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19/09/2012

FRANCE/MAHOMET : LA MANIPULATION OCCIDENTALE EST PLUS FORTE QUE PARCE QUE TOUT D'UN COUP PERSONNE NE PENSE NI NE PARLE PLUS DE LA SYRIE OU LES MERCENAIRES RECRUTES ET PAYES PAR L'ADM OBAMA PERDENT DU TERRAIN

Politiques

Caricatures : Copé dénonce «une provocation»

19 septembre 2012 à 10:15 (Mis à jour: 15:28)
Un lecteur du journal satirique Charlie Hebdo, qui publie des caricatures de Mahomet, le 19 septembre 2012 à Paris
Un lecteur du journal satirique Charlie Hebdo, qui publie des caricatures de Mahomet, le 19 septembre 2012 à Paris (AFP)

Réactions L'opposition est tout aussi embarrassée que l'exécutif sur la publication de nouvelles caricatures de Mahomet.

 

Jean-François Copé devant ses partisans à Châteaurenard, le 26 août 2012.Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a «regretté» mercredi la publication «dans un contexte de très grosses tensions» de caricatures de Mahomet dans l’hebdomadaire satirique Charlie hebdo, estimant qu’il s’agissait «d’une provocation qui peut conduire à des violences inexcusables». Invité de «Questions d’Info» LCP/France Info/Le Monde/AFP, Jean-François Copé a souligné cependant que la «liberté d’expression (était) essentielle, non négociable, dont la caricature fait partie».

Mais, a-t-il poursuivi, «il y a un contexte, qui est celui de très grosses tensions en particulier dans certains pays du Proche et du Moyen-Orient et, dans ce contexte, il faut tout de même faire attention à éviter ce qui pourrait être considéré comme des provocations et donner lieu à des violences qui toucheraient directement les intérêts français ou surtout des personnes qui résident dans ces pays».

Pour lui, «il y a un risque» et «les caricatures publiées en ce moment sont évidemment une provocation qui peut conduire à des violences inexcusables, qui peuvent avoir entre-temps des conséquences terribles». Jean-François Copé a jugé que l’on était à «un moment où on doit en appeler à la responsabilité».

Le président du Nouveau Centre Hervé Morin annonce le retrait de sa candidature à la présidentielle et son ralliement à Nicolas Sarkozy.Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin (photo AFP) a estimé mecredi normal que Charlie Hebdo puisse publier des caricatures à partir du moment où elles ne contreviennent pas à la loi, car «la liberté de la presse existe pour tout le monde».

«La liberté de la presse existe pour tout le monde et concerne tout le monde. Et, dès lors que l’on reste dans le cadre des lois et des règlements, la presse a le droit de publier des caricatures», a estimé l’ancien ministre de la Défense lors d’un point presse.

«Soit ces caricatures dépassent le cadre légal et dans ce cas-là, on doit faire en sorte que Charlie Hebdo respecte les lois de la République. Mais, à ma connaissance, ce n’est pas le cas. Dans ce cas, il n’y a aucune raison que Charlie Hebdo ne puisse pas publier ce qu’il entend publier», a-t-il insisté.

«La une de trop»

Rama Yade lors d'un meeting électoral à Asnières-sur-Seine, le 6 juin 2012L'ancienne ministre Rama Yade (photo AFP), présidente de la commission d’investiture de l’Union des démocrates et indépendantes (UDI), elle a déclaré sur I-Télé que si la liberté de la presse est un «droit inébranlable, là je pense que c’est la une de trop. On sent que ça a été fait dans un objectif de provocation, dans un contexte particulièrement dur dans le monde aujourd’hui, avec ces manifestations musulmanes un peu partout dans le monde (contre le film antiislam)».

«Le moment choisi est tel qu’on ne peut pas s’empêcher de dire que c’est peut-être à des fins des provocation. Charlie Hebdo n’a pas besoin de ça pour être apprécié et pour incarner la liberté de la presse», a-t-elle encore estimé.

Marine Le Pen, la présidente du FN, en janvier 2012

Marine Le Pen (photo AFP), présidente du FN, interrogée sur les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, a dénoncé des «reculades» de la classe politique face à des musulmans qui lui imposent «des bras de fer», alors que la liberté «n’est pas négociable».

