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19/03/2013

LIBYE : C'EST CONNU L'ASSASSIN REVIENT TOUJOURS SUR LE LIEU DU CRIME ET L'ANCIEN NABOT ELYSEEN N'EN FAIT PAS EXCEPTION!

L'ancien président français Nicolas Sarkozy est de retour en Libye, mardi 19 mars, à l'invitation du Conseil local de Tripoli. Accompagné de son ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, il doit rencontrer aussi des membres du Parlement libyen et le Premier ministre, Ali Zeidan

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France - Libye : Sarkozy de retour à Tripoli

19/03/2013 à 07h:32 Par Jeune Afrique
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Nicolas Sarkozy arrive à l'aéroport Mitiga de Libye, le 19 mars 2013. Nicolas Sarkozy arrive à l'aéroport Mitiga de Libye, le 19 mars 2013. © Mahmud Turkia/AFP

L'ancien président français Nicolas Sarkozy est de retour en Libye, mardi 19 mars, à l'invitation du Conseil local de Tripoli. Accompagné de son ancien ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, il doit rencontrer aussi des membres du Parlement libyen et le Premier ministre, Ali Zeidan.

Mis à jour à 15h15.

Nicolas Sarkozy est arrivé mardi 19 mars à Tripoli, à l'invitation des autorités libyennes. La visite était initialement prévue en février, pour la célébration du deuxième anniversaire de la révolte, mais elle a été repoussée par crainte d'un attentat des nostalgiques du régime Kaddafi. Pour cette visite hautement symbolique, l'ancien président français est accompagné par Alain Juppé, son ministre des Affaires étrangères lors de la chute du « Guide ».

Depuis plusieurs semaines, celui qui, en mars 2011, fut le premier chef d'État à reconnaître les rebelles libyens et le Conseil national de transition (CNT) ne faisait pas mystère de son intention de se rendre en Libye « en ami ». Au cours de sa visite à Tripoli, qui doit durer quelques heures, il devait rencontrer le Premier ministre Ali Zeidan, selon une source gouvernementale libyenne, qui ajoute que ce déplacement a « pour but d'honorer une promesse faite aux autorités libyennes » par Nicolas Sarkozy.

« Nous l'avons invité [en 2012, NDLR] pour pouvoir lui exprimer notre gratitude et notre reconnaissance pour son rôle dans la révolution libyenne », a déclaré le chef du Conseil local de Tripoli, Sadat al-Badri.

Deuxième anniversaire de l'intervention

Un autre ancien ministre UMP, Dominique Perben, qui a un rôle de « conseil auprès du gouvernement libyen », accompagne Sarkozy. Outre Ali Zeidan,  que Sarkozy a vu longuement en février lors de la visite de celui-ci à Paris, l'ancien président français devrait rencontrer le Conseil local de Tripoli ainsi que des représentants du Congrès général national (CGN), la plus haute instance politique du pays, a ajouté M. Badri.

La visite de Sarkozy en Libye coïncide avec le deuxième anniversaire du lancement des opérations militaires de l'Otan, le 19 mars 2011 dans le cadre de la résolution des Nations unies 1973. Des avions français avaient alors bombardé un convoi des forces de régime de Kaddafi qui étaient aux portes de la ville de Benghazi (est), contrôlée alors par les insurgés.

Une enquête est toutefois en cours en France sur des accusations de financement illicite de la campagne de l'ex-président français en 2007 par le régime de Mouammar Kaddafi. À huit jours du second tour de l'élection présidentielle de mai 2012, le site d'information Mediapart avait publié un document attribué à un ex-dignitaire libyen, affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour « 50 millions d'euros » la campagne de Nicolas Sarkozy lors du précédent scrutin présidentiel de 2007. L'enquête avait été ouverte après une plainte pour "faux et usage de faux" de l'ancien président contre Mediapart



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Terrorisme : où sont passés les missiles de Kaddafi ?

