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26/09/2012

CONGVO/KINSHASA : EN TOUT CAS JE N'AI PAS VU CETTE CONDAMNATION DE FRANCOIS HOLLANDE REPRISE PAR LES ORGANES DE PRESSE SERIEUX ET NANTIS

François Hollande est discret sur le Rwanda. On l'a vu hier où il parlât avec virulance sur la Syrie même s'il a tort de soutenir le diktat démocrate américain.

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be


François Hollande condamne le Rwanda
(Le Potentiel 26/09/2012) 


Du haut de la tribune des Nations unies, le président français François Hollande a, mardi, condamné fermement et ouvertement le Rwanda par rapport à la situation de guerre qui prévaut dans l’Est de la RD Congo. Ce coup de gueule de Paris à New York, venant en écho à celui de l’Union européenne le même mardi à partir de Bruxelles, est salué à Kinshasa où on espère que la 67ème Assemblée générale de l’ONU va enfin prendre des sanctions claires à l’encontre du régime de Kigali pour son soutien avéré au M23.

La situation de guerre en RDC préoccupe la communauté internationale. Condamnations et pressions se succèdent à l’endroit de Kigali. Intervenant du haut de la tribune des Nations unies hier mardi 25 septembre, le président français François Hollande a ouvertement et fermement condamné le Rwanda. Naturellement, il s’est basé sur tous les rapports en circulation, notamment celui des experts des Nations unies, pour rappeler l’implication du régime de Kigali dans la situation d’insécurité créée par le M23. A noter que ces rapports sont assortis de pièces et autres preuves irréfutables de l’implication des autorités rwandaises dans l’aventure guerrière du M23.

L’intervention de François Hollande démontre, si besoin en était encore, que la France demeure solidaire avec la RDC et qu’elle se préoccupe de la situation humanitaire catastrophique créée par la guerre que mène le M23 contre les FARDC depuis plusieurs mois dans l’Est du pays. Les premières évaluations de ces affrontements armés font état de nombreuses morts et de plus de 300 mille déplacés. De nouvelles morts innocentes qui viennent alourdir le célèbre chiffre de 6 millions de victimes véhiculé par toutes les organisations non gouvernementales qui se sont penchées sur la tragédie qui perdure en RDC depuis 1996.

Il faut ajouter à ce drame humanitaire, l’exploitation illégale et systématique des ressources naturelles de la RDC par les seigneurs de guerre créés de toutes pièces par les commanditaires de fausses rébellions devenues cycliques dans la partie Est du pays. Celle que beaucoup d’observateurs ont pris l’habitude de désigner comme ventre mou de la RDC et à partir de laquelle l’on voudrait expérimenter le projet de balkanisation du Congo.

Il est vrai que ce coup de gueule de Paris s’ajoute aux condamnations que beaucoup d’autres nations avaient exprimées avant d’annoncer des sanctions et autres mesures restrictives à l’encontre de Kigali. C’est le cas de l’Union européenne qui a donné de la voix le même mardi à partir de Bruxelles.

Selon le porte-parole de la responsable de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, citée par l’AFP, l'Union européenne aurait suspendu une nouvelle aide au Rwanda à la suite des allégations de son soutien aux rebelles du M23. Toutefois, Michael Mann a précisé que « L’UE n'a pas interrompu les projets en cours qui sont là pour aider les pauvres ».
De l’avis de sa patronne, « la décision retarde un appui budgétaire supplémentaire jusqu’à ce que le Rwanda clarifie sa position et son engagement constructif dans la recherche de solutions » dans la guerre qui sévit dans la partie Est de la RDC ». Mme Catherine Ashton a ajouté, toujours selon son porte-parole : « Nous nous attendons à ce que le Rwanda agisse de façon constructive - en paroles et en actions - pour une solution de paix durable dans l’Est en RDC ».

La décision fait suite à un rapport d'experts du comité de sécurité de l'ONU alléguant le soutien rwandais aux rebelles du M23, qui ont lancé une insurrection en avril dernier dans la province du Nord-Kivu. 

C’est en fait cette position des 27 que va défendre le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à l’occasion des discussions sur la crise dans l’Est de la RDC à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. 
Dans l’opinion congolaise, toutes ces condamnations sont saluées. Mais l’on veut davantage dépasser l’étape du déjà-entendu. Car, très souvent, à ces suspensions tapageuses succèdent en sourdine des reprises ou poursuites d’aide qui confortent le régime de Kigali dans ses visées hégémonistes sur la RDC. Cas du Royaume-Uni qui est revenu sur l’annonce des sanctions contre le Rwanda pour des raisons qui n’ont pas convaincu l’opinion congolaise.

Les Congolais attendent de tous les partenaires, surtout de la 67ème Assemblée générale des Nations unies, des sanctions claires et fermes à l’endroit du régime de Kigali. Les deux exigences du moment sont, à savoir le respect de la souveraineté de la RDC et la disparition du M23.

Écrit par Le Potentiel

 

 

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