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29/03/2013

CENTRAFRIQUE : LES OBJETS PERSONNELS DU DICTATEUR BOZIZE VANDALISES ET SOUILLIES !

MORCEAU CHOISI :

Un soldat dans le fauteuil présidentiel.Le fauteuil du président est confortable, sans plus. "Il n'est pas pour moi", plaisante le général qui refuse de s'y asseoir et invite un de ses hommes à le faire, en affirmant: "Nous sommes venus apporter la démocratie". Partout, sur le sol, on marche sur des papiers, des dossiers, des meubles brisés. Tout ce qui a une grande valeur a été emporté mais il reste de nombreux cadeaux ou sculptures que les pilleurs ont jugé inintéressants. Dans un deuxième édifice, où l'ancien président se reposait, on découvre de nombreux cadeaux qu'il recevait. Certains sont encore dans leur emballage mais, cette fois encore, tout ce qui semblait avoir de la valeur a été pris. Les petits coffrets sont vides. Suivent les appartements privés, avec notamment la chambre à coucher. "Nous dormions avant en brousse mais je ne veux pas dormir dans ce lit. Je sais que Bozizé a couché dedans", relève le colonel Abdel Aziz. Le général Arda Hakouma, lui, regrette de ne pas avoir "pu capturer Bozizé vivant" car "il a fui" vers Yaoundé. "


Centrafrique: dans le palais présidentiel vandalisé, avec le vainqueur de Bangui

29/03/2013 à 10h:38 | AFP
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Centrafrique: dans le palais présidentiel vandalisé, avec le vainqueur de Bangui Centrafrique: dans le palais présidentiel vandalisé, avec le vainqueur de Bangui © AFP

Au palais présidentiel où régnait depuis dix ans le général François Bozizé, le général rebelle centrafricain Arda Hakouma s'amuse à prendre la pose, un pied sur la statue d'un lion, lui qui a conduit, dimanche, la conquête de Bangui.

Sur un panneau, il est écrit: "Au général d'armée François Bozizé, avec Dieu, nous ferons des exploits. Il écrasera nos ennemis. Psaume 60 2: 12".

Arda Hakouma, trentenaire de haute taille coiffé d'un chèche, rigole: "Il n'y a pas eu d'exploit. Il a été vaincu. L'exploit, c'est nous".

Ce général rebelle conduisait les troupes de la coalition Séléka durant l'offensive victorieuse sur la capitale. Quand elles ont pris le palais présidentiel, dimanche, le chef de l'Etat avait déjà fui pour trouver refuge au Cameroun voisin.

Les lieux ont été vandalisés, fouillés, retournés. Mais il n'y aucun impact sur les murs. Il n'y a, en fait, pas eu de résistance. "Cela a pris quelques minutes à peine. La GP (garde présidentielle) a fui tout de suite, dès les premiers coups de feu", explique le général, en guidant jeudi la visite.

Un char est pourtant encore posté à l'entrée du palais. Un autre, à l'intérieur de l'enceinte, est garé à côté des dizaines de voitures de luxe.

Une partie du palais reste inaccessible. "On craint que ce soit miné. Nous avons demandé conseil à nos amis français qui ont promis de venir", explique le colonel Abdel Aziz, l'adjoint du général.

On peut toutefois accéder au "saint des Saints": le bureau personnel de François Bozizé. Celui-ci est situé au milieu du bâtiment. Les fenêtres, voilées, ne donnent pas sur l'extérieur. "Mesure de sécurité sûrement", analyse un soldat.

C'est aujourd'hui un vaste capharnaüm. Les tiroirs ont été ouverts et jetés à terre, des papiers officiels mais aussi des magazines jonchent le sol. On trouve aussi bien un parapheur "Trésorerie du Knk" (le parti présidentiel Kwa Na kwa, "le travail rien que le travail") que des documents classés "secret" ou "très secret" mais dont l'importance paraît aujourd'hui toute relative.

