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25/12/2012

BELGIQUE/CONGO : ALBERT II LE ROI DES BELGES SORT SES GRIFFES ET CONDAMNE OUVERTEMENT LES VIOLENCES AU KIVU

Albert II de Belgique soutient son ancienne colonie clairement et ouvertement. Il condamne le non respect de l"intégrité territoriale du Congo/Kinshasa et les souffrances et violences endurées par la population de l'est de ce pays. Avec la mise à l'écart de la diabolique Hillary Clinton, de la non nomination de la diablesse Susan Rice au département d'Etat US, la dernière mise en garde ferme d'Obama au boucher de Tshigali, et l'allocution du souverain belge, il n'y a plus aucun doute que les jours au pouvoir de Kagamé sont comptés. Des menaces pèsent sur lui. Il n'échappera plus à la vindicte et la condamnation unanime de ceux-là même qui lui ont donné un permis de tuer au Congo/Kinshasa. L'Occident n'a pas d'amis éternels, il n'a que d'intérêts éternels à sauvegarder. Le souhait de tous les congolais est que leur pays retrouve la joie de vivre. Car, trop c'est trop. Que Dieu bénisse la RDC.

Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be

"Ahora siempre adol'che"


Le discours de Noël du Roi Albert II dans son intégralité

Belga

Voici le discours, dans son intégralité, de S.M. le Roi à l’occasion de Noël et du Nouvel An.

Belga

Mis à jour le Lundi 24 Décembre 2012 à13h07

«

Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord, je voudrais m’adresser aux milliers de travailleurs qui cette année ont perdu leur emploi, que ce soit à Ford Genk, dans la sidérurgie wallonne ou ailleurs. Je comprends leur amertume et le désarroi de leurs familles.

Cette période de Noël et de Nouvel An nous donne l’occasion de réfléchir ensemble à notre attitude face aux difficultés économiques et aux pertes d’emplois.

Comme tous les pays européens, la Belgique n’est pas épargnée par la crise qui touche de nombreuses familles, même si notre pays y résiste mieux que la moyenne européenne.

Comment pouvons-nous réagir ?

1.Il me semble qu’une première réaction doit être, pour tous les acteurs de la société belge, d’unir leurs forces, pour présenter des réponses crédibles aux défis de l’emploi. Cela implique notamment une amélioration de la compétitivité de nos entreprises, ce que le gouvernement vient de favoriser par la réduction des charges des entreprises et la modération salariale. Un autre moyen est d’encourager une meilleure formation des jeunes par exemple par l’enseignement en alternance, c’est-à-dire un enseignement scolaire joint à une formation en entreprise. La revalorisation de l’enseignement technique contribuera également à améliorer encore cette formation. J’ai eu l’occasion de visiter certaines écoles techniques et j’ai été impressionné par la qualité de la formation qui y est dispensée.

Favoriser la recherche et la mise en œuvre des innovations, sont des moyens confirmés pour préparer la création des emplois de demain. Enfin, les partenaires sociaux, dans les domaines qui leur sont propres, peuvent aussi jouer un rôle important en élaborant des propositions communes en faveur de l’emploi.

2.Une deuxième réaction des autorités publiques sera de créer le cadre nécessaire à une reprise économique. Cela implique le courage de rétablir graduellement et de manière soutenable, à tous les niveaux, l’équilibre de nos finances publiques. Les autorités fédérales viennent de prendre des décisions importantes à ce propos.

3.Une troisième réaction doit à mon sens, se situer au niveau européen qui conditionne nos situations nationales. Là il s’agit, surtout pour les pays de la zone euro, de poursuivre le nécessaire redressement budgétaire tout en organisant une relance équilibrée qui devrait être soutenue par l’Union Européenne. Notre gouvernement s’est inscrit concrètement dans une telle approche positive, à la fois par ses décisions en Belgique et ses plaidoyers en Europe.

Outre la politique économique, veillons aussi à ce que nos jeunes développent de plus en plus cette ouverture à l’Europe avec sa diversité et la richesse de ses cultures. Je me réjouis à ce propos du succès des échanges Erasmus pour les étudiants. J’ai été frappé, lors de l’inauguration de la nouvelle école européenne à Laeken, de voir la joie des enfants de maternelle, du primaire ou du secondaire, venus de partout en Europe, et qui parlaient et chantaient en plusieurs langues. Pour eux, participer aux cultures différentes de notre continent, est la chose la plus naturelle au monde. Ils symbolisent l’Europe de demain.

