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23/02/2013

LA BELGIQUE TUE SES ENFANTS MALADES

J'ai honte d'être belge naturalisé. Impossible d'imaginer ou de croire que ceci se passe dans mon pays d'adoption, longtemps après la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Je ne comprends pas qu'un jeune homme, drogué ou tout ce que l'on veut, y perde la vie comme ça. C'est pour cela que ceux qui l'ont tué, car ils n'ont pas su faire leur travail, ils auraient dû savoir qu'intervenir ne signifie pas donner la mort, mais au contraire sauver, doivent répondre de leurs actes devant les cours et tribunaux du pays. Cette fois, la victime est blanche, je suivrai avec attention l'évolution de cette affaire. Pourtant, dans un pays "civilisé" et modernisé comme le nôtre, personne ne devrait y perdre la vie gratuitement. Parce que sinon la différence avec le Tiers-Monde n'y serait qu'infime voire pas du tout.

Le Prince

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

-Chercheur habilité de philosophie du CRHIA de l’Université de Poitiers (France)

-Docteur en philosophie et lettres de l’ISP de l’Université Catholique de Louvain (UCL) (Belgique)

-Membre de la SPEP/APA (Association des Philosophes Américains),

de l’Association Canadienne de Philosophie (ACP)

-Professeur de philosophie, d’éthique et de déontologie professionnelle, et de la

méthodologie de la recherche à l’ISP/Gombe de Kinshasa (RDC)

-Directeur-Administrateur/kilimandjero.blogs.dhnet.be (www.dh.be/rubriqueblogs)

-antoinedoverrichardol@hotmail.fr

-osongo_lukadi@yahoo.fr

« Ahora Siempre Adol’che »

 


 
 

Battu à mort dans un commissariat d’Anvers

(22/02/2013)

VIDEO

Les caméras de surveillance ont enregistré le calvaire qui a coûté la vie à Jonathan Jacob

ANVERS Cela ne se passe pas en Russie ou en Syrie mais dans un commissariat de police d’Anvers. Les caméras de surveillance ont filmé l’intervention brutale des membres d’une équipe spéciale d’intervention à l’encontre d’un détenu, un jeune homme d’Affligem (Brabant flamand).

Jonathan Jacob, âgé de 26 ans, a été frappé si sévèrement qu’il y a perdu la vie.

Ces images ont été rendues publiques hier soir sur la chaîne de télévision flamande VRT. L’émission Panorama intitulée La procédure perturbée (De gestoorde procédure) décrit les derniers moments de ce jeune homme. Son histoire est la suivante : gravement dépendant de la drogue, il posait beaucoup de problèmes à ses parents. Le 5 janvier 2010, il est parti de chez lui. Le lendemain matin, titubant, il fut intercepté par un combi de police à Mortsel, dans la banlieue anversoise. Les agents l’ont interpellé, l’ont fait examiner par un médecin et ont songé à le placer dans une clinique psychiatrique à Boechout. Mais à ce moment-là, tout dérape. Jacob devient furieux, commence à insulter et à frapper les agents, si bien que le directeur de l’établissement refuse de l’accueillir.

Une décision que l’ancien juge de paix Jan Nolf trouve incompréhensible face aux caméras de la VRT. “C’était un ordre. Il devait être exécuté.” Mais l’association des médecins psychiatres voit les choses autrement. “Le temps des ordres, c’est fini depuis la guerre.”

Les agents ramènent donc le forcené au commissariat, le temps de le présenter le lendemain à l’institution. Cette fois encore, l’entreprise échoue.

Le parquet ordonne aux agents d’enfermer à nouveau l’homme dans une cellule et de faire venir un médecin pour lui administrer un calmant. Mauvaise décision, selon les psychiatres, “car on ne savait pas ce que cet homme avait déjà avalé !”

En principe, à la troisième présentation, la clinique n’était plus en mesure de refuser le patient turbulent.

Du moins, telle est l’explication des agents car le magistrat de garde niera plus tard leur avoir donné de telles injonctions.

Pendant ce temps, Jonathan Jacob, qui s’était déjà déshabillé dans le combi, fut mis dans une cellule du commissariat de Mortsel, entièrement nu. Mais en attendant le docteur, comme il semblait dangereux de brandir une seringue devant un homme prêt à tout, les agents font appel à une équipe spéciale d’intervention. Une équipe de choc prête à intervenir en permanence pour les cas les plus difficiles.

Ce qui ne semble pas vraiment le cas ici avec un homme nu et désarmé dans une cellule de 1,38 mètre sur 2,06 mètres!

“Ce sont les Rambo de la police locale d’Anvers , explique Peter Callebaut, l’avocat de la famille Jacob. Et ils ont fait honneur à leur réputation.” C’est ce qui apparaît en effet des images diffusées hier.



Les partis flamands et les syndicats policiers veulent des enquêtes

La diffusion du reportage a suscité un certain émoi en Flandre et au sein de la police.

Contactés par Belga, les syndicats policiers demandent une enquête du comité

P, tout en notant que la procédure pouvait s'avérer lourde pour les
agents incriminés, même s'ils sont blanchis.

Dans un communiqué, le député CD&V Michel Doomst appelle lui aussi à une enquête du comité P, ainsi que du Conseil supérieur de la Justice

Le député sp.a Renaat Landuyt propose pour sa part de mettre en place, aux côtés du comité P, un "comité J", chargé de surveiller la Justice. Dans l'affaire de Mortsel en particulier, il estime que l'enquête doit porter non seulement sur les actes policiers, mais aussi sur l'ordre d'injecter au détenu un calmant.

D'après M. Landuyt, c'est la première fois qu'un magistrat donne la consigne d'injecter un tel produit. Un comité J, composé de magistrats indépendants pourrait, selon lui, se pencher sur un tel dossier.

"Aujourd'hui, l'enquête est menée au sein de la magistrature anversoise elle-même et cela me laisse perplexe", dit-il.

L. N.

© La Dernière Heure 2013

18:41 Publié dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0)

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