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13/08/2012

SUEDE/RWANDA : KAGAME LE VOYOU DE TSHIGALI PRIVE D'AIDE ECONOMIQUE ET FINANCIERE JE VOUS DIS QUE CA SONNE SA FIN

La rébellion en RDC crée des tensions communautaires inquiétantes

12/08/2012 à 11h:37 Par AFP
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Un soldat congolais le 5 août 2012 à Goma, dans le nord-Kivu.Un soldat congolais le 5 août 2012 à Goma, dans le nord-Kivu. © AFP

La rébellion militaire qui menace Goma, la capitale du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a aussi des répercussions en politique intérieure: elle dresse l'opposition contre la stratégie d'union nationale du gouvernement et attise les tensions entre communautés.

L'opposition a décliné à la fin de la semaine les propositions du Premier ministre Augustin Matata Ponyo de participer à une commission qui examinerait la situation dans l'est où un mouvement rebelle, le M23, contrôle une partie de la province du Nord-Kivu.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), interrogée par l'AFP, a qualifié M. Matata Ponyo "d'imposteur". Pour le responsable de la communication de ce parti, Simon Kalengue, "la situation dans l'est du pays est le résultat de leur manque de leadership... leur départ résoudra cette question".

L'UDPS n'a pas admis les résultats des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 et affirme que le seul président élu est leur chef, Etienne Tshisekedi.

Pour Jean Lucien Busa, un responsable du Mouvement de libération du Congo (MLC), "les questions de la guerre et de l'intégrité du territoire national dépassent à ce stade sa (celle du Premier ministre) compétence", une allusion au président réélu Joseph Kabila à qui l'opposition reproche souvent d'être originaire du Rwanda même s'il a écarté ses premiers alliés qui avaient porté son père au pouvoir.

Dans un communiqué diffusé samedi, les partis d'opposition affirment par ailleurs que "la conduite de la guerre qui déchire le pays ne rassure guère quant à la volonté réelle du gouvernement de donner des réponses adéquates pour juguler l'insécurité permanente dans la partie est de la RDC".

Xénophobie

Cette fin de non-recevoir adressée au chef du gouvernement intervient après la "marche des catholiques" organisée 1er août. Cette première manifestation publique a être autorisée depuis les élections a rassemblé sans incident des milliers de personnes dans les principales villes du pays. "Au moins 100.000 à Kinshasa", selon le secrétaire de la Conférence épiscopale.

A Goma, 25 responsables de confessions religieuses et ethniques se sont rassemblés récemment pour demander ensemble la cessation immédiate des hostilités, a rapporté une organisation humanitaire.

Selon un communiqué de l'ONG Search for Common Ground (SFCG), "des violences intercommunautaires, des discours de haine et de xénophobie ont pris une allure inquiétante ces dernières semaines" et les religieux se sont "engagés à construire la stabilité régionale".

Selon cette organisation, des rwandophones ont été pris à partie jeudi dernier à l'université de Goma. Ils ont été battus et la foule a tenté de les brûler.

"La jeunesse congolaise qui manque d'éducation à la citoyenneté"

Au poste-frontière de Goma vers le Rwanda, toujours selon SFCG, des groupes se sont rassemblés pour scander des messages hostiles au Rwanda et aux rwandophones alors que ces derniers constituent une bonne part de la population de la région.

L'ONG ajoute que "la jeunesse congolaise qui manque d'éducation à la citoyenneté est facilement manipulable et donc très exposée à ces tensions intercommunautaires".

En avril, au début du conflit, des journaux avaient directement mis en cause et dénoncé les tutsis, considérés comme des habitants du Rwanda alors que cette ethnie, victime du génocide de 1994 au Rwanda, est présente également au Burundi et en RDC. Le gouvernement était intervenu avant que cela ne dégénère.

Dans cette région du pays, où les frontières sont relativement récentes et ont fluctué, les ethnies ou les communautés historiques servent de point d'appui aux différents groupes rebelles et sont souvent stigmatisées, ce qui met en péril un équilibre social déjà miné par la misère.



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Troubles dans l'est de la RDC : la Suède suspend à son tour une partie de son aide au Rwanda

13/08/2012 à 14h:01 Par Jeune Afrique
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Deux soldats des FDLR, dans les environs de Pinga, en RDC.Deux soldats des FDLR, dans les environs de Pinga, en RDC. © Lionel Healing/AFP/Archives

La Suède a annoncé lundi 13 août avoir suspendu provisoirement une partie de son aide au développement envers le Rwanda. Une décision similaire à celle d'autres pays, dans l'attente d'un changement de politique de la part de Kigali, accusé  par l'ONU de soutenir les rebelles du M23 dans l'est de la RDC.

La pression sur le Rwanda de paul Kagamé se fait chaque jour un peu plus forte pour qu’il cesse son soutien présumé aux mutins du Mouvement du 23 mars qui sévissent dans l’est de la RDC et menacent de marcher sur Goma, capitale du Nord-Kivu. À l’instar des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et des Pays-Bas, la Suède a annoncé lundi 13 août avoir suspendu provisoirement une partie de son aide au Rwanda.

« Concernant l'aide, nous avons choisi d'attendre pour faire la lumière sur ce qui se passe au Congo et comment elles [les autorités rwandaises, NDLR] s'en mêlent. (…) Nous ne l'avons pas arrêtée, nous avons choisi de la geler », a déclaré la ministre suédoise de la Coopération Gunilla Carlsson à la radio publique SR. Non sans souligner que le Rwanda devait « prendre ses responsabilités pour le développement de la région ». En 2011, la Suède a avait versé au Rwanda une aide de 215 millions de couronnes (26,1 millions d'euros).

Statu quo

Kigali a démenti à de multiples reprises tout soutien aux rebelles du M23, des accusations issues d’un rapport des experts de l’ONU. Le Rwanda a accusé en retour Kinshasa, qui nie, de soutenir les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), rébellion hutu rwandaise opposée au régime de Paul Kagame et également active dans l'est de la RDC.

Un sommet des États des Grands Lacs, censé définir les contours d'une force neutre permettant d' « éradiquer » les groupes armés dans l'est de la RDC s'est achevé mercredi, sans résultat probant.

(Avec AFP)



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