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29/09/2012

FRANCE : HONTE A VOUS MONSIEUR FRANCOIS COPE COMME COOPERATION

Honte à lui. C'est le cas de le dire. Les hommes politiques, ai-je toujours dit n'ont aucune dignité. Ils sont prêts à tout pour gagner une voix. Même à livrer n'importe quelle contre performance. Peu importe. Car ce qui compte, pour lui, c'est gagner. Même à n'importe quel. Il s'en fout.

A tort, celui qui osera prétendre qu'il n'y avait qu'à droite que cela se passait. Non ! A gauche aussi. Regardez Obama aux USA. Qu'il y eût cru ? L'homme a fait fort que G. W. Bush. Il a fait assassiner Mamouar Kadhafi. L'homme qui a aidé Nelson Mandela emprisonné par l'apartheid blanc dans son pays ! Le même Obama qui se prêtât à la préface pour le livre du héros de l'apartheid "Conversation avec moi-même". Comment dans des telles conditions comprendre qu'il accepte de faire lyncher Kadhafi et même de le faire tuer de cette façon-là, sans être vraiment un génie du mal ? Oui Barak Obama en est le mal incarné. Hugo Chavez avait été le premier à l'avoir observé et dit dès le lendemain de son élection à la Maison Blanche. Cancéreux par la suite, on se demande si on n'a pas tenté de l'éliminer physiquement, je parle bien sûr du chef de l'Etat vénézuélien ?

J'ai toujours honni Jean-Marie Le Pen, et tous les fachos nationaux-socialistes hitlériens de merde. Mais, parfois, les contradictions relevées de la praxis sociale me convainc du contraire. A savoir que les soi-disant démocrates, républicains ne l'étaient pas toujours et pas plus que les fachos. Ceux-ci disent tout haut ce que ceux-là font, mais cachent sous leurs culs. Par préférence, je pense qu'il serait mieux d'y aller proche de celui qui dénie haut et fort, plutôt que vers celui qui n'en donne pas l'air, mais le fait en sourdine.

A un moment, marxiste-guévariste et socialiste de mon état, j'ai pensé voté extrême-droite !!! Oui ! On l'a entendu. J'ai dit "voté extrême-droite". Parce que cela n'engage que ma vérité politique du terrain.

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be


«Racisme anti-blanc»: la valse à quatre temps de Jean-François Copé

Publié le 27/09/2012
Mis à jour le 27/09/2012 à 9h32

Provocation, requalification, victimisation, accaparement: avec sa sortie médiatique de mercredi, le candidat à la présidence de l'UMP rejoue la scène du «racailles» de Nicolas Sarkozy, selon le politologue Thomas Guenole.

Jean-François Copé, le 25 septembre 2012, à l'Assemblée nationale. REUTERS/Jacky Naegelen.

- Jean-François Copé, le 25 septembre 2012, à l'Assemblée nationale. REUTERS/Jacky Naegelen. -

Jean-François Copé est incontestablement le plus fidèle héritier de Nicolas Sarkozy en termes de méthodes de combat politique. Il avait déjà montré lors de la dernière campagne présidentielle qu’il avait fait siennes les techniques rhétoriques de l’ancien président, manifestement tirées de L’Art d’avoir toujours raison d’Arthur Schopenhauer.

En évoquant le «racisme anti-blanc» dans son livre Manifeste pour une droite décomplexée (Fayard), dont des extraits ont été publiés par Le Figaro, il reproduit à présent une technique sarkozyenne que nous pourrions qualifier de valse à quatre temps: provocation, requalification, victimisation, accaparement.

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1. Provocation

Dans toute société, le débat public est encadré par un certain nombre de tabous qui varient selon la culture politique et le vécu collectif du pays. Briser ces tabous est par définition l’apanage des partis anti-système, dont la clientèle électorale est justement composée de personnes qui, rejetant la société telle qu’elle est organisée, rejettent par la même occasion ses tabous.

En bonne logique, nul n’est donc surpris lorsque Marine Le Pen stigmatise les immigrés ou lorsque Jean-Luc Mélenchon donne pour titre à son livre sur les élites Qu’ils s’en aillent tous!: chefs de file de partis anti-système, ils sont ce faisant parfaitement cohérents dans leurs rôles respectifs.

