Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

03/01/2013

CONGO/KINSHASA : UN BRAS DE FER AVEC LE FMI LE TOUT SUR FOND D'INCOMPETENCE NOTOIRE GOUVERNEMENTALE

Je ne me voile plus le visage. Je m'étais quasiment trompé d'apporter mon soutien à la nomination par le chef de l'Etat de monsieur Augustin Matata Ponyo au poste de premier ministre. Une erreur que je regrètte parce qu'en effet, il n'y a aucun effort dans le sens de l'amélioration de la situation sociale du peuple congolais. Trop de rigueur tue la rigueur, doit-on constater et déplorer. L'homme est là depuis plusieurs mois et dans bientôt un an à la primature, il n'est là que pour narguer ceux et celles qui peuvent apporter au pays une véritable reprise économique. Le FMI n'est pas constamment fou pour lui refuser de l'aide.

Mais encore une fois, il ne s'agit pas d'une critique de ma part pour penser ne-fût-ce qu'une seule fois que Léon Kengo était l'homme de la situation. Il me semble que le poste, mieux, le job est bien taillé pour Evariste Boshab. L'homme n'a laissé que des bons et beaux souvenirs dans tous les postes qui l'ui ont été confiés. En dépit d'un déficit caractériel dont l'accusent ceux et celles qui ne le connaissent pas, je crois que Boshab est l'homme de la situation. Les gens se trompent à son sujet. Pour l'avoir côtoyé plus d'une dizaine d'années en Belgique, je pourrais mettre ma tête à trancher ou mon cul au feu.

Le Prince

Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité de philosophie

Membre de la SPEP/APA (Association des Philosophes Américains)

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be

« Ahora Siempre Adol’che »

 


FMI : la RDC contre-attaque


Après la décision du FMI de suspendre son programme en RD Congo en raison d'un défaut de transparence, le pays a entamé une campagne, notamment en France, pour démontrer la contre-productivité d'une telle décision.

Après la décision du FMI, le 30 novembre, de suspendre son programme 2009-2012 en RD Congo en raison d'un défaut de transparence dans le secteur minier, Augustin Matata Ponyo, le Premier ministre, a lancé une contre-offensive. Outre un discours fleuve au Sénat, le 10 décembre, et une tribune dans le quotidien français Libération, il a activé divers relais afin de trouver des appuis au sein de l'institution et démontrer la contre-productivité d'une telle décision.

Reconsidérer le dossier

Non sans succès. « Sans le programme du FMI, on perd un moyen de pression pour améliorer la transparence des industries extractives pour laquelle Matata se bat, estime un diplomate européen. Il fallait dépêcher une mission à Kinshasa avant de prendre une telle décision. » Selon des sources concordantes, le ministère français de l'Economie a essayé de bloquer cette suspension du programme. Une lettre est partie de Bercy, mais elle est arrivée trop tard au siège du FMI. « Il faut à présent convaincre Christine Lagarde, la directrice générale, de reconsidérer le dossier », commente un fonctionnaire international.


Paris, 3/01/2013 (J.A. / MCN, via mediacongo.net)

En vue de générer davantage des ressources pour la défense, Kabila renvoie le budget 2013


Pour sa part, le Gouvernement, afin d’assurer le fonctionnement normal et régulier des Institutions, ministères et services publics, sollicite l’ouverture des crédits provisoires auprès du Parlement pour une période de trois mois

La loi des finances pour l’exercice 2013, communément appelée budget, n’a pas été promulguée par le chef de l’Etat pour entrer en application à partir du 1er janvier 2013. A en croire un communiqué du cabinet du président de la République, le chef de l’Etat exige une seconde délibération de la loi des finances en vue de la réadaptation de certaines rubriques. En fait, indique-t-on, il s’agit de générer davantage des ressources pour la défense. Pour ce faire, le chef de l’Etat s’appuie sur l’article 167 de la Constitution de la RDC. Voilà donc qui oblige le Parlement à examiner en seconde lecture le projet de budget 2013. Les deux chambres étant encore en session extraordinaire, c’est l’occasion pour les députés et sénateurs de se pencher, une fois de plus, sur cette loi des finances.

Comme il fallait s’y attendre, le renvoi au Parlement de la loi des finances a contraint le Gouvernement à se réunir hier pour faire face à l’absence du budget en ce début de l’année conformémentaux dispositions de l’article 126 de la Constitution. «L’exercice budgétaire 2013 étant entamé sans que ce texte ne soit en état d’être mis en application et dans le but d’assurer la continuité de l’exécution du programme d’action du Gouvernement ainsi que le fonctionnement normal et régulier des Institutions, ministères et services publics, le Conseil des ministres a convenu de recourir aux dispositions de l’article 126 de la Constitution complétée par l’article 83 de la Loi relative aux finances publiques.

Il a été décidé à cet effet de procéder à une demande d’ouverture des crédits provisoires auprès du Parlement pour une période de trois mois», peut-on lire dans le compte rendu de la réunion extraordinaire sous la direction du Premier ministre Augustin Matatan Ponyo. 



M.M.
Kinshasa, 3/01/2013 (Forum des As, via mediacongo.net)
 
Amélioration du climat des Affaires, Augustin Matata rassure la FEC !


