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15/12/2012

CONGO/KINSHASA : JOSEPH KABILA KABANGE TAPE DU POING SUR LA TABLE ET IL LE FAIT SAVOIR

Désormais gueule le président congolais, c'est primo la défense de l'intégrité territoriale et primo l'intégrité territoriale. Voilà qui est bien dit et pensé. Car, il était vraiment temps.

Ca fait des années que le peuple congolais attendait une telle déclaration. Place aux actes à présent.

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be


RDC : le président Kabila fait de la "défense de la patrie" sa priorité

15/12/2012 à 16h:27 Par Jeune Afrique
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e président congolais Joseph Kabila, le 15 décembre. e président congolais Joseph Kabila, le 15 décembre. © AFP

Le président congolais Joseph Kabila a déclaré samedi à Kinshasa que "désormais notre priorité sera la défense de la patrie" face à la rébellion qui déstabilise l'est de la République démocratique du Congo et à la "guerre d'agression" menée par le Rwanda allié aux insurgés.

Le chef de l'Etat s'exprimait devant l'Assemblée nationale et le sénat réunis en congrès au Palais du peuple, siège du parlement, pour son message annuel sur l'état de la nation, le premier depuis la reprise du conflit armé dans l'est.

Avant d'annoncer une minute de silence, il a expliqué qu'il avait choisi de focaliser "l'essentiel" de son discours sur cette nouvelle crise, moins d'un mois après la prise de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda, par les rebelles du M23.

"Désormais, au-delà de toutes nos actions pour le développement, notre priorité sera la défense de la patrie. La défense, rien que la défense, avec une armée dissuasive, une armée nationale, apolitique et professionnelle", a souligné le président.

Appelant à "l'unité" et à la "cohésion" nationales, il a demandé aux quelques 70 millions de Congolais de "s'approprier l'enjeu de la défense nationale" et a lancé un appel à la sensibilisation des jeunes pour qu'ils s'enrôlent "massivement au sein de nos forces de défense et de sécurité".

"Il est clair que plus que jamais (...) la défense, avec son bras fort, l'armée, sont la priorité des priorités. Je pense que c'est la grande leçon à tirer. A quelque chose, malheur est bon", a déclaré à l'AFP Christophe Lutundula, député de la majorité.

L'armée congolaise affronte depuis mai le Mouvement du 23 mars (M23), surtout composé d'ex-rebelles intégrés à l'armée après un accord signé le 23 mars 2009 et dont ils revendiquent la pleine application. L'ONU accuse le Rwanda et l'Ouganda de soutenir les rebelles, ce qu'ils réfutent.

"Une fois de plus, une guerre injuste nous est imposée. Tout a été dit sur cette guerre d'agression de la part du Rwanda", a de nouveau déclaré M. Kabila, sous les applaudissements et les sifflets des parlementaires.

"Il n'a pas fait de déclaration de guerre contre le Rwanda. Il n'a pas déclaré l'état de siège, l'état d'urgence dans les territoires occupés. Il n'a pas déclaré une rupture diplomatique. Mais alors, quel sens il donne à l'agression?", s'est interrogé le député d'opposition Franck Diongo.

Depuis avril, selon l'ONU, les combats entre l'armée et le M23 ont fait plus de 500.000 déplacés et réfugiés dans le Nord-Kivu. Après une trêve de quelques mois, les combats ont repris et, le 20 novembre, les rebelles se sont emparés de Goma.

"Défendre la patrie jusqu'au sacrifice suprême"

"Il est vrai que nous avons perdu il y a peu une bataille, mais comme dans la vie d'un homme, un échec, dans la vie d'une nation, n'est pas une fatalité. Le plus important c'est de se ressaisir (...) Apprêtons-nous donc à défendre notre mère patrie jusqu'au sacrifice suprême", a dit Joseph Kabila.

