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24/02/2013

USA : HUGO CHAVEZ AVAIT DIT VRAI "OBAMA EST PLUS DANGEREUX QUE TOUS LES BUSH REUNIS, UN HOMME QUI VOUS ETRANGLE EN SOURIANT"

VERBATIM :

"

Il est le vrai « seigneur des drones », l’homme qui a la haute main sur la « kill list », et sur les assassinats ciblés : John Brennan, conseiller à la Maison Blanche pour le contre-terrorisme — que le président américain Barack Obama veut nommer nouveau chef de la Central Intelligence Agency (CIA), en remplacement du général David Petraeus — devait s’expliquer à nouveau, ce mardi 12 février, devant la commission du renseignement du Sénat, mais à huis clos, sur les engagements en cours en Tunisie, Libye et au Mali. La ratification de sa nomination par le Sénat reviendra à re-légitimer l’usage des drones et des assassinats ciblés, une procédure utilisée dans le secret, sur un mode souvent préventif qui néglige les dégâts humains et politiques. Pourtant, cette nomination signera sans doute également la fin du processus de militarisation de la CIA..."

Source : Le Monde-diplomatique du jeudi 14 février 2013



Accueil du site > Défense en ligne > La CIA, procureur, juge et bourreau

La CIA, procureur, juge et bourreau

jeudi 14 février 2013, par Philippe Leymarie

Il est le vrai « seigneur des drones », l’homme qui a la haute main sur la « kill list », et sur les assassinats ciblés : John Brennan, conseiller à la Maison Blanche pour le contre-terrorisme — que le président américain Barack Obama veut nommer nouveau chef de la Central Intelligence Agency (CIA), en remplacement du général David Petraeus — devait s’expliquer à nouveau, ce mardi 12 février, devant la commission du renseignement du Sénat, mais à huis clos, sur les engagements en cours en Tunisie, Libye et au Mali. La ratification de sa nomination par le Sénat reviendra à re-légitimer l’usage des drones et des assassinats ciblés, une procédure utilisée dans le secret, sur un mode souvent préventif qui néglige les dégâts humains et politiques. Pourtant, cette nomination signera sans doute également la fin du processus de militarisation de la CIA...

Même si la nomination de John Brennan devrait finalement être entérinée, sa première audition, jeudi 7 février, a été houleuse. Vétéran de la CIA (il y a passé vingt-cinq ans) avant de devenir le « M. drone » de la Maison Blanche ces quatre dernières années, Brennan a subi un feu roulant de critiques :

  • Dans une rare manifestation d’unité politique, les membres démocrates et républicains de la commission du renseignement ont exprimé leur colère envers le manque de transparence de la politique du renseignement menée depuis des années par les présidents des deux bords.
  • Le sénateur indépendant Angus King, par exemple, a estimé que — dans les assassinats ciblés — la CIA joue à la fois le « rôle de procureur, de juge et de bourreau » et a proposé une instance externe de contrôle pour valider les opérations de ce genre.
  • A la veille de la première audition au Sénat de John Brennan, NBC News a révélé la teneur d’une note controversée du ministère de la justice permettant au gouvernement des Etats-Unis de tuer en toute légalité l’un de ses ressortissants lorsqu’il représente « une menace imminente d’attaque violente » de type terroriste. Ce document a notamment essuyé le refus du président Barack Obama de le rendre public.
  • Selon certains sénateurs républicains, il avait soutenu la torture en son temps, et dirigé — après avoir quitté la CIA — l’entreprise Analysis Corporation, soupconnée d’avoir trempé dans des interrogatoires menés dans les prisons secrètes de la CIA, où la torture était pratiquée.

