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16/04/2013

CONGO/KINSHASA : ON DOIT EVITER LA SUBJECTIVISATION POLITICIENNE AFIN DE LAISSER LA JUSTICE FAIRE SON TRAVAIL EN TOUTE IMPARTIALITE

MORCEAU CHOISI :

"ils exigent que cet homme politique soit immédiatement libéré, et demandent l'appui des autorités belges pour que leur démarche parvienne à récolter un succès. Au cas où les dirigeants belges ne s'impliquaient pas dans cette affaire, ils les accuseraient d'être des complices de cette politique d'exclusion."

Stone
Kinshasa, 16/04/2013 (La Tempête des Tropiques , via mediacongo.net)

«Nous dénonçons encore un montage de plus, qui n’a rien à voir avec la vie politique et nationale. Même les réactions qui sont venues d’ailleurs ont prouvé que c’était ridicule», a ajouté Bruno Mavungu.

© Copyright Radio Okapi


Manifestation en Belgique contre l'arrestation de Diomi Ndongala


Vendredi 12 avril dernier, les Congolais de Belgique, précisément ceux habitant la ville de Bruxelles, ont manifesté contre l'arrestation, depuis lundi 8 avril, du député Eugène Diomi Ndongala, par des éléments de la police qui l'ont conduit devant le procureur général de la République avant de l'envoyer au Centre pénitentiaire de rééducation de Makala (CPRK) où il séjourne pour l'instant.

Dans leurs calicots, on pouvait lire « libérez Diomi », ainsi que d'autres inscriptions hostiles au pouvoir en place. Pour ces Congolais de la diaspora, l'arrestation de l'élu de la Funa est un acharnement politique purement et simplement, une manière de réduire au silence les opposants qui dérangent.

Raison pour laquelle, ils exigent que cet homme politique soit immédiatement libéré, et demandent l'appui des autorités belges pour que leur démarche parvienne à récolter un succès. Au cas où les dirigeants belges ne s'impliquaient pas dans cette affaire, ils les accuseraient d'être des complices de cette politique d'exclusion.

Il faut rappeler qu'au lendemain de cette arrestation, l'Union interparlementaire (UIP) a énergiquement réagi pour demander à Kinshasa de relacher ce pauvre député et de mener des enquêtes indépendantes pour faire la lumière sur la prétendue affaire de viol dont il est accusé depuis le mois de juin 2012.

Des organisations de défense des droits de l'homme, dans un communiqué collectif, ont-elles aussi dénoncé et condamné l'acharnement contre Eugène Diomi, les membres de son parti et de son bureau politique, outre ceux de la Majorité présidentielle populaire (MPP).

D'ailleurs, il y a de cela une semaine, un groupe de 13 personnes a été présenté à la presse, accusé d'attenter à la vie de Joseph Kabila et de Matata Ponyo.

Comme armes, il n'y avait que des bouteilles en plastique remplies à moitié de l'essence, des bouteilles de bière, une machette. Selon une certaine opinion, Diomi serait le financier de ce mouvement. Pourtant, ce politicien a toujours mené une lutte non violente. 



Stone
Kinshasa, 16/04/2013 (La Tempête des Tropiques , via mediacongo.net)

RDC : l’UDPS qualifie l’arrestation de Diomi Ndongala de «montage fantaisiste et ridicule»
(Radio Okapi 16/04/2013)


L’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) qualifie de « montage fantaisiste et ridicule » l’arrestation du député Diomi Ndongala et de Jean-Claude Ndala, directeur de cabinet adjoint d’Etienne Tshisekedi. Le secrétaire général de ce parti de l’opposition, Bruno Mavungu, a expliqué lundi 15 avril à Radio Okapi que «ce n’est pas avec des bouteilles vides, des mousses, du carburant et une machette qu’on peut attaquer le cortège présidentiel protégé par des hommes bien équipés».

«Tout le monde a suivi un montage ridicule et fantaisiste de la police, faisant croire que Monsieur Diomi Ndongala et le directeur de cabinet adjoint du président se serait mis à monter un coup d’Etat pour tuer Monsieur Joseph Kabila et Matata Ponyo. Je crois que ce n’est pas avec une telle légèreté qu’on peut gérer les gens. Ils ont fabriqué et monté ces choses. Je crois qu’ils cherchent à distraire la population», a affirmé Bruno Mavungu.

La police nationale congolaise a présenté, jeudi 11 avril, un groupe de treize personnes suspectées de vouloir attenter à la vie du Président Joseph Kabila et du Premier ministre Matata Ponyo, parmi lesquels le député Eugène Diomi Ndongala et Me Jean-Claude Ndala.

«Nous dénonçons encore un montage de plus, qui n’a rien à voir avec la vie politique et nationale. Même les réactions qui sont venues d’ailleurs ont prouvé que c’était ridicule», a ajouté Bruno Mavungu.

Le secrétaire général de l’UDPS exige la libération «immédiate et sans condition» de tous les détenus.

«S’ils veulent arrêter des gens, il faut trouver des motifs sérieux», a-t-il poursuivi.

De son côté, l’association africaine de la défense des droits de l’homme (Asadho) a aussi dénoncé cette arrestation qu’elle qualifie «d’acharnement des autorités de Kinshasa contre le député Diomi Ndongala».