Un soldat dans le fauteuil présidentiel

Le fauteuil du président est confortable, sans plus. "Il n'est pas pour moi", plaisante le général qui refuse de s'y asseoir et invite un de ses hommes à le faire, en affirmant: "Nous sommes venus apporter la démocratie".

Partout, sur le sol, on marche sur des papiers, des dossiers, des meubles brisés. Tout ce qui a une grande valeur a été emporté mais il reste de nombreux cadeaux ou sculptures que les pilleurs ont jugé inintéressants.

Dans un deuxième édifice, où l'ancien président se reposait, on découvre de nombreux cadeaux qu'il recevait. Certains sont encore dans leur emballage mais, cette fois encore, tout ce qui semblait avoir de la valeur a été pris. Les petits coffrets sont vides.

Suivent les appartements privés, avec notamment la chambre à coucher. "Nous dormions avant en brousse mais je ne veux pas dormir dans ce lit. Je sais que Bozizé a couché dedans", relève le colonel Abdel Aziz.

Le général Arda Hakouma, lui, regrette de ne pas avoir "pu capturer Bozizé vivant" car "il a fui" vers Yaoundé.

S'attardant dans les lieux, il revient sur l'offensive qui a opposé la rébellion aux forces armées centrafricaines et aux soldats sud-africains, la semaine dernière: "C'est à Boali, à environ 70 km de Bangui que les affrontements ont été les plus difficiles contre les Sud-Africains: j'ai perdu six hommes, les Sud-Africains 35", soutient-il, alors que le bilan officiel annoncé par le président Jacob Zuma est de 13 Sud-Africains tués.

Arda Hakouma raconte que le chef d'état-major des rebelles, le général Issa Issaka, a été blessé à la jambe et qu'il a alors pris lui-même la tête des troupes pour un assaut final qui a duré "à peine deux heures", quand les "Sud Africains ne combattaient plus".

Est-il fier d'être celui qui a "pris" Bangui? "C'est le destin. C'est Dieu qui l'a voulu", assure-t-il, avant d'annoncer: "Prochainement, je vais organiser une grande cérémonie pour remercier tous mes hommes. C'est grâce à eux que nous avons renversé Bozizé".



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Centrafrique : zones d'ombre autour de la mort des 13 soldats sud-africains

29/03/2013 à 14h:39 Par Vincent Duhem
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La Une du 'Mail and Guardian' datée du 28 mars. La Une du "Mail and Guardian" datée du 28 mars. © Capture d'écran.

Le général rebelle Arda Hakouma, qui a mené la conquête de Bangui, a déclaré jeudi 28 mars à l’AFP que ses troupes avaient tué 35 militaires sud-africains, alors que le bilan officiel annoncé par le président Jacob Zuma est de 13 morts.

Les jours passent et le mystère s'épaissit. Dans quelles conditions les soldats sud-africains sont-ils morts lors de l’offensive de la Séléka sur Bangui, le 23 mars ? Et combien ? Jusqu’à présent, les autorités de Pretoria ont affirmé que 13 militaires ont été tués et que 27 ont été blessés. Selon le porte-parole des South African National Defence Force (SANDF, forces armées sud-africaines), l’accrochage principal se serait déroulé, samedi 23 mars, près de la base du contingent sud-africain, au niveau du « PK 12 » (point kilométrique 12 sur la route vers Damara en sortant de la capitale).

Jeudi, le général rebelle Arda Hakouma, qui a conduit la conquête de la capitale, a contredit cette version. « C'est à Boali, à environ 70 km de Bangui que les affrontements ont été les plus difficiles contre les Sud-Africains : j'ai perdu six hommes, les Sud-Africains 35 », a-t-il déclaré à l’AFP. Il affirme également que les « Sud-Africains ne combattaient plus » lors de l’assaut final. Ce samedi 23 mars, l’offensive de la Séléka s’est faite sur deux axes. Une colonne venant de Damara, l’autre, plus à l’ouest, de Bossangoa, fief du président Bozizé. Selon le général Arda, c’est donc cette colonne rebelle, qui s’est emparé de Bossembele et de Boali dans la matinée, qui aurait affronté des troupes sud-africaines.