19/03/2013 à 15h:49 Par Benjamin Roger
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Un SA-7 aux mains de rebelles libyens. Un SA-7 aux mains de rebelles libyens. © AFP

Après le pillage des arsenaux de Mouammar Kaddafi, de puissants missiles sol-air SA-7 se sont retrouvés aux mains d’Aqmi et des futurs combattants du MNLA, donnant des sueurs froides à de nombreux dirigeants et observateurs de la région. Deux ans et une guerre au Mali plus tard, il semble bien que ni les uns ni les autres n’aient récupéré du matériel en état de marche…

À la fin de mars 2011, alors que les rebelles libyens ont entamé leur révolution depuis plus d’un mois, le président tchadien Idriss Déby Itno lâche une information inquiétante dans une interview à Jeune Afrique. « Les islamistes d'Al-Qaïda ont profité du pillage des arsenaux en zone rebelle pour s'approvisionner en armes, y compris en missiles sol-air, qui ont été par la suite exfiltrés dans leurs sanctuaires du Ténéré [partie centrale du Sahara, NDLR] », déclare-t-il, ajoutant être certain « à 100% » de ses affirmations.

À l’époque, les services de renseignement français disposent des mêmes indications. Selon eux, les combattants d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) se sont bien procuré des missiles sol-air SA-7 de fabrication soviétique auprès de pilleurs libyens. L’affaire est préoccupante. Ces armes de guerre redoutables, de courte portée, peuvent permettre à un combattant d’abattre, avec un minimum entraînement, n’importe quel hélicoptère ou avion volant à basse altitude.

Près de deux ans plus tard, l’Histoire s’est accéléré. Après avoir contrôlé le Nord-Mali pendant dix mois, Aqmi et ses alliés islamistes sont chassés de leurs anciens fiefs par les armées françaises et africaines. Dès le début du conflit, les frappes aériennes françaises, qu’elles soient menées par des hélicoptères de combat ou des avions de chasse, se révèlent décisives pour affaiblir les groupes jihadistes.

Les combattants d’Aqmi arnaqués ?

Durement touchés, les combattants islamistes ne répliquent pourtant qu’à la mitrailleuse lourde ou au lance-roquettes. « Depuis le début des opérations au Mali, nous n’avons jamais détecté de tirs de missiles sol-air contre nos aéronefs », confirme le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l’état-major français.

Pourquoi les combattants d’Aqmi n’ont-ils pas utilisé ces missiles destructeurs alors qu’ils étaient bombardés par l’ennemi « croisé » ? Tout simplement parce que les SA-7 qui étaient entre leurs mains étaient vraisemblablement hors d’usage. « S’ils n’ont pas tiré, c’est parce qu’ils n’avaient rien en état de marche », nous confie une source militaire.

Une affirmation reprise par un responsable de la rébellion touarègue du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), cité anonymement par le site mauritanien Sahara Media. Selon lui, l’organisation terroriste se serait fait flouée lors du pillage des arsenaux libyens. « Lors de la chute de Kaddafi, plusieurs officiers touaregs servaient dans l'armée libyenne et savaient dans quels entrepôts étaient les SA-7 qui fonctionnaient. Ils en ont emportés une partie et ces missiles sont toujours en possession du MNLA. De son côté, Aqmi, qui n'avait aucune information fiable à ce sujet, a eu des SA-7 hors service, soit en les rachetant à prix d'or, soit en pillant directement les entrepôts. »

Pas de SA-7 dans les stocks du MNLA

« Kaddafi disposait de plusieurs milliers de SA-7, mais une bonne partie d'entre eux ne marchaient pas », indique de son côté Laurent Touchard, chercheur indépendant sur les questions de défense et collaborateur à Jeune Afrique. Les SA-7 sont des missiles assez sensibles. Ils nécessitent de bonnes conditions de stockage et sont équipés de batteries thermiques qui doivent être renouvelées fréquemment. Autant de conditions difficiles à remplir pour des jihadistes sahéliens habitués à nomadiser dans le désert. Lors de leurs ratissages dans différentes villes occupées par les groupes islamistes armés, comme Gao ou Tombouctou, les militaires français ont retrouvé des composants de SA-7, mais pas d’équipement complètement assemblé prêt à l’usage.

Malgré les déclarations du responsable du MNLA à Sahara Media, tout laisse penser que la rébellion touarègue ne dispose pas non plus de ce type de missiles. « Au début de l’année 2012, lors de l’offensive du MNLA, l’armée malienne a utilisé des hélicoptères et des Mig 21 [avions de chasse, NDLR]. Ces appareils n’ont jamais été visés par des tirs de SA-7 », affirme Laurent Touchard. De plus, lorsqu’ils ont mis le MNLA en déroute au mois de juin, Aqmi et ses alliés islamistes se sont emparés d’une grande partie des armes qui appartenaient aux rebelles touaregs. Visiblement, les jihadistes n’auraient récupéré aucun SA-7 en état de marche dans ces stocks.

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Benjamin Roger



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