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04/01/2013

CONGO/KINSHASA : LA SURENCHERE DIALOGUALE A KAMPALA

Comme il fallait s'y attendre, l'on annonce des négociations difficiles, compliquées et incertaines entre les soi-disant rebelles et le gouvernelent congolais. La priorité ne consiste pas dans la négociation avec cette bande armée de traîtres congolais qui complotent contre l'intégrité de la RDC, mais au contraire dans la mise en place d'une véritable politique de formation nationale pour une véritable armée digne de ce nom capable de contrer n'importe quelle vélléité secessionniste d'où qu'elle vienne. Pourquoi avoir foi dans les négociations interminables et inutiles, alors que la solution est dans la formation d'une armée nationale véritable ? Pourquoi dépenser autant d'argent pour nourrir des bouches inutiles qui s'en vont à Kampala et ailleurs pour leurs bouches propres et ventres pleins de cacas, et qui lorsqu'ils seront de retour à Kinshasa viendront narguer le souverain primaire avec leurs 4X4 ? Tout ceci c'est de la distraction inutile. Parce qu'on n'y tirera rien de positif. Ces rebelles que les médias occidentaux annoncent comme s'ils étaient des gens sérieux, alors qu'ils ne s'agit que des culs dépouillés et trous normands, se donnent une importance qu'ils ne méritent nullement.

Le Prince

Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité de philosophie

Membre de la SPEP/APA (Association des Philosophes Américains)

Directeur-Administrateur kilimandjero.blogs.dhnet.be

« Ahora Siempre Adol’che »

 


RDC: les discussions entre le gouvernement et la rébellion vont être difficiles

04/01/2013 à 18h:36 | AFP
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RDC: les discussions entre le gouvernement et la rébellion vont être difficiles RDC: les discussions entre le gouvernement et la rébellion vont être difficiles © AFP

La reprise envisagée samedi des discussions entre le gouvernement de République démocratique du Congo et le mouvement rebelle du M23, qui le combat dans l'est du pays, s'annonce difficile, les deux parties affichant des positions bellicistes.

La délégation rebelle est arrivée vendredi à Kampala, alors que la délégation gouvernementale, conduite par le ministre des affaires étrangères, Raymond Tshibanda, était déjà là, a-t-on appris de source officielle à Kampala.

"Nous espérons pouvoir passer aux choses sérieuses demain", a affirmé vendredi le porte-parole du ministère ougandais de la défense, Paddy Ankunda.

Les pourparlers sont orchestrés par l'Ouganda, qui mène une médiation au nom des pays voisins des Grands Lacs. Ils doivent reprendre après deux semaines d'interruption. Les travaux avaient été entamés le 9 décembre dans la capitale ougandaise sous l'égide du président Yoweri Museveni, président de la Conférence internationale de la région des grands lacs, puis avaient été suspendus pour les fêtes le 21 décembre.

Ils n'avaient pas donné beaucoup de résultats : seul le règlement des débats avait été adopté, l'ordre du jour étant toujours en discussion, selon une source diplomatique à Kinshasa.

Depuis, le président congolais Joseph Kabila, dans un message au Parlement puis dans ses voeux à la Nation, a annoncé que sa "priorité" était "la défense, rien que la défense", en appelant les jeunes Congolais à "s'engager nombreux sous le drapeau pour la défense de la patrie".

Jeudi, le responsable politique du M23, Jean Marie Runiga, a annoncé que son mouvement continuait à réclamer "des négociations directes avec le gouvernement et qu'il souhaitait la signature d'un cessez-le-feu", ce que refuse le gouvernement.

Il a aussi menacé de reprendre les armes. "Le langage que Kabila comprend, ce sont les armes (. . . ) si c'est dans cette voie-là qu'il veut encore s'engager, cette fois-ci nous irons très loin", a-t-il dit.

Doléances

Depuis le début de la rencontre, les problèmes de fond n'ont pas été abordées. Le mouvement rebelle réclame des discussions politiques générales alors que le gouvernement veut les limiter à l'application de l'accord du 23 mars 2009, sur laquelle le M23 a fondé au départ sa lutte armée.

