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06/03/2013

VENEZUELA : EN UNION DES PRIERRES AVEC EL PRESIDENTE HUGO CHAVEZ

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Hugo Chavez est mort. Le vice-président Nicola Maduro a annoncé, mardi 5 mars, le décès du président vénézuélien des suites d'un cancer à l'âge de 58 ans à Caracas, qui s'est produit à 16h25 heure locale (21h55 heure française). Lundi, le gouvernement avait annoncé qu'il souffrait d'une «nouvelle et grave infection» respiratoire. Personnage haut en couleurs, il a dirigé son pays pendant 14 ans d’un règne tumultueux pendant lequel il a bénéficié du soutien passionné des pauvres, mais aussi été haï par les entreprises et les vénézuéliens plus riches. Pour ses détracteurs, il était un leader autoritaire et bouffon qui menait le Venezuela à la faillite économique. Mais il bénéficiait aussi de soutiens loyaux bien au-delà du Venezuela qui louaient sa manière de tenir tête à Washington. Retour à travers un diaporama de 24 photos (dont certaines légndes sont traduites et adaptées de celui de Foreign Policy) sur sa carrière politique."


Adios, Presidente Chavez
24 photos
 

Hugo Chavez est mort. Le vice-président Nicola Maduro a annoncé, mardi 5 mars, le décès du président vénézuélien des suites d'un cancer à l'âge de 58 ans à Caracas, qui s'est produit à 16h25 heure locale (21h55 heure française). Lundi, le gouvernement avait annoncé qu'il souffrait d'une «nouvelle et grave infection» respiratoire. Personnage haut en couleurs, il a dirigé son pays pendant 14 ans d’un règne tumultueux pendant lequel il a bénéficié du soutien passionné des pauvres, mais aussi été haï par les entreprises et les vénézuéliens plus riches. Pour ses détracteurs, il était un leader autoritaire et bouffon qui menait le Venezuela à la faillite économique. Mais il bénéficiait aussi de soutiens loyaux bien au-delà du Venezuela qui louaient sa manière de tenir tête à Washington. Retour à travers un diaporama de 24 photos (dont certaines légndes sont traduites et adaptées de celui de Foreign Policy) sur sa carrière politique.

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Hugo Chavez (à gauche) en 1992 en prison après avoir été arrêté pour tentative de coup d’Etat contre le régime du président Carlos Andrés Pérez, devenu impopulaire avec ses mesures d’austérité. Pérez a fait appel aux gardes nationaux quand des émeutes ont éclaté, et des centaines de personnes sont mortes au cours de la répression. Chavez, alors lieutenant colonel dans l’armée, a mené une attaque de parachutistes sur le palais présidentiel de Miraflores le 4 février 1992. Après l’échec de sa tentative, Chavez a annoncé sa défaite à la télévision, devenant un héros. Il déclare alors qu’il n’a été battu que «por ahora» («pour maintenant»). Il sera libéré de prison en 1994 par le président Rafael Caldera, qui honorait ainsi une promesse de campagne. REUTERS/Joe Chan
 
 
 
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Hugo Chavez lors d’une conférence de presse le 31 mai 1997. Chavez a été libéré à condition qu’il ne retourne pas dans l’armée. Mais il est vite devenu un opposant bruyant à la politique néolibérale de Caldera. S’il a d’abord cru que l’action militaire était nécessaire pour apporter le changement politique, il a ensuite compris qu’il devait passer par le processus politique. Il fonde un nouveau parti en 1997, le Mouvement de la cinquième République, pour faire avancer la cause bolivarienne. En juin 1998, la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright annonce qu’il est interdit de séjour aux Etats-Unis à cause de son implication dans la tentative de coup d’Etat de 1992. REUTERS/Carolina Jimenez
 
 
 
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Hugo Chavez fait campagne pour l’élection présidentielle avec sa femme Marisabel et son enfant Rosines dans la ville de Barquisimetro, à l’ouest de Caracas, le 28 novembre 1998. Pendant la campagne, les deux partis qui ont monopolisé le pouvoir au Venezuela depuis 1958 se voient accusés de corruption et d’incompétence. Chavez se présente comme un insurgé populaire et promet des réformes, tandis que ses adversaires le traitent de dictateur potentiel. Il gagnera l’élection et s’éloignera de son discours préparé lors de son serment d’investiture. Le New York Times rapporte qu’il a déclaré, «tremblant», «je jure devant cette Constitution moribonde que je poursuivrai les transformations démocratiques nécessaires.» REUTERS
 
 
 