La situation est tout autre lorsqu’une personnalité nationale d’un parti de gouvernement brise à son tour un tabou. Il s’agit alors d’une provocation destinée tout à la fois à maximiser l’attention des médias et de l’opinion publique sur son discours, à attirer pour l’avenir la clientèle électorale de l’un ou l’autre parti anti-système et à fidéliser davantage la part de clientèle de son propre parti dont les vues sont proches de celles du parti anti-système.

Hier, Nicolas Sarkozy décidait d’employer le terme «racaille» pour stigmatiser les populations jeunes des banlieues. Aujourd’hui, Jean-François Copé évoque le «racisme anti-blanc» en sachant que c’est une expression qui appartient à la culture politique de l’extrême droite.

2. Requalification

En l’état, la provocation initiale n’est pas durablement soutenable dans le débat public, sauf à choisir, pour son auteur, de prendre le risque de se marginaliser.

Intervient donc, sitôt obtenue la maximisation de l’attention des médias et de l’opinion publique, la requalification du problème politique abordé. Face aux réactions envers l’expression employée, donc envers le tabou brisé, la personnalité produit une explication de «ce qu’il avait voulu dire», qui est en fait une requalification de la provocation en message politique acceptable dans le système.

Hier, Nicolas Sarkozy expliquait ainsi que ce qu’il entendait en fait par «racaille» était simplement le problème récurrent de délinquance d’une partie des populations jeunes dans une partie des banlieues, à ne pas amalgamer avec l’entièreté de ces populations, et contre lesquelles il fallait beaucoup plus de fermeté.

Aujourd’hui, Jean-François Copé explique de même que ce qu’il entendait par «racisme anti-blanc» est simplement l’existence de tensions interethniques dans un certain nombre de quartiers sensibles, qui ne doivent pas être ignorées ni réduites au problème du racisme envers les minorités visibles.

La requalification permet de fait de désamorcer la provocation en en conservant le bénéfice politique, tout en accroissant ce bénéfice. Les électeurs qui se reconnaissent dans la stigmatisation de telle ou telle catégorie de la population s’en tiennent à la provocation initiale, à laquelle ils adhèrent. L’opinion publique, au moins pour sa partie politiquement proche du parti de la personnalité, admet le problème tel qu’il est posé une fois requalifié.

Les adversaires de la personnalité, internes ou externes au parti, peuvent eux difficilement riposter, puisque s’ils attaquent sur la provocation la requalification est déjà prête, et s’ils attaquent sur la provocation ils renforcent leur propre marginalité de briseur de tabous, à l’instar de Marine Le Pen réclamant une sorte de droit d’auteur sur la provocation de Jean-François Copé.

3. Victimisation

Sitôt exprimée la requalification, la personnalité politique revient sur les condamnations dont sa provocation initiale a pu faire l’objet et les assimile à un rejet de sa requalification.

Hier, Nicolas Sarkozy répondait ainsi aux condamnations de l’emploi du mot «racaille» que leurs auteurs refusaient de voir le problème récurrent de délinquance d’une partie des populations jeunes dans une partie des banlieues. Aujourd’hui, Jean-François Copé répond aux condamnations de l’emploi de l’expression «racisme anti-blanc» que leurs auteurs refusent de voir le danger des tensions interethniques dans un certain nombre de quartiers sensibles.

Cette évolution du message permet à la personnalité de prendre progressivement la posture d’une victime, qui a le courage d’évoquer les vrais problèmes se posant concrètement à telle ou telle catégorie de son électorat fidélisé ou potentiel, par opposition à ceux qui refusent de voir ces problèmes, et donc ne se soucient pas autant que lui de cette catégorie de l'électorat.

Significativement, François Fillon, pour ne pas être victime de cette prise de judo, a de fait immédiatement choisi de déclarer que l’expression «racisme anti-blanc» ne le choquait d’aucune manière.