Le M23 s'est retiré de Goma le 1er décembre, suivant une demande des Etats de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL) qui promettaient en échange l'ouverture de discussions avec Kinshasa. Depuis dimanche, ces discussions sont en cours en Ouganda, médiateur de la crise pour la CIRGL.

Dès le départ, les pourparlers ont été tendus car le M23 a multiplié ses doléances. Reste que, selon le ministère de la Défense ougandais, les deux camps travaillent désormais à huis clos sur les règles de procédure et le calendrier du dialogue de fond.

Mais de nombreux habitants de Goma craignent de nouveaux combats en cas d'échec des discussions. D'autant que le M23 ne s'est pas retiré à au moins 20km comme prévu. Pour l'heure, il reste aux portes de Goma, sur des collines stratégiques.

"Ils ont toujours une présence très active et inquiétante (...) et donc la zone tampon (prévue par la CIRGL) n'a même pas été mise en place", a déclaré Roger Meece, le chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco).

Le président Kabila a rappelé dans son discours avoir "exigé un réaménagement du mandat de la Monusco" qui, déployée en appui de l'armée congolaise, n'a pas pu empêcher la prise de Goma.

L'est de la RDC riche en cassitérite, or et coltan, a été le théâtre de deux guerres régionales de 1996 à 2003. Il vit aussi depuis de nombreuses années au rythme de rébellions, milices et autres groupes armées qui multiplient les exactions contre les civils.



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RDC : François Olenga, chef, oui chef !

11/12/2012 à 16h:42 Par Tshitenge Lubabu M.K.
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Le lieutenant-général Olenga. Le lieutenant-général Olenga. © Tony Karumba/AFP

Proche du président Kabila, François Olenga est, depuis le 23 novembre, le nouveau chef d'état-major de l'armée de terre congolaise.

Depuis sa nomination, le 23 novembre, comme chef d'état-major de l'armée de terre, le lieutenant-général François Olenga, 64 ans, ne cesse de faire entendre sa voix. Nommé en remplacement du controversé général Amisi, il a déjà menacé de lancer une contre-offensive sur Goma, la capitale du Nord-Kivu, prise aux Forces armées de RDC (FARDC) par les rebelles du M23 le 20 novembre. Son retour sur le devant de la scène est interprété par de nombreux observateurs comme une volonté de redonner confiance à une armée en perte de vitesse. « Olenga a le sens de la communication en temps de guerre. C'est aussi quelqu'un qui a du caractère. Cela peut faire douter l'adversaire et regonfler le moral des troupes », souligne un analyste congolais.

Ce n'est pas la première fois qu'il se voit confier le commandement de la force terrestre : il s'en était déjà occupé de 2001 à 2003, lorsque Joseph Kabila, jusqu'alors chef d'état-major de cette branche de l'armée, est devenu président de la République.

Homme d'affaires

Les détails sur son parcours sont rares. On sait néanmoins qu'avant l'arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, en 1997, il vivait à l'étranger, notamment en France et en Allemagne. C'est au cours de ses années d'exil qu'il rencontre le futur président de la RD Congo. Quand commence la guerre de 1996, soutenue par le Rwanda et l'Ouganda, Olenga se retrouve dans les rangs de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL). Chargé de la logistique, il a assuré l'approvisionnement en armes des tombeurs du régime du maréchal Mobutu. Après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, en 2001, il est parmi ceux qui participent à toutes les discussions qui ont conduit au choix de Joseph Kabila comme chef de l'État. En 2005, il est nommé inspecteur général de l'armée et, à ce titre, supervise les achats d'armes dans les pays de l'Est. C'est un très proche de l'actuel président.

Originaire du Maniema, François Olenga est aussi un homme d'affaires prospère. Il a construit à Nsele, dans la banlieue de Kinshasa, un centre de loisirs baptisé Safari Club où les Kinois ont pris l'habitude d'aller se détendre. Nul doute que sur le front de Goma ce sera une autre histoire.



