentiel et législatifs de novembre 2011. D’autant plus que toutes les tentatives d’organiser une marche se sont soldées par des échecs, parce que la plupart de marches sollicitées avaient pour objet la réclamation de la fameuse ‘‘vérité des urnes’’. Par ailleurs, cette marche s’est soldée par une psychose de la situation préoccupante de la guerre à l’Est. Acte III : l’Action caritative Après donc le triduum et la marche de l’espérance ; l’Eglise Catholique est déjà engagée dans les actions de charité notamment à travers l’appel d’urgence (EA 25) lancé, à l’initiative de Caritas Congo ASBL, par la Confédération Caritas Internationalis en faveur des déplacés de guerre à l’Est de la RD Congo et au Rwanda pour soulager les souffrances de personnes affectées par la crise. A ce stade, indique-t-on, il s’agirait de soutenir et d’amplifier cette action par une collecte de fonds à l’échelle nationale. Pour ce faire la CENCO décrète une quête spéciale dans toutes les paroisses et chapelles du Congo en faveur des victimes du conflit dans le Nord-Kivu et dans d’autres parties de la RD Congo. Cette quête qui a commencé pendant le Triduum, se poursuivra durant tout le mois d’août 2012. Acte 4 : démarche de plaidoyer Solidement implantée à travers tout le pays, l’Eglise catholique est un témoin privilégié de l’histoire mouvementée de la RD Congo. Pour elle, il existe une corrélation entre la présence de groupes armés et l’exploitation illégale des ressources naturelles dans le Kivu et que la finalité de cette insécurité récurrente est sans nul doute l’instauration d’un climat propice au morcellement, à l’émiettement, à la balkanisation du Congo-Kinshasa. Aussi, en vue d’arrêter la guerre et toutes les souffrances qu’elle engendre (destruction des infrastructures sociales, déplacement forcé des populations, désintégration sociale), et afin de contrer les tentatives de balkanisation de ce pays, don de Dieu, hérité de nos aïeux, l’Eglise- famille de Dieu entend mener des actions de lobbying pour sensibiliser les opinions publiques et les décideurs au niveau national et international. Et, pour boucler la boucle de la série d’actions, il est prévu, au mois de septembre, une visite de solidarité dans les diocèses touchés par la guerre. Cette visite, indique-t-on, sera conduite par la Présidence de la CENCO et comprendra les évêques délégués des Provinces ecclésiastiques. Chaque Province ecclésiastique désignera un évêque. Cette visite, il convient de le souligner, sera une manifestation de la solidarité ecclésiale avec les populations victimes des affres de la guerre et en même temps un geste de réconfort pour bâtir un avenir de réconciliation de justice et de paix dans l’espérance et la foi en Dieu Père de tous. La CENCO croit, prie et espère que ces actions sont le prélude d’une grande prise de conscience que le Congo est notre patrimoine à tous et que nous devons le sauvegarder. ‘‘Nous savons que les défis que nous devons relever pour un Congo uni et pacifié sont réels, ils sont graves, ils sont nombreux. Ils ne seront pas faciles à relever. Mais, nous sommes convaincus que, mûs par « l’espérance qui ne déçoit point » (Rm 5,5) nous les relèverons. C’est donc le moment de la prise de conscience que nous devons choisir de faire triompher l’espoir sur la peur, l’unité de notre destin sur les conflits, le moment de choisir de défendre l’intégrité de notre territoire. Les actions que proposent l’Eglise s’inscrivent dans ce choix à opérer pour un Congo uni et prospère’’, affirment les Evêques de la RDC. Les à-côtés La Prospérité qui avait, très tôt dans la matinée, posté ses fins limiers à travers les différentes paroisses de la ville- Capitale, a observé une très bonne organisation de la manifestation qui s’est déroulée sans incident, nonobstant quelques frasques liées aux embouteillages et perturbations négligeables. Il y a eu, à en croire nos reporters, quelques tentatives d’infiltration où des militants de certains partis politiques ont voulu s’y mêler, sans pour autant y parvenir, la manifestation ayant été autorisée, a bénéficié d’un encadrement suffisant de la Police d’Intervention Rapide, PIR.

La Pros.




 

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