En dernier ressort Retour à la table des matières

John Brennan a fait front durant son audition, ayant recours à une série d’arguments :

  • « Les Etats-Unis sont toujours en guerre contre Al-Qaida et les forces qui lui sont associées » (la mention faite à Al-Qaida, responsable notamment des grands attentats anti-américains de 2011, induit que « la fin justifie les moyens »).
  • A propos du rôle multiforme de la CIA, dans la désignation comme le « traitement » des cibles, Brennan a fait valoir que les conditions de la lutte antiterroriste sont « spécifiques » [1].
  • « Sénateurs, je vis tout ceci nuit et jour, je me couche le soir inquiet en pensant que je n’en ai pas fait assez ce jour-là pour être sûr d’avoir suffisamment protégé le peuple américain. »
  • Les forces américaines font « extraordinairement attention » à préserver les civils, les victimes « collatérales » de ces frappes de drones sont « bien plus rares que la plupart ne l’imaginent ».
  • Les assassinats ciblés ne sont « menés qu’en dernier ressort, pour sauver des vies ».
  • Il ne « s’agit pas de punir des terroristes pour des actes passés ».
  • Brennan défend la nécessité du secret pour la protection de la défense nationale, même s’il affirme « comprendre les désaccords » avec ce programme d’éliminations ciblées par des drones, cette opposition étant « saine, et une composante nécessaire à la vie démocratique ».
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Un pilote et un opérateur de charge dans une « salle contrôle et récupération » de drones
Image de General Atomics Aeronautical.

La commission du renseignement, au Sénat, n’a d’ailleurs pas été virulente, selon le correspondant du Monde à New-York, Sylvain Cypel [2] : pas question de communiquer au public tout ou partie des 6 000 pages de « mémos » communiquées au dernier moment aux sénateurs-enquêteurs ; aucune mention faite à la notion « d’imminence » d’une menace, invoquée pour justifier une frappe préventive contre un individu ou un groupe, ni sur le nombre de « signature strikes » (assassinats décidés sur la seule foi « d’indices concordants »), ni sur le nombre des « victimes collatérales », ni sur les conséquences politiques des frappes.

Valeurs américaines Retour à la table des matières

Pour emporter la décision de la commission, John Brennan a cependant été contraint de reculer sur plusieurs points :

  • La question de la transparence : il admet que la CIA a été « trop refermée sur elle-même » et reconnaît que le grand public n’a pas assez été mis au courant de la mise en place de ses programmes secrets.
  • La torture : s’il a refusé de qualifier ainsi le waterboarding (interrogatoire avec simulacre de noyade), prétextant qu’il n’est « pas juriste », Brennan a affirmé que la méthode était illégitime, infructueuse et « non conforme aux valeurs américaines ».
  • La mise en œuvre des drones par la CIA : s’il est désigné à la tête de la centrale de renseignement, Brennan mettrait fin aux missions d’assassinats ciblés « qui peuvent être menées par les militaires » (la CIA ne serait plus en pointe dans ce domaine, mais conserverait néanmoins cette capacité, si on comprend bien l’agent spécial Brennan).

D’ailleurs, la militarisation de la CIA — engagée sous le général Michael Hayden (2006-2009), puis poursuivie par Leon Panetta (2009-2011) et le général David Petraeus (2011-2012) — pourrait connaître un coup d’arrêt avec la nomination de John Brennan, comme le souligne l’édition du 13 février de la lettre confidentielle Intelligence Online.

Bouchées doubles Retour à la table des matières

Pour l’heure, l’utilisation des drones sur la zone Afghanistan-Pakistan semble plus fréquente que jamais : selon le bilan diffusé par l’U.S. Air Forces Central Command, cinq cent six missiles ont été tirés par des drones en Afghanistan au cours de l’année écoulée. Soit quarante-deux par mois, avec un pic lors du dernier trimestre, où cent soixante-treize missiles ont été tirés (soit cinquante-quatre par mois). « On dirait que le président Obama, désormais réélu, est décidé à mettre les bouchées doubles pour éliminer tous les cadres identifiés des groupes terroristes », souligne Philippe Chapleau sur Lignes de défense.

Sur les quatre mille quatre-vingt-deux armes délivrées au titre d’Enduring freedom et de l’ISAF (opération de l’OTAN), entre janvier et fin novembre, mille trois cent trente-six l’avaient été par des drones. A quoi s’ajoute une quarantaine de frappes de drones au Pakistan voisin. « Va-t-il ajouter à son tableau de chasse des responsables africains de groupes islamistes ? », se demande notre confrère, pour qui ce n’est pas impossible : « Les cibles ne semblent pas manquer au Sahel. En outre, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujoa) est désormais considéré comme un groupe terroriste et donc une cible légitime des drones et opérateurs US [3] ».

