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05/02/2013

CONGO/KINSHASA : ENFIN CONTENT QUE LE GOUVERRNEMENT AIT COMPRIS MA RECOMMANDATION DE RAPPELER TOUS LES MENDIANTS !

Morceaux choisis :

"* Seuls des experts congolais resteront encore dans la capitale ougandaise pour discuter avec les délégués du M23"

"Ils sont dans tous leurs états, les sociétaires de la Majorité présidentielle (MP) de Joseph Kabila. La raison : les négociations de Kampala entre les rebelles pro-rwandais du M23 et le Gouvernement de la RDC tirent en longueur, sans aucun résultat par à rapport à l’occupation du Nord-Kivu où les populations continuent à souffrir leur martyre. Trop c‘est trop ! C’est par son porte-parole, Sébastien Luzanga Shamadevu que la Majorité tonne. Elle ne comprend pas pourquoi ces négociations vont de conciliabule en conciliabules, pour rien."

"A Kampala, le M23 a montré sa gloutonnerie en termes des prétentions territoriales. Dans son projet sécuritaire, il exige le contrôle du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, d’une partie du Katanga et de la Province Orientale. A l’exception du Nord-Kivu qu’ils viennent d’ajouter à cette liste, les provinces convoitées par le M23 sont soit voisines du Rwanda ou de l’Ouganda. Une telle main mise sur ce vaste territoire conforterait bien la balkanisation."




Kampala : Kinshasa rappelle son personnel politique pour éviter de se laisser distraire


* Seuls des experts congolais resteront encore dans la capitale ougandaise pour discuter avec les délégués du M23

Pendant que Kigali fait fonctionner normalement son administration et s’adonne à une action de lobbying contre la RDC, du côté de Kinshasa, le ministre des Affaires étrangères et d’autres officiels poursuivent dans des négociations avec le M23 où l’on tourne carrément en rond. C’est ce constat malheureux et bien d’autres raisons qui ont poussé le Gouvernement rd congolais à se rendre à l’évidence. Surtout lorsqu’on sait que Kampala commence à emboîter le pas à Sun City en Afrique du Sud où les négociations entre le Gouvernement et les mouvements rebelles commençaient tellement à s’éterniser au point de pousser le président sud-africain de l’époque, Thabo Mbeki, à prendre ses responsabilités.

A en croire des sources dignes de foi, les négociations entre le Gouvernement rd congolais et le groupe rebelle M23 qui se déroulent à Kampala sont toujours au point mort. Face à ce qui ressemble de plus en plus à de la diversion, Kinshasa a décidé de rappeler tout son personnel politique pour ne laisser que des experts dont l’abbé Malu malu. Car, au moment où l’administration du Rwanda, parrain du M23, fonctionne normalement, des officiels rd congolais, dont le ministre Raymond Tshibanda des Affaires étrangères, sont toujours bloqués à Kampala où, à y regarder de près, les pourparlers n’avancent pas.

D’autres raisons expliquent également le dernier sursaut du Gouvernement congolais. Ce serait aussi le cas de la logistique. Car, c’est Kinshasa qui prendrait tout en charge à Kampala, en Ouganda. Y compris l’intendance des rebelles. Pendant ce temps, à l’intérieur, des voix s’élèvent de plus en plus pour déplorer que des négociations, elles, avancent à pas de tortue ou à faire du sur place. Voilà qui a poussé le Gouvernement à rappeler tout son personnel politique pour ne laisser à Kampala que des experts face aux rebelles du M23. Ce qui pousse des observateurs avertis à envisager déjà l’échec des négociations.

Mais, pour quelle solution de rechange ? Car, souvent dans ce cas de figure, l’échec signifie le retour à la guerre. Surtout lorsqu’on sait que la brigade spéciale proposée par Ban Ki-Moon dans le cadre de la Monusco a été bloquée avec l’accord-cadre dont la signature était prévue à Addis-Abeba. Voilà donc qui pousse les observateurs à inviter le Gouvernement à éviter de perdre le temps avec le M23 pour négocier directement avec les parrains de ce mouvement et avec des puissances occidentales qui ont le moyen de faire pression sur Paul Kagame et Yoweri Museveni.



M. M.
Kinshasa, 4/02/2013 (Forum des As/MCN, via mediacongo.net)

VOUS RENDEZ-VOUS COMPTE ?

 

La MP tonne face aux conciliabules interminables


Ils sont dans tous leurs états, les sociétaires de la Majorité présidentielle (MP) de Joseph Kabila. La raison : les négociations de Kampala entre les rebelles pro-rwandais du M23 et le Gouvernement de la RDC tirent en longueur, sans aucun résultat par à rapport à l’occupation du Nord-Kivu où les populations continuent à souffrir leur martyre. Trop c‘est trop ! C’est par son porte-parole, Sébastien Luzanga Shamadevu que la Majorité tonne. Elle ne comprend pas pourquoi ces négociations vont de conciliabule en conciliabules, pour rien.

