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14/08/2012

CONGO/KINSHASA : PLUS COMBATIF ET DETERMINE QUE JAMAIS JEAN-PIERRE BEMBA GOMBO EST INNOCENT C'EST PLUTÔT KAGAME QU'IL NOUS FAUT MORT OU VIF

RDC - CPI : parole à la défense au procès de Bemba

14/08/2012 à 15h:54 Par Jeune Afrique
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Jean-Pierre Bemba devant la CPI, à La Haye, le 22 novembre 2010.Jean-Pierre Bemba devant la CPI, à La Haye, le 22 novembre 2010. © Reuters

Le procès de l'ex-vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, devant la Cour pénale internationale (CPI) a repris mardi 14 août à la Haye et entre « dans une nouvelle phase », a déclaré la juge Sylvia Steiner. Après le bureau du procureur, c’est désormais au tour de la défense de présenter son dossier.

Le procès de l'ex-vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) de 2003 à 2006, Jean-Pierre Bemba, devant la Cour pénale internationale a repris mardi 14 août à la Haye, où siège la CPI. Ce dernier est accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre  : viols, pillages et meurtres, commis entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003 en Centrafrique par sa milice du Mouvement de libération du Congo (MLC).

« Nous entrons dans une nouvelle phase » du procès, a déclaré la juge Sylvia Steiner peu après l'ouverture de l'audience. Après le bureau du procureur, c’est au tour de la défense de présenter son dossier. Les juges ont accordé à la défense 230 heures d'audience au total pour présenter les 63 témoins qu'elle a l'intention d'appeler pour prouver que Jean-Pierre Bemba n'avait pas le contrôle direct de sa milice en Centrafrique en 2002 et 2003.

Mardi, c’est le général en retraite et expert militaire français, Jacques Seara, qui s'est présenté devant les juges. Il était entendu au sujet d'un rapport qu'il a écrit dans le cadre du procès de M. Bemba et portant notamment sur la structure de commandement des forces armées lors du conflit en Centrafrique visé par l'acte d'accusation. Le général Seara n'a pas fait dans la matinée de commentaires directs sur l'éventuelle responsabilité de M. Bemba dans les actions du MLC en Centrafrique, mais a assuré que « le commandement des opérations pendant toute la durée du conflit était centrafricain ».

Bemba "plus combatif et déterminé que jamais"

« On ne peut pas imaginer dans ce type de conflit qu'un élément travaille en électron libre », a-t-il affirmé, ajoutant au sujet du MLC : « ils ne menaient pas leur guerre à eux, ils menaient la guerre que voulait la République centrafricaine pour rétablir l'État de droit ». Son témoignage devait se poursuivre dans l'après-midi.

L'avocat de M. Bemba, Aimé Kilolo, avait assuré lundi à l'AFP que son client était « plus combatif et déterminé que jamais à démontrer la vérité, à savoir que le contrôle direct du MLC appartenait aux autorités centrafricaines » et non à l'accusé, comme le soutient le bureau du procureur.

(Avec AFP)



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC - CPI : parole à la défense au procès de Bemba | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 


CPI : reprise du procès Bemba
(BBC Afrique 14/08/2012) 
 

L’ancien vice-président de la RDC a l’intention d’appeler plusieurs officiers centrafricains et congolais à la barre
La défense de l'ancien vice-président de RDC, Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique, débute la présentation des éléments de preuve à décharge.

Depuis le début du procès, en novembre 2010, le procureur a appelé 40 témoins à la barre. Accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique en 2002 et 2003, l'ancien vice président congolais doit commencer à présenter ses propres témoins.

C’est un officier supérieur français qui ouvrira le bal des témoins de la défense. Le général Jacques Chéara a été appelé par les avocats de Jean Pierre Bemba en qualité de témoin-expert et déposera sur les structures de commandement de l’armée centrafricaine. Jean Pierre Bemba rejette en effet sur l’armée centrafricaine, la responsabilité des crimes commis par les hommes de sa milice.

