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02/08/2012

LES OMBRES DIURNES. UN CLIN D'OEIL A L'AMIE CHANTAL

  • FW: Le fruit qui a vraiment tenté notre mère ÈVE !!!‏

À bokangai@yahoo.fr, gaella42@hotmail.com, Mvumbi%20Henri, H.Lomboto, Jean Manda, jesusokamba@noos.fr, bile.manga@neuf.fr, nodrea@yahoo.fr, adol adol, popol-bikolo, Popol RFA, Fiston Bolombo, Père Basse, Fados Intolo
 
De : Père des enfants Vungbo (vungbo1@hotmail.com)
Envoyé : jeudi 2 août 2012 07:16:45
À : bokangai@yahoo.fr; gaella42@hotmail.com; Mvumbi%20Henri (henrimvumbi@yahoo.fr); H.Lomboto (hflomboto@msn.com); Jean Manda (jeanmada2002@yahoo.fr); jesusokamba@noos.fr (jesusokamba@noos.fr); bile.manga@neuf.fr (bile.manga@neuf.fr); nodrea@yahoo.fr; adol adol (adolosongo@hotmail.com); popol-bikolo (popol-bikolo@hotmail.com); Popol RFA (lufingopaulo@yahoo.de); Fiston Bolombo (bolombofiston@yahoo.fr); Père Basse (yanbiklak@yahoo.fr); Fados Intolo (mokili-mabe@hotmail.com)
 
 
 





 
 


J'espère que ce fruit n'est pas une création Internet par des gens qui savent vraiment manier la caméra.
 
Bonne lecture


 

 

On apprend du nouveau tous les jours!!!
IMPORTANTE CORRECTION
 
La bible parle du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal...
La tradition a interprété qu’il s’agissait de la pomme...
 
Eh bien, des chercheurs ont enfin établi la nature dudit fruit :
Il s’agit d’un fruit tropical, le pastequizi, cultivé en Amérique centrale
 
Une photo vaut mille mots !!!
 

 

LES OMBRES DIURNES

Un clin d’œil à l’amie Chantal

 

Dans quel monde on est ? Chicago, répondit Morgane une amie française. Far West, ajouta, de son côté, Charlene une autre confidente et parisienne de souche, elle.

Mais, le meilleur allier que je connus en France fut, pourtant, un homme. Et cet homme s’appelle Ignace un avocat franco-centrafricain. On se connaît depuis deux ans. Mais, c’est comme si on se connaissait depuis toute une éternité. Depuis, nous avons déjà un passé très riche fait d’échanges scientifiques et politiques d’une ampleur remarquable.

Dans la foulée, l’homme, pas l’avocat cette fois-là, me fit l’honneur de m’inviter chez lui où Françoise sa femme m’offrit un repas inoubliable. L’accueil aussi.

Leurs enfants des métisses Paul, Mélodie, Gladys, et Armelle sont d’une politesse et d’un attachement sans égal. Aussitôt qu’ils me virent, qu’ils m’appelèrent Tonton ! Alors que c’était la première fois qu’on se voyait ! Ne comprenant pas. Je me penchai à l’oreille de mon ami Ignace pour qu’il m’en dise plus sur cette habitude plutôt inhabituelle chez les enfants « bourgeois » et blancs/métissés. Parce que c’est comme ça l’éducation qu’il leur donne, me répondit-il simplement. C’est comme ça chez nous, poursuit-il. Ainsi, ses enfants devraient appeler TOUS les Noirs Tonton ou tantines pour les négresses !

Le repas sécculant s’acheva dans un climat familial admirable. On se retira sur un des salons où l’on causa sur l’Afrique, et le monde, comme souvent. On prit du café ou du thé, chemin faisant entre discussions et contradictions à craindre une animosité, mais jamais il n’arrivera ça entre nous. Je ne me rappelle plus très bien qu’on ait parlé de la Belgique ou de la France deux pays ex colonisateurs de nos pays de souche respectifs.

Comment se fait-il qu’un franco-centrafricain de mon ami marié à une occidentale, et qui plus est d’une beauté plutôt rarissime était-il arrivé à imposer sa culture et à celle-ci et à leurs enfants ? Parce que c’est comme ça que ça doit être, me répondit-il, toujours sourire aux lèvres. Comme son alter ego que j’étais, il n’a jamais dissimulé chez lui ou ailleurs son hostilité ni contre la Francafrique, ni contre les manipulations néo-colonialistes et néo-esclavagistes. Il me parla de Patrice-Emery Lumumba comme s’il était congolais, de Thomas Sankara comme s’il était burkinabé, de Barthélemy Bongada de son pays la république centrafricaine. Parce qu’attaché à l’idée que ces martyrs avaient de l’Afrique. C’est lui qui me fit connaître, par exemple, Bongada et le panafricanisme qu’il inspira et ce pour lequel il payât de sa vie.

Pourtant, il est français, il a une résidence qui ferait de jaloux, une épouse magnifique, des enfants beaux et polis ! Malgré tout ça, l’homme continue à penser que l’avenir du Noir est en Afrique.

&&&

La femme, ai-je toujours pensé, est l’avenir de l’homme. Et, pour moi, tout homme qui se respecte ne peut que s’occuper de la femme. C’est que je fais en général. Parce que la femme est l’être le plus précieux de la terre. Parce que sans elle, il n’y a pas de vie, de bonheur, de plaisir, de fantasme, de sensation libidinale, etc. Et, les femmes, Dieu seul sait, j’en ai connues. Parce que j’aime leur compagnie. C’est pourquoi, j’en drague à tout bout de champ. Parce que c’est tellement merveilleux.

