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23/09/2012

ZAÏRE : LA VIE PRIVEE DU MARECHAL MOBUTU A RABAT DEVOILLEE

On enterre pas aussi facilement comme le vent la vie des mobutu. Ils ont regné pendant trente-deux sans partage. Et ce n'est jamais sans laisser des traces. Etonnant tout de même d'apprendre que les femmes de Mobutu et ses restent se portent très bien !!! Oui vraiment. Surtout si l'on ajoute que Joseph Kabila Kabange que l'on taxe de tous les maux de la terre verse 7000 dollars US par mois à la veuve Mobutu. Mobutu avait-il fait avec la veuve Lumumba ? Non. Avec les enfants de sa victime et héros national ? NON ! doublement niet. Nzanga Mobutu aurait-il pu partager le pouvoir avec Joseph Kabila Kabange si c'était lui qui se trouvait à la place de ce dernier ? Eh bien non ! et non.

Mais, africain dans l'âme, je suis heureux pour maman Bobila Dawa, car depuis la fuite et la mort de son cher mari, je n'avais plus aucune nouvelle d'elle. On a raconté tout et rien sur elle. Je suis quand même soulagé d'apprendre qu'elle est heureuse, qu'elle voyage beaucoup, qu'elle possède des propriétés, de l'argent, et surtout une pension alimentaire que lui verse le gouvernement congolais.

Dans le même ordre d'idées, je serai heureux, en dépit de son attitude criminelle de son vivant, que les restes du Marcéhal Mobutu Sese Seko retournent au pays pour un hommage national que mon grand oncle Patrice-Emery Lumumba n'eût jamais quand il était au pouvoir. Parce que nous sommes des africains, des bantous; bref des humains, des passagers de l'éphèmere TOUS.

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur de Kilimandjero.blogs.dhnet.be


RDC : veuves de Mobutu, mais pas trop

20/09/2012 à 11h:12 Par Clarisse Juompan-Yakam
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Mobutu avec ses deux femmes (Bobi Ladawa, à g. et Kosia), à Kinshasa.Mobutu avec ses deux femmes (Bobi Ladawa, à g. et Kosia), à Kinshasa. © DR

Les soeurs jumelles Bobi et Kosia ont été les dernières compagnes de Mobutu Sese Seko. Elles vivent toujours à Rabat, au Maroc. Et voyagent beaucoup.

Elles avaient son amour en partage. Quinze ans après sa disparition, elles sont, toutes les deux, comme il y a cinq ans, les initiatrices de la messe de requiem célébrée en son honneur à Rabat, au Maroc, le 7 septembre. Dernières compagnes officielles du maréchal Mobutu au moment de son décès, Bobi Ladawa, ex-maîtresse devenue épouse légitime en 1980, peu avant l'arrivée au Zaïre du pape Jean-Paul II, et Kosia entretiennent, à leur manière, la mémoire de celui qui fut l'homme de leur vie.

Requiem

Vraies jumelles et complices (elles ont fêté ensemble leur anniversaire le 3 septembre dernier à Bruxelles), jadis rivales, les deux soeurs avaient bien espéré que cette messe du souvenir serait célébrée cette année en RDC. Mais les désaccords entre les enfants encore vivants (deux sur neuf) de la toute première épouse du maréchal, Marie-Antoinette Gbiatene, décédée en 1977, et les leurs en ont décidé autrement. Sollicitées officiellement il y a quelques années déjà, les autorités congolaises avaient pourtant donné leur accord à la demande de rapatriement de la dépouille du maréchal.

Après l'intermède de la messe de requiem, les deux soeurs reprendront le cours de leur vie, en attendant les funérailles nationales qu'elles appellent de leurs voeux. L'occasion pour elles de revenir, enfin, dans leur pays, elles qui semblent avoir juré de ne pas y retourner sans la dépouille de leur illustre disparu. Pour l'heure, grandes voyageuses, Bobi Ladawa et Kosia passent leur vie entre Rabat, Faro (Portugal) où elles possèdent des propriétés, ainsi que Bruxelles (elles y ont de nombreux amis) et Paris, leur lieu de villégiature. Des déplacements qui, aux yeux de leurs détracteurs, accréditent la thèse d'une fortune dissimulée, qui n'est pour elles qu'un fantasme un temps utilisé comme arme politique par les adversaires du maréchal. « Elles n'ont pas de soucis, tonne ainsi Justine Kasa-Vubu, fille du premier président congolais. Elles se paient du bon temps en voyageant à travers le monde tandis que ma famille subit encore les conséquences de l'incurie de Mobutu. »

