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25/08/2012

ENFIN UNE CONFIRMATION SELON LAQUELLE L'HYPOCRISIE EST LA PREMIERE NATURE DE L'HOMME OCCIDENTAL

Eddy Merckx: "Lance est désabusé par un procès injuste"

 

(24/08/2012)

"Il a passé tous les contrôles. Est-ce qu'il a jamais été contrôlé positif? Je vois qu'il va perdre toutes ses victoires"

BRUXELLES "Lance Armstrong est désabusé et fait face à un procès injuste", a déclaré l'ancien champion cycliste Eddy Merckx vendredi après l'annonce de la radiation à vie de l'Américain pour dopage par l'Agence américaine antidopage (Usada).

"A un certain moment, il y a un ras-le-bol qui s'installe. Lance dit à l'Usada 'Faites ce que vous voulez, maintenant, je m'en fiche'", a commenté Merckx à propos d'une décision qui risque de retirer à Armstrong ses sept victoires dans le Tour de France.

"Lance a été très correct pendant sa carrière. Que peut-il faire de plus ? Tous les contrôles qu'il a passés, plus de 500 depuis l'an 2000, se sont révélés négatifs. Ou bien les contrôles ça ne sert à rien, ou bien Armstrong a été 'réglo'. Tout le procès est basé sur des témoignages. C'est profondément injuste", a ajouté Eddy Merckx qui assistait vendredi au rallye automobile d'Allemagne.

"Je n'ai pas eu Lance en ligne récemment mais je sais qu'il est désabusé", a encore dit le champion belge qui pourrait redevenir le co-détenteur du record du nombre de victoires dans le Tour (5) avec Anquetil, Hinault et Indurain.
A propos du palmarès du Tour de France, Eddy Merckx s'interroge: "Que faire de ces classements ? Il faut voir ce que l'UCI va décider. C'est de toute façon une mauvaise nouvelle pour le vélo", a-t-il conclu.

Tout en réaffirmant son innocence, Armstrong a renoncé jeudi soir à poursuivre son bras-de-fer juridique avec l'Usada qui l'accuse de s'être dopé lors de la période de ses victoires sur le Tour (1999-2005). Dans la foulée, l'agence a annoncé sa radiation à vie du cyclisme et l'annulation de ses résultats depuis août 1998.

"Une mauvaise affaire pour le cyclisme"

Eddy Merckx dit comprendre la décision de Lance Armstrong de ne pas poursuivre son combat contre l'Usada, l'Agence antidopage américaine, ce qui pourrait le priver de ses sept titres dans le Tour de France. "Je comprends qu'il réagisse comme cela. Quand on voit depuis combien de temps dure cette affaire, c'est un scandale", a déclaré Eddy Merckx vendredi à l'agence BELGA.

"C'est vraiment une affaire regrettable. C'est mauvais pour le cyclisme, et mauvais pour tout le monde", a ajouté le Cannibale.

Pour John Fahey, le patron de l'Agence mondiale antidopage (AMA), estime que la décision de Lance Armstrong ressemble fort à un aveu de culpabilité. Un avis que ne partage pas du tout Eddy Merckx.

"Il a passé tous les contrôles. Est-ce qu'il a jamais été contrôlé positif? Je vois qu'il va perdre toutes ses victoires. Mais je ne connais pas le dossier, je ne peux pas en dire plus. Je ne sais pas non plus ce que va faire l'UCI", a dit Merckx, vainqueur de cinq Tours de France.

De Vlaeminck: "Qu'on laisse Lance en paix"

Roger De Vlaeminck a réagi à l'affaire Armstrong, vendredi à Eeklo en marge la présentation du livre 'De koers is nooit gedaan' consacré à "Monsieur Paris-Roubaix".

"Est-ce qu'on l'a pris parce qu'il était positif? Non? Et bien qu'on le laisse tranquille", a déclaré Roger De Vlaeminck. Vont-ils maintenant donner sept maillots jaunes aux deuxièmes de chaque Tour de France? A Jan Ullrich par exemple? Il devrait aussi donner son maillot, non? On pourrait avoir une liste imposante avant de trouver quelqu'un qui n'a jamais été impliqué dans une affaire de dopage. Bien sûr, il y a des doutes autour d'Armstrong, mais il n'a jamais été pris. On éclaire de nouveau le cyclisme d'un mauvais jour", a ajouté l'ancien coureur.

