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22/03/2013

CONGO/KINSHASA : NTANGANDA DANS L'AVION POUR LA CPI SANS DOUTE APRES AVOIR RECU DES CONSIGNES ET DES ASSURANCES DE SES MAÎTRES-CHIENS OBAMA ET KAGAME

VEBARTIM :

"Selon Carina Tertsakian, de Human Rights Watch, l’ex-général a peut-être été "lâché" par Kigali. Il était utile "tant qu'il était à la tête de groupes armés qui servaient les intérêts économiques, politiques, militaires du Rwanda au Congo", dit-elle. Mais privé de pouvoir, et sous le coup de mandats d'arrêt, il ne l'est plus."
Kigali, 22/03/2013 (AFP / MCN, via mediacongo.net)


Bosco Ntaganda a quitté le Rwanda pour la CPI


Recherché pour crimes contre l'humanité, le chef rebelle Bosco Ntaganda, surnommé "le Terminator", a quitté vendredi l'ambassade américaine de Kigali pour le siège de la Cour pénale internationale (CPI), afin d'y être jugé.

Le chef rebelle de la République démocratique du Congo (RDC) Bosco Ntaganda, qui était réfugié depuis lundi à l'ambassade américaine de Kigali, a quitté le Rwanda pour La Haye, siège de la Cour pénale internationale (CPI) qui le recherche pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a annoncé vendredi le gouvernement rwandais.

"Bosco Ntagdanga vient de décoller de Kigali et se trouve entre les mains de responsables de la CPI," a annoncé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, sur son compte Twitter. L'ambassade américaine à Kigali a, en outre, confirmé que le rebelle avait quitté ses locaux et était en route vers la CPI avec des responsables de la Cour.

Celui que l'on surnomme "Terminator" est notamment accusé par la CPI de viols, meurtres, pillages et enrôlements d'enfants-soldats entre septembre 2002 et septembre 2003 dans la région de Ituri, située au nord-est de la République démocratique du Congo.

Bosco Ntaganda a commandé l'une des factions du mouvement insurgé M23, qui a menacé à la fin de l'année dernière de marcher sur Kinshasa après avoir pris la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo.

La CPI a précisé qu'elle fixera bientôt la date de sa première audience pour confirmer son identité.

Une reddition surprise

Contre toute attente, Bosco Ntaganda s'est spontanément présenté lundi dernier à l'ambassade américaine au Rwanda et a, selon Washington, demandé à être envoyé devant la CPI. La "reddition" du général a soulevé de nombreuses questions.

Selon Carina Tertsakian, de Human Rights Watch, l’ex-général a peut-être été "lâché" par Kigali. Il était utile "tant qu'il était à la tête de groupes armés qui servaient les intérêts économiques, politiques, militaires du Rwanda au Congo", dit-elle. Mais privé de pouvoir, et sous le coup de mandats d'arrêt, il ne l'est plus.


Kigali, 22/03/2013 (AFP / MCN, via mediacongo.net)

La CPI confirme la nationalité rwandaise de Ntaganda
(Le Potentiel 22/03/2013)


 

La nationalité rwandaise de Bosco Ntaganda, général radié des Forces armées de la RDC depuis juillet 2012, ne fait l’ombre d’aucun doute. La CPI, qui l’attend à La Haye avant la fin de cette semaine, le considère comme citoyen rwandais à part entière. Ce qui a obligé le président Paul Kagame à se démarquer de sa ministre des Affaires étrangères en promettant toute la collaboration de son pays au transfèrement de Ntaganda à la CPI. Cela étant, Kinshasa devrait saisir l’opportunité pour nettoyer les écuries de la défense et de la sécurité.

Plus de doute possible sur la nationalité rwandaise du général renégat Bosco Ntaganda, présentement en exil dans l’ambassade des Etats-Unis au Rwanda. La Cour pénale internationale qui a dépêché sur place à Kigali une équipe de ses experts pour son transfèrement à La Haye confirme sa citoyenneté rwandaise. Le mandat d’arrêt de la CPI dit que Bosco Ntaganda est né à Ruhengeri, une ville du Nord-est du Rwanda.

Mis devant un fait accompli, Paul Kagame a vite fait de reconsidérer les déclarations de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mishikiwabo, et promis de « travailler pour faire en sorte que tout ce dont l’ambassade américaine a besoin en lien avec l’affaire Bosco Ntaganda soit mis en œuvre aussi rapidement que possible ».