Sur France 2, la présidente du Front national a rappelé que «par principe», elle «déplore tout ce qui peut heurter les croyances, la foi». «Ce n’est pas à géométrie variable chez moi», alors que «quand ça touche les catholiques, la classe politique ne s'émeut pas beaucoup». Mais la «liberté d’expression dont découle la liberté de la presse» n’est «pas négociable», a-t-elle martelé.

Ces caricatures ne sont-elles pas une provocation ? Même si c’est le cas, «en France, c’est autorisé !», s’est exclamée l’ex-candidate à l’Elysée. «Comment en est-on arrivés à une classe politique qui titube, se tortille, incapable de rappeler les principes de la France et de les imposer à un certain nombre qui effectuent bras de fer après bras de fer ?», a demandé la dirigeante frontiste, dénonçant «des années de reculades».

«Est-ce que je vais admettre que mon pays soit mis à feu et à sang sous prétexte qu’un des 9 000 titres publiés en France décide de faire une caricature», ou «parce qu’un hurluberlu, dans sa cuisine va faire une vidéo pour critiquer Mahomet ?» s’est-elle insurgée. «On va vivre dans la terreur, s’auto-censurer», «rétablir le délit de blasphème» ou imposer une «censure d’internet préalable ?» a-t-elle demandé.

«Liberté d'expression»

L'ancier Premier ministre François Fillon, le 30 août 2012, à Strasbourg.De son côté, François Fillon (photo AFP), candidat à la présidence de l’UMP, ancien Premier ministre, a estimé sur Canal + : «Je suis pour la liberté d’expression totale (...) Ce qui est en train de se passer avec cette espèce d’intolérance qui monte dans une grande partie du monde (les manifestations et violences dans le monde musulman pour dénoncer un film antiislam, ndlr) et qui est instrumentalisée par des extrémistes (...), c’est une sorte de régression par rapport à l'état de la civilisation».

«Je défends Charlie Hebdo, je défends la liberté d’expression et je pense qu’on ne doit pas céder un pouce de terrain dans ce domaine-là», a-t-il encore dit.

Brice Hortefeux le 3 février 2011 à OrléansBrice Hortefeux (photo AFP), membre de l'UMP, a lui vu mercredi une «provocation inutile» dans la publication par Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet. Sur BFMTV et RMC, l’ancien ministre de l’Intérieur a déclaré, à propos de ces dessins qui montrent notamment le prophète de l’islam nu : «C’est une provocation inutile». «Je préfère les excès des caricatures aux excès des censures», a-t-il cependant observé.

L’eurodéputé proche de Nicolas Sarkozy a jugé que «dans le climat actuel, cela ne servait à rien, on doit respecter finalement les croyances des uns et des autres». «C’est une provocation inutile», a argumenté Brice Hortefeux, «parce que cela va susciter naturellement des réactions d’une petite minorité. La conséquence, c’est la confusion entre l’islamisme radical et l’islam», le premier étant «l’excès» et le second aspirant à être «une religion de paix».

«Pas de délit de blasphème»

Dimanche matin, au siège place du Colonel Fabien à Paris, M. Laurent n'avait plus qu'à confirmer : 59,12% des votants ont validé l'"accord global", incluant la candidature de M. Mélenchon à la présidentielle, l'accord législatives (près de 80% des circonscriptions réservées au PCF) et le "programme partagé".Pierre Laurent (photo AFP), numéro un du Parti communiste français, interrogé mercredi sur la publication de caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo, a observé que le délit de blasphème n’existe pas en France.

Interrogé par RFI, le secrétaire national du PCF a commenté : «Charlie Hebdo fait partie d’une certaine tradition. A ce que je sache, le délit de blasphème n’existe pas dans notre pays. Après, il y a des gens qui aiment et des gens qui n’aiment pas Charlie Hebdo».

«Il n’y a en France qu’une dizaine de salafistes. Il ne faut pas exagérer la situation et ne pas faire de la publication de ces caricatures un drame qui n’en est pas un», a recommandé Pierre Laurent.

(AFP)

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