En janvier 2012, vingt-six Warrior, cinquante-quatre Reaper et cent soixante et un Predator armés figuraient dans le parc américain. Depuis plusieurs années, l’US Air Force forme plus de pilotes ou opérateurs de drones que de pilotes de chasse [4]. Le parc est également en cours de renforcement, puisqu’une nouvelle génération de drones « Avenger » est en cours d’acquisition : ces machines, les plus lourdes mais aussi les plus furtives des « sans pilotes », d’une valeur de 15 millions de dollars l’unité, pourront voler pendant vingt heures à vingt mille mètres d’altitude, et transporter jusqu’à 1,3 tonne de munitions.

Armes sans risques ? Retour à la table des matières

La problématique des drones n’est pas simple. Exemple, avec ce qu’écrit cette semaine la lettre confidentielle TTU (n° 878) : « Face aux nombreuses réactions des Eglises, des associations pacifistes et des partis dʼopposition à lʼannonce que le ministère de la défense avait la ferme intention dʼéquiper la Bundeswehr avec des drones de combat, le ministre allemand de la défense, Thomas de Maizière, très remonté, a vivement répondu à ceux qui estiment que ces systèmes dʼarmement font baisser le niveau dʼinhibition dʼengagement dans un conflit.

« Ceux qui critiquent les drones de combat nʼont quʼun seul type dʼengagement en tête, cʼest-à-dire des tirs en régions étrangères dans des guerres qui ne disent pas leur nom », a-t-il affirmé, en rappelant que ce type dʼengagement était exclu par le gouvernement fédéral et que tout engagement armé était précisément encadré par la Constitution et soumis à lʼapprobation parlementaire.

Le ministre allemand a aussi rappelé quʼ« un pilote dʼavion qui tire un missile ne voit pas plus sa cible que sur un écran ». Il a enfin rejeté lʼargument que des armes « sans risques » conduisent à abaisser lʼinhibition de lʼengagement :

« Je ne comprends pas lʼargument selon lequel il serait préférable dʼutiliser une arme qui mette en danger ses propres troupes, plutôt quʼune qui protège la vie de ses soldats », a-t-il asséné, en ajoutant que lʼarc et la flèche avaient précisément été inventés pour toucher lʼadversaire tout en se protégeant. »

Pour aller plus loin : Retour à la table des matières

- David E. Sanger, Obama – Guerres et secrets, Belin, Paris, 2012.
- Océane Zubeldia, Histoire des drones, Perrin, Paris, 2012.
- Nick Turse, Tom Engelhardt, Terminator planet, Dispatch Books, Lexington, 2012.

Notes

[1] Ainsi, le membre du commando des Seals qui avait tiré sur Oussama Ben Laden, lors de l’assaut mené contre sa demeure en 2011, vient de révéler au magazine Esquire que lui et ses camarades avaient l’ordre implicite de tuer immédiatement le chef du mouvement terroriste.

[2] « CIA : John Brennan défend les assassinats ciblés par drones », Le Monde, 8 février 2013.

[3] Les deux drones Predator en voie d’installation à Agadès, au nord du Niger, après accord en janvier dernier avec les autorités de ce pays, ne semblent cependant pas armés, au moins pour le moment.

[4] Lire laurent Checola et Edouard Pflimlin, « Danse avec les drones », Manière de voir n° 126, « L’armée dans tous ses états », décembre 2012.

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45 commentaires sur «  La CIA, procureur, juge et bourreau  »

  • permalien imperial fire :
    14 février @17h22   »

    les drones u.s sont ils déployés au bahrein contre les insurgés chiites-qui du coup n ont rien à voir avec al-qaeda ?

  • permalien Mehdi :
    14 février @17h34   « »

    Paraît-il que ce M. Brennan s’est converti à l’Islam il y a déjà plusieurs années et, qu’il aurait fait son pélerinage à la Mecque. Est-ce que quelqu’un peut confirmer ou infirmer ?