A la Majorité, on estime que la délégation de la RDC aux pourparlers de Kampala est allée au-delà du mandat qui lui a été donné. Lequel ? Celui d’entendre simplement les préoccupations du M23 sur le seul point qui est l’Accord du 23 mars 2009 et de reprendre l’avion.

Or, il se fait à ce jour que ce point a déjà été examiné par les deux parties, ce qui aurait amené la délégation à faire ses valises pour Kinshasa. Au fait, elle resterait encore à Kampala pour discuter de quoi ? S’interroge Luzanga Shamandevu qui ajoute qu’à ce titre, la Majorité demande au gouvernement d’ordonner le retour, toutes affaires cessantes à Kinshasa, de la délégation de la RDC à Kampala.

Les Congolais sont étonnés de la célérité de l’action militaire de l’armée française au Mali où les djihadistes ont été chassés de tous leurs bastions en moins de deux semaines. Au Mali, la force a eu raison des fous du roi qui sont pourtant plus fous que les rebelles du M23. C’est pourquoi, le porte-parole de la MP préconise l’usage de la force pour imposer la paix au Nord-Kivu. Il se dit très préoccupé par l’issue malheureuse de la Brigade d’intervention de l’ONU pour démanteler le M23 comme force négative. Voici la voie pour pacifier le Nord-Kivu comme au Nord-Mali avec l’armée française.

Concernant cette unité qui allait être intégrée à la Monusco, son grand pourfendeur à Addis-Abeba était le Président ougandais Museveni qui ne veut pas du tout de la mise en œuvre d’une telle force, mais qui fait tout pour que le M23 ait gain de cause au niveau des négociations que lui-même pilote.

C’est à Addis-Abeba où la diplomatie congolaise ne semble pas avoir tourné à plein régime pour contrecarrer ce travail de sape mené par Museveni. Conséquence, la Brigade d’intervention a été renvoyée aux calendes grecques à cause de la diplomatie de coulisses de l’autre camp qui a bien fonctionné avec la conséquence de reprendre les négociations de Kampala à l’agenda que le même adversaire a concocté.

La question qui se pose est de savoir ce qui adviendrait au cas où le Gouvernement se retIrait des négociations comme demandé par la MP ? Sur le terrain, la position militaire est à l’avantage des rebelles qui sont toujours autour de Goma, tandis que côté FARDC, il n’y a pas eu une quelconque réorganisation qui impliquerait de renverser le rapport des forces.

Ces difficultés comme celles de l’armée malienne ne peuvent pas être solutionnées au cours d’un seul week-end. Raison pour laquelle, au Mali, c’est bien l’armée française qui fait la guerre suivie en complément par les Maliens. C’est un service pareil qui doit être mis en action en RDC en attendant la réforme des FARDC, l’armée nationale.

LE M23 EXIGE LE CONTROLE DU NORD-KIVU, DU SUD-KIVU, DE LA PROVINCE ORIENTALE ET DU NORD-KATANGA

A Kampala, le M23 a montré sa gloutonnerie en termes des prétentions territoriales. Dans son projet sécuritaire, il exige le contrôle du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, d’une partie du Katanga et de la Province Orientale. A l’exception du Nord-Kivu qu’ils viennent d’ajouter à cette liste, les provinces convoitées par le M23 sont soit voisines du Rwanda ou de l’Ouganda. Une telle main mise sur ce vaste territoire conforterait bien la balkanisation.

Du reste, ce choix n’est pas au hasard. Car au cas où le gouvernement se permettrait même par l’absurde d’accorder au M23 la gouvernance de ces provinces, à la moindre crise, ils recourraient à leur base arrière soit en Ouganda pour la partie de la Province Orientale convoitée et une partie du Nord-Kivu, soit au Rwanda avec les deux Kivu. En cas de crise comme avec le CNDP, le M23 aurait le même appui militaire de la part des mêmes parrains tapis de l’autre côté de la frontière. Pour rappel, c’est le même espace qui était jadis occupé par le Rwanda avec son pion de l’époque le RCD, jusqu’au Nord-Katanga.

Aujourd’hui, si le Nord-Katanga apparait dans la visière du M23, c’est vraisemblablement à cause d’une situation sécuritaire inédite que connaît cette partie de la République. Le tueur Gédéon Kyungu y a encore installé son empire de la mort. Où il tue, viole, pille et brûle des villages entiers, il tient ses propres frères en esclavage. A ses côtés, un autre mouvement vient de voir le jour avec un certain « K Katanga » qui prône la sécession du Katanga et qui fait régner la terreur dans cette zone qui échappe à l’autorité du Gouvernement central.

C’est cette triste réalité qui aurait poussé le M23 à ajouter le Nord-Katanga aux territoires qu’il doit administrer. Décidément, Kampala n’est truffé que des pièges et des peaux de banane. A quoi bon continuer ?