Entre deux feux

D’autres incidents ont également eu lieu dans Bangui. Des troupes sud-africaines y étaient stationnées dans plusieurs lieux stratégiques (palais de la Renaissance, aéroport, et télévision nationale). Selon le témoignage anonyme d’un parachutiste déployé dans la capitale, publié le 27 mars dans le quotidien The Citizen, son bataillon se serait retrouvé au beau milieu de combats entre Forces armées centrafricaine (Faca) et rebelles de la Séléka. Ce soldat, blessé à la jambe lors de l'accrochage, affirme que des éléments Faca les ont d’abord visé par erreur. « Nous avons répondu et en avons surement tués », déclare-t-il.

Selon un autre militaire, toujours cité anonymement par The Citizen, l’affrontement aurait duré plusieurs heures avant que des membres de la Séléka n’entament un dialogue. « Ils ont venu nous voir et nous ont dit qu’ils ne voulaient pas se battre contre l’Afrique du Sud et qu’ils allaient nous laisser tranquille. Ils ne voulaient pas nous combattre, nous étions pris entre leur tir et celui du gouvernement. »

Intérêts économiques

Si les circonstances de la mort des soldats sud-africains restent encore non élucidées, les raisons de la présence militaire sud-africaine agitent l'opinion publique. Officiellement, les quelques 200 hommes envoyés en décembre étaient chargés de sécuriser la capitale, en vertu d'un accord entre les deux pays portant sur la formation et le conseil à l'armée centrafricaine. Mais pour beaucoup, Pretoria avait également dans le viseur l'uranium, l'or et les promesses pétrolières de la Centrafrique. Une version étayée jeudi par un article du très sérieux quotidien Mail & Guardian : « La présence militaire sud-africaine en République centrafricaine a depuis le début été mêlée à des contrats impliquant directement l’ANC », écrit le journal.

« Nous avons été envoyés pour protéger [le président déchu François] Bozizé et sécuriser des intérêts économiques, déclare de son côté un des soldats cités plus haut. Nous sommes très en colère. On ment aux gens. »

À l'heure actuelle, on ne sait pas avec exactitude combien de soldats sud-africains se trouvent encore sur le sol centrafricain. Confrontées à d’importants problèmes de logistique et particulièrement limités en avion de transport de troupes, les SANDF ont mis en place une base de transit à Entebbe, la capitale de l’Ouganda. « Nous avons donné à l’Afrique du Sud une base », a confirmé, jeudi, le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda.
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Par Vincent Duhem



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Centrafrique : Djotodia laisse entendre qu'il ne se présentera pas à la prochaine présidentielle

29/03/2013 à 19h:02 Par Jeune Afrique
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Des rebelles de la Séléka à Bangui, le 28 mars 2013. Des rebelles de la Séléka à Bangui, le 28 mars 2013. © AFP/Sia Kambou

Vendredi 29 mars, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, a reconnu que, selon les accords de Libreville, "ceux qui seront aux commandes du pays ne se présenteront pas à l'élection présidentielle". Pendant ce temps, la Croix-Rouge centrafricaine demandait à la population de venir reconnaître les 78 corps retrouvés par ses volontaires après la prise de la capitale, le 24 mars, par la rébellion de la Séléka.

Lors d'une conférence de presse, vendredi 29 mars, à Bangui, Michel Djotodia a laissé entendre qu'il ne se présenterait peut-être pas à l'élection présidentielle prévue au terme d'une période de transition de trois ans. « Nous allons agir selon l'esprit des accords (de paix) signés à Libreville (...), a déclaré le chef de la rébellion Séléka, autoproclamé président après la prise de la capitale, le 24 mars.

« Et effectivement, il a été dit à Libreville que ceux qui seront à la commande de ce pays ne vont pas se présenter à l'élection présidentielle », a affirmé M. Djotodia. Selon cet accord, ni le Premier ministre ni le président François Bozizé ne peuvent se présenter au scrutin présidentiel de 2016. « Le plus important pour l'heure ce ne sont pas les élections », a poursuivi M.

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