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04/04/2013

CONGO/KINSHASA : EH BIEN QUE NI QUE NENI LE PREMIER MINISTRE MATATA PONYO TOMBERA BEL ET BIEN

VERBATIM :

« La gestion de la chose publique n'est pas orthodoxe.  La loi n'est pas respectée dans plusieurs domaines. On ne fait pas ce qu'on dit et on ne dit pas ce qu'on fait exactement.  Trop de discours inutiles. Le social ne marche pas, l'insécurité se porte bien à travers le pays alors que nous avons un Gouvernement. Quand vous regardez bien, le budget de l'Etat voté au Parlement avait été promulgué par le chef  de l'Etat. Mais jusqu'aujourd'hui, il n'est pas encore appliqué. Tous  ceux qui émargent au  budget l'Etat continuent de toucher leurs anciens salaires."

Dorian Kisimba
Kinshasa, 4/04/2013 (Forum des As, via mediacongo.net)


Alors qu’on la croyait « enterré » : la motion de censure contre Matata exhumée à l’Assemblée nationale ! Jusqu'hier, le député Mayo a déjà réuni 105 signatures sur les 125 requises. Suspendue le lundi 1er avril, la motion de censure initiée contre le Premier ministre Matata réapparait. Le député Jean-Baudouin Mayo persiste et signe : « le Gouvernement doit tomber. La motion n'était pas retirée, mais suspendue parce que de nombreux collègues étaient menacés je ne sais par qui. Maintenant, nous la soumettons à la signature des députés tant de la Majorité que de l'Opposition », déclare l’auteur de la motion, Jean-Baudouin Mayo. Jusqu'hier, dit-il, 105 signatures sur les requises 125 étaient déjà récoltées. Dans la salle des Congrès ou dans les couloirs du Palais du peuple, la liste circule pour récolter les 20 signatures restantes. Cette action prouve à suffisance que certains élus du peuple ne se sont pas encore détournés de leur projet de faire tomber « l’arbre Matata ». Quant à la motivation de cette motion la plupart des députés contactés parlent le même langage : « La gestion de la chose publique n'est pas orthodoxe. La loi n'est pas respectée dans plusieurs domaines. On ne fait pas ce qu'on dit et on ne dit pas ce qu'on fait exactement. Trop de discours inutiles. Le social ne marche pas, l'insécurité se porte bien à travers le pays alors que nous avons un Gouvernement. Quand vous regardez bien, le budget de l'Etat voté au Parlement avait été promulgué par le chef de l'Etat. Mais jusqu'aujourd'hui, il n'est pas encore appliqué. Tous ceux qui émargent au budget l'Etat continuent de toucher leurs anciens salaires. Que dire à ce sujet ? Respecte-t-il la loi ? A notre avis non ». C'est du moins en ces termes que certains députés expliquent le fondement de la motion de censure contre le Gouvernement Matata initiée par le député Jean-Baudouin Mayo de l'Union pour la nation congolaise (UNC) avec l'appui de quelques élus de la Majorité. A la question de savoir pourquoi avoir retiré d’abord cette motion pour la remettre en ce moment? La réponse du député Mayo est claire : « La motion n'était pas retirée. Elle était suspendue parce que certains collègues avaient retiré leurs signatures étant donné qu'ils étaient menacés je ne sais par qui. Pour ne pas les exposer aux menaces et à l'insécurité, notre groupe parlementaire UNC/Alliés avait simplement décidé de suspendre la motion ». Jean-Baudouin Mayo avait-il reçu de l'argent pour retirer sa motion? « Je n'avais reçu l'argent de personne. La preuve est que je reviens avec la motion. C'est pour montrer effectivement que j'avais décidé de suspendre parce que, a-t-il souligné, des collègues avaient commencé à retirer leurs signatures. Ce qui compliquait d'atteindre le nombre de 125 signatures exigées par la loi pour faire passer la motion de censure ». Hier dans la salle des Congrès, le député Mayo a invité ses collègues à apposer leurs signatures sur la liste. La preuve que la machine engagée pour faire couler le bateau Matata est en marche. Dorian Kisimba Kinshasa, 4/04/2013 (Forum des As, via mediacongo.net)

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