Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

24/03/2013

CENTRAFRIQUE : EN VOILA DE MANIERE ENCORE UN ABROUTI VICTIME DE SON ENTÊTEMENT MALHEUREUSEMENT IL N'A PAS ETE CAPTURE POUR REPONDRE DE SES CRIMES HUMAINS ET ECONOMIQUES

VERBATIM :

"Nous avons pris le Palais présidentiel. Bozizé n'y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président du Séléka (Michel Djotodia) prenne la parole", a déclaré un des chefs militaires des insurgés, le colonel Djouma Narkoyo. "Nous savions que Bozizé n'était pas là", a-t-il assuré. Le président au pouvoir depuis dix ans n'est plus apparu en public depuis une brève visite jeudi à son allié sud-africain Jacob Zuma, à Pretoria."
rtl.fr 24/03/13


 
 
Infographie
INTERNATIONAL

Centrafrique : les rebelles ont pris le palais présidentiel, Bozizé en fuite

Créé le 24/03/2013 à 11h23

Les rebelles sont entrés dans Bangui, en Centrafrique. Le président Bozizé est en fuite

Les rebelles sont entrés dans Bangui, en Centrafrique. Le président Bozizé est en fuite / AFP

Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont déclaré avoir pris dimanche le palais présidentiel de Bangui, au terme d'une offensive éclair lancée pour renverser le président François Bozizé, qu'ils n'ont pas trouvé dans la capitale. Celui-ci aurait fui vers le Congo, selon plusieurs sources.

Encore des poches de résistance
"Nous avons pris le Palais présidentiel. Bozizé n'y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président du Séléka (Michel Djotodia) prenne la parole", a déclaré un des chefs militaires des insurgés, le colonel Djouma Narkoyo. "Nous savions que Bozizé n'était pas là", a-t-il assuré. Le président au pouvoir depuis dix ans n'est plus apparu en public depuis une brève visite jeudi à son allié sud-africain Jacob Zuma, à Pretoria.
  
Une source militaire sous couvert de l'anonymat a confirmé la prise de la présidence par le Séléka, soulignant qu'il y avait encore "des poches de résistance dans la ville" mais que le "rapport de force était clairement en faveur des rebelles". Dimanche matin, le colonel Narkoyo avait averti: "la journée d'aujourd'hui sera décisive. Nos hommes sont dans Bangui, on prend nos emplacements".

L'échec du gouvernement d'union nationale

Les rebelles avaient commencé à entrer dans la capitale samedi en fin d'après-midi après avoir repris les armes la veille. La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et avait enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées avant de stopper sa progression sous la pression internationale à 75 km au nord de Bangui.
  
Des accords de paix signés à Libreville le 11 janvier avaient débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale composé du camp Bozizé, de l'opposition et de la rébellion. Mais arguant du non respect des accords par le clan Bozizé, les rebelles ont déclenché à nouveau les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition s'ils prenaient Bangui. 

Bozizé en fuite
Le président Bozizé aurait fui Bangui. Un conseiller du président ayant requis l'anonymat a indiqué qu'il avait traversé le fleuve Oubangui dans la matinée pour gagner la RDC.

Arrivé au pouvoir par les armes en 2003, le président Bozizé avait été élu président en 2005 et réélu en 2011 au terme d'un scrutin très critiqué par l'opposition qui avait crié à la "mascarade".

A Lire : Centrafrique, les raisons de la rébellion

Fiche Centrafrique.

Les commentaires sont fermés.