Roger De Vlaeminck, 65 ans, a notamment remporté le Liège-Bastogne-Liège en 1970, le Tour des Flandres en 1977, Milan-Sanremo en 1973, 1978 et 1979 et Paris-Roubaix à quatre reprises (1972, 1974, 1975 et 1977), un record qui n'a été égalé que cette année par Tom Boonen.

© La Dernière Heure 2012


Défense d’Armstrong

Ah qu’ils sont donc contents les cassandre d’opérette, les journalistes aigris et la populace revancharde. Des années qu’ils attendaient cela. Qu’ils guettaient sa chute. Qu’ils rêvaient à
sa mise en bière. Qu’ils nous prédisaient qu’un jour le masque tomberait. Qu’éclaterait l’assourdissante vérité. Que la supercherie serait enfin découverte.

C’est qu’ils en avaient trop souffert. De cette insupportable succession de succès acquis par ce coureur revenu de l’enfer d’un cancer des testicules pour s’en aller conquérir des
maillots jaunes et les défier de sa superbe arrogance sur leurs Champs Élysées.

De cet horrible et horripilant américain, débarqué de son Texas natal, où les seules montagnes à gravir doivent être des derricks de champs pétrolifères, un américain plein de morgue outrancière qui osait venir parader sur les routes de nos villes et de nos cantons, de nos champs et de nos cols.

Lance Armstrong n’était pas sympathique. Hinault non plus. C’était un carnassier froid et calculateur que la fréquentation de la mort avait transformé en un être qui connaissait trop la valeur du temps, savait trop l’éphémère du temps qui passe et ne revient jamais, pour se perdre en bavardages ou répondre, le sourire au dent, à des sollicitations hypocrites.

Il ne venait pas sur le Tour de France pour se faire aimer ou aduler. Il n’avait pas besoin de cela pour se sentir exister. Il avait flirté de trop près avec le mot fin pour s’embarrasser
d’une popularité de fête foraine qui ne s’entiche que des médiocres et dénigre les meilleurs.

Il était le meilleur.

Et il le savait.

Et les autres le savaient.

Tous les autres. Ses coéquipiers autant que ses adversaires. Les journalistes comme les suiveurs. Les directeurs de course comme les pilotes d’hélicoptères. Les égarés sur le bord de la route comme les effarés sur la ligne d’arrivée.

Et comme il se savait supérieur, il n’avait pas besoin de fricoter avec eux pour gagner leurs suffrages. Cela ne l’intéressait pas.

Le grand champion se suffit toujours à lui-même.

Il n’avait pas besoin de la lumière des autres pour se sublimer. Il courait pour lui. Pour prouver à la mort que non seulement il lui avait échappé mais qu’il avait pris de l’avance sur elle. Et qu’elle ne le rattraperait pas de sitôt.

Il était un champion métaphysique.

Qui se dopait.

Comme se dopent, se sont dopés, se doperont tous les coureurs qui se présentent un jour sur la ligne de départ de ces compétitions qui exigent d’eux des efforts que le corps humain ne peut tout simplement pas fournir.

Il n’est pas question de triche ici.

Le Tour de France avec ses trois semaines de course folle disputée sous des chaleurs souvent caniculaires, avec ses étapes qui n’en finissent pas de finir, avec ses étapes qui culminent à des altitudes où mêmes les ours ont du mal à respirer, avec ses étapes disputées à des vitesses affolant les compteurs afin de satisfaire les diffuseurs, exigent des coureurs qu’ils aient recours à des substances interdites.

Tout le monde le sait.

A ce jeu-là, Armstrong s’est montré une nouvelle fois le plus habile. Le plus intelligent. Le plus adroit.

Il n’était pas le meilleur parce qu’il était dopé.

Il était le meilleur parce qu’il avait eu la “chance” de bavarder avec la mort. Et que cette conversation lui avait appris une chose, une seule : que pour triompher dans le cheminement de sa vie, il ne faut compter que sur soi-même, ne jamais pactiser avec les faux-semblants, et tracer sa route sans jamais se retourner.

Armstrong ne s’est jamais retourné.

Et c’est pour cela qu’aujourd’hui caquètent de joie les jaloux et les envieux, les médiocres et les aigris.

Ils l’ont enfin rattrapé.

