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26/12/2012

CENTRAFRIQUE : CETTE FOIS LE DICTATEUR BOZIZE C'EST FINI MORT OU VIF

Franchement, il n'y a pas plus ridicule que l'homme afro-noir. Il a du mal avec l'alternance politique. Même acculé dans ses cordes, il est prêt à tout pour défendre son pouvoir. C'est le cas de François Bozizé le dictateur de Bangui. Il vient de confier les clés du ministère de la défense du territoire à son fils et aux trois officiers français blancs la tête de sa garde républicaine. Quelqu'un de l'Occident comprendrait-il que François Hollande donne à trois officiers centrafricains la tête de la garde républicaine élyséenne !

Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité de philosophie

Membre de la SPEP/APA (Association des Philosophes Américains)

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be

« Ahora Siempre Adol’che »

 


Les rebelles du Séléka s'approchent de Bangui

26/12/2012 à 11h:25 Par Vincent Duhem
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François Bozizé a laissé les clés de la défense à son fils Francis. François Bozizé a laissé les clés de la défense à son fils Francis. © Vincent Fournier pour J.A.

Moins de 24 heures après avoir déclaré une trêve, la rébellion centrafricaine de la coalition Sékéla continue son avancée vers Bangui. Elle n'est plus qu'à environ 350 km de la capitale.  

La trêve n’aura donc duré que quelques heures. Après avoir déclaré, lundi, « l’arrêt de ses opérations », les rebelles de la coalition du Séléka ont repris leur offensive, mardi 24 décembre, et se sont emparés hier de la ville de Kaga Bandoro dans le centre-nord du pays à environ 340 km de la capitale centrafricaine Bangui. « Ils sont entrés (…) en véhicule et à moto, et ils se sont mis à tirer à l'arme lourde en direction des points stratégiques : base du détachement militaire, gendarmerie, poste des douanes, police », a déclaré à l’AFP une source militaire. Kaga Bandoro est le quatrième chef-lieu de préfecture du pays a être attaqué et occupé par la rébellion, après Ndélé (nord), Bria (centre), et Bambari (centre sud), désormais présente à l'est et au nord de Bangui.

Rebelles et pouvoir se rejettent la responsabilité de la reprise des combats. Les premiers accusent Bangui d’avoir rompu la trêve quand les autorités estiment que le Séléka n’a pas respecté sa promesse de suspendre son offensive. Lundi, la coalition avait annoncé « l'arrêt de ses opérations » et demandé au président centrafricain un cessez-le-feu.

La coalition du Séléka est dirigée par Michel Am Nondokro Djotodia (63 ans). Civil, ex-fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala, au Soudan, cet originaire de la Vakaya avait déjà participé à une rébellion à la fin de 2006 avant de se réfugier à Cotonou, au Bénin. Le Séléka affirme avoir repris les armes pour réclamer l'application des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, qui prévoyaient notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion de ses soldats.

Bangui se dit prêt à négocier, mais demande au préalable à la rébellion de se retirer des positions conquises depuis le 10 décembre. « Le gouvernement est prêt, non seulement à signer un cessez-le-feu, mais à aller dialoguer avec les rebelles, avec l’opposition, pour l’avenir de notre pays », a réaffirmé le ministre centrafricain de l'Administration du territoire, Josué Binoua, sur RFI.

Quid des négociations de Libreville ?

Face à la rébellion, l'armée régulière, sous-équipée, démotivée et mal organisée, a démontré sa faible capacité de riposte, en particulier au moment de la prise ultra-rapide de Bambari, qui était pourtant l'une de ses places-fortes. Comme c’est le cas lors de chaque offensive, c’est presque sans résistance que la rébellion s’est emparée de Kaga Bandoro, que les Forces armées centrafricaines (FACA) avaient abandonnée dès lundi soir pour se regrouper à Dékoa, au sud.

