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23/12/2012

CONGO/KINSHASA : COMMENT LEON KENGO WA DODO CHERCHE A DEVENIR PREMIER MINISTRE !

Le mobutisme ne serait-il pas, sans doute, encore mort au Congo/Kinshasa ? Si je me le demande, c'est en la faveur de la prise de position du parti de monsieur Léon Kengo ancien plusieurs fois premier ministre de la rigueur de l'ex Maréchal Mobutu. Pourtant la réponse au Chef de l'Etat est plutôt inappropriée. Pourquoi ? Parce qu'elle est terminologique et inutile. De quoi s'agit-il ? C'est sur la soi-disant crise au Kivu. Si je dis soi-disant, c'est parce qu'il s'agit d'une crise encadrée par les puissances étrangères, qui utilisent le Rwanda et l'Ouganda en sous-mains (les afro-noirs n'étant efficaces que pour trahir, assurer la délation et consorts). Je reviens à l'essentiel. Le parti de Kengo reproche à Joseph Kabila Kabange de décréter l'union nationale autour de la défense de l'intégrité territoriale, alors que pour Kengo et ses hommes, il ne s'agit pas de décréter mais de dialoguer (comme si on en a pas encore marre de tous ces dialogues inutiles, parce que non constructifs). Mais qui d'autre peut décréter que le chef de l'Etat qui a le pouvoir politique, économique et militaire dans ses mains ? Comment oserait-on demander à celui qui a le pouvoir de changer de discours, alors que c'est lui qui dit ce qui est bien pour son pays et son peuple ?

En fait, le problème de monsieur Kengo n'est pas là. Il profite de son temps de parole, mais encore au-delà, pour se faire remarquer. Alors que plusieurs de nos limiers nous apprennent les fortes pressions occidentales qui sont faites sur le fils légitime très légitime de Mzee Laurent-Désiré Kabila pour le nommer premier ministre à la place de monsieur Matata Ponyo Augustin que le FMI vient d'humilier et de désavouer récemment à Paris. Il faut dire que celui-ci a effectivement déçu bon nombre d'observateurs tant nationaux qu'internationaux en la faveur d'une politique de rigueur ridicule, car improductive. Il a montré des insuffisances politiques qui font de lui non pas un homme politique de premier rang, mais un simple ministrable ou fonctionnaire bancaire. Sans plus. Malgré cela, cette situation ne devrait pas autoriser Kengo wa Dodo à se faire passer pour premier ministrable. Sauf à me convaincre qu'il n'y a pas de cadres plus compétents que lui dans ce pays.

Dans la négative, JE DEMANDE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Monsieur JOSEPH KABILA KABANGE de me nommer PREMIER MINISTRE DE SON PAYS. Parce qu'il y en a marre des mobutistes par-ci et par-là. Trop c'est trop.

Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be

Ahora Siempre ADOL'CHE


RDC - 
Article publié le : dimanche 23 décembre 2012 - Dernière modification le : dimanche 23 décembre 2012

 

RDC : l'opposition répond au président Joseph Kabila

Le président de la RDC, Joseph Kabila, au sommet de la CIRGL le 8 août à Kampala.
Le président de la RDC, Joseph Kabila, au sommet de la CIRGL le 8 août à Kampala.
REUTERS/Edward Echwalu
Par RFI

En pleine crise à l'Est, les députés d'opposition pro-Kengo (le président du Sénat, candidat malheureux à la dernière présidentielle) ont publié une déclaration commune pour répondre au discours sur l'Etat de la nation prononcé le 15 décembre 2012 par le président Kabila. Ces députés estiment que la « cohésion nationale », appelée de ses voeux par le chef de l'Etat, ne se décrète pas mais se construit. Ils réclament, eux, des « négociations républicaines », auxquels participeraient toutes les composantes de la société.

 

Comment parvenir à la cohésion nationale alors que le pouvoir exécutif se complaît dans une politique d’exclusion ? C’est la question qui a été posée par les Partisans des négociations républicaines (PNR), une plateforme qui réunit des leaders du monde politique, tribal, social et religieux.

Dans leur analyse, les membres de ce regroupement, par la bouche du sénateur Michel Bongongo expliquent tout d’abord que la cohésion nationale ne se décrète pas, référence faite à l’appel du président Joseph Kabila dans son dernier discours sur l’Etat de la nation.

Pour les Partisans de négociations républicaines, la cohésion nationale se construit. Elle suppose la mobilisation permanente des diverses composantes de la population autour de la République, une et indivisible.

C’est ainsi que les PNR exigent la tenue d’un dialogue constructif et inclusif avec la participation de toutes les forces vives de la nation. Les récents pourparlers de Kampala sont alors perçus comme des négociations entre belligérants et qui prépareraient au dialogue souhaité.

La Fec dénonce le mauvais climat des affaires en RDC


Le climat des affaires en RDC s’est brutalement dégradé ces dernières semaines, a indiqué la Fédération des entreprises du Congo (Fec) dans son communiqué publié jeudi 20 décembre. Elle déplore le paradoxe entre le discours du Gouvernement prônant l’amélioration du climat des affaires et les actes et comportements des autorités fiscales sur le terrain.  

«Nous avons vécu au cours de ces dernières semaines un ballet incessant d’autorités  imposant tracasseries, nouvelles pénalités, mises en demeure, accusations de fraude, remise en cause de contrats, suspicions à l’égard de déclarations de vente, de stocks, de prix…», s’est plaint le président de la Fec, Albert Yuma Mulimbi, signataire du communiqué.

Presque toutes les sociétés subissent le «ton outrageant de quelques-unes des autorités, les accusant, sans le moindre début de preuve, d’éluder les impôts et de manœuvrer pour réduire l’assiette fiscale», a-t-il expliqué.

Lors d’une conférence, mardi 16 octobre à Kinshasa, des investisseurs du secteur minier avaient  réclamé notamment plus de sécurité pour leurs investissements. Ils avaient déploré la complexité de certaines procédures administratives notamment les procédures de dédouanement.

La Fec propose que les autorités décrètent un moratoire des injonctions à payer et de reprendre en toute sérénité le débat budgétaire. Le patronat congolais veut aussi que le gouvernement recherche d’«autres solutions constructives et collectives que celles qui sont imposées aux entreprises avec recours abusif à des pénalités».

Jusque-là, le gouvernement congolais n’a pas encore réagi au communiqué de la Fec. Le Premier ministre Matata Ponyo avait affirmé, lundi 27 août, que son gouvernement s’était engagé à travailler pour l’amélioration du climat des affaires en se basant sur les principaux indicateurs du classement Doing Business publié chaque année par une filiale du groupe de la Banque mondiale chargée du secteur privé.

Ce classement répertorie les pays suivant la facilité d’y faire les affaires. Selon ce classement, la RDC a perdu quatre places en 2012, occupant la 179e place au monde alors qu’elle était classée 175e en 2011.

Dans le souci d’améliorer le climat des affaires, la RDC a confirmé, depuis mercredi 27 juin, le dépôt au Sénégal, pays dépositaire du traité, des instruments de son adhésion à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).


Kinshasa, 23/12/2012 (Okapi / MCN, via mediacongo.net)
 

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