Mais si j’aime certaines, je me méfie des autres comme de la peste. Surtout si les idées charnelles sont minorées en faveur du consumérisme, ou du mercantilisme. L’amour n'est pas marchandable. Parce que s'il y a une maladie incurable, c’est l’amour. Peu importe les circonstances, dès qu’il est là, l’on s’agenouille et l’on prie. C’est comme cela, que le profit qu’il soit matériel, ou spirituel n’a pas de sens. Quoi que c’est comme ça chez les femmes africaines immigrées intellectuelles ou non. Dommage.

Parce que l’amour contre profit est l’idée généralement vulgarisée. Ca durera tant qu’elle continuera, surtout à l’insu ou par vile manipulation, de soutirer un bol d’air, au besoin qu’il en soit artificiel ou non, des couilles d’un homme orphelin d’amour. Car, la règle d’or est de bien savoir choisir sa victime. Et de préférence y installer le dialogue du corbeau et le renard.

Cela s’appelle l’escroquerie. Le mot est lâché.

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S’agissant de l’escroquerie, en effet, au retour de Kinshasa en France en juin de l’année en cours, qu’elle ne fût pas ma surprise d’apprendre qu’une bande de voyous a essayé d’escroquer mon ami l’avocat franco-centrafricain, en usurpant mon identité, et en se faisant passer pour moi en difficulté dans un hôtel de Londres ! C’est la victime elle-même qui me mit la puce à l’oreille. Par confiance d’abord, car il me sait méticuleux en matière des finances, et ensuite parce qu’il savait mon agenda et ma destination qui n’était pas Londres, mais plutôt Kinshasa.

Glacé et très gêné, je lui parlai moi-même d’un canular à engrosser une vache dans un métro de Londres effectivement, dont je fus victime moi-même. Mais où cette fois-là, quelques mois auparavant les mêmes escrocs, on le sait maintenant, se cachèrent sous l’identité d’une secrétaire académique d’une des institutions des enseignements supérieurs et universitaires de Kinshasa soi-disant en difficulté dans un hôtel de Cotonou, le même mode opératoire, donc, et qui réclamait juste mille euros pour s’en défaire et pour retourner à Kinshasa.

Promesse fût faite à l’ami de déposer une plainte à la brigade des mœurs pour repérer les auteurs des telles escroqueries. Le verdict vient de tomber, et doigte le groupe comme séjournant à Poitiers (France), qu’ils n’étaient pas à leurs premiers délits en la matière, des récidivistes, donc.

En raison de cela, je jure de parler désormais aux murs de Poitiers, de les raser même.

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Chantal je te pleure. Entendras-tu peut-être un jour cet appel du cœur ? Car, je te jure, tu restes et resteras à jamais l’amie qui m’a le plus fait craquer, vraiment.

C’est dommage, et ridicule chère amie, que je n’aie pas compris que cul et études n’ont rien à voir. Au-delà donc de ton niveau d’étude non prolixe, j’aurais dû me contenter de ta tendresse, et de ta douceur dont tout homme quel qu’il soit peut devoir rêver.

Malheureusement, j’ai été dur et brusque avec toi, et je le regrette. Tu ne me croiras pas ma beauté d’ébène, et pourtant c'est la vraie vérité. C’est dommage que ma générosité et mon humanité s’élevant à la hauteur de ma condamnation de l’hypocrisie, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de l’indignité et surtout de la médiocrité, en ait pris le dessus.

Au point de m’en éloigner des fusions horizons, alors que la flamme poétique reluisait encore. Mais, parce que hélas je pensais, mais à tort, qu’il valait mieux se faire surprendre soi-même qu’être surpris par les autres. Comme amie, je serais passé à côté d’Agathon voire de la Gaïa grecque.

Mais, malheureusement, parce que j’étais loin de soupçonner des catastrophes immondes qui m’engloutirent, hélas !

Avec recule, j’ai fini par savoir et comprendre que le vagin ne parlait ni le français, ni l’anglais, ni l’espagnol, ni encore moins aucune autre langue allant avec la civilisation et la « modernité » occidentales. La langue est dans la bouche de celle (femme) qui la parle. Ce n’est évidemment pas comparable avec ce qu’il y a entre ses jambes. Se dépenser, pleurer, gémir rend un vagin cultivé. C’est du tout ou rien qu’il s’agisse d’une reine, ou d’une roturière.

Dans une relation charnelle, il n’y a que les douces paroles qui comptent. Les moments de tendresse réciproque partagés ensemble. Les émotions, les plaisirs, les bonheurs créés et vécus. Les angoisses, les tristesses, les peines, aussi.

Ce qui compte dans une femme de Mauritanie, du Gabon, du Congo/Brazzaville, de Centrafrique, ou de la RDC, ce n’est pas le contenu de son cartable, mais plutôt sa capacité à couver un homme, à lui parler, à le caresser, à le rouler, et à le fumer. Chantal en fût ce portrait tout craché. Malheureusement, je ne l’avais pas compris. Certes par naïveté professionnelle, par idéalisme aveugle et béant tout le monde est gentil, bon, et beau. Ajouter mon humanisme-universaliste qui illumine des pauvres figures de proue, et minables levrettes.

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En Belgique, il pleut tout le temps. Aujourd’hui, il a fait lourd. Trop lourd. On savait qu’avec le soleil de plomb qu’il faisait, un orage n’était pas loin. On le sait bien. Mais on traîne les pieds. Et du coup quelle drache mon Dieu ?  C’est l’orage, je dois quitter mon jardin, plier bagages si je dois éviter de me mouiller comme les mouettes …

 

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Fait à Louvain-La-Neuve, le 02/08/2012

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