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RDC : des soldats rwandais arrêtés par l'armée avant la prise de Goma ?

11/12/2012 à 16h:13 Par Jeune Afrique
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Arrivée des troupes rebelles du M23 à Goma le 20 novembre 2012. Arrivée des troupes rebelles du M23 à Goma le 20 novembre 2012. © AFP

D'après Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, une "dizaine" de soldats "rwandais" et de combattants du Mouvement du 23-Mars ont été arrêtés par l'armée congolaise en novembre, quelques jours avant la prise de Goma. Une information contredite mardi 11 décembre par le ministre de l'Intérieur congolais, Richard Muyej Mangez.

Mis à jour à 17h00.

Des soldats rwandais ont-ils été arrêtés par l'armée congolaise avant la prise de Goma par le M23 ? À Kinshasa, les membres du gouvernement distillent des informations contradictoires sur le sujet.

D'après Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais, une dizaine de soldats rwandais ainsi que des rebelles congolais du mouvement du 23-Mars (M23) ont été arrêtés par l'armée congolaise en novembre avant qu'ils ne s'emparent de Goma.

« Il s'agit d'une dizaine de Rwandais avec des Congolais du Mouvement du 23 mars (M23) », a affirmé Lambert Mende, évoquant le nombre de 38 prisonniers au total. « Ils ont été arrêtés à Kibumba (localité proche de la frontière avec le Rwanda, ndlr) et autour de Goma pendant les combats (...) avant la prise de la ville », a-t-il ajouté.

Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, était tombée le 20 novembre sous le contrôle des rebelles, à la suite de combats avec l'armée régulière. Le M23 s'est finalement retiré de la ville le 1er décembre sous la pression de pays de la région.

Implication du Rwanda

Le porte-parole du gouvernement a jugé qu'il s'agissait d'une preuve « tout à fait éclatante (de l'implication du Rwanda), si on a encore besoin de preuves après le rapport des experts onusiens accusant le Rwanda, ainsi que l'Ouganda, de soutenir les rebelles » - ce que réfutent ces deux pays. Ces experts de l'ONU les ont aussi accusés d'avoir aidé le M23 à prendre Goma.

Selon M. Mende, c'est le nouveau chef de l'armée de terre de RDC, le général François Olenga, qui les a ramenés à Kinshasa il y a environ une semaine. Il a ajouté que les autorités devraient saisir la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) comme on le fait d'habitude pour ce genre de cas.

Interrogé mardi matin à ce sujet, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, a confirmé les arrestations et le transfert des prisonniers de guerre à Kinshasa.

"Cela ne se vérifie pas"

En revanche, le ministre de l'Intérieur congolais, Richard Muyej Mangez, a lui fermement contredit ces affirmations. « Cela ne se vérifie pas, je ne sais pas d'où est venue cette information. Il n'y a pas eu une telle situation », a-t-il assuré.

« Chaque fois qu'il y a des arrestations en ce sens, nous nous référons à la commission permanente de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, médiatrice de la crise à l'est) qui a la responsabilité de les ramener chez eux », a-t-il souligné.

« Au niveau de la Monusco, nous ne sommes pas au courant de ces arrestations », a également déclaré le lieutenant-colonel Prosper Basse, porte-parole militaire de la Mission de l'ONU.

Après une trêve relative de quelques semaines, les affrontements avaient repris à la mi-novembre entre le M23 et l'armée, soutenue par la Monusco. Les combats avaient commencé dans la zone de Kibumba et se sont propagés jusque Goma et Sake, plus à l'ouest. Dans la zone de Kibumba, Kinshasa avait annoncé avant la chute de Goma que 51 corps portant des uniformes de l'armée rwandaise avaient été ramassés et que plusieurs milliers de soldats rwandais avaient appuyé le M23. Kigali avait rejeté « cette vieille technique de propagande facile pour tenter d'entraîner le Rwanda dans le désordre de son voisin ».

(Avec AFP)



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