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03/01/2013

CONGO/KINSHASA : CONDAMNATION UNANIME DU M23 DE LUMBALA ET TSHISEKEDI

Je répète qu'aucun dialogue n'est possible avec un groupe armé ou des groupes armés déjà condamnés par la communauté internationale et des associations des droits humains. Je déclare, donc, comme obsolète le dialogue avec le M23 qui est essentiellement rwandais dans la forme comme dans le fond. IL N'Y A RIEN A NEGOCIER NI EN OUGANDA NI AU CONGO/BRAZZAVILLE.

Le Prince

Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité de philosophie

Membre de la SPEP/APA (Association des Philosophes Américains)

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be

« Ahora Siempre Adol’che »

 


ONU - RDC : le Conseil de sécurité prend des sanctions contre le M23

01/01/2013 à 11h:23 Par AFP
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Le Conseil de sécurité des Nations unies, le 27 novembre 2012. Le Conseil de sécurité des Nations unies, le 27 novembre 2012. © AFP

Le Conseil de sécurité a décidé des sanctions contre le mouvement rebelle congolais M23, actif dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué lundi des diplomates.

Le Conseil a également placé les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), opposés à Kigali, sur sa liste de sanctions. Le placement sur cette liste noire impose notamment aux entités ou individus sanctionnés un gel des avoirs et une interdiction de voyager.

Selon l'ambassadrice américaine à l'ONU Susan Rice, le Conseil a aussi placé sur la liste à titre individuel deux dirigeants du M23: Jean-Marie Runiga Lugerero, qualifié de "chef civil du Mouvement", et Eric Badege, présenté comme "un commandant du M23 soupçonné d'exactions contre des femmes et des enfants".

"Nous estimons que ces décisions vont faciliter des progrès vers une paix durable dans l'est de la RDC", a déclaré Mme Rice dans un communiqué. "Nous demandons aux membres du M23 et du FDLR de faire défection et de se démobiliser afin de se dissocier des groupes sanctionnés", a-t-elle ajouté.

Condamnation à point nommé

Le gouvernement de la RDC s'est de son côté félicité de la décision du Conseil de sécurité de sanctionner les deux mouvements rébelles. "C'est une condamnation que nous attendions (...) et qui arrive à point nommé car ces groupes risquent de déstabiliser pour des décennies l'Afrique, et particulièrement la région des Grands Lacs. Je pense que c'est une très bonne décision", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Lambert Mende.

Cette décision intervient à quelques heures de l'entrée du Rwanda au Conseil, comme membre non permanent, à partir du premier janvier et pour deux ans. Des experts de l'ONU accusent le Rwanda et l'Ouganda, voisins de la RDC, de soutenir le M23, ce que ces deux pays réfutent. Le Conseil avait déjà pris des sanctions ciblées contre trois chefs militaires du M23 -- Sultani Makenga, Baudoin Ngaruye et Innocent Kaina -- mais n'avait encore jamais sanctionné l'ensemble de la rebellion.

Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, le M23 s'était rendus coupables d'"exécutions arbitraires, disparitions forcées, traitements dégradants et viols de civils" dans et autour de Goma (est de la RDC) après avoir pris cette ville fin novembre. Le M23 a rejeté ces accusations.

Le gouvernement rwandais a affirmé début décembre avoir repoussé une incursion des FDLR, venus depuis l'est de la RDC. Les FDLR sont accusées par Kigali d'être constituées d'anciens responsables du génocide rwandais de 1994.

Atrocités

Tout comme le M23, les FDLR sont essentiellement basées dans la province congolaise orientale du Nord-Kivu. "Depuis des années, le FDLR commet des atrocités contre les civils et demeure une menace pour la stabilité des Nord et Sud Kivus", a affirmé Mme Rice. "La décision d'aujourd'hui contre le FDLR est un pas essentiel vers la fin de l'impunité et la paix".

Elle a évoqué l'éventualité de "mesures supplémentaires du Conseil contre ceux qui persistent à fournir un appui extérieur au M23 ou à contrevenir à l'embargo sur les armes" imposé à la RDC.

Le Conseil a dénoncé dans plusieurs déclarations tout "soutien extérieur" au M23 mais sans jamais désigner nommément le Rwanda ni l'Ouganda.