Si les rebelles ne sont pas encore aux portes de Bangui, la présence d’éléments de l’armée tchadienne, qui avait déjà aidé François Bozizé à combattre les rébelles dans le nord en 2010, y est pour beaucoup. Le contingent tchadien, déployé sur les deux axes qui mènent à la capitale, compte environ 350 soldats. Un des groupes est basé à Sibut, à 5 heures de route de Kaga Bandoro, l’autre à Bossangoa.

Cette nouvelle offensive rebelle rend difficile l’application des accords de Ndjamena, signés vendredi 21 décembre lors du sommet des chefs du sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les chefs d’État avaient appelé à un dialogue entre le gouvernement centrafricain, l’opposition et les rebelles, à Libreville, « sans délai ».



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Duel entre François Bozizé et Michel Am Nondokro Djotodia, leader de Séléka

24/12/2012 à 10h:54 Par Jeune Afrique
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François Bozizé a laissé les clés de la défense à son fils Francis. François Bozizé a laissé les clés de la défense à son fils Francis. © Vincent Fournier pour JA

Le gouvernement centrafricain exige, comme préalable à l'ouverture des négociations de Libreville avec la rébellion Séléka, que cette dernière quitte immédiatement les villes qu'elle occupe. Celle-ci vient pourtant de prendre Kaga Bandoro, au centre nord. Comment François Bozizé, le chef de l'État et, en face, le chef de la rébellion Michel Am Nondokro Djotodia, vivent-ils cette nouvelle crise qui secoue la Centrafrique depuis le 10 décembre ?

(Mis à jour le 25 décembre, à 17h30)

À la tête de la coalition rebelle Séléka, qui, entre le 10 et le 20 décembre, s'est emparée de plusieurs localités de l'est et du nord de la Centrafrique au point de menacer directement la capitale, Michel Am Nondokro Djotodia (63 ans) est un récidiviste. Civil, ex-fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala, au Soudan, cet originaire de la Vakaya avait déjà participé à une rébellion à la fin de 2006 avant de se réfugier à Cotonou, au Bénin. Incarcéré, puis libéré quelques mois plus tard, il avait évincé Abakar Sabone et Zakaria Damane de la direction du mouvement avant de réapparaître, début 2012, à la frontière soudano-centrafricaine.

L'offensive brutale de Séléka, dont on s'accorde à dire qu'elle aurait pu déboucher sur la prise rapide de Bangui si les troupes tchadiennes ne s'étaient pas interposées, a contraint le président François Bozizé à endosser de nouveau son uniforme. Après avoir écarté le chef d'état-major, le général Guillaume Lapo - dont les relations avec son fils, le ministre de la Défense Francis Bozizé, étaient notoirement mauvaises -, il est lui-même monté au front par la route, les 18 et 19 décembre, pour regrouper ses troupes en débandade au lendemain de la perte de Bria, consciencieusement pillée par les rebelles.

Avant de s'envoler pour le sommet régional de N'Djamena consacré à la crise centrafricaine, le 20 décembre au soir, François Bozizé a confié les clés de la défense de la capitale à son fils Francis et aux trois ex-officiers français qui encadrent désormais la garde présidentielle. Ces derniers ont été mis en place récemment par le général Jean-Pierre Pérez, ancien conseiller à la présidence et désormais à la tête d'une société privée de sécurité militaire



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Crise en Centrafrique : Bangui demande à la coalition Sékéla de quitter ses positions conquises

24/12/2012 à 18h:11 Par Jeune Afrique
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François Bozizé, président de la république centrafricaine. François Bozizé, président de la république centrafricaine. © AFP

Alors que la rébellion centrafricaine a décrété lundi "l’arrêt de ses opérations", Bangui s’est dit prêt, lundi 24 décembre, dialoguer avec la coalition Sékéla, à condition que celle-ci se retire des positions conquises depuis le 10 décembre.  

Les conditions d’un dialogue entre le gouvernement centrafricain et les rebelles de la coalition Séléka ne sont pas encore entièrement réunies. Dans un communiqué publié dimanche, le Séléka a « déclaré l'arrêt de ses opérations sur toutes ses positions en vue de permettre aux ONG humanitaires de porter secours aux personnes déplacées. (...) et demande au régime de François Bozizé d'observer un cessez-le-feu en vue de favoriser la préparation du dialogue (...) prévu à Libreville ».