Pour rappel, le mardi 19 mars, 24 heures après la reddition de Ntaganda aux autorités américaines, Louise Mishikiwabo déclarait que son pays, le Rwanda, n’avait aucun lien avec l’affaire Ntaganda. Selon elle, cette affaire était de la compétence des Etats-Unis qui détenaient le suspect, de la RDC, pays d’origine du suspect, et de la CPI qui recherche le suspect. Pendant tout ce temps, le département d’Etat américain ne cessait de solliciter la collaboration des autorités rwandaises pour l’aboutissement de ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Bosco Ntaganda ».

Cette évolution de l’affaire appelle des questions. Qui ou qu’est-ce qui a pu faciliter l’intégration de Bosco Ntaganda dans les Forces armées de la RDC ? A ce jour, combien d’autres « Ntaganda » compte-t-on encore autant dans les FARDC que dans les services de sécurité ou autres institutions congolaises ? Les services compétents ont du pain sur la planche. Le but étant de ne pas tomber dans les mêmes erreurs.

Kampala : mêmes causes, mêmes effets

L’erreur est humaine mais persévérer dans l’erreur est diabolique, dit un adage latin. Il y a trois mois, le gouvernement a engagé à Kampala des pourparlers avec le M23. Ces négociations directes visaient la fin de la situation de guerre qui prévaut dans l’Est du pays avec toutes les complicités internes et externes que l’on connaît. La date prévue pour les conclusions de ces pourparlers, à savoir le 15 mars 2013, est passée sans que l’on sache ce qu’il faut en retenir.

Pendant ce temps, le M23 s’est scindé en deux branches, l’un dirigée par l’ancien président Jean-Marie Runiga, l’autre par le nouvel homme fort Sultani Makenga. Des sources concordantes rapportent que Kinshasa serait prêt à signer avec l’aile de ce dernier, réputé colombe et coopératif. Jean-Marie Runiga se serait disqualifié en s’alliant à l’actuel baudet dont le transfèrement à La Haye n’est plus qu’une question de jours.

Mais, qui est donc ce Sultani Makenga ? Le 6 juillet 2012, le Conseil supérieur de la défense tenu à Kinshasa sous la direction du chef de l’Etat, décide de la radiation au sein des FARDC d’un certain nombre d’officiers supérieurs et généraux ayant rejoint les rangs du M23. Au nombre de ces officiers radiés, se trouvent repris en gras le Colonel Ruzangiza, alias Sultani Makenga ; le général Bosco Ntaganda, présenté comme autorité morale du M23, et le colonel Vianney Kazarama, alors porte-parole du M23. Ces radiations sont contenues dans un communiqué du Conseil supérieur de la défense signé par le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Alexandre Luba Ntambo.

Qu’est-ce qui a changé entre-temps pour que Sultani Makenga, de son vrai nom Ruzangiza (cf. Conseil supérieur de la défense), devienne candidat une éventuelle intégration dans les FARDC ? Son identité, mieux sa nationalité, a-t-elle cessé d’être douteuse ? Non seulement lui, mais il y a également un certain nombre d’officiers du M23, précisément l’aile qu’il dirige depuis peu, qui pourraient être intégrés dans les FARDC.

Azarias Ruberwa, ancien vice-président et ex-président du RCD, a dernièrement déclaré que le gouvernement n’avait pas de choix s’agissant de l’intégration des éléments du M23 dans l’Armée nationale. Comment peut-il être aussi si sûr de cette éventualité ? Peut-être s’est-il dit que les conclusions de Kampala auraient de la suprématie sur les institutions nationales. Si la délégation du gouvernement a la même approche de Kampala, il y a lieu d’attester la thèse de la mise sous tutelle de la RDC.

A-t-on réellement tiré les leçons de Bosco Ntaganda ? Celui-là même qui a longtemps été présenté comme citoyen congolais jusqu’à porter les galons les plus élevés dans les FARDC, mais que la très réputée CPI présente sans broncher comme citoyen rwandais à part entière. Y a-t-il encore une raison de croire à tout le processus mené depuis le CNDP dans l’Est de la RDC par voie d’intégration, mixage ou brassage ?
Tout compte fait, l’on se rend bien compte aujourd’hui que c’est la RDC qui a perdu sur toute la ligne. D’abord, son honneur en intégrant dans les rangs de ses forces armées des étrangers qui n’ont jamais travaillé pour la défense de sa souveraineté. Par après, c’est sa dignité en tant qu’Etat indépendant et souverain qui est toujours bafoué. Et ce n’est pas de la stigmatisation. Mais, c’est plutôt une réalité qui doit révolter et qui devait, selon toute vraisemblance, éviter la RDC de retomber dans les mêmes travers.