4.Quatrièmement. En ces périodes difficiles, nous devons avoir une attention spéciale pour les plus vulnérables. Il est paradoxal de constater que dans un pays aussi prospère que le nôtre, on estime qu’il y a près de 15 % de la population qui risque de tomber dans la pauvreté. Il faut faire preuve de solidarité et aussi d’imagination pour favoriser de nouvelles voies de réintégration dans le monde du travail. La Belgique s’est engagée à faire sortir au moins 380.000 citoyens de la pauvreté d’ici 2020.

5.Cinquièmement. En ces temps perturbés que nous vivons, soyons vigilants, et montrons-nous lucides face aux discours populistes. Ils s’efforcent toujours de trouver des boucs émissaires à la crise, qu’il s’agisse de l’étranger ou des habitants d’une autre partie de leur pays. Ces discours existent aujourd’hui dans de nombreux pays européens et aussi chez nous.

La crise des années 30 et les réactions populistes de cette époque ne doivent pas être oubliées. On a vu le mal que cela fit à nos démocraties.

6.Enfin, malgré tant de graves préoccupations dans nos pays, restons ouverts à ce qui se passe dans le reste du monde, surtout là où nous pouvons exercer une influence. A ce sujet, je suis consterné de voir que les drames des populations dans l’Est du Congo se poursuivent, avec tant de violences et de réfugiés, et que l’intégrité du territoire Congolais n’est pas respectée. Par ailleurs, la récente tentative d’assassinat du Docteur Mukwege, qui soulage les souffrances de tant de femmes dans cette région, et qui a reçu il y a 2 ans le Prix Roi Baudouin, illustre de façon dramatique cette tragédie. Tous ces développements ne peuvent nous laisser indifférents.

Mesdames et Messieurs,

C’est de tout cœur que la Reine et moi, et notre famille, vous souhaitons à chacun et à chacune, quelle que soit votre situation, de passer des moments heureux avec vos proches en ces fêtes de Noël et de Nouvel An.

Meine Damen und Herren,

Die Königin, ich selbst, so wie unsere ganze Familie, wünschen Ihnen von Herzen, in welcher Lage Sie sich auch immer befinden mögen, daß Sie während der Feierlichkeiten zu Weihnachten und Neujahr, glückliche Momente mit Ihren Liebsten erleben dürfen.  »

 

Un discours empreint de gravité mais mâtiné d'espoirs face à la crise

(24/12/2012)

VIDEO

Christian Laporte, journaliste à La Libre, analyse le discours de Noël du Roi

BRUXELLES

Une fois n'est pas coutume mais dans son message de Noël et de Nouvel An aux hommes et aux femmes de ce pays, sans distinction d'origine, de race ou de langue, le Roi n'a pipé mot des problèmes communautaires! Plutôt logique en soi: la scission de B-H-V s'est – enfin - concrétisée l'été dernier et les clarifications sur la seconde phase de la sixième réforme de l'Etat qui ne manqueront pas de susciter des exégèses byzantines contrastées sont à peine dans les starting-blocks.

Mais au-delà de ce constat, si Albert II a fait un discours très économique et social, c'est parce qu'il y a péril en la demeure. Avec une attention particulière pour les milliers de travailleurs qui ont perdu leur emploi en 2012, à commencer par ceux de Ford Genk et de la sidérurgie wallonne mais aussi tous ceux qui n'ont pas été si médiatisés. Ces trop nombreuses fermetures sont une occasion de réfléchir ensemble à l'attitude à prendre face à ces difficultés économiques. Même si la Belgique résiste mieux que la moyenne européenne à la crise...

Pour Albert II, il faut que l'union refasse la force: tous les acteurs de la société belge doivent ensemble répondre aux défis de l’emploi. Cela implique une amélioration de la compétitivité de nos entreprises mais aussi que l'on encourage une meilleure formation des jeunes par exemple par l’enseignement en alternance. A cet égard, une revalorisation de l’enseignement technique serait utile. Il n'en a pas parlé par hasard: il a visité certaines écoles techniques et a été impressionné par la qualité de la formation y dispensée. Créer de nouveaux emplois passe aussi par un coup de pouce à la recherche. Mais Albert II n'oublie pas les partenaires sociaux dont il attend qu'ils élaborent des propositions communes.

Ils ne sont pas les seuls à devoir retrousser leurs manches: le chef de l'Etat rompt aussi une lance pour qu'on continue le redressement des finances publiques. En Belgique mais aussi en Europe: pour le Roi, les pays de la zone euro doivent poursuivre le nécessaire redressement budgétaire tout en organisant une relance équilibrée soutenue par l’Union Européenne.

