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18/03/2013

CONGO/KINSHASA : DE QUOI ON PARLE ?

VERBATIM

"Ce n'est pas la première fois qu'on le cherche, ni qu'on le voit un peu partout. Celui qui, il y a tout juste un an, se promenait tranquillement dans les rues de Goma malgré le mandat d'arrêt de la CPI, était d'ailleurs intégré à l’époque aux FARDC."

Par RFI du 18/03/13


 

RDC / RWANDA - 

Article publié le : lundi 18 mars 2013 - Dernière modification le : lundi 18 mars 2013



RDC : la localisation du général Ntaganda toujours incertaine

 

Le général Bosco Ntaganda, en janvier 2009.

AFP

Par RFI

La RDC a accusé, dimanche 17 mars, le Rwanda d'avoir accueilli sur son sol le général Bosco Ntaganda, toujours recherché pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale. Kigali s’est contenté de qualifier de balivernes les propos du porte-parole du gouvernement congolais malgré l’arrivée samedi au Rwanda de quelque 700 combattants du M23 tendance Runiga, une faction réputée proche de Bosco Ntaganda. Ce dernier avait disparu depuis plus d’un an, et n’est pas encore vraiment réapparu.

Ce n'est pas la première fois qu'on le cherche, ni qu'on le voit un peu partout. Celui qui, il y a tout juste un an, se promenait tranquillement dans les rues de Goma malgré le mandat d'arrêt de la CPI, était d'ailleurs intégré à l’époque aux FARDC.

Depuis, Bosco Ntaganda a réussi à se faire plutôt discret, même si son nom était sur toutes les lèvres et qu'on voyait son ombre planer derrière l'offensive du M23.

Celui que l’on surnomme « Terminator » était très probablement dans le territoire de Rutshuru ces derniers jours. La faction de son rival, Sultani Makenga, disait qu'il combattait aux côtés des troupes de Jean-Marie Runiga, ce que ce dernier a toujours démenti.

Au Rwanda ou dans le parc des Virunga ?

Si les hommes de Runiga ont bien traversé la frontière vers le Rwanda, le général Ntaganda les a-t-il suivis ? Ce ne serait pas la première fois qu'un chef rebelle congolais trouverait refuge ou serait en résidence surveillée au Rwanda. Les aînés de Bosco Ntaganda, Laurent Nkunda et Jules Mutebutsi, y sont d’ailleurs toujours.

Kigali se refuse officiellement à tout commentaire mais parle de balivernes, ou du manque de sérieux du porte-parole du gouvernement congolais. Jusqu'ici, tout indiquait qu'il avait préféré l'ouest à l’est. Il aurait en effet trouvé refuge dans le parc des Virunga et progresserait à pied avec ses escortes en direction du Masisi

SCISSION AU SEIN DU M23: le Rwanda mis à l’épreuve
(Le Pays 18/03/2013)

La victoire de l’aile modérée du M23 sur les tenants de l’aile dure est en principe une bonne nouvelle pour Kinshasa. Cela signifie qu’il y aura au moins un répit dans les hostilités, avec la présence désormais, en face des autorités congolaises, d’un interlocuteur acceptant les accords qu’il a signés.

Mais combien de temps durera cette accalmie qui ressemble à une trêve des confiseurs ? Car même défaite, l’aile dure du M23 n’a pas disparu. Elle a trouvé refuge au Rwanda. Cela n’est pas forcément de bon augure pour la paix en RD Congo, sauf si le Rwanda joue franc-jeu. En accueillant les combattants en déroute sur son sol, le Rwanda a certes fait posé un acte a priori humanitaire. On ne peut pas lui refuser ce droit d’offrir l’hospitalité à des Hommes dont la vie est menacée. Seulement, au regard de la particularité de ces combattants et du contexte sous-régional, une telle hospitalité est scrutée à la loupe. Elle peut être en effet suspecte, si le Rwanda ne va pas jusqu’au bout de la neutralité dont il se prévaut.

Etant donné le faisceau de suspicions qui a toujours convergé vers lui, le pays de Paul Kagamé doit prouver sa bonne foi dans cette affaire. Et la meilleure preuve de la nouvelle politique de confiance qu’il a juré d’instaurer avec la RD Congo, c’est de remettre les fuyards à l’ONU. Il s’agit, après tout, d’individus ayant pris des armes contre un Etat, qui ont dû commettre des crimes, et qui doivent de ce fait répondre de leurs forfaits. L’assurance d’une impunité assortie d’un exil doré pour certains ne peut qu’être le lit d’autres rébellions. Signataire de l’accord-cadre sur la RDC du 24 février dernier à Addis-Abeba, le Rwanda est donc sous pression.

Du reste, le gouvernement de Kinshasa ne manque pas d’invoquer cet accord, pour demander au Rwanda de lui remettre les combattants du M23 présents sur son sol. Un nouveau bras de fer risque donc de voir le jour entre Kinshasa et Kigali. Toutefois, il y a fort à craindre que les autorités congolaises n’obtiennent pas gain de cause. En renvoyant ces miliciens au Congo, le Rwanda fera une sorte de jurisprudence concernant tous ces miliciens qu’il a accueillis à bras ouverts. Car ils sont nombreux, les combattants impliqués dans la déstabilisation en RDC Congo, célèbres ou anonymes, qui ont trouvé refuge au Rwanda. Si le pays commence à livrer ceux du M23, il va falloir aussi le faire pour tous les autres.