4. Accaparement

Dès lors qu’au prix du bris maîtrisé d’un tabou du débat public, la personnalité a pu prendre position sur un thème électoralement porteur mais jusqu’alors réservé aux partis anti-système, elle peut, dans le périmètre des partis de gouvernement, déployer ses propositions sur ce thème en position de monopole.

Hier, Nicolas Sarkozy était de fait seul en scène pour plusieurs années sur le thème de l’immigration associé à celui de l’insécurité. Aujourd’hui, Jean-François Copé a tenté le même accaparement sur le thème des tensions interethniques mais, on l’a vu, François Fillon a préféré prendre le risque de le suivre immédiatement sur ce terrain plutôt que de lui en laisser le monopole.

Reste que la course à la droitisation demeure, d’un strict point de vue électoraliste, une impasse. Voir dans les scores du FN une dynamique de progression est un effet d’optique: en part des électeurs et non des suffrages exprimés, Jean-Marie Le Pen était en baisse le 21 avril 2002 par rapport à son score de 1995, et en 2012, toujours en pourcentage du total des électeurs, Marine Le Pen n’a fait que retrouver le niveau maximal atteint par son père dix-sept ans auparavant.

En d’autres termes, le vote FN est globalement stable, hormis la contre-performance de 2007, sans doute due à l’âge du capitaine. En outre, si la droite a systématiquement perdu les élections intermédiaires sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, c’est du fait de l’abstention croissante de l’électorat de centre-droit, en déshérence au fur et à mesure de l’affirmation de la droitisation de l’UMP.

8 réactions

Thomas Guenole

Le briseur de tabous
Soumis par marianne ARNAUD, le jeudi 27 septembre 2012 à 7h35
 

Monsieur Guenole avait déjà signalé à notre attention que l'UMP post-sarkozyste était dans une impasse. Donc pas de quoi s'alarmer du fait que Jean-François Copé ait décidé de prendre la posture du briseur de tabous.
Et d'ailleurs monsieur Guenole confirme : "la course à la droitisation demeure, d'un point de vue strictement électoraliste, une impasse" et plus loin : "si la droite a systématiquement perdu les élections intermédiaires sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, c'est du fait de l'abstention croissante de l'électorat de centre-droit, en déshérence au fur et à mesure de l'affirmation de la droitisation de l'UMP."
Alors pourquoi s'en faire puisque les tabous, c'est bien connu, ont la vie dure ?

 
 
 
au delà du spin
Soumis par Edward-William-..., le jeudi 27 septembre 2012 à 7h48
 

la stratégie de com' est intéressante et bien décrite. reste que les faits sont là. cela existe, cela grandit, et dans les journaux la seule question est la forme.

les habitants sont les premières victimes de notre société. abandonnés par le marché de l'emploi, abandonnés par les services publiques, abandonnés par la police, et maintenant abandonnés du débat politique.

 
 
 
gwen53 a répondu le jeudi 27 septembre 2012 à 10h08
 

Vous avez raison :-) Les "bien-pensants" et les intellectuels trouvent forcément à redire, et à "médire", mais la réalité est là. Le raciste n'est malheureusement pas l'apanage des seuls blancs, et le rejet du "gaulois" existe dans nombre de quartiers. (tout comme il est réel dans l'autre sens). Et ce n'est surement pas en s'offusquant de ceux qui parlent du problème quand évitera la montée des extrémismes... bien au contraire.

 
 
 
Détricoter leurs âneries
Soumis par Xolotl, le jeudi 27 septembre 2012 à 8h18
 

... et surtout ne pas tomber dans le panneau.

Le racisme consiste à prôner la supériorité d' une race, soi- disant biologiquement, sur une autre. Que cela n' a aucune valeur a été prouvé scientifiquement. Cela devrait être dit, enseigné afin que cela soit su une fois pour toutes.

Une soi- disante supériorité de civilisation, disons plutôt de mode de vie, est tout aussi chimérique. Des civilisations viennent, s' en vont, pour toutes les raisons clairement expliquées par J.Diamond dans Collapse. Ce qui en plus paraît triomphant aujourd' hui porte d' habitude déjà les graines de sa prochaine chute en soi, surtout dans ses abus, ses erreurs. Koros, hubris, aty.