Il est vrai que les deux ex-compagnes ne sont pas à plaindre. Reconnue comme la veuve, Bobi Ladawa reçoit de l'État congolais une pension de 7 000 dollars mensuels. Auxquels s'ajoutent bien évidemment les restes d'une fortune familiale réputée, en son temps, colossale



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RDC : Nzanga Mobutu, l'héritier inconstant

 

 

19/09/2012 à 13h:01 Par Tshitenge Lubabu M.K.
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À 27 ans, Nzanga Mobutu faisait office de conseiller en communication de son père.À 27 ans, Nzanga Mobutu faisait office de conseiller en communication de son père. © AFP

Nzanga Mobutu, le fils de l'ex-président congolais (RDC) Mobutu Sese Seko, s'est lancé en politique. Guère convaincant pour l'instant.

Lorsque la nouvelle fut connue, peu de temps avant le second tour de l'élection présidentielle de 2006 en RDC, elle fut reçue comme une mauvaise plaisanterie par les uns et comme un véritable cataclysme par les autres. François-Joseph Nzanga Mobutu, fils du maréchal Mobutu Sese Seko, signant un accord politique avec Joseph Kabila, fils du tombeur de son père ! Le candidat de l'Union des démocrates mobutistes (Udemo), dont c'étaient les premiers pas en politique, était arrivé en quatrième position au premier tour. Ne voulant soutenir son beau-frère et néanmoins ennemi intime Jean-Pierre Bemba, il ne lui restait plus que l'union avec le président sortant. Un ancien bras droit du maréchal Mobutu approuve : « Il n'y a pas d'ennemi éternel et la politique sert à accéder au pouvoir. »

Le grand public l'avait découvert en 1997, aux côtés de son père malade. Il avait 27 ans et faisait office de conseiller en communication du maréchal. Quand ce dernier est renversé, en mai 1997, il l'accompagne dans son exil au Maroc. Il revient au pays une première fois, en 2001, pour rencontrer Joseph Kabila et parler des conditions de rapatriement du corps de son père - un dossier toujours en souffrance. Puis en 2004, pour récupérer quelques biens familiaux détenus par certains dignitaires du nouveau régime... et sonder le terrain pour une carrière politique. On connaît la suite. Après la présidentielle de 2006, le ministre d'État à l'Agriculture dans le premier gouvernement devient un an plus tard vice-Premier ministre avant de prendre le portefeuille de l'Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale. En mars 2011, coup de théâtre : Kabila le révoque pour... absentéisme !

Il s'est conduit en enfant gâté, cherchant à vivre comme son père.

SMS

En Conseil des ministres, il passait son temps à envoyer des SMS. D'après une source, Kabila lui avait confié le dossier de la revisitation des contrats miniers, « mais il l'a gardé pendant six mois sans rien proposer ». Plusieurs témoins affirment pourtant que « Kabila l'aimait beaucoup. Il voulait en faire un vrai ami et lui rendait souvent visite car il aimait échanger avec lui en anglais. Il avait compris l'intérêt d'être avec un Mobutu ». Mais Nzanga Mobutu s'est conduit « en enfant gâté » et n'a été qu'un « dépensier, amateur de grands vins et de bonne chère cherchant à vivre comme son père », selon l'un de ses ex-collaborateurs.

L'intéressé explique son manque d'intérêt pour les affaires gouvernementales par les dysfonctionnements qui faussaient les règles du jeu : manque de débats, « gouvernement bis » à la présidence... Pourtant, il n'a jamais démissionné, laissant à Kabila l'initiative de l'éjecter. À Kinshasa comme à Gbadolite, l'homme de la rue entonne le même refrain : « Pauvre maréchal Mobutu, il n'a pas enfanté de léopard. » « Tel père n'est pas nécessairement tel fils », ironise un observateur kinois. 



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