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19/08/2012

LES OCCIDENTAUX QUI FONT ASSASSINER LES NOIRS ET LES ARABES AU NOM DE LA DEMOCRATIE SONT-ILS EUX-MÊMES DEMOCRATIQUES ? J'EN DOUTE FORT


On lui interdit l’accès à la prison

 

(18/08/2012)

Beaucoup veulent en sortir, mais Luk Vervaet aimerait bien pouvoir entrer à nouveau dans la prison de Saint-Gilles

SAINT-GILLES Ils étaient une vingtaine de militants des droits de l’homme, hier, à manifester pour que Luk Vervaet (60 ans) puisse à nouveau fouler le sol de la prison de Saint-Gilles mais aussi à soutenir les enseignants qui ne peuvent plus dispenser leurs cours depuis que l’établissement pénitentiaire est en grève. Luk Vervaert a enseigné le néerlandais pendant 6 ans à des détenus de la prison. Il y a trois ans, l’administration pénitentiaire lui interdit l’accès à toutes les prisons belges.

Travaillant dans une ASBL qui dispense des formations aux détenus, le professeur est licencié. “Je suis interdit pour des raisons de sécurité mais ils n’ont jamais pu être plus précis car selon eux, c’est une question de sûreté nationale”, explique Luk Vervaet en marge de la manifestation. Le sexagénaire a donc entamé diverses actions en justice allant jusqu’au Conseil d’Etat. “Il m’a donné raison il y a un an, intimant au ministère de la Justice de me fournir une explication sur la situation. Mais depuis un an, c’est le silence radio”, poursuit-il.

Le professeur a tout de même une petite idée sur les raisons de son exclusion. “Je suis un militant politique engagé dans différents mouvements de défense des droits de l’homme. J’ai pris position contre le traitement imposé aux détenus jugé pour terrorisme”, explique Luk Vervaet. Il s’est ainsi opposé à l’extradition et à l’isolement de Nizar Trabelsi (qui avait planifié un attentat terroriste contre la base militaire américaine de Kleine-Brogel).

Hier, la vingtaine de militants des droits de l’homme demandait à ce que le professeur soit réintégré. Tous scandaient : “On a le droit de défendre les droits des prisonniers”.



N. G.

© La Dernière Heure 2012

Laeken: Un voleur de câbles électrocuté en coupant un câble sous haute tension

 

(17/08/2012)

A la suite de ce vol, une partie de Laeken s'est retrouvée sans électricité

BRUXELLES Un homme a été électrocuté en coupant un câble sous haute tension qu'il avait tenté de voler dans la nuit de jeudi à vendredi dans une usine abandonnée de Laeken, a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles. 

A la suite de ce vol, une partie de Laeken s'est retrouvée sans électricité. Le suspect, âgé de 49 ans, a été conduit à l'hôpital militaire. 

Il est brûlé au deuxième et troisième degré sur 50% de son corps et ses jours sont en danger. L'homme, sa compagne et deux autres personnes se sont rendus vers 03h00 du matin dans une usine désaffectée de la rue De Wand à Laeken. Ils étaient en possession d'un tournevis de 17 centimètres, de pinces coupantes et d'une scie à métaux. Ils se sont rendus dans la cave du bâtiment puis la compagne du suspect a soudain entendu un bruit sourd. Les quatre individus ont alors pris la fuite.

La police locale et les services médicaux ont été envoyés sur place. Les policiers ont constaté que l'homme et ses comparses avaient tenté de voler des câbles mais que ceux-ci étaient toujours sous tension. Ils se sont ensuite mis à la recherche du suspect et l'ont finalement trouvé sur le parking d'un magasin Carrefour situé chaussée Romaine.

A la suite de ce vol, une partie de Laeken s'est retrouvée sans électricité. Sibelga s'est rendu sur place afin de sécuriser les lieux et rétablir le courant.

© La Dernière Heure 2012

Les faux taxis affluent autour de la gare du Midi

(17/08/2012)

Grosse opération de police ce 14 août : cinq véhicules saisis

ANDERLECHT Ils se placent près des bus qui cueillent les touristes, à la sortie de la gare du Midi. Ou bien, ils se stationnent devant les hôtels et proposent aux potentiels clients des prix défiant toute concurrence…

Eux, ce sont les faux taxis qui font la concurrence aux cars d’Eurolines ou d’autres compagnies. Ils emmènent jusqu’à quatre clients par trajet, qu’ils appâtent en leur proposant un aller simple à un prix plus qu’abordable. Les moins sceptiques se laissent guider… La police a remarqué ce petit trafic depuis quelque temps, et a décidé de marquer un gros coup, cette semaine.

C’est ainsi que ce mardi, une opération Taxi a été mise sur place avec le service des Lois spéciales. Ensemble, ils ont effectué des rondes autour de la gare, presque toute la journée.