  • permalien K. :
    14 février @17h48   « »

    Une démilitarisation de la CIA me semble curieuse alors qu’il est précisé qu’elle est exemptée des “règles” (orwelliennes pourtant- Ex : une “imminence” non imminente-) auxquelles doivent se conformer les frappes de drones au Pakistan (principal lieu d’utilisation des drones).

    The Obama administration is nearing completion of a detailed counterterrorism manual that is designed to establish clear rules for targeted-killing operations but leaves open a major exemption for the CIA’s campaign of drone strikes in Pakistan, U.S. officials said.

  • permalien K. :
    14 février @17h51   « »

    Amnesty International :

    Selon les informations dont on dispose, le « manuel » en cours de préparation exclut les opérations de la CIA au Pakistan, où plus de 300 attaques de drones auraient tué des civils ainsi que des militants présumés.

  • permalien imperial fire :
    14 février @18h09   « »

    les drones américains prennent également pour cibles des membres d al-shabab en somalie,ces derniers étant armés vraisemblablement par l erythrée et l iran-ce qui reste à confirmer-.

  • permalien jgn :
    14 février @18h16   « »

    Merci à Ph. Leymarie pour cette information on ne peut plus d’actualité, le "sans risques" étant une valeur montante des sociétés occidentales - à la mesure sans doute du poids considérable qu’y prennent les sociétés d’assurance, qui garantissent tous risques à la condition que l’on n’en prenne aucun, c’est-à-dire qui prétendent assurer contre la vie même.

    Une telle perspective signifie globalement une société se construisant, sans rire, sur le concept de retrait progressif de toute réalité, plus efficace encore que la construction d’une barrière protectrice - façon mur en acier telle qu’elle se réalise sans vergogne pour séparer, par ghetto new look, le bon grain de l’ivraie au Proche-Orient.

    Un tel concept n’a d’autre perspective que l’arasement de tout relief, la destruction de toute opposition, et ceci même avant qu’elle ne puisse se former, la militarisation jusque dans ses fibres mêmes de la société - laquelle ne doit plus être constituée que d’individus absolument conformes, toute déviance devant être aussitôt repérée et corrigée, sinon anéantie.
    On voit d’ici se profiler un bonheur absolu, et absolument garanti par un tel système de mise à distance dont participe , entre autres, les drones.

    S’il est certain qu’une telle mise à distance participe d’une forme d’objectivation radicale, par laquelle le vivant même est une notion dangereuse et par trop génératrice d’incertitudes - voire de contamination (on appréciera, à ce propos, les procédures de la NASA en matière d’hygiène appliquées ... dans les cantines scolaires !) -,
    on appréciera d’autant l’argumentaire du ministre allemand selon lequel "lʼarc et la flèche avaient précisément été inventés pour toucher lʼadversaire tout en se protégeant.  »
    L’argument massue - imparable - nous laisse apercevoir toute la perspective de l’évolution de ce monde : RIEN n’y a changé puisque rien ne peut y changer tant que perdure la vieille séparation dirigeants-dirigés, au point que ses apparentes évolutions - les progrès techniques -, doivent en dernier ressort chercher leur justification dans l’art de la guerre ... au Moyen-âge.

  • permalien imperial fire :
    14 février @18h26   « »

    à Mehdi,si Brennan s est converti à l islam,pourquoi se comporte t il en héritier de la luftwaffe ?

  • permalien K. :
    14 février @19h02   « »

    Micah Zenco :

    Comment Obama redéfinit le mot guerre dans un sens orwelliennement restrictif et « sans prendre en compte dans l’équation les répercussions sur les personnes vivant dans les pays touchés », et comment certains de ses principaux assistants insistent au contraire pour dire que les US sont en guerre "contre la terreur" (pourtant officiellement rebaptisée OCO soit dit en passant.)

  • permalien imperial fire :
    14 février @19h10   « »

    guerre "contre la terreur" ;comment s appelle encore le terroristes latinoaméricain réfugié aux etats unis qui a fait exploser des avions de lignes à cuba vers 1997 ?désormais,il a trouvé l asile dans cette "grande démocratie" que sont les usa...

