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16/03/2013

DES DIFFAMATIONS CHRISTOLOGIQUES INADMISSIBLES CONTRE LESQUELLES JE PORTERAI PLAINTE

MORCEAU CHOISI :

"Le Christian Post rappelle que «dans le passé, de nombreux textes ont offert une version altérée des enseignements traditionnels de la Bible». En septembre dernier, une chercheuse avait ainsi révélé un fragment de texte copte du IVe siècle affirmant que Jésus avait été marié."

Publié le 16/03/2013
Mis à jour le 16/03/2013 à 13h44

Jésus a-t-il partagé son dernier repas avec Ponce Pilate?

 

Et si Jésus n’avait pas été arrêté un jeudi soir (évènement commémoré par le Jeudi saint) mais un mardi soir? Et s’il avait partagé son dernier repas, non pas avec ses disciples, mais avec Ponce Pilate? C’est la version des évènements contenus dans le Nouveau testament donnée par un texte égyptien âgé de 1.200 ans, dont le site LiveScience se fait l'écho de la récente traduction.

Le manuscrit de ce texte, abandonné dans un monastère copte, a été découvert en 1910, acheté par le financier américain J.P. Morgan et est aujourd’hui exposé à New York. L'universitaire néerlandais Roelof van den Broek en offre une traduction commentée dans le récent livre Pseudo-Cyril of Jerusalem on the Life and the Passion of Christ, que son éditeur présente comme une «vision critique» d'une «compilation d'histoires apocryphes».

On y apprend donc que la Cène aurait eu lieu un mardi; que Ponce Pilate aurait, le vendredi, partagé un repas avec Jésus, puis lui aurait offert de sacrifier son fils unique à sa place; que Judas aurait embrassé Jésus pour l’identifier lors de son arrestation (le baiser de Judas) parce que ce dernier avait la capacité de changer d’apparence, et que le décrire aux soldats romains pour qu’ils l’arrêtent n’aurait eu aucune utilité.

Le texte traduit par Roelof van den Broek est attribué à Saint Cyrille de Jérusalem, qui a vécu au quatrième siècle, mais a probablement été écrit en son nom par une autre personne qui souhaitait «renforcer la crédibilité» de ses propos. Le chercheur a expliqué à LiveScience qu’en Egypte, le texte de la Bible est devenu canonique autour du quatrième ou cinquième siècle, mais que «des histoires et des livres apocryphes sont restés populaires parmi les chrétiens» et qu’il était probable que l’auteur même du texte ne croyait pas pour vrais tous les détails qu’il rapportait:

«Je trouve difficile à croire que ce soit le cas, mais cela l’est peut-être pour certains détails, comme le repas. A cette époque, les gens, même ceux qui étaient éduqués, n’avaient pas une attitude critique envers l’Histoire.»

Le Christian Post rappelle que «dans le passé, de nombreux textes ont offert une version altérée des enseignements traditionnels de la Bible». En septembre dernier, une chercheuse avait ainsi révélé un fragment de texte copte du IVe siècle affirmant que Jésus avait été marié.

 

Jésus était peut-être marié, selon un papyrus du IVe siècle

Capture d'écran de YouTube

Une historienne de la Harvard Divinity School a identifié un morceau de papyrus écrit en langage copte au IVe siècle contenant une phrase jamais observée sur aucun texte sacré:

«Jésus leur a dit, ma femme…»

Le fragment de papyrus décoloré est plus petit qu’une carte de visite, et contient huit lignes écrites à l’encre noire et lisibles à la loupe sur une de ses faces. L’auteure de la découverte met en garde contre les conclusions trop hâtives:

«C’est le seul texte ancien encore existant qui décrit explicitement Jésus faisant référence à une femme. Mais ce n’est pas la preuve que le Jésus historique était marié, étant donnée la date tardive du fragment et la date probable de sa composition originale, qui remonte à la seconde moitié du deuxième siècle. Néanmoins, si la date de composition est correcte, le fragment représente une preuve directe que des affirmations sur le statut marital de Jésus ont fait surface plus d’un siècle après sa mort dans un contexte de controverses intra-chrétiennes sur la sexualité, le mariage et la fidélisation.»

La découverte a été rendue publique lors d’un congrès international sur les études coptes à Rome mardi 18 septembre par Karen L. King, une historienne renommée qui a publié plusieurs livres sur les textes sacrés chrétiens, rapporte le New York Times.  

Photo: Capture d'écran de YouTube
slate.fr Publié le 19/09/2012
Mis à jour le 19/09/2012 à 10h10

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