Elle a recommandé au chef de l’État de «faire cesser tout acharnement des autorités politiques et de la police nationale congolaise contre les opposants politiques».

Diomi Ndongala, incarcéré à la prison de Makala, est le porte-parole de la plate-forme Majorité présidentielle populaire (MPP) qui soutient Etienne Tshisekedi. Cette structure a été créée au lendemain des élections présidentielle et législatives de novembre 2011, à l’issue desquelles Joseph Kabila a été reconduit à la tête de l’Etat pour un mandat de 5 ans. Des résultats que son principal challenger Étienne Tshisekedi a toujours contesté.

Le 25 juin 2012, Diomi Ndongala avait disparu après avoir été accusé de viol sur deux mineures. Il a été retrouvé le 11 octobre dans la commune de Ngaliema à l’Ouest de Kinshasa. Une semaine plus tard, les députés avaient déclenché le processus de sa levée d’immunité pour qu’il soit jugé. Ce qui fut fait.

Diomi Ndongala avait alors saisi la Cour suprême de justice pour inconstitutionnalité de la décision de sa levée d’immunité mais n’a jamais obtenu de suites. Il avait aussi saisi le parquet dans l’affaire de viol dont il est accusé, qualifiant ses accusateurs de former une« association de malfaiteurs ».

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« L’ACAJ dénonce le harcèlement judiciaire contre le député DIOMI NDONGALA et 12 défenseurs des droits de l’homme en RDC»


Kinshasa-Paris, le 23 avril 2013 – L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) est très préoccupée par le climat de persécution dont sont victimes le député Eugène Diomi Ndongala, président du parti Démocratie Chrétienne (DC), et 12 défenseurs des droits de l’homme de Bandundu.

Le député Eugène Diomi Ndongala est poursuivi pour «prétendu viol et entretien d’un mouvement insurrectionnel dénommé imperium ».Le 08 avril 2013, il a été nuitamment enlevé par la police, conduite par le colonel Kanyama, détenu d’abord dans un lieu secret, et le lendemain conduit au Parquet général de la République (PGR) où il sera finalement informé de l’existence d’un mandat d’arrêt émis contre lui depuis le 18 janvier 2013.

Cette arrestation arbitraire est équivaut à un enlèvement non du fait qu’elle a été effectuée la nuit, soit aux environs de 22h 30, à l’aide de violence et sans mandat, mais surtout en absence, dans le dossier au Parquet général de la République, d’un quelconque mandat de comparution préalable.

Le 16 avril 2013, la Cour Suprême de Justice, statuant sur la validité de sa détention, a rendu une ordonnance l’assignant en résidence surveillée.


L’ACAJ rappelle que cet enlèvement intervient après plusieurs autres actes irréguliers posés contre lui tant par le PGR que la police tels que : l’occupation du siège de son parti politique Démocratie Chrétienne (DC) sans motif valable; la perquisition sans mandat et pillage de ses biens s’y trouvant; l’ouverture des poursuites pénales contre lui sans l’autorisation préalable de l’Assemblée nationale; la violation de son droit à la présomption d’innocence par le PGR en tenant une conférence de presse au cours de laquelle il avait allégué des accusations contredisant celles contenues dans son propre réquisitoire daté 19 juillet 2013 adressé à l’Assemblée Nationale.

Le 18 janvier 2013, son Attaché de presse, M.Verdict NKOBA MITUNTIA, ainsi que 3 militants de la plate-forme politique Majorité Présidentielle Populaire (MPP) : M. Stallone KATUMBA MUMPOY, KATUMBA François, KABUNGANA Marie-Josée, ont été enlevés nuitamment de leurs domiciles et conduits vers une destination inconnue par des agents de sécurité. Ils n’ont réapparu en public que lors de leur présentation, par le Ministre de l’intérieur, à la presse comme faisant partie d’un « groupe »,que le député DIOMI NDONGALA aurait entretenu, pour renverser le régime en place.

Aussi, l’ACAJ dénonce la condamnation de 12 défenseurs des droits de l’homme de Bandundu, intervenue à l’issue d’un procès injuste et inéquitable depuis le premier jusqu’au deuxième degré.


Elle relève que tant dans le cas du député DIOMI NDONGALA que celui de 12 défenseurs des droits de l’homme de Bandundu, la justice a été instrumentalisée par le Gouvernement.

Elle dénonce cet état de chose et recommande à la justice de garantir les droits et libertés fondamentaux de citoyens, et au Gouvernement de faire libérer le député DIOMI NDONGALA, son attaché de presse, les membres de son parti DC et les 12 défenseurs des droits de l’homme.

Fait à Kinshasa, le 23 avril 2013

ACAJ

Pour tout contact :

Me Georges Kapiamba, Président national

Téléphone : 099 540 45 14

Email :kapiambag@gmail.com











Me Georges Kapiamba

Avocat

Président de l’Association Congolaise

pour l’Accès à la Justice (ACAJ)

Téléphones: + 243 99 540 45 15- 81 404 36 41

Email:kapiambag@gmail.com

Écrit par : lino | 23/04/2013

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