 
 

3 commentaires pour “Défense d’Armstrong”

  1. Mais non, Laurent. Il était le meilleur parce qu’il avait plus de pognon que les autres, qu’il calculait bien ses arrosages et ses paris, et que donc il se protégeait mieux. Autrefois, c’était les pratiques des états cocos qui pourrissaient le sport, maintenant, c’est le pognon-dieu-in-god-we-trust-donc-on-truste-tout. Lance Armstrong ne pense qu’au pognon. Il n’y a que ça, en dehors du pouvoir (je te rappelle qu’il souhaite faire une carrière politique, ce rasé du mollet) qui l’intéresse et le fait vibrer. La victoire n’est qu’un moyen de parvenir à en engranger le plus possible.
    Pas envie de plaindre ce type, cancer ou pas.

    Sinon, bien sûr que le Tour est une vitrine du dopage. Le jour où j’ai compris que l’un des rares mecs bien de cette foire, Christophe Basson, n’avait aucune chance, j’ai arrêté de regarder.

  2. Na. Ca n’aurait pas suffit. Virenque était chargé comme une mule et il n’a jamais rien gagné.

  3. Comme le souligne Laurent , Virenque était dopé , Yann Ulrich aussi , mais eux n’ont jamais gagné…A mes yeux c’est un sportif d’exception , dopé ou pas .
    En tout cas , le tour de France est bien triste à regarder depuis sa retraite

    L'AFLD: "Armstrong était prévenu avant tous les contrôles"

     

    (25/08/2012)

    Selon l'agence française de lutte contre le dopage, les préleveurs ont éprouvé des difficultés à effectuer des contrôles inopinés sans que Lance Armstrong puisse bénéficier d'un délai de vingt minutes

    PARIS Lance Armstrong, radié à vie et déchu de ses sept victoires dans le Tour de France par l'Agence américaine antidopage (Usada), était "prévenu avant tous les contrôles", assure samedi le conseiller scientifique de l'Agence française de lutte contre le dopage dans Le Monde.

    "Les préleveurs ont éprouvé des difficultés à effectuer des contrôles inopinés sans que Lance Armstrong puisse bénéficier d'un délai de vingt minutes", déclare Michel Rieu dans un entretien au quotidien, pour expliquer comment Armstrong a pu échapper à la vigilance des médecins préleveurs.

    "Il a été prévenu avant tout les contrôles", ajoute-t-il. "En vingt minutes, beaucoup de manipulations sont possibles. Il effectuait des perfusions de sérum physiologique pour diluer son sang. Il remplaçait sa propre urine par une urine artificielle. Il s'administrait l'EPO par petites doses. La substance était indécelable. Sans les renseignements de la gendarmerie ou de la douane, il était impossible de combattre cette méthode".

    L'Usada, sur la foi de "plus d'une douzaine" de témoignages et de "données scientifiques", accuse Armstrong de s'être dopé pendant des années, notamment à l'époque de ses sept victoires dans le Tour de France (1999-2005), ce que conteste l'Américain, qui rappelle à l'envi qu'il n'a jamais été contrôlé positif malgré les centaines de tests qu'il a subis durant sa carrière.

    Pour être informé de l'arrivée des préleveurs, Armstrong disposait de nombreux soutiens, affirme M. Rieu.

    "Ces appuis débordaient sur l'UCI (Union cycliste internationale, ndlr) et sur le Comité international olympique. Aussi, Lance Armstrong s'était entouré de scientifiques physiologistes, dont certains se sont défaussés par la suite", détaille-t-il.

    "Il avait des moyens considérables pour se protéger et mettre en place une logistique. La rumeur voulait qu'il eût fait acheminer du sang depuis les Etats-Unis dans son jet privé", ajoute-t-il.

    M. Rieu assure que l'influence du coureur américain était telle, qu'il a réussi à pousser au départ l'ancien président de l'AFLD, Pierre Bordry, qui a démissionné en septembre 2010, à neuf mois de la fin de son mandat.

    "En octobre 2009, Armstrong est convié à un déjeuner à l'Elysée. Derrière cette visite, on sait qu'il souhaitait obtenir le départ du président de l'AFLD, Pierre Bordry. Lequel a démissionné un an plus tard. En mars 2010, Armstrong a offert un vélo au chef de l'Etat", qui était à l'époque Nicolas Sarkozy, déclare-t-il.

    "Quelques mois plus tard, le président de la République a profité d'une étape du Tour pour ériger Lance Armstrong en modèle de la jeunesse. Ce fut abusif", assure-t-il.

    © La Dernière Heure 2012

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