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ONU - RDC : le Conseil de sécurité prend des sanctions contre le M23

01/01/2013 à 11h:23 Par AFP
 

Le Conseil de sécurité a décidé des sanctions contre le mouvement rebelle congolais M23, actif dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), ont indiqué lundi des diplomates.

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8 réaction(s)

1.
Kasi Kasilembo - 03/01/2013 à 09h:01

Bande d'hypocrites Obama et Rice; vous fermez les yeux des actrocités qui dépassent l'horreur de l'esclavage. .

2.
mutuale - 03/01/2013 à 08h:01

Geler les avoirs de Runiga n'est pas la solution au probleme congolais les vraies raisons sont liées à la maivaise gouvernance de kabila donc si ce n'est pas le M23 ça sera un autres mouvement tant le mal sera aussi profond que jamais toute personne qui combattra la mauvaise gestion du congo est le bien venu. .

3.
Bayaya-Bayaya - 02/01/2013 à 15h:01

Vaut mieux ça que rien mais Rice s'attaque aux symptômes au lieu de traiter le mal dont tout le monde connait (Rwanda .

4.
Emma - 02/01/2013 à 14h:01

Pendant que le M23 tue, son parrain le Rwanda entre à l'ONU avec force.Oh...le monde injuste.Desormais le Rwanda va decider sur des Etats démocratiques alors que son regime est plus que dictatorial.

Ce message a été signalé aux modérateurs.
5.
Roberto Muanda - 02/01/2013 à 11h:01

Cela ne donnera rien,sanctions contre le M23 machin,sont des citoyens Rwandais et tout le monde le sais et ne veulent pas voir la verité en face.Quand terminera l'hypocrisie des diplomates?.

6.
Belafrique - 01/01/2013 à 21h:01

Si le ridicule pouvait tuer! ce soit disant pasteur président du M23 a t il même un compte bancaire local en franc congolais? pour qu'on gèle son compte étranger d'ou? on se moque des congolais!.

Ce message a été signalé aux modérateurs.
7.
Alpha - 01/01/2013 à 13h:01

Tant que les pyromanes rwandais et ougandais ne seront jamais nommés, c'est une farce de l'ONU. Susan Rice devra condamner Kagame et Museveni. Paix, Justice et Prosperité pour la RDC en 2013..

8.
Gongno - 01/01/2013 à 12h:01

apparemment ces sanctions ne concernent pas le M23, par ce que ses autorites n'ont ni l'habitude de voyager ni de mettre leur argent dans de banques. Alors, Mme Rice pense que ces gens menent la meme vie qu'elle. je suis desole et comprend pourquoi elle soutient le Rwanda. Elle doit se renseigner plus. Bonne annee pour elle aussi. .



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 Sud et Nord-Kivu : rébellions, négociations, réintégrations : un cercle vicieux sans fin
(Agence Syfia 03/01/2013)


(Syfia Grands Lacs/Rd Congo) Au nom de la paix au Nord et au Sud-Kivu, on réintègre régulièrement dans l'armée nationale - en les amnistiant de leurs crimes et en reconnaissant leurs grades - les militaires qui l'avaient quittée pour rejoindre des groupes rebelles ou les créer. Pour ces soldats, c'est un encouragement à revendiquer ; pour le gouvernement, un véritable cercle vicieux.

Le gouverneur et quelques députés nationaux natifs de la province du Sud-Kivu sont en liesse ce deuxième jeudi de novembre à Bukavu : Albert Kahasha, alias Foka Mike, fils du terroir, cet ancien commandant d’un régiment militaire à Oïcha, au Nord-Kivu, vient de regagner l’armée nationale qu’il avait quittée en janvier dernier avec une trentaine de soldats. "Ce qui frise l’extraordinaire, c'est qu’il a été reçu avec pompe oubliant qu’il a créé un mouvement rebelle contre les intérêts de la nation congolaise !", analyse un universitaire. Selon RFI, il avait rejoint le groupe de miliciens Mayi-Mayi Lafontaine puis le M23 avant de retourner dans l’armée nationale.

