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27/09/2012

ONU : OUI C'EST DEJA CA MAIS CE N'EST PAS SUFFISANT

 
 
 
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Rwanda / RDC / UE - 
Article publié le : mercredi 26 septembre 2012 - Dernière modification le : mercredi 26 septembre 2012

L'UE suspend son aide financière au Rwanda tant que son rôle en RDC n'est pas clarifié

Par RFI

L'Union europénne a décidé mardi 25 septembre de suspendre tout nouveau projet d'aide au gouvernement rwandais en attendant que soient clarifiées les allégations sur son soutien à des rebelles dans l'est de la République démocratique du Congo. L'ONU et Kinshasa accusent Kigali, qui dément, de soutenir le M23, surtout composé de soldats ex-membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), une ancienne rébellion elle aussi accusée d'être soutenue par le Rwanda. Mais l'UE n'interrompt pas pour autant ses projets en cours qui ont pour but d'aider les pauvres.

 
Michael Mann

Porte-parole du service diplomatique européen

Les projets suspendus correspondent à plusieurs dizaines de millions d'euros, c'est une somme importante. Nous espérons avoir un peu de clarté sur cette question.

Mini-sommet de New York sur la RDC Condamnation du Rwanda : Vœu exprimé par tous les congolais
(L'Avenir Quotidien 27/09/2012)


Il est aussi prévu la présence des délégués des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (GIRGL) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) *Interrogé par la Radio des Nations Unies à New York, Joseph Kabila a laissé entendre que le but à atteindre est une paix durable parce qu’on est tous à la recherche de la paix.

Mais l’objectif final, ce n’est pas seulement la paix, mais aussi pour le développement de nos pays, principalement la République démocratique du Congo, par ricochet les pays de la région aussi. Les 39 chefs d’État et de gouvernement qui ont ouvert, lundi dernier le débat général annuel de l’Assemblée générale, n’ont pas caché leur inquiétude face à l’enlisement des conflits qui caractérisent le monde aujourd’hui dont la Syrie, le Sahel et la province congolaise du Nord-Kivu, mais aussi face à la flambée de violence qui a conduit à la mort à Benghazi en Libye de l’ambassadeur et trois diplomates américains.

Raison pour laquelle, en marge de la 67eme session de l’Assemblée générale des Nations Unies, « une réunion de haut niveau » sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC va être présidée aujourd’hui le 27 septembre 2012 à New York, par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, laquelle regroupera autour de ce dernier les Présidents Joseph Kabila de la RDC, Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda et Paul Kagame du Rwanda ainsi que des délégués des pays membres de la Conférence internationale sur la régions des Grands lacs( CIRGL) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe( SADC).

Cette réunion servira, selon le Secrétaire général des Nations Unies, de « plate-forme pour la poursuite du dialogue visant à renforcer les efforts régionaux dans la recherche d’une solution pacifique à la crise dans l’Est de la RDC », où le mouvement rebelle, avec l’appui du Rwanda voisin, mène une rébellion armée depuis déjà plusieurs mois. A la convocation de cette « réunion de haut niveau » sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le Secrétaire général des Nations Unies a estimé que « même si les opérations militaires du M23 sont moins intenses depuis juillet dernier, la situation reste fragile ». Aussi, a-t-il demandé à ce groupe rebelle de « cesser immédiatement ses activités déstabilisatrices », tout en condamnant les graves violations des droits humains qu’il ne cesse de commettre, ainsi que d’autres groupes armés contre des civils. L’Assemblée générale est le principal organe délibérant, directeur et représentatif de l’ONU.

La solution peut être de trois ordres

Comme nous l’avons souligné ci-haut, le Chef de l’Etat a été interviewé par un confrère de la Radio des Nations Unies. Concernant les problèmes de la sécurité en RDC, le journaliste de la Radio des Nations Unies a constaté qu’il y avait d’abord le RCD, puis aujourd’hui c’est le M23. Quelle est la solution pour régler définitivement la crise sécuritaire dans l’est du Congo ?, a-t-il voulu savoir. A cette question, le Chef de l’Etat a indiqué que comme il l’a dit, la solution peut être militaire, politique, diplomatique ou soit la conjugaison de ces trois pistes de solution. « On est en train de travailler effectivement sur les trois pistes de solution. Que ce soit ici au niveau des Nations unies, que ça soit aussi au niveau de la région du continent africain », a-t-il précisé.