Kandolo M.
Kinshasa, 4/02/2013 (Forum des As, via mediacongo.net)

Après les pourparlers de Kampala, les retardataires et les sanguinaires réclament à cor et à cri le dialogue national


Ceux qui se sont, pour une raison ou une autre, surtout en raison de leurs propres caprices, fait exclure des pourparlers de Kampala, ne veulent plus être abandonnés sur le trottoir dans la tenue du dialogue national annoncé par le chef de l'Etat Joseph Kabila. Aussi se mettent-ils à annoncer à cor et à cri leur participation à cette rencontre nationale. Il s'agit notamment de la plate-forme de l'opposition dite Forces acquises au changement (Fac) qui réclame la tenue du dialogue national annoncé par le chef de l'Etat d'ici le 16 février prochain. Même ceux qui passent leur temps à tuer leurs compatriotes ne s'offusquent pas de réclamer un dialogue avec le gouvernement. Il s'agit de la milice Raia Mutomboki installée en Province Orientale.

Le modérateur de ce mouvement politique, Lisanga Bonganga, cité par Radio Okapi, a annoncé, mercredi 30 janvier, une initiative dénommée Mouvement du 16 février pour faire pression sur le président Kabila pour qu'il organise rapidement ce dialogue. Comme le ridicule ne tue pas en RDC, les politiciens congolais de l'opposition essaient de récupérer ce qu'ils ont perdu avec les pourparlers de Kampala.

Au cours de son message de vœux à la nation, Joseph Kabila avait promis l'organisation " dès le début de l'année 2013 d'un cadre pour les échanges entre toutes les forces vives de la nation ". Ce cadre d'échanges est censé consolider la cohésion nationale qui, selon le chef de l'Etat, doit permettre de mettre fin à la guerre dans l'Est de la RDC.

En réclamant la tenue de ce dialogue, Lisanga Bonganga tient à signifier qu'il existe et que si le dialogue doit se tenir, on doit compter avec lui, avec sa plate-forme. Il n'est plus donc question de rater une rencontre de grande importance comme celle-ci.

Pour quels dividendes ? Partage des postes ministériels comme cela est de coutume avant les élections, c'est-à-dire obtenir des postes qu'on n'a pas pu obtenir au moyen des élections ? Si c'est cela l'objectif, nous conjurons que bien des Congolais seront déçus à l'issue de ce dialogue. Car, les choses sont claires dès le départ. Qu'il s'agisse de Kampala ou d'un autre dialogue, ce n'est plus un San-City bis.

Lisanga Bonganga a appelé " la diaspora, l'opposition politique et les forces vives à se mobiliser pour que ce dialogue national se tienne d'ici le 16 février ".

De son côté, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, s'est réjoui que les Forces acquises au changement s'empressent de participer à une concertation nationale mais il a mis les dirigeants de ce plate-forme en garde contre toute volonté de s'approprier cette initiative du président de la République.

" Pour l'instant, le chef de l'Etat est en train de préparer son initiative. Il n'a pas chargé monsieur Lisanga ou n'importe lequel de nos compatriotes de préparer cela pour qu'il fasse preuve de je ne sais quelle impatience ", a-t-il déclaré.

Aujourd'hui, après avoir dénié au chef de l'Etat le droit d'organiser  un dialogue national, réclamant l'implication de la communauté internationale, les Forces du changement reviennent sur les bons sentiments.

Le Mouvement de libération du Congo (MLC), un autre parti de l'opposition congolaise, a conditionné sa participation à ce dialogue national à la publication préalable d'un agenda.

" On aimerait connaître d'avance de quoi on va parler. Tous les problèmes politiques que nous connaissons, on peut les évoquer là-bas: le renforcement de la démocratie, l'état de droit, la bonne gouvernance, comment mettre en place une armée professionnelle et républicaine ", a déclaré récemment le  secrétaire général de ce parti, Thomas Luhaka. 

Même la milice Raïa Mutomboki réclame un dialogue avec le gouvernement

Les sanguinaires de la milice Raia Mutomboki de la Province Orientale s'évertuent, eux aussi, à chercher à rencontrer le gouvernement dans un dialogue.

Dans une lettre adressée au gouvernement congolais, les dirigeants du groupe armé Raïa Mutomboki conditionnent le dépôt des armes à l'organisation d'un dialogue avec le gouvernement. Ah ! si chaque groupe armé, après avoir tué à satiété, violé abondamment, pillé, incendié, doit revenir aux bons sentiments en réclamant l'organisation d'un dialogue national, condition sine qua non à la cessation des activités criminelles, il faut compter le nombre de dialogues à organiser dans ce pays.

On rapporte que la correspondance doit être transmise à l'administrateur du territoire de Punia (Maniema) par un infirmier militaire pris en otage par la milice depuis plusieurs mois.

Le commandant des Raïa Mutomboki à Kasese, colonel Shabani Kingumba, a déclaré qu'en dehors du dialogue avec le gouvernement, son groupe demande également aux militaires congolais d'arrêter de tracasser les habitants de Kasese. Du déjà entendu !

La milice revendique aussi le relèvement des militaires présents dans cette partie du territoire de Punia depuis plus de dix ans qu'elle accuse d'exactions contre les populations civiles.

Après le dialogue national, ceux qui ont opté pour le métier de tuer ses compatriotes pour revendiquer quoi que ce soit, doivent chercher autre chose…

 



Kléber Kungu
Kinshasa, 1/02/2013 (L'Observateur, via mediacongo.net)

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