Cette relance-là passe aussi par la mise en exergue de la diversité européenne et la richesse de ses cultures. Albert II pense ici au succès des échanges Erasmus pour les étudiants, à soutenir plus que jamais...D'autant plus qu'en inaugurant la nouvelle école européenne à Laeken, il a pu se rendre compte sur le terrain que participer aux cultures différentes de notre continent est la chose la plus naturelle au monde pour la jeunesse de ce continent.

Albert II n'a pas oublié les plus vulnérables. Il est anormal que dans un pays aussi prospère que le nôtre, près de 15 % de la population risque de tomber dans la pauvreté. Il faut donc faire preuve de solidarité et d’imagination pour favoriser de nouvelles voies de réintégration dans le monde du travail.Mais le redressement économique et social demande bien des sacrifices de la part des décideurs politiques qui ne manqueront pas d'être critiqués par ceux qui comme toujours dans les périodes troublées avancent des solutions simplistes basées sur des exclusions, des rejets.

Aussi, et c'est le seul passage qui ne manquera pas de susciter des réactions, notamment dans les milieux nationalistes flamands, le Roi a demandé aux Belges et à tous les citoyens qui vivent ici d'être lucides face aux discours populistes.

Petite pique dans laquelle se reconnaîtront ceux qui veulent bien s'y reconnaître... à la N-VA, au Vlaams Belang et du côté de la Lijst Dedecker: “ils s’efforcent toujours de trouver des boucs émissaires à la crise, qu’il s’agisse de l’étranger ou des habitants d’une autre partie de leur pays. Ces discours existent aujourd’hui dans de nombreux pays européens et aussi chez nous”...Et de rappeler la montée des périls des années 30...

Mais pour le Roi, il faut dépasser son petit pré carré et voir au-delà de nos frontières pour continuer à aider aussi les populations les plus démunies d'ailleurs, surtout là où l'on peut encore exercer une influence. Une manière pour Albert II de se dire consterné par les drames vécus au Congo et de marquer son soutien au Dr Mukwege, lauréat voici deux ans du Prix Roi Baudouin qui a fait l'objet d'une tentative d'assassinat.

Un discours royal sévère et sérieux mais non dénué d'espérances ce qui est évidemment de mise en ces temps de bonnes résolutions...

Analyse de Christian Laporte

© La Dernière Heure 2012

Le roi des Belges "consterné" par le non-respect de l'intégrité du territoire de la RDC


Le roi des Belges Albert II s’est dit "consterné" par le non-respect de l'intégrité du territoire de la République démocratique du Congo et par violences qui s'y déroulent, a-t-il déclaré lundi dans son traditionnel discours télévisé à l'occasion de la fête de Noël.

"Je suis consterné de voir que les drames des populations dans l'Est du Congo se poursuivent, avec tant de violences et de réfugiés, et que l'intégrité du territoire Congolais n'est pas respectée", a déclaré Albert II.

Selon l'ONU, le Rwanda et l'Ouganda, soutiennent la rébellion du M23 dans la province du Nord-Kivu, ce que démentent les deux pays.

Le discours télévisé du roi est une tradition en Belgique, retransmis par toutes les télévisions belges à la veille de Noël. Les discours publics du roi sont généralement rédigés par son chef de cabinet mais sont validés par le Premier ministre, qui en prend la responsabilité politique.

La RDC est le seul pays hors Europe évoqué par Albert II dans son discours.Il s’est également indigné de l’agression contre le docteur Denis Mukwege. “La récente tentative d'assassinat du Docteur Mukwege, qui soulage les souffrances de tant de femmes dans cette région et qui a reçu il y a 2 ans le Prix Roi Baudouin, illustre de façon dramatique cette tragédie.

Tous ces développements ne peuvent nous laisser indifférents", ajoute Albert II, qui s'était rendu en RDC en 2010 à l'occasion du 50e anniversaire de son indépendance.

Le gynécologue congolais Denis Mukwege, connu pour son aide aux femmes violées, a dû s'exiler après une tentative d'assassinat, à son domicile de Bukavu, capitale de la province orientale du Sud-Kivu, le 25 octobre.

Dans son allocution, le souverain invite par ailleurs les Belges à "s'unir" pour faire face à la crise économique et à être "vigilants" envers les "discours populistes" qui "s'efforcent toujours de trouver des boucs émissaires face à la crise".


Bruxelles, 24/12/2012 (BBC / MCN, via mediacongo.net)

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