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22/08/2012

CONGO/KINSHASA : IL N'Y A PAS QUE KAGAME QUI TUE AU KIVU DEPUIS PLUS DE DIX ANS, IL Y A DES CONGOLAIS AUSSI CEUX QU'ON APPELLE LES TRAITRES

Les traîtres 
(La Prospérité 22/08/2012) 


*Différents groupes Maï-Maï ainsi que des milices créés de toutes pièces par Kagame en les congolisant continuent à tuer, à violer les paisibles citoyens dans l’objectif ultime de faciliter l’exploitation illégale des ressources naturelles de la Rd Congo. Tous les Congolais qui tuent leurs compatriotes, de même que d’autres étrangers qui pratiquent la sale besogne, doivent savoir que tôt ou tard, le sang des innocents criera vengeance *Il n’est pas surprenant d’apprendre que d’autres Congolais qui ont fait leur carrière politique dans les différentes rébellions, notamment les députés Antipas Mbusa Nyamwisi et Roger Lumbala sont déterminés à aller en guerre contre leur propre pays. Le dernier a été aperçu au Rwanda par les services de sécurité *Si ces informations s’avèrent vraies, ces députés auront énervé la Constitution de la République qui parle de haute trahison. Un crime qui consiste en une extrême déloyauté à l’égard de son pays, de son chef de l’Etat, de son gouvernement ou de ses institutions. Et la rentrée parlementaire de septembre risque d’être de tous les enjeux et très mouvementée, dans la mesure où les députés n’hésiteront pas à exiger l’invalidation des traîtres

Combien de temps le sang des Congolais continuera-t-il de couler ? La question vaut son pesant d’or, d’autant que les nouvelles qui nous parviennent de l’Est du pays ne sont pas toujours rassurantes. Les dernières nouvelles en date annoncent la mort de onze (11) compatriotes à Masisi, victimes des affrontements entre les Maï-Maï et une milice hutu baptisée Nyatura.

Selon nos sources crédibles du reste, ce massacre est le fait d’un chef d’une bande d’une quinzaine de miliciens armés de kalachnikov et d’un lance-grenades, qui a quitté l’armée régulière il y a 18 mois et qui a été armé par les rebelles du M23 afin d’accroître l’insécurité dans la région. Les habitants du village de Luke ont fui leurs maisons, emportant matelas, bidons, bassines et enfants, et sont allés chercher refuge à Kibaki, une bourgade voisine.

Plus loin, à l’écart de la route, Ngululu, un autre village situé à deux heures de marche, a été partiellement détruit et pillé. Six personnes dont quatre hommes et deux femmes ont été tuées lors des affrontements le week-end dernier, ont raconté des habitants. Plus loin, à une demi-heure de marche, le village de Rusemo a également été pillé. Plusieurs maisons ont été brûlées et des tirs interdisent toute approche. Les milices Maï-Maï, qui étaient jusqu’à présent équipées de kalachnikov, sont désormais dotées de mortiers. L’activité économique dans ces régions fertiles et escarpées qui approvisionnent la capitale régionale, Goma, est quasiment réduite à néant. Les champs sont déserts.

Comme nous ne cessons jamais de le dire, cette situation est savamment créée par Kagame qui profite de l’occasion pour pérenniser l’insécurité à l’Est du pays. Ceci, afin de faciliter l’exploitation illicite des ressources naturelles, sans lesquelles le Rwanda ne serait jamais champion de la bonne gouvernance.

Roger Lumbala aperçu à Kigali

Cette information est tombée hier dans la soirée comme un cheveu dans la soupe, au moment où on l’attendait le moins. En effet, ce député national, élu de Mbuji-Mayi, a été aperçu par les services de sécurité. Logé et gardé par les militaires rwandais, Roger Lumbala doit être venu au Rwanda pour concrétiser un projet macabre visant à intensifier la guerre à l’Est du pays. Incapable de défendre son bilan, Roger Lumbala s’est caché derrière « Soutien à Etienne Tshisekedi » (SET) pour être élu à Mbuji Mayi. Cette attitude n’a laissé personne indifférent à Kinshasa et nombreux sont des Congolais qui pensent que si Roger Lumbala avait à reprocher au régime de Joseph Kabila, il aurait utilisé l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour se faire entendre. Vu la qualité du débat à l’Assemblée nationale et considérant son niveau, il n’a trouvé mieux que d’aller pactiser avec le diable. C’est l’arme des faibles et des lâches !

Ainsi, ce député aura emboîté à un autre, Antipas Mbusa Nyamwisi, qui l’avait précédé dans cette partie de la Région des Grands Lacs. Mais vite, les lecteurs constateront que nous sommes en présence de deux Congolais insatiables. De leur rébellion au sein du Rcd/Goma avant de créer leurs propres partis politiques, quel bilan pouvons-nous tirer de leur gestion ? A ce jour, qu’est-ce que Lumbala a déjà fait pour ses frères du Kasaï ? Voilà autant de questions qui devront amener les Congolais à les considérer comme de simples farceurs.

Comme nous l’avons annoncé ci-haut, l’attitude de ces députés élus énerve la Constitution de la République qui parle de la haute trahison. Un crime qui consiste en une extrême déloyauté à l’égard de son pays, de son chef d’Etat, de son gouvernement ou de ses institutions. C’est donc une infraction politique au sens plein du terme. Il faut dire que les exemples de haute trahison les plus simples sont : participer à une guerre contre son propre pays, la collusion avec une puissance étrangère, le complot visant par exemple la tentative de coup d’État ou l’assassinat du Chef d’État, la sédition et l’insurrection. Mais dans l’histoire, il s’agit d’une notion élastique qui recouvre les actes les plus graves, du moins jusqu’à ce que l’on invente les notions de crimes contre l’humanité et de génocide.

Voilà pourquoi la rentrée parlementaire de septembre prochain sera de tous les enjeux et très mouvementée, dans la mesure où les députés devront exiger l’invalidation de leurs collègues qui se sont distingués par ces actes extrêmes de déloyauté à l’égard de leur pays, de leur chef de l’Etat, de leur gouvernement et des institutions de la Républiques. D’aucuns attendent avec impatience cette date du 15 septembre, celle de la rentrée parlementaire.

L’Avenir

 

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