La rébellion « se tient à la disposition des ONG afin d'organiser l'accès aux prisonniers » de l'armée régulière. Elle dit détenir « 39 éléments (...) faits prisonniers de guerre ». De son côté, Bangui s'est dit prêt, lundi 24 décembre, à dialoguer avec la rébellion à condition que les insurgés se retirent des positions conquises depuis le 10 décembre. « Le gouvernement (...) reste disponible pour le dialogue à Libreville (prôné par les chefs d'État d'Afrique centrale vendredi, NDLR) dès que le retrait des rebelles des localités occupées sera effectif », a affirmé le ministre de l'Administration du territoire, Josué Binoua, dans un communiqué.

Réunis à N'Djamena vendredi, les chefs d'États de la Communauté économique des états d'Afrique centrale (CEEAC) avaient appelé au dialogue, tout en demandant à la rébellion de quitter « sous une semaine » les positions conquises. « Les rebelles, au lieu de se retirer, se sont emparés d'autres villes en violation flagrante de la décision des chefs d'État à Ndjaména, 24 heures seulement après le sommet », a protesté le ministre centrafricain.

"Provocations"

Le Séléka, qui a conquis trois nouvelles localités depuis samedi - dont l'importante ville de Bambari - malgré une promesse de « gel des opérations pour permettre le dialogue », a affirmé que ses actions étaient une réponse aux « provocations » de l'armée régulière, refusant de quitter ses positions sans cessez-le-feu préalable. « Le gouvernement demande par conséquent aux rebelles de cesser instamment les hostilités et de se retirer des localités occupées pour donner toutes les chances au dialogue de Libreville », poursuit-il dans ce texte.

Le Séléka, coalition de plusieurs factions, menace de renverser le gouvernement du président François Bozizé, exigeant « le respect » de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011. Les rebelles, qui avait repris les armes le 10 décembre pour réclamer le respect de différents accords de paix entre 2007 et 2011, tient toujours la ville diamantifère de Bria (centre), ainsi que plusieurs localités du nord.

(Avec AFP)



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Centrafrique : l'ambassade de France prise pour cible alors que la rébellion progresse

Le Monde.fr avec AFP | 26.12.2012 à 15h50 • Mis à jour le 26.12.2012 à 16h46

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 Des centaines de manifestants protestaient mercredi devant l'ambassade de France à Bangui pour dénoncer la passivité de l'ancienne puissance coloniale face à l'avancée des rebelles dans le pays. Ici, des gardes présidentiels dans la capitale centrafricaine. Des centaines de manifestants protestaient mercredi devant l'ambassade de France à Bangui pour dénoncer la passivité de l'ancienne puissance coloniale face à l'avancée des rebelles dans le pays. Ici, des gardes présidentiels dans la capitale centrafricaine. | AFP/ISSOUF SANOGO

La coalition rebelle du Séléka s'est affichée mercredi 26 décembre en maître de la Centrafrique, affirmant qu'elle ne mènerait pas la "bataille de Bangui", la capitale, car le pouvoir a déja "perdu le contrôle du pays". Les renforts tchadiens qui campent sur leurs positions à l'entrée de Bangui semblent toujours être le dernier rempart contre une avancée rebelle vers la capitale. Mercredi, en début d'après-midi, des manifestants ont attaqué l'ambassade de France.

Plusieurs centaines de personnes, proches du pouvoir, ont lancé des projectiles vers l'ambassade de France pour dénoncer la passivité de l'ancienne puissance coloniale devant l'avancée des forces rebelles. Des vitres ont été cassées. La représentation d'Air France a également été prise pour cible. Le porte-parole de la compagnie a d'ailleurs annoncé que le vol hebdomadaire Paris-Bangui a fait demi-tour mercredi. "Nous sommes ici à l'ambassade de France, parce que c'est la France qui nous a colonisés. Mais la France a tendance à nous lâcher. On n'a plus besoin de la France, la France n'a qu'à prendre son ambassade et partir", a affirmé une manifestante. "La France n'a pas respecté la convention de défense entre elle et la République centrafricaine. Nous dénonçons cette attitude", a ajouté un étudiant participant au rassemblement.