  • permalien 698 :
    14 février @19h31   « »

    le terroriste en question se nomme luis posada carriles,agent de la c.i.a,auteur intellectuel du crime de la barbade,l explosion en vol,en 1976,d un DC7-8 de la Cubana de Aviacion(73 morts),en plus d une sériie d attentats a la havane. dans des hotels.évidemment,personne n en parle,fidel castro est un "dictateur",et les etats unis sont "les gendarmes du monde libre"....

  • permalien imperial fire :
    14 février @19h33   « »

    et dire que cuba sétait sur l axe du mal de condolezza rice,des pays "terroristes" !melenchon dénonce t il tout cela au moins ?

  • permalien K. :
    14 février @19h58   « »

    La commission du renseignement, au Sénat, n’a d’ailleurs pas été virulente,

    Selon le NYT cette même commission prévoit de constituer une "cour spéciale" pour juger de la légalité des frappes de drones mais seulement pour l’assassinat de citoyens étasuniens, ce qui valu au journal une lettre indignée de Desmond Tutu.

    Par ailleurs le Département de ladite justice US refuse toujours de confirmer ou d’infirmer l’existence d’un programme drone aux États-Unis aux parties qui ont décidé de le saisir pour obliger l’administration US à dévoiler entièrement ses "règles"....

  • permalien imperial fire :
    14 février @20h05   « »

    et carilles,qui le jugera ?

  • permalien imperial fire :
    14 février @20h08   « »

    carilles,erreur de frappe.de cette facon,les etats unis laissent croupir mumia abu jamal et leonard peltier,tout en accueillant le "ben laden latinoaméricain",cet anticastriste forcené,ce nouveau bob denard que l Empire peut a tout moment remettre sur pied pour remodeler l amérique du sud.

  • permalien jabberwok :
    15 février @06h06   « »

    Les drones sont tolérés par le Pakistan (mais pas par sa population) à cause d’un accord tacite avec la Chine, qui en récupère un de temps en temps, en plus de ses cyber-rapines dans les firmes militaires US.

    La Corée (du Sud) produit aujourd’hui des missiles de croisières.

    La Chine produira des drones dans moins de cinq ans. Elle copiera le Black Hornet dans les mêmes temps. La course aux armements est repartie en Asie, mais c’est une course à la miniaturisation et à l’automatisation.
    La prochaine guerre sera une cyber-guerre mécanique.
    Cyber-Verdun. Cyber-Avranches.

  • permalien BM :
    15 février @07h48   « »

    Le commentaire de Thomas de Maizières me fait un peu rire (jaune).

    Comme son nom l’indique, Thomas de Maizières est un descendant de Huguenots, ces protestants français qui ont été forcé à l’exil en 1685 par Louis XIV (au nom de l’unité de foi catholique dans le royaume de France). Un grand nombre de ces Huguenots ont fait souche à Berlin.

    Alors, voir un descendant de Huguenots utiliser des arguments "jésuitiques" pour défendre les drones, c’est, comment dire ? assez ébouriffant.

  • permalien arndebian :
    15 février @11h13   « »

    Attendez la prochaine génération, celle entièrement automatisée qui n’a plus besoin de pilote humain collé dans son siège au Nevada. Pas besoin d́’attendre longtemps, elle arrive.

    Là on pourra contempler des machines tuer des hommes, des femmes et des enfants, un peu comme aujourd’hui mais il y a encore un héro pour appuyer sur le bouton.

    La génération précédente ayant "l’avantage" de nous faire accepter la suivante, comme cela c’est toujours produits dans l’histoire de la guerre,
    il ne nous resteras plus qu’à lancer des mandats d’arrêt contre l’algorithme p-alpha-beta, ou mini-max en cas de problème, cela nous absoudra de nos éventuels remorts puis que fera t’on après, eh bien on regarde comme dirait Michel Serres.