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Hugo Chavez est accueilli par ses gardes du corps au palais présidentiel de Miraflores le 14 avril 2002 après la tentative de coup d’Etat contre lui. Chavez a été extrêmement populaire lors de sa première année au pouvoir, atteignant 80% d’opinions favorables dans les sondages. Mais il a commencé à aliéner la classe moyenne avec la radicalisation de sa politique, jusqu’alors plutôt pro-capitaliste, le passage de lois par décret et les entraves à l’indépendance de la presse. L’opposition a pris une nouvelle dimension quand il a annoncé une série de réformes de l’éducation vues par ses critiques comme une tentative d’endoctriner la jeunesse avec une idéologie de gauche. Lors d’une manifestation particulièrement massive le 11 avril 2002 au cours de laquelle des dizaines de personnes sont mortes, des officiers militaires ont brièvement détenu Chavez et l’ont fait sortir de Caracas, installant un gouvernement de transition. Mais en quelques jours, des contre-manifestations se sont organisées, et Chavez est retourné au pouvoir le 14 avril. REUTERS/Juan Carlos Barreto
 
 
 
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Hugo Chavez lors d’une conférence de presse au palais présidentiel Miraflores le 16 août 2004. Malgré une politique un peu plus modérée, l’opposition a perduré. En 2004, elle appelle à un référendum national sur le sort de Chavez. Le président annonce qu’il acceptera l’issue du référendum. Il sera confirmé dans ses fonctions avec 59% des voix et une participation de 70%. REUTERS/Kimberly White KW
 
 
 
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Hugo Chavez rend visite à son homologue cubain Fidel Castro à La Havane le 13 août 2006. L’amitié entre les deux hommes, qui a duré pendant toute la présidence de Chavez, a commencé lors d’une rencontre à Cuba en 1994, alors que Chavez n’était pas encore président. Les deux pays sont devenus des partenaires commerciaux majeurs depuis. En 2000, Chavez a accepté de fournir 53.000 barils de pétrole par jour à Cuba (un chiffre qui est monté à 90.000 en 2005) en échange de la venue de docteurs et de professeurs cubains au Venezuela. Cuba a également fourni de l’assistance militaire tandis que le Venezuela a investit dans des projets d’infrastructure à Cuba. Chavez a décrit Castro comme une figure paternelle. REUTERS
 
 
 
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Hugo Chavez lors de la 61e assemblée générale des Nations unies à New York le 20 septembre 2006. Il appelera lors de ce discours le président américain George W. Bush le «diable en personne». REUTERS/Ray Stubblebine
 
 
 
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Hugo Chavez, avec sa fille Rosa, salue des centaines de sympathisants depuis le balcon du palais présidentiel Miraflores après sa large réélection, le 3 décembre 2006. Il a notamment promis une ère de «nouvelle démocratie» au cours de la campagne. REUTERS
 
 
 
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De gauche à droite, le Président du Nicaragua Daniel Ortega, le vice-Président de Cuba Carlos Lage, Hugo Chavez, le Bolivien Evo Morales et l’Haïtien René Preval dans le village de Tintonero à Barquisimeto, le 29 avril 2007. REUTERS
 
 
 
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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et Hugo Chavez lors de la cérémonie d’ouverture du complexe pétrochimique de Borzouyeh en Iran, le 2 juillet 2007. Les deux hommes ont lancé la construction d’une usine pétrochimique commune, renforçant l’«axe d’unité» entre ces deux pays producteurs de pétrole opposés aux Etats-Unis. Après le référendum de 2004, Chavez a commencé à nouer des alliances avec d’autres leaders antioccidentaux, dont le dictateur syrien Bachar al-Assad.  REUTERS
 
 
 
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Le mannequin britannique Naomi Campbell est reçu par Hugo Chavez au palais présidentiel de Miraflores le 30 octobre 2007. Les chefs d’Etat anti-américains ne sont pas les seuls à être attirés par le charisme de Chavez. Outre Campbell, des célébrités telles que Danny Glover, Harry Belafonte ou Courtney Love ont exprimé leur admiration pour le président vénézuélien. REUTERS
 
 
 
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Hugo Chavez conduit son véhicule avec comme passager l’acteur américain Sean Penn à Tachira le 3 décembre 2007. Ce dernier tirera de leur rencontre un portrait flatteur du président vénézuélien. REUTERS/Jorge Silva
 
 
 
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Le Premier ministre russe Vladimir Poutine et Hugo Chavez à Novo Ogaryovo, à côté de Moscou, le 22 juillet 2008. Les deux hommes s’apprêtent à signer des contrats d’armement et d’énergie qui tendront un peu plus les relations entre la Russie et les Etats-Unis. REUTERS
 
 
 
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Hugo Chavez le 15 février 2009 à Caracas, après avoir voté lors d’un référendum qui lui a donné le droit de rester au pouvoir tant qu’il se ferait réélire en abolissant la limite de mandats pour le Président, mais aussi les gouverneurs, les maires et les députés. REUTERS/Tomas Bravo
 
 
 