PEU DE RÉSISTANCE DE L'ARMÉE RÉGULIÈRE

Plus tôt dans la journée, les manifestants, membres d'associations proches du Kwa Na Kwa – le parti du président François Bozizé –, ont observé un sit-in devant l'ambassade des Etats-unis. Munis de sifflets et de branches de palmier, ils ont scandé en sango, la langue nationale : "i yé gui siriri" (nous voulons la paix, non à la guerre). L'ambassadeur de France à Bangui, Serge Mucetti, a dénoncé ces rassemblements, "particulièrement violents". "Cette situation est totalement inadmissible. Je demande au gouvernement de la République centrafricaine de faire respecter les accords internationaux en cette matière. Ceux qui ont agi de la sorte sont des ennemis de la République centrafricaine", a-t-il déclaré. L'ambassadeur a fait savoir que certains participants avaient descendu de son mat le drapeau français et l'avaient emporté avec eux.

Auparavant, la rébellion Séléka a par voie de communiqué demandé "à tous les fils et filles de Centrafrique, à tous les éléments de forces de défense et de sécurité encore fidèles au régime de François Bozizé (...) de déposer les armes immédiatement". Après plus de quinze jours d'opérations militaires et de conquêtes de ville, la rébellion, qui n'a pas rencontré de résistance lors de sa progression, a affirmé que "par mesure de sécurité et de protection des populations civiles, nous ne considérons plus nécessaire de mener la bataille de Bangui et d'y faire entrer nos troupes, car le général François Bozizé (...) a déjà perdu le contrôle du pays".

Les rebelles, qui ont pris les armes le 10 décembre pour réclamer "le respect" d'accords de paix conclus entre 2007 et 2011, se sont rapidement emparés de villes stratégiques, comme Bria, une ville diamantifère du centre, Bambari, ville aurifère du centre-sud, avant de prendre Kaga Bandoro dans le centre-nord, mardi, s'approchant dangereusement de Bangui par le nord et par l'est. Sous-équipée, démotivée et mal organisée, l'armée régulière n'a opposé que peu de résistance. Tout en affirmant vouloir négocier à Libreville, comme l'avaient demandé vendredi les chefs d'Etat d'Afrique centrale, la rébellion a continué à avancer, refusant de quitter les villes conquises sans accord de cessez-le-feu préalable, que le président centrafricain ne semble pas prêt à accorder.

LE TCHAD, ALLIÉ HISTORIQUE DE BOZIZÉ

Les effectifs et la puissance de feu de la rébellion demeurent une inconnue. Selon un enseignant de la ville occupée de Bambari, Eudes Azouaka, "le nombre de rebelles (à Bambari uniquement) se situe entre 300 et 400 hommes. Ils sont armés de lance-roquettes, de mortiers, de véhicules armés de mitrailleuses lourdes et de kalachnikov". Un contingent de l'armée tchadienne, arrivé la semaine dernière comme "force d'interposition" selon N'Djamena, est positionné sur le dernier axe routier menant à Bangui. Présents sur les deux derniers "verrous", Sibut et Damara, les soldats tchadiens sont rompus au combat et plus lourdement équipés. 

Le Tchad, allié historique de François Bozizé, avait déjà envoyé ses troupe en 2003 pour l'aider à prendre le pouvoir, et à nouveau fin 2010 pour combattre des rébellions dans le Nord. Le Centrafrique, pays enclavé de 5 millions d'habitants, était engagé depuis 2007 dans un processus de paix après des années d'instabilité, de rébellions multiples, mutineries et putschs qui ont ravagé son tissu économique et l'ont empêchée de tirer profit de ses ressources naturelles. Fin 2011, Amnesty International avait dénoncé la faible capacité du pouvoir centrafricain à lutter contre les rébellions.

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