Le M23 est formé d'anciens rebelles, d'abord intégrés dans l'armée de RDC aux termes d'un accord signé le 23 mars 2009 avec les autorités de Kinshasa, mais qui ont repris le combat au printemps dans le Nord-Kivu, accusant le gouvernement de ne pas l'avoir respecté.

Les mutins refusaient notamment, au sein de l'armée, toute mutation hors de leur région du Kivu afin de protéger leurs familles et les membres de leur communauté qu'ils estiment en danger. Ils réclamaient aussi de conserver dans l'armée régulière les grades qu'ils avaient dans la rébellion.

Ils ont ensuite multiplié leurs doléances, qui touchent désormais à des questions de gouvernance, de bien-être social, de droits de l'homme. Ils ont aussi remis en cause la légitimité du président Joseph Kabila, réélu en 2011 au terme d'élections contestées.

Depuis le début du conflit en mai 2012, le M23 a conquis une partie du Nord Kivu, riche région minière et agricole de l'est de la RDC. Le 20 novembre, il a pris, malgré la présence de troupes des Nations Unies, la capitale régionale, Goma, avant de s'en retirer onze jours plus tard sous la pression des pays de la région.

Selon Kinshasa et l'ONU, le M23 est appuyé par l'Ouganda et le Rwanda, ce que ces deux pays nient.

Le mouvement rebelle s'était engagé à se retirer à 20 kilomètres de la ville mais a en réalité maintenu ses positions à quelques kilomètres autour de Goma, étendant son emprise administrative sur la plus grande partie du Nord-Kivu. Il a même ouvert le feu sur deux hélicoptères des Nations unies qui le survolait. Les forces militaires congolaises ont été limitées à quelques centaines d'hommes cantonnés à l'aéroport.

Une force internationale neutre, décidée en juillet dernier par l'Union africaine, est en cours de constitution avec l'arrivée "incessamment" d'un bataillon tanzanien d'environ 600 hommes.



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RDC: arrivée des rebelles du M23
(Le Figaro 04/01/2013)


Une délégation des rebelles congolais du M23, qui combattent l'armée de République démocratique de Congo (RDC) dans l'est du pays depuis des mois, est arrivée aujourd'hui à Kampala pour des négociations avec le régime de Kinshasa, a affirmé un porte-parole de la rébellion. La date exacte du début de ces pourparlers était cependant encore incertaine. "La délégation est arrivée à Kampala", a indiqué Bertrand Bisimwa, porte-parole du M23, un groupe de mutins qui affronte l'armée de RDC depuis avril dans la riche province minière du Nord-Kivu. "Nous sommes prêts et nous attendons le programme de négociation du médiateur."

Ces pourparlers prévus dans la capitale ougandaise avaient été promis aux rebelles en échange de leur retrait le 1er décembre de Goma, la capitale du Nord-Kivu, après une dizaine de jours d'occupation. Ils sont orchestrés par l'Ouganda, qui mène une médiation au nom des pays voisins des Grands Lacs. Les rebelles, que Kinshasa et l'ONU accusent, malgré leurs démentis, le Rwanda et l'Ouganda de soutenir, sont essentiellement des Tutsi congolais issus d'une précédente rébellion. Ils avaient été intégrés à l'armée de RDC après un accord de paix signé le 23 mars 2009 -- d'où leur nom Mouvement du 23 Mars/M23.

Ils se sont mutinés car ils estiment que Kinshasa n'a jamais pleinement respecté ces accords qui prévoyaient des garanties de grades et d'affectation géographique. Plus récemment, il ont ajouté des revendications politiques à leur liste, allant jusqu'à remettre en cause la légitimité du président de RDC, Joseph Kabila. Aujourd'hui, le porte-parole du ministère ougandais de la Défense, Paddy Ankunda, a laissé entendre que les négociations pourraient reprendre dès demain.

"Le M23 voyage aujourd'hui à Kampala et la délégation du gouvernement (congolais) est déjà ici", a-t-il dit. "Nous espérons pouvoir passer aux choses sérieuses demain."
En décembre, le M23 et les autorités de Kinshasa s'étaient déjà retrouvés à Kampala pour une première tentative de discussions. Mais les pourparlers, extrêmement laborieux, n'avaient porté que sur des questions de procédure. Aucun des problèmes de fond n'avait été abordé.


AFP Publié le 04/01/2013 à 14:52

 

 

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