La reine Fabiola a constitué sa fondation privée, « Fons Pereos », visant notamment à soutenir les neveux et nièces directs et biologiques de la veuve du roi Baudouin. Cette fondation, dont les statuts ont été publiés au Moniteur belge le 1er octobre 2012, doit en réalité permettre à la reine de régler ses problèmes de succession, ont rapporté ce mercredi les quotidiens Sudpresse.

Après Charles Michel - « c’est une sorte d’évasion de l’argent public » -, c’est au tour de la N-VA de réagir. Le député N-VA Theo Francken estime que si chacun a le droit d’optimaliser sa situation financière, donc aussi la reine Fabiola, la grande différence est qu’il s’agit ici d’argent public.

« Ce n’est pas de l’argent privé »

 

Théo Francken souligne que l’Etat belge n’a jamais accordé de dotation ou de liste civile dans le but de soutenir financièrement les neveux et nièces. Une dotation a pour but de permettre à la personne qui en bénéficie d’exercer sa fonction. Il ne s’agit pas d’un salaire et ce n’est donc pas de l’argent privé.

Pour lui, la famille royale confond argent public et fortune privée. Le roi Baudouin a d’ailleurs également constitué la fondation Astrida. Cette confusion des avoirs n’est possible que parce qu’il n’y a pas de contrôle de l’utilisation de la dotation par la Cour des comptes. La N-VA préconise donc un contrôle par la Cour des comptes et un partage du montant des dotations entre une allocation de fonctionnement exemptée d’impôt et une allocation soumise à l’impôt.

« L’Etat doit intervenir »

 

Dans un communiqué sur son site, le Centre d’Action Laïque s’interroge sur « les objectifs annoncés de cette fondation ainsi que son existence même ».

Peu habitué à ce genre de réaction, le CAL « demande instamment aux autorités démocratiques de ce pays d’intervenir, si nécessaire en légiférant dans l’urgence, pour s’assurer que dans cette période de grave crise budgétaire où le peuple souverain est prié de se serrer la ceinture, l’argent qu’il a attribué à ses régnants pour garantir la pérennité de la Nation lui revienne de droit et vienne aider l’Etat à remplir ses obligations à l’égard des citoyens. »