    Tiens il semblerais que ces pilotes aurait droit à des médailles, c’est curieux qu’il soit nécessaire d’inventer une médailles pour cette catégorie de héros. Il pourrait leurs acces à la medaille du merite pour courage de face de l’ennemie, un peu comme le Captaine William C. Rogers III qui a eu le courage d’abattre un airbus plein de vilains iraniens.

    Pour les prochains drones, il restera a créer une distinction pour l’algorithme le plus tueur, je suggere la méthode suivante : 10 pts pour un terroriste, 2pt pour un civil homme, 1 pt pour un civil femme et seulement 1/2 pt pour un enfant afin de ne pas encourager le massacre des enfants, après tout nous sommes tous humain.

    Bonne journée

  • permalien imperial fire :
    15 février @12h26   « »

    il n est pas exclu que les u.s.a transmettent à l inde la technologie pour construire des drones....afin d écraser les séparatistes du cachemire.

  • permalien imperial fire :
    15 février @12h32   « »

    les usa vont ils donner à l inde la technologie pour construire des drones,pour combattre les séparatistes cachemiris et,de fait,contrer la chine dans le cadre de la politique de "containment" ?

  • permalien K. :
    15 février @13h06   « »

    Craig Whitlock, "Washington Post" : Au Pentagone, « pivot vers l’Asie » devient « virage vers l’Afrique »

    Dans son premier mandat, le président Obama a demandé au Pentagone de pivoter ses forces et de réorienter sa stratégie vers l’Asie en forte croissance . Au lieu de cela, l’armée américaine se retrouve entraînée dans une série de guerres désordonnées dans une partie beaucoup plus pauvres du monde : l’Afrique.

    ....

    ... tandis que les chefs militaires américains ont cherché à minimiser leur réseau rudimentaire de bases sur le continent, il existe des signes qu’ils ont l’intention d’établir une présence beaucoup plus robuste.

    Dans une déclaration écrite fournie à la commission sénatoriale des services armés, le général d’armée David M. Rodriguez, qui est en passe de devenir le prochain chef du Commandement pour l’Afrique [AFRICOM], a estimé que l’armée américaine a besoin d’accroître ses collectes de renseignements et ses missions d’espionnage en Afrique de près de 15 fois.

    Rodriguez a déclaré que le Commandement pour l’Afrique a besoin de drones supplémentaires, d’autres avions de surveillance et de plus d’images satellites, ajoutant qu’il ne reçoit actuellement que la moitié de son « besoin exprimé » pour l’Afrique du Nord et seulement 7 pour cent du total de ses « exigences » pour l’ensemble du continent.

    Lorsque les responsables militaires américains ont créé le Commandement pour l’Afrique en 2007, ils ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas de plans pour créer des bases ou apporter des troupes sur le continent.

    Depuis lors, cependant, le Pentagone a progressivement constitué un réseau de petites bases, y compris des installations de drones en Ethiopie et aux Seychelles, et une base avancée d’opérations pour les forces d’opérations spéciales au Kenya.

    Le Pentagone a également étendu ses opérations et constructions sur la seule base américaine permanente sur le continent, le Camp Lemonnier à Djibouti, qui sert de plaque tournante pour des missions de contre-terrorisme en Somalie et au Yémen.

    Maintenant, la pression est mise pour ajouter des bases dans l’Afrique du Nord et de l’Ouest.

    Lors de l’audition de confirmation de Rodriguez jeudi le sénateur James M. Inhofe (R-Okla.), le plus haut républicain du comité, a pressé le général de répondre sur la façon dont l’armée répondrait à une « crise » en Afrique sub-saharienne.

    "Vous allez avoir du mal à y arriver », a souligné Inhofe.

    « En raison du temps et de la distance et des défis de base que nous avons, cela va continuer à être un défi », a reconnu Rodriguez.

    ...

  • permalien imperial fire :
    15 février @13h21   « »

    et qu en est il des bases américaines en europe,en europe occidentale surtout ?au passage,les républicains aux etats unis ont bloqué l accès au pentagone pendant une semaine d un proche d obama,chuck hagel,ce qui l empechera à un sommet de l otan consacré à l afghanistan.