En outre, le Rwanda perdrait une sorte d’arme de chantage s’il livrait aussi facilement les ennemis de Kinshasa. C’est dire que des calculs politico-diplomatiques s’opèrent aussi autour de ces réfugiés d’un genre particulier car ayant une grande capacité de nuisance. En tout état de cause, cette nouvelle affaire est un test. On saura si le Rwanda est enfin disposé à entretenir des relations empreintes de franchise avec son voisin congolais. Ce qui est sûr, le minimum qu’on puisse lui demander, en l’état actuel des choses, c’est de bien tenir à l’œil les dissidents du M23. Pour que le Rwanda ne serve plus de base arrière à tous les francs-tireurs qui sèment la désolation en RD Congo. Mais l’instabilité de la RDC n’est pas le fait du seul Rwanda. Elle a aussi des fondements internes que le pouvoir feint d’ignorer. Le président Joseph Kabila est à ce titre interpellé sur ses devoirs, ceux d’instituer une véritable démocratie dans le pays.


Mahorou KANAZOE

© Copyright Le Pays

Nouveau coup de théâtre au M23: Runiga en fuite, Bosco Ntangada recherché !
(La Prospérité 18/03/2013)

Les derniers affrontements armés entre les deux factions du M23 ont finalement poussé Jean-Marie Runiga à son dernier retranchement. Les combats fratricides qui ont eu lieu à Kibumba se sont soldés par sa fuite au Rwanda. La nouvelle a été confirmée, le samedi 16 mars dernier, en fin de la matinée, par la Ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Ils seraient 600 éléments à avoir traversé la frontière rwandaise, le samedi matin, et se sont réfugiés dans une localité située à une trentaine de kilomètres, au Nord de Gisenyi, en terre rwandaise. Ces rebelles, essentiellement composés des leaders du M23 à tendance « Runiga », ont affirmé s’être repliés au Rwanda, pour apporter des soins à quelque 150 blessés qu’ils ont ramenés de Kibumba, théâtre des derniers combats. Dans ce lot de réfugiés rebelles, la tête de Bosco Ntaganda n’y est pas. D’autres sources indiquent que ce dernier aurait trouvé refuge dans le parc de Virunga, avec ses escortes. Il chercherait, selon les mêmes sources, à rejoindre le territoire de Masisi, en contournant le volcan Nyiragongo. Ces rebelles ont témoigné librement avoir manqué de munitions, pour poursuivre les combats contre les troupes du Colonel Sultani Makenga. Cette situation de fuite était prévisible dans le camp du Bishop Runiga, ancien Coordonnateur politique du M23. En effet, lors des premiers combats entre les deux factions à Rumangabo, des sources administratives locales avaient indiqué que les deux protagonistes se disputaient ce camp, en raison des munitions qui y avaient été stockées. De ce fait, la faction vainqueur de cette base militaire devait conserver le plus grand lot de munitions que cette force négative détenait jusqu’ici. L’aile Sultani s’étant imposée, des éléments conduits par Baudouin Ngaruye, le chef des opérations du tandem Runiga -Ntaganda, s’étaient recroquevillés aux abords de Kibumba. Finalement, l’absence de ravitaillement en munitions aurait eu raison sur les hostilités déclenchées, depuis près de 3 semaines, à Rutshuru et ses environs. Les hommes de Runiga ne savaient plus à quel saint se vouer car, l’essentiel de leur logistique était resté à Rumangabo qui servirait, en même temps, de lieu de formation de cette rébellion. Le Rwanda violerait-il l’Accord-cadre ? Ils sont au nombre de 600 à arriver sur le sol rwandais. Ils, ce sont ces éléments de la faction Runiga. Interrogés par les médias, ils affirment avoir manqué de munitions, pour poursuivre la résistance contre l’aile Makenga. Mais, une fois au Rwanda, la Ministre des Affaires étrangères de cet Etat voisin a affirmé les avoir « désarmés » pendant cette traversée. Ces rebelles vont-ils rester pendant combien de temps au pays de Paul Kagame ? C’est ici que d’aucuns se posent des questions sur l’avenir de ce refuge. Le nombre assez important de ces éléments, inquiète, susurre-t-on, dans plusieurs milieux politiques. Est-ce que le Rwanda ne pas requinquer ces hommes, pour les réutiliser autrement ? Le Rwanda n’aurait-il pas servi d’arrière-base à la rébellion congolaise, alors que ce fait est strictement proscrit par l’Accord-cadre d’Addis-Abeba signé le 24 février 2013. Ce sont là des interrogations qui, croit-on savoir, méritent bien d’être posées. Car, le Rwanda ne semble pas être affranchi de ses manœuvres d’antan. Comme s’il était averti, le Chef de l’Etat, Joseph Kabila avait, dans son discours tenu le 24 février devant le Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à Addis-Abeba, insisté sur le respect des principes et des engagements pris par les Etats signataires de cet accord pour la paix et la sécurité dans l’Est de la RD. Congo et dans la région des Grands Lacs.

La Pros.


© Copyright La Prospérité

 

Commentaires

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Écrit par : maxosize temoignage | 08/10/2014

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