Il y a des législations qui interdisent les propos racistes ... mais n' interdisent ni le mensonge ni l' ignorance. Si interdire le mensonge me semble impossible, l' éducation de base par contre devrait être à la portée de tout le monde.

Confondre, faire des amalgames, employer des images distortionées bref manipuler, cela a toujours été le fond de commerce de ceux qui veulent "convaincre", faute de preuves réelles.

Détricotons, détricotons, inlassablement. Il y en a encore, du boulot sur la planche.

 
 
 
brillant!
Soumis par cdubet1, le jeudi 27 septembre 2012 à 8h44
 

Explication brillante. Ce qui montre bien que notre classe politique ne pense d ailleurs pas un mot de ce qu elle dit. Il s agit la que d un simple calcul electoral (pour devenir le chef de l ump dans ce cs)

quant au dernier paragraphe, je pense qu au contraire, si l ump se droitise, c est car le gros de son electorat se droitise. une partie n est pas prete a voter le Pen mais en a marre de la "racaille" et du "racisme anti blanc".
Il ne faut pas oublier que le gros de l electorat UMP se compose de retraite pour lesquels ls questions economiques (chomage) sont sans importance ou presque, mais qui vive mal le changement de la France (si vous comparez la france de 1960 et de 2012, le changement de population est quand meme net)
Le risque de la strategie UMP actuelle c est qu au final ces electeurs finissent par preferer l original a la copie, surtout quand celle ci a un visage plus avenant que celui de Jean Marie. Si le FN finit par eliminer les parties non realistes de son programme, comme le retour au franc, il est bien partie pour cannibaliser une partie de l UMP. Surtout si certains deputes/maires font alliance afin de sauver leurs sieges

 
 
 
Nier ou taire les réalités
Soumis par Tartenpion, le jeudi 27 septembre 2012 à 9h56
 

Dans le but de préserver la paix civile, autant que possible, il est impératif de ne pas monter en épingle les animosités, de ne pas attiser les antagonismes, de ne pas essentialiser les différences. Evidemment.

Mais, pour cela, faut-il aller jusqu'à nier les réalités ? Faut-il ne pas les nier, mais les taire ?

Et, si on ne les tait pas - ce qui semble souhaitable dans un régime démocratique -, comment les mettre dans le débat public de manière appropriée ?

 
 
 
Dénonciation du racisme, ou alignement sur le FN?
Soumis par El Gato, le jeudi 27 septembre 2012 à 10h02
 

Blanc, noir, jaune, gris ou arc en ciel, le racisme est un poison présent dans toutes les communautés qui a bien servi les hommes de pouvoir. On peut essayer de combattre ce fléau par l'éducation et une politique d'intégration ou essayer de l'exploiter pour un profit politique immédiat. Historiquement, sur tous les continents et à toutes les périodes de l'histoire, des hommes auront essayé, et souvent réussi, à utiliser cette idéologie pour prendre ou garder le pouvoir. Il est plus facile de désigner un bouc émissaire que de reconnaître ses erreurs ou d'apporter des réponses à des questions complexes. En reprenant cette expression popularisée par le FN, Copé ne fait pas acte de courage ou de lucidité. C'est une évidence que le racisme est présent dans toutes les communautés. Mais il endosse le contexte, l'utilisation qui en a été faite par le FN. Lorsque ce parti, utilise cette expression, ce n'est pas pour dénoncer le racisme, mais pour justifier la façon dont ils vont surfer sur cette idéologie. J'ai le droit d'haïr les "autres", puisque les autres me haïssent.

 
 
 
y a du racisme partout
Soumis par Pierrot93, le samedi 29 septembre 2012 à 11h30
 

Copé la grand suffisant Copé. Le racisme ? Un des trucs les mieux partagé au monde. Il y a du racisme entre blancs (genre les nordistes qui n'aiment pas les gens du sud et vice versa), le racisme entre voisin (lui ila une voiture comme ça alors il doit être comme ça). Il y a du racisme entre noirs ect... Il y a même du racisme dans les partis politique entre copéistes et fillonistes par exemple. Et puis il y a ceux qui prenne ça pour des brises tabous alors là chapeau bas

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