Makenga, celui avec qui Kinshasa se prépare à conclure un accord de paix, avec possibilité d’une reconnaissance de grades dans les FARDC, est dans le schéma de Bosco Ntaganda. Il est sous les projecteurs des Nations unies. Et il n’est pas exclu que la CPI se saisisse de son cas très prochainement pour des crimes et exactions commis pendant qu’il commandait les opérations au sein du M23. Est-ce que le gouvernement s’y opposerait comme il l’avait fait pour Bosco Ntaganda à l’époque avant de tomber en disgrâce ? Soupape de sécurité, fusible pour la paix, toutes ces expressions se sont révélées, à la fin, creuses.

En revanche, le cas Ntaganda doit plutôt éveiller l’attention du gouvernement en procédant à un recensement au sein des FARDC et, par ricochet, dans toutes les structures de sécurité du pays. Ce ne serait pas un crime de lèse-majesté que de s’assurer de l’identité de ceux qui sont affectés dans différents services de défense et de sécurité de l’Etat. Kampala rappelle que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Par ailleurs aujourd’hui, Ntaganda a été livré par ceux qu’il a toujours servis depuis des décennies. Ses parrains et autres principaux soutiens l’ont laissé choir comme un poisson pourri. Cette leçon est-elle comprise par tous ceux qui, en RDC, au Rwanda ou au Burundi, continuent de jouer le même rôle ?


Écrit par Le Potentiel

 

 

 

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  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ
Est pris qui croyait prendre. Enfin Ntaganda à la CPI. Et le sort de ses militaires se trouvant à Kigali ?
(L'Avenir Quotidien 22/03/2013)



Le président rwandais Paul Kagame a affirmé que son pays apporterait tout le soutien nécessaire pour le transfèrement de Bosco Ntaganda vers la Cour pénale internationale

D’après Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, Bosco Ntaganda, qui s’est livré lundi 18 mars à l’ambassade des États-Unis au Rwanda, sera transféré à la Haye ce vendredi pour répondre des faits mis à sa charge. Des envoyés de la CPI se trouveraient déjà à Kigali afin d’y récupérer le chef de guerre rwandais

Si le transfèrement de Bosco Ntaganda est acquis, que sera alors le sort qui sera réservé à plus de six cents militaires qui l’accompagnaient, tenant compte des prescrits de l’Accord-cadre signé à Addis-Abeba selon lequel, les pays de la Région s’engagent à ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations Unies .

Le président rwandais, Paul Kagame, a surpris tout le monde en affirmant jeudi 21 mars que son pays apporterait tout le soutien nécessaire au transfert du rebelle Bosco Ntaganda vers la Cour pénale internationale (CPI), qui devrait être effectif aujourd’hui vendredi, selon la procureure de la juridiction, la Gambienne Fatou Bensouda.

« Nous allons travailler pour faire en sorte que tout ce dont l’ambassade américaine a besoin en lien avec l’affaire Bosco Ntaganda soit mis en œuvre aussi rapidement que possible », a déclaré Paul Kagame dans un communiqué. Lundi 18 mars, Bosco Ntaganda, l’un des seigneurs de guerre les plus recherchés de la région des Grands Lacs, a étonnamment choisi de trouver refuge à l’ambassade américaine de Kigali, dans des circonstances encore inconnues, demandant lui-même à être envoyé devant la CPI. Le rebelle congolais est accusé de viols, meurtres, pillages et enrôlement d’enfants-soldats entre 2002 et 2003 en RD Congo.

Cette attitude du président rwandais est à comprendre dans la mesure où il a subi des pressions de toutes sortes exigeant le transfert pur et simple de ce seigneur de guerre à La Haye. D’ailleurs, Johnnie Carson a appelé les autorités rwandaises, dont le général Ntaganda a été pendant longtemps une créature, à ne pas interférer dans le transfert du chef rebelle vers l’aéroport en vue de son départ pour la CPI. Soulignant que les « modalités pratiques » du transport de Bosco Ntaganda de l’ambassade à l’aéroport restaient à définir, il a néanmoins assuré que les « contacts » avec Kigali avaient été « ouverts et bons ». Selon Johnnie Carson, la remise de Bosco Ntaganda à la CPI enverra « un signal clair » aux autres chefs rebelles et permettra de pacifier l’Est de la Rdc.