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Hugo Chavez monte à cheval lors de son émission hebdomadaire «Alo Presidente» à Mantecal, dans l’Etat occidental d’Apure, le 23 août 2009. Le président vénézuélien ne manquait jamais une occasion de se faire prendre en photo dans toutes les situations. Non écrite et diffusée tous les dimanches, son émission, qui est passée de la radio à la télévision, n’avait pas de durée définie. Les enregistrements pouvaient durer des heures, et Chavez y annonçait parfois des réformes sans consulter son gouvernement. Alo Presidente a même engendré deux déclinaisons en Equateur et en Bolivie après que les présidents Rafael Correa et Evo Morales ont été invités dans l’émission de Chavez. REUTERS/Maria Cecilia Toro
 
 
 
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Hugo Chavez court entre la seconde et la troisième base lors d’un match amical de softball avec des joueurs professionnels à Caracas le 11 février 2010. REUTERS/Jorge Silva
 
 
 
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Hugo Chavez est accueilli par Mouammar Kadhafi à son arrivée à Tripoli le 22 octobre 2010. Il avait reçu un prix des droits de l’homme de la part de Kadhafi lors d’une visite précédente, en 2004. Alors que Kadhafi perdait le contrôle du pays lors du Printemps arabe, Chavez a réitéré son soutien au dictateur libyen, l’appelant son «ami» et proposant de jouer le médiateur entre le régime et les rebelles. REUTERS
 
 
 
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L’ancien leader cubain Fidel Castro et le président Raul Castro posent avec Hugo Chavez, à qui ils rendent visite à l’hôpital de La Havane le 17 juin 2011. Officiellement, Chavez s’est alors fait retirer un abcès pelvien. Malgré le tumulte de sa carrière politique, c’est bien la maladie plutôt que ses rivaux qui auront finalement eu raison de Chavez. Le 30 juin, il confirme dans un discours à La Havane qu’il s’est fait retirer une tumeur, et sa santé commence à se détériorer de manière visible peu après. REUTERS
 
 
 
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Hugo Chavez, Diego Maradona et Fidel Castro à La Havane, le 23 juillet 2011. Chavez est resté en tout trois semaines dans la capitale cubaine après son opération. REUTERS
 
 
 
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Hugo Chavez lors d’une conférence de presse, le 6 décembre 2011, au palais présidentiel Miraflores. Sa santé est devenue l’objet de nombreuses spéculations dans et en dehors du Venezuela. Chavez subit une radiothérapie à Cuba en mars 2012, ne renouant le contact téléphonique avec les dirigeants vénézuéliens que le 23 avril. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
 
 
 
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Hugo Chavez joue de la guitare avec un instrument offert par le chanteur Vicente Fernandez lors d’un conseil des ministres au palais présidentiel de Miraflores le 20 septembre 2012. Il est candidat à la réélection pour un quatrième mandat. En juillet 2011, il avait déclaré que sa maladie l’avait poussé à adopter un style de vie «plus divers, plus réflectif et multi-facettes». Cela ne l’a pas empêché de perpétuer son show politique permanent. Au cours de sa dernière année de vie, il a pleuré dans une église lors d’une messe publique, déclaré qu’il allait nationaliser l’industrie de l’or au Venezuela et appelé le pays à soutenir sa révolution bolivarienne. REUTERS
 
 
 
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Hugo Chavez fait flotter le drapeau national pour fêter sa victoire avec 54% des suffrages au balcon du palais présidentiel Miraflores à Caracas le 7 octobre 2012. Alors qu’il semblait reparti pour six années de pouvoir, il est vite devenu clair que sa santé était vacillante. Il n’a pas pu prêter serment le 10 janvier, déclenchant un débat autour de la constitutionalité de cette absence. REUTERS/Jorge Silva
 
 
 
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Hugo Chavez avec ses filles Rosa Virginia et Maria après une opération à La Havane dans une photographie publiée par le ministère de l’Information le 15 février 2013. C’est la première photo de Chavez depuis son opération deux mois plus tôt, et la dernière. REUTERS
 
 
 
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Après l’annonce de la mort d’Hugo Chavez à Caracas le 5 mars 2013. C’est désormais le vice-président Nicolas Maduro qui est à la tête du pays. Selon les observateurs, il n’a pas le pouvoir, le réseau et le charisme de Chavez. Le populisme de gauche «à la Chavez» va-t-il lui survivre en Amérique latine? La question est ouverte. Le «chavisme» va-t-il perdurer au Venezuela? C’est également difficile à prévoir. Après tout, Chavez a tenu la politique vénézuélienne pendant 14 ans, et même ses détracteurs craignent la transition vers la vie sans lui. Si l’ère Chavez est terminée, son héritage pèsera sans doute sur le pays pendant des années, voire des décennies. Adios, Presidente. REUTERS/Jorge Silva
 
 

Commentaires

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Écrit par : maxosize en france | 08/10/2014

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