A l’époque, le président centrafricain d’alors, Ange Félix Patassé avait appelé en renfort, les soldats du mouvement pour la libération du Congo de Jean Pierre Bemba.

Dés lors, estime l’accusé, ces hommes étaient placés sous le commandement de l’armée centrafricaine. Par ailleurs, s’il ne nie pas que des crimes, des meurtres et des pillages aient été commis par ses hommes, il estime qu’il ne s’agissait pas d’une politique délibérée mais d’actes isolés.

En quelque sorte, les dommages collatéraux de la guerre.

Au cours de la première phase du procès, seuls quelques témoins ont affirmé avoir vu Jean Pierre Bemba en Centrafrique.

Les ONG lui reprochent aussi d’avoir retiré du conflit des bénéfices sur son commerce de diamants. Mais difficile de savoir si des témoins de l’accusation ont déposé sur ces faits, car la majorité des témoins du procureur a déposé à huis clos.

Les juges ont donné huit mois aux avocats de Jean Pierre Bemba pour présenter 63 témoins.

Jean Pierre Bemba figure sur la liste et viendra donc raconter dans les prochains mois, sa propre version de l’histoire, devant la CPI.

Dernière mise à jour: 14 août, 2012 - 09:04 GMT 

 

 

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RDC, procès Bemba : parole à la défense 
(Afrik.com 14/08/2012) 


La plaidoirie de la défense commence ce mardi au procès de l’ex vice-président congolais, devant la Cour Pénale Internationale. 
Jean-Pierre Bemba est jugé depuis novembre 2010 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour des exactions qu’aurait commis la milice de son parti, le MLC (Mouvement de Libération du Congo) entre 2002 et 2003 en Centrafrique. L’homme rejette ces accusations.

Une soixantaine de témoins va être présentée par la défense, après la quarantaine qui a déjà comparu devant les juges pour l’accusation. D’après BBC Afrique, Jean-Pierre Bemba devrait également prendre la parole pendant cette phase du procès, prévue pour durer au moins huit mois.

L’ancien vice-président et sénateur congolais plaide non-coupable pour les faits qui lui sont reprochés. A savoir l’accusation de "crimes de guerre et crimes contre l’humanité" qu’auraient perpétrés ses troupes au début des années 2000, en Centrafrique. Le bras armé du MLC était venu prêter main forte au président Ange-Félix Patassé, alors menacé d’une rébellion par l’actuel chef de l’Etat François Bozizé.

Bemba rejette la faute sur la Centrafrique

Pour la défense, les miliciens congolais (environ 1500 hommes) n’étaient pas, à cette époque, sous la direction de Jean-Pierre Bemba mais dépendaient de Bangui.« Les hommes du MLC se battaient avec l’uniforme de l’armée centrafricaine, sous le drapeau centrafricain », avait d’ailleurs affirmé, à l’ouverture du procès, l’un des avocats de l’accusé. Et en ce qui concerne les actes en eux-mêmes (viols, pillages, meurtres), Jean-Pierre Bemba ne nie pas qu’ils aient été commis par les miliciens mais parle d’actes isolés plutôt que d’une politique délibérée (BBC Afrique).

Pour l’accusation en revanche, rappelle RFI, l’ancien vice-président savait que des crimes étaient commis par ses troupes. Et il n’a rien fait à ce sujet.

Les ennuis judiciaires de Bemba remontent à 2008, lorsqu’il est appréhendé en Belgique, après une plainte déposée par François Bozizé. Son arrestation avait d’ailleurs fait grand bruit à Kinsasha car Jean-Pierre Bemba était le principal opposant (notamment à l’élection présidentielle de 2006) à l’actuel chef de l’Etat de la RDC, Joseph Kabila.

L’homme avait d’ailleurs tenu à continuer ses activités politiques, malgré ses problèmes avec la justice. Il avait ainsi été renouvelé, en juillet 2011, pour un mandat de cinq ans à la tête du MLC et investi en tant que candidat pour le parti à la présidentielle congolaise de novembre. La procédure actuellement engagée contre lui l’a finalement empêché de participer à l’élection.

mardi 14 août 2012 / par Julia Gaulon

 

 

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