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29/03/2013

CONGO/KINSHASA : DIX ANS APRES ET PLUS DE DIX MILLIONS DE MORTS ET DE VIOLS C'EST TROP TARD ON EN VEUT PAS BAN-KI-MOON!

VERBATIM :

"Kampala, c’est fini. Après la création de la brigade d’intervention, les pourparlers de Kampala n’ont plus leur raison d’être, d’autant qu’un appel a été lancé en direction des rebelles du M23 et d’autres milices, en vue de leur désarmement, si et seulement si ils ne veulent pas subir la colère de la communauté internationale qui interviendra désormais à travers la brigade. Même si Kampala aura suscité l’espoir d’aboutir à un accord, il faut vite souligner que le pays aura inutilement dépensé de l’argent qui aurait du servir à autre chose."

© Copyright L'Avenir Quotidien


 

"ET POURTANT CE N'EST PAS FAUTE D'AVOIR DIT ET REPETE QU'IL N'Y AVAIT RIEN A NEGOCIER AVEC LES MENDIANTS DE KAMPALA" (ADOL'CHE)

 


 
  Une première mondiale. Enfin une brigade d’intervention voit le jour
(L'Avenir Quotidien 29/03/2013)


*A l’unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé la création d’une force d’intervention rapide forte de plus de 2.500 hommes en République démocratique du Congo afin de combattre les groupes armés opérant dans l’Est du pays.

*Selon les diplomates, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et le Mozambique seraient d’ores et déjà prêts à fournir des troupes pour cette nouvelle brigade d’intervention. Cependant, d’autres pays se montrent en revanche beaucoup plus sceptiques.

*Cette force sera formée de trois bataillons d’infanterie, assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de forces spéciales. La résolution renforce la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Rdc (Monusco) qui se voit désormais confier la tâche supplémentaire de mener des opérations offensives et ciblées, seule ou aux côtés de l’armée congolaise, pour stopper le développement de tous les groupes armés, les neutraliser et les désarmer.

La date du 28 mars 2013 restera gravée dans les annales du Conseil de sécurité des Nations Unies, car elle aura consacré le vote d’une résolution historique présentée par la France et créant une brigade d’intervention pour neutraliser les différents groupes armés qui pullulent dans l’Est de la Rd Congo. En effet, la résolution, mise au point par Paris, s’inspire des résultats de l’accord-cadre régional d’Addis-Abeba du 24 février censé pacifier l’Est de la Rdc en proie à des rébellions depuis deux décennies. Le Conseil de sécurité a prorogé d’un an, jusqu’au 31 mars 2014, le mandat de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Le texte « condamne fermement la présence continue du (mouvement rebelle) M23 dans les environs immédiats de Goma » (Est) et réclame que tous les groupes armés « déposent les armes ». La « brigade d’intervention » devrait compter au total plus de 2.500 hommes, selon des responsables de l’ONU, même si la résolution ne donne pas de chiffres précis.

Parmi ces groupes opérant dans l’Est de la Rdc et au-delà de ses frontières, le M23, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les Forces démocratiques alliées, l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et les Maï-Maï sont accusés par le Conseil de graves atteintes aux droits de l’homme, notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles et le recrutement et l’emploi à grande échelle d’enfants.

Elle sera formée de trois bataillons d’infanterie assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de "forces spéciales".

Elle aura "la responsabilité de neutraliser les groupes armés". Jusqu’à présent, la principale mission de la Monusco concernait la protection des civils. Les Casques bleus n’avaient pas le droit d’ouvrir le feu, à moins d’être attaqués. Mais ces forces de maintien de la paix ont été vivement critiquées pour n’avoir pas stoppé l’arrivée du M23, l’un des principaux groupes rebelles actifs dans la région du Nord-Kivu, jusqu’à Goma et pour n’avoir pas empêché les violences qui ont suivi.

Les réticences de certains pays



Selon les diplomates, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et le Mozambique seraient d’ores et déjà prêts à fournir des troupes pour cette nouvelle brigade d’intervention. D’autres pays se montrent en revanche beaucoup plus sceptiques. Ils s’interrogent sur l’utilité d’une telle force d’intervention après la scission du mouvement M23 et la reddition de celui qui était considéré comme l’un de ses principaux animateurs, Bosco Ntaganda, qui a été livré à la Cour pénale internationale. Les États-Unis doutent également que la Monusco soit capable de chasser les autres groupes rebelles du Nord-Kivu, tandis que la Russie et la Chine soulèvent des objections de principe sur le thème de la non-ingérence. "Les pays contributeurs de troupes se demandent si tout cela est vraiment nécessaire désormais. Mais la brigade est censée lutter contre tous les groupes armés. Si ce n’est pas le M23, ce sera un autre groupe et la situation ne va pas s’améliorer comme par magie", a ainsi expliqué à Reuters un diplomate, sous couvert d’anonymat. En réponse à ces réticences, le texte du projet de résolution insiste sur le fait que cette brigade "sera établie à titre exceptionnel et qu’elle ne créera pas de précédent ou de préjudices concernant les principes des opérations de maintien de la paix".

Kampala, c’est fini

Après la création de la brigade d’intervention, les pourparlers de Kampala n’ont plus leur raison d’être, d’autant qu’un appel a été lancé en direction des rebelles du M23 et d’autres milices, en vue de leur désarmement, si et seulement si ils ne veulent pas subir la colère de la communauté internationale qui interviendra désormais à travers la brigade. Même si Kampala aura suscité l’espoir d’aboutir à un accord, il faut vite souligner que le pays aura inutilement dépensé de l’argent qui aurait du servir à autre chose.