  • permalien imperial fire :
    15 février @13h24   « »

    on ne peut que se réjouir si les al-shabab ralentissent les efforts américains pour s engager dans la zone asie-pacifique afin de contenir la montée en puissance de la chine !

  • permalien imperial fire :
    15 février @13h26   « »

    message deux posts au dessus:chuck hagel ne pourra pas se rendre à un sommet de l otan sur le retrait d afghanistan.

  • permalien K. :
    15 février @13h55   « »

    J’ai écrit “Pakistan (principal lieu d’utilisation des drones).” C’est faux. Comme l’écrit Ph. Leymarie c’est en Afghanistan.

  • permalien K. :
    15 février @14h18   « »

    Paul Rogers :

    Il est tristement ironique de constater que la tant attendue et maintenant très médiatisée fin de guerre en Afghanistan d’ici la fin de l’année 2014 fait en réalité partie d’une transition vers le modèle des guerres futures .

    Ceux qui les mènent s’attendent à avoir le soutien du gouvernement afghan, et à agir avec une publicité minimale.

  • permalien imperial fire :
    15 février @14h19   « »

    les drones seront ils utilisés par les u.s.a après le retrait total des troupes américaines d afghanistan,à savoir à la fin de l année prochaine ?

  • permalien imperial fire :
    15 février @14h35   « »

    donc,les etats unis garderont la maimise sur l afghanistan,voir l asie centrale ex-soviétique,pour encercler la chine dont la puissance militaire commence à inquieter big brother.

  • permalien imperial fire :
    15 février @14h40   « »

    l intervention dans la corne de l afrique est un pretexte pour les etats unis pour se préparer à une guerre contre son rival chinois,en controlant l accès des pétroliers .

  • permalien imperial fire :
    15 février @14h51   « »

    l asie centrale est sur l échiquier mondial de la confrontation sinorusse,pékin encourageant les néotalibans et les etats unis les séparatistes ouighours,affiliés eux aussi à al-qaeda.

  • permalien imperial fire :
    15 février @14h53   « »

    il fallait lire sinoaméricaine,et non sinorusse,poutine a d autres soucis que l asie centrale-meme si le bail des troupes russes au tadjikistan expire en 2047-,ne serait ce que le nord caucase,qui doit etre "sécurisé"pour les jeux olympiques de sotchi l an prochain.

  • permalien imperial fire :
    15 février @14h56   « »

    de plus,les drones américains peuvent etre utilisés par le pentagone pour viser,deppuis l afghanistan,l iran,où les séparatistes baloutches,turkmènes,azéris,kurdes,entre autres,sont armés par la c.i.a.

  • permalien imperial fire :
    15 février @15h23   « »

    les etats unis,qui veulent épauler la france au mali, auront également recours aux drones au sahel.

  • permalien JM Masson :
    15 février @15h50   « »

    Tout cela relève de débordements gravissimes et intolérables pour ceux qui pensent encore que les droits de l’homme ont un sens :
    https://jmmasson.wordpress.com/2012...
    Pour moi, qui suis un admirateur de Thomas Payne...quelle dérive par rapport aux idéaux de certains "pères fondateurs" !

  • permalien patrice :
    15 février @17h42   « »

    Retour au sujet
    Obama est méchant. Pas glop, Obama. Pas un bon neg.
    Eh ! Vous vous attendiez à quoi ?
    Sa campagne a été payée par les milieux d’affaires, à hauteur de deux milliards. Mitt Rodney n’était pas une alternative ridicule, genre : Mormon borné. Il était juste une alternative, comme pour Hollande et Sarkozy.
    Obama n’a pas supprimé Guantanamo. Il n’a rien fait pour les victimes de Katerina, ni pour celles des subprimes. Hollande n’a pas respecté ses 60 engagements, sauf un, etc...
    Mais c’est pas grave.
    Faut se mettre à leur place. On voit bien que vous n’avez jamais dirigé une entreprise. C’est pas facile tous les jours.

  • permalien patrice :
    15 février @17h52   « »

    http://tempsreel.nouvelobs.com/mond...

    Ci joint lien en rapport avec le sujet, et à faire frémir.

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