Le même journaliste est revenu à la charge pour demander au Président ce que le pays a obtenu de ces conférences qui ont eu lieu en deux phases à Kampala. C’est trop tôt de parler des résultats tangibles, a dit Joseph Kabila. « Mais je crois bien qu’on est sur la bonne voie. Il est prévu un sommet ici à New York, un sommet de la région des Grands Lacs ajouté à cela le sommet des pays membres de la SADC », dit-il, avant d’ajouter que l’objectif à atteindre est une paix durable parce qu’on est nous tous à la recherche de la paix. Mais l’objectif final, ce n’est pas seulement la paix, la paix pour quoi faire : pour le développement de nos pays principalement la République démocratique du Congo mais par ricochet les pays de la région aussi.

Et le journaliste de poursuivre qu’avec Hillary Clinton, Joseph Kabila a rencontré Paul Kagame, quel est l’état des relations actuelles de la RDC avec le Rwanda notamment après cette rencontre avec Hillary Clinton surtout à la veille de cette conférence ? Ecoutez la vérité est têtue. « La vérité, c’est qu’on n’a pas de bonnes relations avec notre voisin le Rwanda. L’idée, c’est de recommencer à travailler pour qu’on ait de bonnes relations de bon voisinage entre les deux pays. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas ». A la question de savoir ce qui lui serait acceptable, Joseph Kabila a répondu que ce qui serait acceptable pas seulement pour lui, mais pour le peuple congolais, c’est une paix juste entre les pays de la région pas seulement le Rwanda, mais tous les pays de la région. Moi, je suis content parce que la République démocratique du Congo a de très bonnes relations avec presque tous les pays de la région. On a neuf voisins sauf un seul pays. Alors, ce qui serait acceptable pour moi et le peuple congolais, c’est une paix durable pour nous tous.

Sur un autre registre, le journaliste a voulu savoir si les cinq chantiers sont inclus dans la révolution de la modernité. Pour Joseph Kabila, la révolution de la modernité, c’est la prolongation, c’est la suite logique de ce qu’on appelle les cinq chantiers de la république.

L’UE a donné le ton

Pendant que certains pays de l’UE, ainsi que les USA qui avaient suspendu l’aide au Rwanda, en raison de son implication avérée dans le financement de la rébellion de M23, l’UE vient de durcir le ton, en suspendant son aide au Rwanda. Nous avions maintes fois affirmé que le Rwanda est un pays qui a assis sa soi-disant bonne gouvernance sur les appuis budgétaires et sur l’exploitation des ressources naturelles de la Rd Congo.

Cette décision de l’UE va pousser tous ceux qui participeront au mini-sommet de ce jeudi de ne pas mâcher les mots. En d’autres termes, ils devront demander la condamnation du Rwanda, d’autant que c’est le Conseil de sécurité qui a dépêché une équipe d’experts à l’Est de la Rd Congo et qui a constaté qu’effectivement, le Rwanda apporte son soutien à la bande à Bosco Ntaganda.

Selon Jean-Michel Dumond, Chef de la Délégation de l’UE en Rd Congo, son institution a toujours défendu l’unité et la souveraineté de la RDC. Elle y reste et restera attachée. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté la rébellion du M23 ainsi que les agissements des autres forces négatives à l’Est du pays. Nous intervenons à Kigali pour appeler le Rwanda à condamner explicitement le M23, à prendre toutes les mesures pour que cessent toutes ingérences dans les affaires intérieures de la RDC, à promouvoir le dialogue avec la RDC afin de trouver une solution durable aux problèmes de la région ».

Il a aussi dit que l’UE appuie les efforts des forces armées pour y mettre fin même s’il est clair qu’il ne saurait y avoir de solution uniquement militaire. Il revient aux autorités congolaises, à l’armée et à la police, d’assumer une responsabilité accrue en établissant pleinement l’autorité de l’Etat non seulement dans les provinces du Kivu mais aussi sur toute l’étendue du territoire de la République. La protection de la population civile et de ses droits humains doit être au centre de l’action du gouvernement, en étroite collaboration avec la MONUSCO. Pour cela, le gouvernement doit pouvoir compter sur des forces armées professionnelles, mieux formées, mieux équipées et mieux payées. En bref, tout ce à quoi vise la réforme du secteur de sécurité.

L’Avenir

 

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