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25/03/2013

BELGIQUE : PEUR DE SE REVEILLER DANS SON CERCUEIL A DEUX METRES DE FOND POURQUOI NE PAS UTILISER SON GSM ?

MORCEAU CHOISI :

"Votre plus grande phobie est de vous réveiller dans votre cercueil? Pas de panique, personne n'arrache plus ses ongles sur le couvercle en hurlant et en pleurant. La médecine a fait beaucoup de progrès et, s'il y a 50 ans il était encore possible de se tromper, aujourd'hui les risques sont négligeables."

Aline Wuillot (st.)

© La Dernière Heure 2013


 
 

Comment être certain qu'un mort... est bien mort?

(24/03/2013)

Vous êtes horrifié par l'idée d'être enterré encore vivant? Ce scénario est impossible. Explication

BRUXELLES Il y a quelques années, pour être certain que l'on n'enterrait pas quelqu'un encore vivant, celui qui était chargé de fermer le cercueil mordait l'orteil du présumé mort. S'il n'avait pas de réaction, c'est qu'effectivement, il avait passé l'arme à gauche. Aujourd'hui, on imagine mal le médecin croquer l'orteil de son patient... Alors comment fait-on pour s'assurer du décès? LaLibre.be a contacté le docteur Jacques Berré, des soins intensifs de l'hôpital Erasme à Bruxelles, pour répondre à cette question.

Avant toute chose, il faut signaler que la loi belge déclare que la personne compétente pour constater un décès est obligatoirement un médecin. Par ailleurs, aucune spécialisation n'est requise.

Il existe en réalité deux définitions de la mort. La première est la mort traditionnelle. Elle se caractérise par un arrêt cardiaque irréversible. Le cœur s'arrête et, malgré les massages cardiaques, il ne reprend pas son battement. Hormis le cœur, le médecin vérifie également le pouls, la respiration et les réflexes de la personne. Si rien ne fonctionne, il peut déclarer la mort. Dans ce cas, le médecin doit remplir un « certificat de décès » qui est ensuite transmis à l'administration communale afin d'enregistrer légalement la mort de la personne. Le nom, prénom, adresse, date de naissance et autres informations sur le patient sont demandées, ainsi que des informations sur le médecin qui a déclaré la mort. Une case spéciale « mort suspecte » peut être cochée par le médecin si celui-ci juge que le décès ne semble pas naturel. Si la case est cochée, une procédure de vérification avec un médecin légiste est enclenchée.

La deuxième définition, plus particulière, est la mort cérébrale. Dans ce cas-ci, le patient a subi un traumatisme crânien très violent ou une hémorragie cérébrale. Il y a alors une destruction totale du cerveau avec une disparition complète de toutes les fonctions cérébrales. Le patient n'a plus de réflexe, il ne respire plus mais son cœur continue de battre. Le médecin déclare alors la mort.

Une procédure spéciale est toutefois à noter en cas de don d'organes. Le patient décédé peut effectivement être enregistré comme donneur. Selon la loi belge de 1986 régissant le don d'organes, la mort doit être alors constatée par trois médecins indépendants de l'équipe de prélèvement et de transplantation.

Attention, encore une précision: la mort cérébrale est un état à ne pas confondre avec le coma. Si le patient est en état de mort cérébrale, il est décédé. Si le patient est dans le coma, il est encore vivant.

Votre plus grande phobie est de vous réveiller dans votre cercueil? Pas de panique, personne n'arrache plus ses ongles sur le couvercle en hurlant et en pleurant. La médecine a fait beaucoup de progrès et, s'il y a 50 ans il était encore possible de se tromper, aujourd'hui les risques sont négligeables.

Aline Wuillot (st.)

© La Dernière Heure 2013

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