La CPI déjà au Rwanda

Selon des sources crédibles, c’est depuis mercredi à Paris, que la procureur de la Cour pénale internationale (CPI), la Gambienne Fatou Bensouda, a déclaré que le général rebelle congolais Bosco Ntaganda serait transféré au Pays-Bas ce vendredi. « Nous travaillons étroitement avec ceux qui peuvent faciliter son transfert dans le délai le plus court possible », a indiqué Mme Bensouda au cours d’une conférence, estimant que Ntaganda serait à La Haye « dans les deux jours ».

Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », est notamment accusé par la CPI de divers crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, commis entre septembre 2002 et septembre 2003 dans l’Ituri (nord-est de la RDC). « Une fois qu’il sera transféré à la Haye il y aura une première comparution. Les juges fixeront une date pour la confirmation des chefs d’inculpation. D’après mon expérience, cela peut prendre trois mois », a-t-elle poursuivi.

Des envoyés de la CPI sont partis pour le Rwanda, afin d’y récupérer Bosco Ntaganda à Kigali, avait annoncé auparavant mercredi un haut diplomate américain. « Des responsables de la CPI sont, à l’heure où nous parlons, en route vers Kigali », a déclaré à la presse, par téléconférence depuis Washington, Johnnie Carson, le responsable de l’Afrique au Département d’État américain. « Le calendrier est fluctuant mais il est clair qu’il faut agir rapidement » et « les prochaines 48 heures seront cruciales », avait-il ajouté.

Quid de plus de 600 combattants du M23

Le monde peut à ce jour saluer la rapidité avec laquelle les négociations ont été menées en vue du transfèrement du Rwandais Bosco Ntaganda à la CPI. Curieusement, aucun mot n’a été dit au sujet de plus de six cents militaires du M23 qui ont trouvé refuges à Kigali après qu’ils aient été désarmés. Pour plusieurs observateurs, cette attitude du Rwanda ne peut que porter un coup dur à l’Accord-cadre signé à Addis-Abeba le 24 février 2013.

Car selon cet accord appuyé par toute la communauté internationale, les pays de la Région s’engagent à ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations Unies.

En réalité, le Rwanda qui avait reçu cette visite inattendue des militaires du M23 avec à leur tête Bosco Ntaganda et le bishop Jean-Marie Runiga devait s’empresser non seulement pour alerter la communauté internationale, mais immédiatement prendre langue avec les autorités de Kinshasa pour le transfert de ces militaires vers leur pays.

Sinon, il sera difficile d’empêcher ceux des observateurs qui disent que les militaires du M23 sont rentrés au bercail, c’est-à-dire, là où ils ont été recrutés, formés et armés pour venir semer la terreur en Rd Congo. Si tel est le cas, il appartient donc au Rwanda de le dire clairement à la face du monde et d’accepter pour une fois sa responsabilité dans cette guerre d’agression imposée à la Rd Congo.

Le mystère reste entier

Jusqu’aujourd’hui, la façon dont Bosco Ntaganda a rejoint l’ambassade américaine à Kigali, quelques 150 km plus loin, reste inconnue. Le mystère reste entier. « Il n’aurait pas pu arriver à Kigali sans que personne ne le sache, d’autant plus que le Rwanda est un petit pays très contrôlé par les autorités », commente Carina Tertsakian de Human Rights Watch, sans toutefois en conclure que « les autorités l’ont livré à l’ambassade américaine ».

Pour Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group cité par Radio Okapi, Ntaganda a bien été pris en charge par l’armée rwandaise à son arrivée à la frontière. Après, les choses sont moins claires : l’a-t-elle escorté jusqu’à l’ambassade ou s’est-il échappé pour la rejoindre par ses propres moyens ? « A-t-il été menacé ? Y a-t-il eu un deal ? Je ne sais pas. Mais il a été livré sous pression ou incitation du gouvernement rwandais qui l’avait récupéré après sa défaite », estime Gérard Prunier, spécialiste des Grands Lacs.

Même s’il s’est montré coopératif dans cette affaire, il ne faut pas oublier que le Rwanda a toutefois été largement accusé par le passé d’entretenir des liens étroits avec les rebelles congolais et de protéger Bosco Ntaganda, notamment accusé par la CPI de viols, meurtres, pillages et enrôlements d’enfants-soldats entre septembre 2002 et septembre 2003 dans l’Ituri (nord-est de la RDC). Les ONG accusent également le rebelle d’être responsable de crimes dans la province du Nord-Kivu (Est de la RDC), où il est soupçonné d’avoir dirigé la rébellion du M23, qui a explosé en deux factions rivales fin février.