Car, après le vote de cette résolution, la Monusco sort très renforcée et se voit désormais confier la tâche supplémentaire de mener des opérations offensives et ciblées, seule ou aux côtés de l’armée congolaise, pour stopper le développement de tous les groupes armés, les neutraliser et les désarmer. Et ce, pendant que jusque-là, son mandat était essentiellement basé sur la protection des civils.

Au mieux, le M23 devrait se conformer aux lois de la République, en se muant en un parti politique qui sera enregistré en bonne et due forme par le ministère de l’Intérieur. Ainsi, si revendications politiques il y a, elles se feront dans le cadre d’un parti politique et non à travers les armes. Voilà une opportunité qui est donnée non seulement à la Rd Congo, mais aussi à toute la Communauté internationale pour traduire en justice tous les auteurs des graves violations des droits de l’homme.

C’est ici l’occasion de rappeler qu’il ne s’agit pas ici d’intégrer au sein des FARDC ceux qui sont auteurs des graves violations des droits de l’homme. Ils doivent tous être désarmés, réintégrer la société congolaise et continuer leur vie normale. Pour ceux qui sont soupçonnés, ils devront répondre de leurs actes devant le juge.

L’honneur revient à la France

Depuis le début de la guerre d’agression imposée à la Rd Congo, il n’y a pas un autre pays comme la France qui a fourni beaucoup plus d’efforts pour trouver une solution à la crise. La France, toujours elle, on l’a vue au four et au moulin lorsqu’il fallait obliger les rebelles du M23 de quitter la ville de Goma. La France, toujours elle, on l’a vue peser au Conseil de sécurité, surtout au Comité des sanctions des Nations Unies pour condamner l’attitude complice du Rwanda et de l’Ouganda qui s’étaient illustrés dans le soutien des rebelles qui violent, pillent et sèment la mort à l’Est de la Rdc.

Toutes les générations présentes et futures en Rdc devront un jour retenir que c’est grâce à l’implication de la France que la guerre avait pris fin à l’Est de la Rdc, que les différentes milices et mouvements rebelles avaient été réduits au silence. C’est donc une attitude amicale qu’il faut encourager et qui doit servir d’exemple à d’autres. Comme pour dire que le peuple congolais restera reconnaissant à l’endroit de la France pour ses actes salutaires posés à l’endroit de ce pays.

L’Avenir

 

© Copyright L'Avenir Quotidien

 
RDC: résolution historique de l'ONU
(BBC Afrique 29/03/2013)


Pour la première fois, une brigade de l'ONU sera dotée d'un mandat offensif dans l'Est de la RDC.

La résolution 2098 du Conseil de Sécurité de l'ONU crée pour la première fois une brigade d'intervention rapide pour combattre les groupes armés en RDC

La brigade sera intégrée au sein de la Mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo, la MONUSCO.

Elle sera composée de 3069 éléments.

Elle aura un mandat robuste qui lui permettra de combattre l'expansion des groupes armés en RDC.

Kinshasa attendait une telle décision depuis plusieurs mois.

"Nous avons la conviction qu'elle aidera à faire la différence, et que bientôt, les forces négatives et les groupes armés ne seront plus qu'un mauvais souvenir", a indiqué Raymond Tshibanda, le ministre des affaires étrangères de la RDC.

La 2098 dote en en effet la brigade d'intervention rapide d'un mandat offensif afin d'empêcher l'expansion des groupes armés, de les neutraliser et de les désarmer.

Objectif: la stabilisation de l'Est du pays.

Le Rwanda a salué l'adoption de la résolution.

Mais il a insisté sur la nécessité de s'assurer de l'impartialité de la composante militaire de la MONUSCO.

Kigali a été accusé à plusieurs reprises par des experts de l'ONU d'aider et d'équiper le M23 dans l'Est de la RDC.

D'après les autorités rwandaises, la nouvelle dynamique de consolidation de la paix que suscitera la mise en oeuvre de la 2098 permettra au Conseil de se libérer des idées préconçues.

Dernière mise à jour: 29 mars, 2013 - 04:22 GMT

 

© Copyright BBC Afrique

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L'Onu crée une brigade d'intervention en RDC
(Le Nouvel Observateur 29/03/2013)



Le Conseil de sécurité de l'Onu a approuvé jeudi la création, au sein de cette force onusienne, d'une brigade d'intervention chargée de mener des opérations offensives ciblées contre les groupes d'insurgés dans l'est de la RDC. C'est la première fois que l'Onu crée une telle unité de combat au sein d'une de ses forces de paix.

Les quinze membres du Conseil ont adopté à l'unanimité une résolution créant une "brigade d'intervention" au sein de la Monusco, la force de l'Onu d'environ 20.000 hommes actuellement déployée en RDC et chargée de la protection des civils et du soutien à l'armée congolaise.

C'est la première fois que l'Onu crée une telle unité de combat au sein d'une de ses forces de paix.

Cette brigade "mènera des opérations offensives ciblées soit unilatéralement soit aux côtés de l'armée congolaise, avec la plus grande mobilité et polyvalence, (...) afin de prévenir la progression de tous les groupes armés, de les neutraliser et de les désarmer."

La résolution précise que la brigade sera composée de trois bataillons d'infanterie, d'un bataillon d'artillerie, d'une force spéciale et d'une compagnie de reconnaissance. Placée sous l'autorité directe du commandant de la Monusco, elle aura son quartier général à Goma.

De source diplomatique, on précise que l'Afrique du Sud, la Tanzanie et le Malawi devraient contribuer à la formation de cette brigade.

La résolution ajoute qu'une force de réaction rapide sera aussi créée au sein de l'armée congolaise afin de remplacer la brigade de l'Onu lorsque celle-ci aura achevé sa tâche.

Louis Charbonneau, Guy Kerivel pour le service français
NATIONS UNIES (Reuters)

 

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