Et la pêche fut bonne ! Cinq faux taxis furent saisis, sur base de la réglementation de la région de Bruxelles-Capitale. Pour rappel, celle-ci est très stricte; les apprentis taximen doivent suivre une formation approfondie et subir toute une série d’examens comportementaux, théoriques, pratiques pour répondre au mieux aux attentes des clients.

Le moindre de leurs soucis, ici, est de répondre à ces attentes, mais plutôt de s’en mettre plein les poches. Ainsi, l’un d’eux a reconnu avoir parcouru 14.000 km ces trente derniers jours, ce qui représente grosso modo 23 trajets aller-retour vers Paris. Son bénéfice ? Entre 70 et 100 € par aller simple, soit environ 3.910 € le mois passé !

Le pire, c’est que trois de ces chauffeurs bénéficiaient déjà d’une allocation de chômage en Belgique, un quatrième en France. Le cinquième était en séjour illégal et a reçu l’ordre de quitter le territoire. Par ailleurs, l’un des chauffeurs roulait avec un GPS volé…

Suite à une enquête, la police a conclu que ces conducteurs ne faisaient pas partie d’une organisation. Ils travaillaient pour leur propre compte. Tous ont pourtant été relaxés. Des P-V pour commerce illégal ont été dressés.



F. Sc.

© La Dernière Heure 2012

Sans-abris mais pas sans-aide

 

(18/08/2012)

Les fortes chaleurs obligent le Samu à déclencher le plan canicule.

BRUXELLES “On attend l’aide soignant qui prépare la trousse médicale et on est parti”, lance Kevin en chargeant les dernières bouteilles d’eau à l’arrière de la camionnette.

Avec Christopher et Aurélien, l’aide soignant en question, Kevin fait partie des maraudes du Samusocial de Bruxelles.

Aujourd’hui comme chaque jour d’été, l’équipe va faire le tour de la capitale pour distribuer des vivres et dispenser de précieux conseils sur la façon d’appréhender les fortes chaleurs annoncées pour ce weekend. Le plan canicule du Samu a, en effet, été déclenché :

”On fait spécialement attention à la bonne hydratation des personnes âgées et des sans-abris, et on est plus regardant quant à leur état de santé” , explique Kevin.

Pour son expédition, l’équipe est bien équipée. Outre les bouteilles d’eau, “On a avec nous des sandwichs, de la soupe, des petites trousses avec du matériel d’hygiène de base comme du savon, des rasoirs, des chaussettes,…”, énumère-t-il.

La voiture démarre. L’horloge électronique du tableau de bord indique 17 h 20, le thermomètre 28 degrés. La chaleur est encore pesante en plein centre de Bruxelles.

Bien s’hydrater et se protéger du soleil est donc essentiel. Mais lorsque l’on vit dans la rue, ces simples gestes sont parfois difficiles à appliquer.

“Les sans-abris n’ont pas toujours d’endroits où se cacher du soleil ou alors ne pense pas à s’y réfugier” , commente Kevin.” Beaucoup boivent aussi de l’alcool parce qu’au magasin, la bière est moins chère que l’eau. Mais en fait la bière a plus un effet diurétique que rafraîchissant”. L’eau potable n’est pourtant pas si dure à trouver à Bruxelles, vu les nombreuses fontaines et toilettes publiques, “mais beaucoup de sans-abris ne savent pas où elles sont” , ajoute Kevin.

D’où l’idée de distribuer avec les vivres des plans de la capitale indiquant les endroits où l’on peut se désaltérer sans danger et sans débourser un euro.

Arrivée Place Flagey, la voiture sociale fait une première fois le tour de la place. Personne.

“Les sans-abris ont tendance à traîner et à dormir aux mêmes endroits. Donc on sait d’habitude où les trouver. Mais parfois ils vont ailleurs pour faire la manche ou pour voir de la famille” .

L’équipe est sur le point de se rendre dans un autre lieu fréquenté par les SDF, lorsque Christopher aperçoit Christian allongé sur un banc.

Il gare la voiture non loin de là. Les hommes se saluent par une poignée de main, puis Aurélien offre au à Christian un sandwich, du matériel d’hygiène et une bouteille d’eau, parce qu’il n’en veut pas deux.

Quelques minutes plus tard, l’équipe est de retour dans la camionnette.

”On essaye vraiment de prendre le temps de parler aux gens, mais Chrisitan n’est pas le plus loquace. Au fil des jours, on lie des liens avec ces personnes. Après tout, on les voit quand même au moins une fois par semaine.”

L’équipe continue ainsi son petit tour de la ville, au fil des rencontres, sans itinéraire précis :

“On essaye sur une semaine de quadriller toute la capitale” , explique Kevin,“même si on n’est pas les bienvenus partout. Car certains sans-abris refusent notre aide. Mais ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas nous voir qu’on ne va pas tenter de les aider” .

La ronde de l’après-midi n’est pas encore terminée que celle du soir se profile déjà à l’horizon.

A 20 h 30, il faudra rentrer faire le plein de victuailles au centre, avant de repartir en tournée.

Car de l’aide, il y en a besoin partout.



J.R (st.)

© La Dernière Heure 2012

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