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09/03/2013

PHILIPPE BOULEVARD LE ROI DES "GROSSES TÊTES" OU LES CONFESSIONS D'UN AIGRI CAPITALISTE

Mon respect et mon estime pour Philippe Bouvard sont connus de tous mes proches. Parce que je ne rate aucune de ces grosses têtes l'émission phare de RTL.fr. Je les ai enregistrées sur des cassettes voire même sur des vieux 33 tour. C'est dire ce fanatisme exarcerbé pour lui. Mais je désapprouve ces déclarations actuelles sur François Hollande, dont il ne dira jamais qu'il est moins intelligent que lui qu'un autre chef d'Etat français. François Hollande est un homme peu exhiburant. Il ne se met jamais en avant. C'est l'une des raisons pour lesquelles d'ailleurs même ses adversaires au primaire socialiste le sous-estimaient avant de venir les surpendre. De Sarkozy n'en parlons même, parce qu'il en fît qu'une bouchée lors du débat présidentiel. La haine de Philippe Bouvard de FRance Hollande, c'est parce qu'il est socialiste, et non pas comme il prétend qu'il n'a rien à dire sur lui.

Sa désinvolture est tellement grave, que pendant les cinq ans de règne du nabot Sarkozy où il mit la France kO, l'Afrique sens dessus-dessous des coups d'Etat, pour l'argent, en Côte d'Ivoire, en Libye, des assassassinats ciblés, M. Bouvard n'en dit mot ! Il traite les journalistes actuels des péstiférés, mais n'en est-il pas un lorsque tous les bruits qu'il fait et pour rien, il le fait pour durer et durer encore jusqu'à nonente ans à RTL dont le soutien à Sarkozy n'avait guère de doute ?

Cher Philippe Bouvard, je t'exhorte à bien préparer ta sortie. Car à force de trop parler, tu risques de dire un mot malheureux qui viendrait tout compromettre de ta longue et brillante carrière journalistique. Qui embrasse trop mal étreint, dit-on.

Le Prince

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

-Chercheur habilité de philosophie du CRHIA de l’Université de Poitiers (France)

-Docteur en philosophie et lettres de l’ISP de l’Université Catholique de Louvain (UCL) (Belgique)

-Membre de la SPEP/APA (Association des Philosophes Américains),

de l’Association Canadienne de Philosophie (ACP)

-Professeur de philosophie, d’éthique et de déontologie professionnelle, et de la

méthodologie de la recherche à l’ISP/Gombe de Kinshasa (RDC)

-Directeur-Administrateur/kilimandjero.blogs.dhnet.be (www.dh.be/rubriqueblogs)

-antoinedoverrichardol@hotmail.fr

-osongo_lukadi@yahoo.fr

« Ahora Siempre Adol’che »

 

 


Bouvard : Bernadette Chirac est "aussi méchante que bien informée"

Entretien: Dorian de Meeûs

Mis en ligne le 09/03/2013

"Arnaud Montebourg est un gadget politique."

Journaliste depuis 60 ans, Philippe Bouvard a croisé et confessé des milliers de célébrités. Sans concession, l'Invité du samedi de LaLibre.beévoque François Hollande, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et bien d’autres personnalités et souvenirs.

 

Vous avez 60 ans de journalisme derrière vous. En lisant ‘Je crois me souvenir…’(*), il semble que vous n’auriez pas pu faire un autre métier…

Oh non, sûrement pas. Je ne vois pas ce que j’aurais pu faire, c’est pour ça que je le considère comme le plus beau métier du monde. C’est le seul métier qui me permettait de transformer des défauts caractériels graves en qualités professionnelles. J’ai pu observer des changements importants dans le métier, ayant connu l’âge d’or de la presse où les journalistes étaient des seigneurs. Aujourd’hui, ce sont davantage des tâcherons qui sont très très mal payés et qui – avec la génération d’Internet - n’ont même plus le plaisir de se faire un nom.

Votre carrière doit son succès à votre ambition, vocation… et énormément de culot. Vous avouez ainsi avoir approché le patron du Figaro en allant systématiquement aux toilettes au même moment que lui.

C’est vrai. Sincèrement, c’est surtout la vocation qui est un facteur de réussite. 95% des Français n’ont pas de vocation et choisissent un métier au hasard. Je crois vraiment beaucoup à la vocation… du moins, si on à l’aptitude pour la mener à bien. Par contre, on ne fait pas un bon journaliste parce qu’on a raté sa médecine ou son droit.

En faisant les Grosses Têtes, vous avez le sentiment de faire du journalisme ?