Après le désaccord, la tendance est à l’harmonisation entre le Gouvernement et le secteur privé. Et ce, grâce à l’implication personnelle du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange.

Hier, le Premier Ministre Matata a reçu, en son cabinet de travail, une délégation de la FEC conduite par son Président, M. Albert Yuma. Cette rencontre, a révélé le numéro Un du patronat congolais, fait suite à celle ayant mis autour du Président de la République, le Gouvernement et le secteur privé où il était essentiellement question de l’harmonisation des relations entre les deux parties en vue de l’amélioration du climat des affaires en RDC. Aussi, ‘‘Son Excellence M. le Premier Ministre a-t-il souhaité très vite qu’on ne perde pas de temps et qu’on revitalise un dialogue constructif entre le Gouvernement et le secteur privé. Et que d’ici le 15 janvier, nous puissions faire un premier rapport au Chef de l’Etat sur la qualité du dialogue que nous avons aujourd’hui repris’’, a déclaré M. Yuma. Par ailleurs, les deux parties ont convenu, à l’issue de la rencontre de ce mercredi, que tout au long de cette année 2013, elles vont travailler dans une collaboration parfaite. Et que désormais, à chaque fois qu’il va falloir communiquer, cela se fera à travers un communiqué conjoint Gouvernement et secteur privé. Une façon de démontrer, si besoin en était, que c’est ensemble que l’on doit pousser l’économie congolaise dans la droite ligne du développement du pays.

Le Premier Ministre, M. Augustin Matata Ponyo, a reçu, ce mercredi 2 janvier 2012, à l’Hôtel du Gouvernement, une délégation du Patronat congolais, conduite par son Président, M. Albert Yuma.

A l’issue de cet entretien très fructueux, selon nos sources, le Président de la Fédération des Entreprises Congolaises a dévoilé, en quelques mots, le contenu des échanges. A l’en croire, cette réunion avec le Gouvernement, la première de l’année 2013, était destinée à faire suite à la rencontre ayant mis ensemble, tout récemment, autour du Chef de l’Etat, la FEC et le Gouvernement de la République. Ladite rencontre, a précisé M. Yuma, était essentiellement axée sur l’harmonisation des relations entre le Gouvernement et le secteur privé, s’agissant singulièrement de l’amélioration du climat des affaires.

‘‘Son Excellence M. le Premier Ministre a souhaité très vite qu’on ne perde pas de temps et qu’on revitalise un dialogue constructif entre le Gouvernement et le secteur privé, et que d’ici le 15 janvier, nous puissions faire un premier rapport au Chef de l’Etat sur la qualité du dialogue que nous avons aujourd’hui repris’’, a déclaré M. Yuma. Avant d’ajouter : ‘‘Je peux vous dire qu’à l’issue de cette réunion, le Gouvernement et le secteur privé seront en harmonie sur la thématique et l’agenda du travail’’.

Dès la semaine prochaine, a-t-il informé, les deux parties vont se réunir pour le lancement officiel des activités du cadre des concertations économiques. Un cadre où, ensemble, ils vont étudier les mesures économiques, fiscales et autres pour booster l’activité économique en République Démocratique du Congo. ‘‘Nous allons, quelques jours après, faire des journées économiques où nous aurons à traiter des matières que nous aurons, ensemble, considérées comme prioritaires pour le développement du pays. Et puis, après, on fera deux fois par an un forum économique qui va ramasser toutes les matières et on fera une évaluation régulière’’, a poursuivi le numéro Un de la FEC. La délégation de la FEC, a révélé son Président, a été formellement rassurée par le Premier Ministre qui a déclaré, à cette occasion, que la priorité pour le Gouvernement de la République reste l’amélioration du climat des affaires. Non pas parce que les privés la réclame, mais parce que c’est pour le Gouvernement la seule façon de développer une économie qui donne les moyens à l’Etat d’exécuter son programme économique et social. Selon le patron de la FEC, le Premier Ministre est tout à fait conscient que l’une des priorités du secteur privé, c’est aussi la sécurité juridique et judiciaire. Et là-dessus, Augustin Matata Ponyo a promis d’accompagner, totalement, les opérateurs économiques.

Notons que la grande nouvelle est que les deux parties ont convenu, à l’issue de la rencontre de ce mercredi, que tout au long de cette année 2013, elles vont travailler dans une collaboration parfaite, c’est-à-dire, Gouvernement et secteur privé. Et que désormais, à chaque fois qu’il va falloir communiquer, cela se fera à travers un communiqué conjoint Gouvernement et secteur privé. Une façon de démontrer, si besoin en était, que c’est ensemble que l’on doit pousser l’économie dans la droite ligne du développement du pays. Rappelons qu’il y a peu, très peu, les deux parties étaient à couteaux tirés.

Un communiqué de la FEC, signé par son Président, M. Yuma Albert, dénonçait des tracasseries des opérateurs économiques ainsi que la détérioration du climat des affaires. Une dénonciation malvenue pour l’Exécutif Central qui, lui, s’emploie, par une gestion transparente et rigoureuse, à attirer les investisseurs et à faire en sorte que ceux qui sont là, évoluent normalement.

C’est donc grâce à l’implication personnelle du Chef de l’Etat que le pire a été, visiblement, évité.


Kinshasa, 3/01/2013 (La Prospérité, via mediacongo.net)
 

Les commentaires sont fermés.