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09/08/2012

CONGO/KINSHASA/RWANDA/OUGANDA : TOUT EST AU CONDITIONNEL C'EST CA LE PROBLEME

Les leaders de la région optent pour les mesures militaires pour mettre un terme aux combats en RDC
(CRI 08/08/2012)



Les leaders de la région africaine des Grands Lacs ont achevé à Kampala mercredi le sommet de deux jours visant à renforcer l'option militaire pour mettre fin aux combats dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).

Les dirigeants, parmi lesquels les présidents Yoweri Museveni ( Ouganda), Paul Kagame (Rwanda), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Pierre Nkurunziza (Burundi) et Joseph Kabila (RDC), ont participé au sommet organisé par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), organisme régional réunissant 11 Etats- membres.

Les autres Etats-membres de la CIRGL, à savoir l'Angola, la République centrafricaine, la République du Congo, le Kenya, le Soudan et la Zambie, ont envoyé des représentants du gouvernement.

Le ministre ougandais des Affaires étrangères, Henry Okello Oryem, a déclaré à Xinhua dans une interview que l'option militaire est la plus préférable.

Dans un communiqué publié à la fin de la réunion visant à mettre fin aux combats dans l'est de la RDC, les dirigeants ont établi un sous-comité composé de ministres de la Défense, qui devra élaborer un plan détaillé sur l'opérationnalisation de la force neutre.

Lors d'une réunion le mois dernier en Ethiopie, les dirigeants se sont entendus sur la mise en place d'une force neutre régionale ou internationale pour surveiller la frontière commune entre l'est de la RDC et le Rwanda et ainsi éliminer les forces négatives, dont les rebelles du M23 et la milice Interahamwe.

Les dirigeants ont indiqué qu'au cours des quatre prochaines semaines, ils se rencontreraient de nouveau en Ouganda pour finaliser le plan militaire qui sera utilisé pour lancer une opération contre les rebelles.

M. Oryem a déclaré aux journalistes à la fin du sommet que tous les individus alimentant les combats en RDC seraient punis.

"Nous avons demandé non seulement que les sanctions soient locales mais aussi que la communauté internationale nous aide et applique ces sanctions qui peuvent être de l'ordre de l'interdiction de voyage et du gel des avoirs ainsi que des pénalités à ceux qui continuent de soutenir les rebelles", a-t-il souligné.   Selon les analystes, alors que les pays de la région des Grands Lacs ont choisi l'option militaire, la plupart des troupes sont éparpillées.

L'Ouganda fournit le gros des forces de maintien de la paix de l'Union africaine en Somalie et se bat contre les rebelles de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) en RDC.

La RCA et la RDC sont également engagées dans des combats contre la LRA qui cause des problèmes le long de la frontière commune des deux pays.

Le Kenya, de son côté, est engagé dans les opérations militaires de l'Union africaine en Somalie contre les terroristes shebabs, groupe militant lié à Al-Qaïda.

James Mugume, secrétaire permanent du ministère ougandais des Affaires étrangères, a déclaré à Xinhua que malgré ces considérations, la région devait résoudre ses propres problèmes et ne pas attendre une intervention étrangère.

Il a insisté sur le fait que bien qu'il y ait une mission de la paix de l'ONU dans l'est de la RDC, la force n'avait pas réussi à pacifier la région.   D'un point de vu humanitaire, les agences humanitaires mettent en garde contre l'aggravation de la situation humanitaire à cause des combats dans l'est de la RDC entre l'armée congolaise et les rebelles du M23.

Au début du mois de juillet, les combats ont forcé près de 16500 Congolais à fuir dans le sud-ouest de l'Ouganda, a rapporté l'ONU.

Déjà plus de 35000 réfugiés congolais, selon les statistiques du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ont franchi la frontière avec l'Ouganda depuis les derniers mois.

Au cours du sommet de Kampala, les leaders ont également mis en place un fonds pour venir en aide à ces victimes de la crise humanitaire.

L'Ouganda a contribué à hauteur d'un million de dollars à ce fonds.

Les dirigeants ont également demandé à la communauté internationale de participer à ce fonds pour aider les réfugiés.

2012-08-09 01:54:26 cri 

 

 

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