C’est une émission journalistique ! Je la dirige comme j’ai dirigé des journaux : choix des sujets et des collaborateurs qui vont traiter ces sujets. Je la fais exactement comme un magazine. L’alibi de la profession m’a aussi permis de faire des centaines et des milliers de rencontres passionnantes avec des hommes politiques ou des grands artistes – comme Dali - ou des écrivains. Je n’aurais jamais pu faire tout cela en tant que fils de petit commerçant et en l’absence de la moindre relation.

Justement, vous êtes particulièrement sévère avec François Hollande. Alors que vous consacrez plusieurs pages à ses prédécesseurs, le président actuel n’a droit qu’à quatre malheureuses lignes. Et déjà, c’est pour dire que vous n’êtes ‘pas encore parvenu à accepter l’idée’ qu’il soit élu…

Quand il a été élu, j’avais déjà fermé le portillon des souvenirs.

Concrètement, vous n’aviez pas envie d’écrire à son sujet?

Non, je n’avais pas envie d’écrire un chapitre sur lui. Il ne m’inspire pas… voilà.

Vous écrivez que Madame Chirac aurait été 'une redoutable chroniqueuse", et qu'elle est "aussi méchante que bien informée’. Là non plus, ce n’est pas un compliment ?

On le voit bien maintenant qu’elle parle davantage que son mari. Elle est très acide et un peu méchante. Cela fait d'elle une femme redoutable.

Vous l’appréciez personnellement ?

Non, je note simplement qu’elle est redoutable et qu’elle se venge d’avoir été dans l’ombre de son grand homme si longtemps.

Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération de politiques, comme Arnaud Montebourg ?

Oh, ça c’est un gadget politique parmi d’autres ! Je n’en fais pas mon ordinaire. Quand on en parle aux Grosses Têtes, c’est généralement pour se payer leurs têtes.

Et Manuel Valls, ministre de l’Intérieur ?

Manuel Valls, lui, est venu dans l’émission comme ‘Invité d’honneur’. Avant l’élection on le trouvait sympa et je trouve qu’il ne fait pas mal son métier. Il n’y a pas de grands changements au ministère de l’Intérieur par rapport au temps où il était occupé par Nicolas Sarkozy. Dans le fond, oublier un peu la démagogie et faire régner l’ordre, c’est peut-être ça qu’il faut faire…

Et parmi les sociétaires des Grosses Têtes, lequel restera toujours gravé dans votre mémoire ?

C’est Jean Yanne ! Il avait un comique original. En reprenant les mêmes thèmes que les autres comiques, il parvenait à en tirer des effets qu’aucun autre n’aurait pu en tirer. Jean Yanne avait une façon très personnelle de réfléchir, de se moquer des gens et de traiter l’actualité. Il était un génie de l’humour. Il m’a marqué.

Et dans votre carrière, qu’est-ce qui vous a marqué ?

J’ai vécu intensément la presse quotidienne en dirigeant France-Soir, qui tirait à 500.000 exemplaires. J’avais 300 journalistes en dessous de moi et devais boucler 5 éditions par jour.

On dit que vous travaillez énormément.

Certes, et avec l’âge, je suis devenu plus consciencieux encore ! Les jours où j’enregistre les Grosses Têtes, je me lève à 5h30 pour lire les journaux et écouter la radio afin de réfléchir à la façon de traiter l’information. Je me couche en général à 21h. Si vous voulez, c’est un peu boulot-dodo, mais j’évite le métro (rires).

Dans votre dernier livre, je vous trouve très sévère avec vous-même. Tant au niveau physique que de capacités intellectuelles.

Parce que je n’ai pas une grande estime pour moi. Je suis obligé de me fréquenter depuis si longtemps que parfois je m’agace. Je ne peux pas non plus me raconter des histoires, je sais bien ce qu’il y a derrière le bonhomme. Puis, c’est un procédé, l’autodérision désarme la dérision…

Terminons par une révélation : votre plus grand scoop n’a jamais été publié !

C’est vrai, mon meilleur article n’est jamais paru. Le président René Coty avait décidé de céder la place au général de Gaulle avant la fin de son septennat. Tout était prêt pour la succession. Puis, un jour, Coty me demande de venir à l’Elysée pour me faire la confidence qu’il s’est ravisé. Il m’a dit : "Je ne pars plus" et espérait que Le Figaros’en fasse l’écho. Mais voilà, Pierre Brisson, qui était le patron du journal à l’époque, a lu l’article que j’avais rapporté et m’a dit que c’était formidable… mais que cela ne paraîtrait pas. Il ne voulait pas prendre le risque d’une guerre civile en France. C’est ainsi que le papier dont j’étais le plus fier, le plus gros scoop de toute m’a vie, n’est jamais paru.

Que voulez-vous qu’on retienne de Philippe Bouvard ?

Que j’étais courageux et honnête. Le reste, basta !

 

Entretien : Dorian de Meeûs

 

(*) Je crois me souvenir… 60 ans de journalisme, Philippe Bouvard, chez Flammarion

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