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12/08/2012

USA/LONDRES12 : TOUJOURS D'ATTAQUE

Le 12/08/2012 à 18:31:00 | Mis à jour le 12/08/2012 18:34:42

Basket - JO 2012 (Hommes) :Et au bout, les USA gagnent

Comme en 2008, les Espagnols ont tenu tête à l'armada américaine pendant trois quart-temps avant de céder à l'usure (107-100). C'est le quatorzième titre olympique des Etats-Unis...

Kevin Durant (à droite) et les Américains conservent leur titre. (Reuters)

 
Kevin Durant (à droite) et les Américains conservent leur titre. (Reuters)
 
Et pourtant Dwight Howard, Chris Bosh, Dwyane Wade, Derrick Rose n'étaient pas là... Mais ça n'a pas suffi à déstabiliser cette Dream Team-là, qui a pourtant manqué de lucidité et de sérénité par séquences devant le gros match de l'Espagne, ce qui l'a laissé sous la menace quasiment jusqu'au bout. Comme à Pékin en 2008 (118-107), l'Espagne a poussé cette équipe plus loin que personne, sauf peut-être la Lituanie, mais elle était toujours trop juste. Résultat, les Etats-Unis ramènent au pays un quatorzième titre olympique en dix-sept participations, le second de rang.
 
Les douze points en sept minutes de Navarro ont envoyé cette finale vers un gros match.Est-ce le fait que les deux équipes ne s'étaient pas croisées pendant ces Jeux grâce à un habile calcul des Espagnols ? Contrairement à la finale 2008, ou les Américains avaient déjà rencontré et battu (119-82) les Espagnols en poule, les petits gars de coach K ont débarqué un peu la fleur au fusil contre des Ibères ultra-motivés. Ainsi, les Ricains n'avaient sans doute pas prévu le festival d'ouverture de "Juanca" Navarro, peu en vue, il faut le dire, jusque là. Dans une entame irréelle, l'arrière espagnol était chaud comme la braise et échappait à la défense US pour mettre le feu aux poudres, dégainant un parfait 3/3 à trois points. Ses douze points en sept minutes (25-16), mieux que sa moyenne globale sur ces Jeux (9,2 points), envoyaient cette finale vers un gros match. 

Même revenus à hauteur puis repassés en tête (35-25, 9e ) après quelques petits réglages grâce au duo Anthony - Durant et à une belle adresse primée (70% dans le premier quart), les Américains n'étaient pas au bout de leurs peines. Ils subissaient pendant le deuxième quart l'agressivité des arrières espagnols et Rodriguez dans un premier temps, puis ce poison de Rudy Fernandez prenaient en défaut la défense américaine. L'ex-coéquipier de Batum à Portland, était partout, au alley-oop, en pénétration, au shoot, et provoquait des fautes qui l'envoyaient sur la ligne des lancers (6/6). S'appuyant sur un jeu intérieur très présent par Marc Gasol et Ibaka, l'Espagne, qui contrôlait le rebond en première mi-temps (26-23) créait un break stupéfiant, un 2- 12 (37-39, 13ème ), avant de lancer sa cavalerie d'arrières pour varier les menaces offensives.
 
Le poids des rotations, plus denses côté US, et celui des fautes, ont émoussé l'intensité des Espagnols plus courts offensivement.Les USA subissaient le rythme espagnol et se retrouvaient logiquement menacés à la pause (59-58). Seul bémol : le coaching risqué de Scariolo. Pour avoir laissé Marc Gasol trop longtemps sur le terrain, il le voyait revenir aux vestiaires avec quatre fautes. Une erreur qui allait compter lourd dans un match qui se jouerait à l'usure et à la sape sous le cercle, d?autant que Reyes avait déjà écopé de sa troisième faute et qu'Ibaka, dans le mano à mano qui s'ensuivait, prenait sa troisième aussi (29e). Dommage, car le grand Serge assurait un bon dépannage dans la raquette au côté de Pau Gasol. La fluidité et la vitesse d'exécution du jeu espagnol contrastait avec un collectif américain désorganisé, sans continuité, où on commençait à porter un peu trop la balle, à l'image de Deron Williams, défiant en dribbles la défense espagnole pour monter au dunk , où il s'écrasait sur l'anneau, alors que le souffle du taureau espagnol était sur les nuques (83-82, 29e).

Désertant la raquette, les Américains se réfugiaient derrière la ligne primée et, en trente minutes, avaient pris autant de tirs primés (12/28) qu'à deux points (16/29). Bien sûr, le talent d'un Kevin Durant (30 points en 30') et de Kobe Bryant maintenaient les USA à flot. Mais moins brillants dans le gestion de la balle alors qu'ils semblaient avoir repris le large (97-87, 36e), les Américains lâchaient des balles stupides dans leur attaque de la zone espagnole, à l'image de Bryant, puis Anthony, ce qui permettait à l'Espagne d'être toujours dans le coup (97-91, 36ème ). Mais le poids des rotations, plus denses côté US, et celui des fautes, avaient émoussé l'intensité des Espagnols plus courts offensivement. Et qui n'avaient plus le joueur pour prendre les gros shoots, à l'inverse de ce missile primé de LeBron James (102-91, 39e) qui déblayait définitivement les illusions.
Liliane TREVISAN, à Londres

19:33 Publié dans Passions, Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

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