L’Avenir

 

 

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CPI : Kagame lâche Bosco Ntaganda !
(La Prospérité 22/03/2013)


Réservé au départ, le Président rwandais s’est finalement prononcé sur le transfèrement de Bosco Ntaganda à La Haye. «Nous allons travailler pour faire en sorte que tout ce dont l’Ambassade américaine a besoin en lien avec l’affaire Bosco Ntaganda soit mis en œuvre aussi rapidement que possible », a-t-il indiqué dans un communiqué hier, jeudi 21 mars 2013. Il y a peu pourtant, Mme Louise Mushikiwabo, ci-devant Ministre rwandaise des Affaires Etrangères, déclarait que: ‘‘cette affaire est entre les mains des Etats-Unis qui détiennent le suspect, de la RDC-pays de nationalité du suspect – et de la CPI qui recherche le suspect’’. Au regard de cette évolution, il y a lieu de constater, véritablement, un revirement de la situation. Et, c’est probablement à cause de l’insistance des Etats-Unis qui veulent, à tout prix, l’implication de Kigali. C’est donc pour ça, probablement, que le pays de mille collines s’est dit disposer à étudier toute demande pour faciliter le transfèrement de Bosco Ntaganda à La Haye et promet d’y répondre ‘‘correctement’’, dans la mesure où les demandes ne violent pas la loi rwandaise. Le Ministre Rwandais en charge de la Justice, M. Tharcisse Karugarama, l’a même précisé, que son pays ne répondrait qu’à une demande d’aide qui serait formulée par les Etats-Unis. ‘‘Si on nous demande de faciliter le passage à l’aéroport et d’affréter un avion, je crois que le Rwanda réagira correctement’’, a déclaré M. Karugarama. Comme quoi, le problème de l’avion ne se pose plus tellement. Ce faisant, la levée de la mesure d’interdiction de voyager par le Conseil de Sécurité n’étant qu’une formalité de routine, le compte-à-rebours est en marche pour Ntaganda. Fini la vieille gloire sur les cadavres, les femmes et filles violées, les personnes en errance au Nord-Kivu, y compris toutes les autres victimes de l’Ituri de 2002 à 2003. Bosco Ntaganda, chef rebelle à la tête du M23, il y a peu, va aller droit à Scheveningen, prison de haute sécurité à La Haye, aux Pays-Bas, siège de la Cour Pénale Internationale (CPI), pour y répondre de ses multiples actes odieux. Le processus de son transfèrement s’accélère minute après minute. Hier, c’est Paul Kagame, Président du Rwanda, celui-là que tous les rapports d’experts dans la Région des Grands Lacs et des institutions internationales ont qualifié de « parrain » de Ntaganda qui s’est prononcé clairement là-dessus. Il a affirmé que son pays apporterait tout le soutien nécessaire au transfèrement de Bosco Ntaganda. Seulement, beaucoup de zones d’ombre persistent quant à l’entrée de ce dernier au Rwanda, jusqu’à se retrouver à Kigali, singulièrement, à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique. Surnommé « Terminator », Bosco Ntaganda, chef rebelle sur qui pèse des lourdes charges des crimes commis en Ituri durant la période 2002 à 2003 et de nombreux actes odieux dans la province du Nord-Kivu, va devoir terminer ses derniers jours à Scheveningen, à La Haye, aux Pays-Bas. Alors en séjour à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, au Rwanda, pays de Paul Kagame, toutes les procédures de son transfèrement à la CPI se font en mode d’urgence. La CPI, elle-même, a parlé de 48 heures, pour dire que c’est un transfèrement immédiat. William Hague, Ministre britannique des Affaires Etrangères a appelé à un transfert rapide de ce dernier à la CPI. Mme Fatou Bensouda qui a animé une conférence de presse à Paris, révèle que : ‘‘nous travaillons étroitement avec ceux qui peuvent faciliter son transfert dans le délai le plus court possible’’. Et pour être plus précise, la Procureure de la CPI a déclaré que sieur Ntaganda pourrait être livré à La Haye ‘‘dans les deux jours’’. Par ailleurs, le Responsable Afrique du département d’Etat américain, Johnnie Carson, a fait savoir, le mercredi dernier, que les envoyés de la CPI étaient déjà en route vers Kigali pour le récupérer. Et de souligner que les « contacts » avec Kigali avaient été «ouverts et bons » dans cette affaire. Seulement, ce sont les modalités pratiques du transport de ce dernier de l’ambassade à l’aéroport qui n’étaient pas encore définies.

La Pros.




 

 

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Commentaires

Il est en faveur de moi d'avoir un site qui est très utile pour mon expérience. Merci admin

Écrit par : trouver maxosize | 08/10/2014

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