Va-et-vient incessants des soldats

Au Sud et au Nord-Kivu, ces allers et retours des militaires congolais entre les groupes rebelles et l'armée nationale sont incessants. Forces et groupes armés s’activent ou se réactivent d'un jour à l'autre. La liste est longue si on regarde le site de radio Okapi : "A Rutshuru (Nord-Kivu), le commandant du 805e régiment des FARDC du camp de Nyongera, le colonel Innocent Kayina, a fait défection dans la nuit de samedi 7 avril avec 70 hommes. Dans la nuit de dimanche 1er à lundi 2 avril, des militaires de l’ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) avaient quitté leur position à Rubare, au sud vers la localité de Katale. Quatre jours après leur défection, la majorité des militaires s’est progressivement rendue à l’État-major militaire au Nord-Kivu… ". En mai dernier, 128 soldats rebelles avaient aussi regagné leur base à Uvira.

La plupart des militaires de ces provinces proviennent d'anciennes forces et groupes armés intégrés dans l’armée nationale par les accords "de paix" de 2008 et 2009. Dès qu'ils sont mécontents, ils vont en brousse pour revendiquer. Ces "éléments indisciplinés", emmènent quelques soldats avec eux dans la forêt et des effets de guerre. Après des négociations, ils reviennent dans l’armée, "considérés alors comme des fils égarés qui rentrent en famille", avance un magistrat. "L'armée n'est pas une salle de classe, proteste un journaliste de Bukavu où tout élève qui proteste contre le cours peut sortir et revenir quand il y a l'entrée de l'enseignant qu'il aime ou qu'il aimerait !". Pour beaucoup, c'est un désordre inacceptable au sein de l’armée nationale qui doit incarner la discipline et l’ordre.

Le schéma est toujours le même : pour mettre fin aux hostilités des groupes armés, le gouvernement congolais est le plus souvent obligé de négocier, appuyé par des organisations internationales, régionales et sous régionales. Sur le papier, il cède alors facilement aux revendications des rebelles afin qu’ils se retirent dans les localités qu'ils contrôlent. C’est ainsi qu’en 2008, à Goma, neuf groupes armés du Nord-Kivu s’étaient engagés à mettre fin aux hostilités sur toute l’étendue de cette province en proie à des conflits depuis plus d’une décennie.

Crimes impunis et gradés sans raison

En échange, le gouvernement s’était engagé notamment à amnistier, par le truchement du parlement, tous les crimes commis par eux depuis juin 2003. "Là où ça choque, c'est que des viols massifs, meurtres, pillages et autres crimes sont méconnus. Ils ne seront plus poursuivis et les auteurs demeureront impunis. Alors que de nombreuses femmes et enfants victimes en sont décédés. Où est alors la justice?", se décourage un responsable d’une association de lutte contre les violences sexuelles à Uvira.

Mais la justice fonctionne dans un environnement politique. Impuissant, un magistrat militaire regrette que ces accords permettent de bafouer totalement les lois en place. "En 2009, la loi d’amnistie revendiquée a été signée et promulguée. Mais nous avons vu même des prisonniers non politiques être relâchés", déplore-t-il, désespéré. "Chaque fois qu’on inquiète une catégorie de militaires, ils prennent les armes. Les rares condamnés aujourd’hui, sont libérés demain grâce aux accords et promu à des grades supérieurs, de quoi craindre pour notre sécurité".

Autant d’actes qui fragilisent la justice et foulent aux pieds les droits des citoyens victimes des exactions de ces groupes armés. Assumani Kangeta, défenseur judiciaire estime qu’au nom de la paix, on méconnait la justice.

Dans leurs revendications, les rebelles demandent aussi la reconnaissance de leurs grades. "Ce qui exacerbe la faiblesse de l’armée. Dans quelle armée du monde devient-on général deux ans après l’avoir intégrée ?", s'interroge un avocat. Selon lui, beaucoup de hauts gradés issus de rébellions n'ont pas les niveaux d’études requis.

Pour certains, c'est un cercle vicieux sans fin dans lequel le pays est entré : "En négociant avec les premiers groupes armés et en acceptant leurs revendications, le gouvernement est mal parti", constate un journaliste. La conséquence est que les autres voudront aussi se rebeller pour avoir droit à ces grades. Hier sous-lieutenant, aujourd’hui il devient major et demain colonel ou général sans aucune connaissance…"

Paul Durand
14 Décembre 2012

 

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