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31/05/2013

CONGO/KINSHASA : OU VA LE PEUPLE CONGOLAIS ?

VERBATIM :

"Un autre phénomène, et non de moindre, est la mendicité féminine. Eh oui les femmes mendient en RDC. Une femme n'hésite plus aujourd'hui à tendre la main dans un taxi, dans un taxi-bus, en route chemin faisant pour demander au premier homme cravaté ou non cravaté mais élégant de lui payer sa course, ou carrément de lui acheter à manger pour elle et sa famille. Ici également je donne, alors que moi-même je n'en ai pas grand-chose, je n'ai rien, je ne suis toujours pas mécanisé. Cependant, je ne cesse de m'interroger sur ce que deviendra la famille congolaise d'ici à vingt ans si ce phénomène ne s'arrête pas ? Un homme peut mendier, mais jamais une femme, car celle-ci est la base même de la société et de la famille. Avant sous Mobutu le dictateur c'était les hommes qui s'adonnaient à la mendicité, mais aujourd'hui c'est autant d'homme et de femmes ! Mes étudiantes ne se gênent jamais ! Chose impensable avant mon immigration académique en Belgique, il y a vingt ans !"


UN BIEN GRAND MERCI AUX LECTEURS ET VISITEURS DE KILIMANDJERO.BLOGS.DHNET.BE

 

Chers internautes votre fidélité et soutien me touchent beaucoup, m'absenter pendant deux mois de la toile, mieux, du Net et devoir toujours compter sur un nombre aussi impressionnant de visiteurs est la preuve de l'estime et l'amour que vous portez à kilimandjero.blogs.dhnet.be. C'est la preuve, s'il en est, que les productions de notre blog sont objectifs et opposables à toutes les tendances politiciennes, culturelles, sociales.

Nous répondons ici aux congolais qui nous reprochent notre soutien à Evariste BOSHAB voire au Chef de l'Etat Joseph KABILA KABANGE. MAIS ENFIN PAR OU VEULENT-ILS QUE JE PARLE AFIN QU'ILS ECOUTENT QUE JE NE TRAVAILLE NI AVEC L'UN NI AVEC L'AUTRE ? Boshab a pleuré avec moi mon neveu qui portait le même nom que ma pauvre personne? Quand il a accédé au pouvoir, il ne m'a pas appelé, il a fait ses choix que je respecte jusqu'aujourd'hui. Mais est-ce pour autant que je lui en veux ? NON. Il est et restera mon grand frère, mon grand ami, et cela jusqu'à la fin des temps. DOIT-ON SOUTENIR UN FRERE, UN AMI PARCE QU'IL VOUS DONNE QUELQUE CHOSE? Quant à KABILA, IL EST AVEC SON FEU PERE CELUI QUI A CONSTRUIT UN MONUMENT POUR MON GRAND ONCLE PATRICE-EMERY LUMUMBA ET AMENAGE LE BOULEVARD PORTANT SON NOM. Mais enfin qui fait la politique au Congo/Kinshasa de manière honnête, universaliste sinon sur base des accointances tribales : les baluba soutiennent le moribond Tshisekedi parce que celui-ci est muluba comme eux, point à la ligne, et ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. D'autres, ressortissants du KIVU, soi-disant grands intellectuels, sont devenus des grands fanatiques et amis d'Honoré Ngbanda le Terminator et le pourfendeur de leur province. Alors où est le problème me concernant , Pourquoi veut-ont que les Batetela, ma tribu, soient toujours plus prêtres que les prêtres?

La différence avec ces compatriotes assoiffés du pouvoir et haineux, très aigris, ce qu'ils se prennent pour le centre de la terre. Or, nous ne sommes pas des aigris. Nous ne soutenons jamais ni personne ni un parti politique pour attendre de l'argent ou des récompenses politiciennes. Cela ne nous intéresse pas et ne nous intéressera jamais. C'est tout compris. Nous ne jalousons jamais ceux et celles qui sont en ce moment au sommet de l'Etat congolais. Nous les aimons pour ce qu'ils font de bien, et les critiquons pour le mal qu'ils font. Nous sommes de ceux, la race des vainqueurs, qui n'avons jamais nos langues dans la poche. Nous appelons un chat un chat. Nous n'allons jamais lui imputer d'autres attributs que ceux d'un chat, voilà c'est ce que cela veut dire.

Nous ne passons pas l'essentiel de notre temps à jalouser les gens qui ont accepté les responsabilités politiques qui sont les leurs. Nous nous en foutons royalement qu'ils gagnent ou volent des millions ou des milliards de dollars dans ou sur le dos des congolais. Parce que nous ne les avons jamais mis là où ils sont, mais parce que Dieu, le sort ou le destin les a choisis eux. Que faire contre le destin ? Rien si ce n'est que d'attendre, ou de se décider de l'infléchir par la force des choses. En effet, il n'y a de destin éternel, immuable que pour des imbéciles. Or, ceux-là il y en a tant dans le peuple congolais de la diaspora qu'au pays.

Il faut venir vivre, travailler dans ce pays de merde pour le vérifier. Il n'y a rien qui fonctionne ici. La corruption, la mendicité font rage. Tout est à l'arrêt. Et le peuple d'une pauvreté extrême. Mais à qui la faute ? Pas à Joseph Kabila Kabange en tout cas, mais au peuple lui-même qui ne sait pas mettre la pression sur son gouvernement de merde. Voilà la vérité. Au lieu de se battre pour ses droits, on se contente de corrompre et de se laisser corrompre. On mendie. Difficile aujourd'hui de distinguer à Kinshasa un adulte d'un enfant. Tellement la bassesse y est devenue monnaie courante. Bien sûr les Kinois on les connaît très bien, et depuis toujours comme des petits aventurieux, escrocs, voleurs, délinquants. Mais ça c'était du temps du Maréchal Mobutu. Maintenant, c'est devenu encore pire des pires. Les rues, les grands et petits boulevards de Kinshasa sont envahis dès matin jusque tard le soir par un peuple laxiste qui soit s'y repose, soit y dort. Il ne peut pas ou ne veut pas travailler. Mais, il est le premier à mendier l'argent auprès des passants, même à nous autres pauvres impayés de l'enseignement supérieur et universitaire, à qu'il impute -, alors que c'est très bien connu, les apparences depuis la nuit des temps sont toujours trompeuses -, une certaine aura, il suffit ici de mettre une cravate et costume pour qu'on s'entende appeler "mopao", mokonzi, chef, "yadi mosi", etc.

Les militaires en armes postés devant les superettes, les supers marchés, les grandes entreprises marchandes ou non marchandes, sensibles, n'y sont pas en reste. Ils mendient aussi. Les yeux rougis, pour la plupart, par la pauvretré, la misère, on se demande comment ils seront capables de défendre le pays d'une attaque ennemie, ou les entreprises dont ils ont la charge, s'ils étaient aussi si mendiants ? Mais était-ce de leur faute ? Je ne crois pas. Parce que le gouvernement ne fait rien pour eux. et, c'est donc normal quelque part que pour survivre, ils s'adonnent à des telles pratiques honteuses et indignes de soldat. Je ne résiste jamais à leur en donner, même si moi-même je n'en avais pas grand-chose, voilà.

Un autre phénomène, et non de moindre, est la mendicité féminine. Eh oui les femmes mendient en RDC. Une femme n'hésite plus aujourd'hui à tendre la main dans un taxi, dans un taxi-bus, en route chemin faisant pour demander au premier homme cravaté ou non cravaté mais élégant de lui payer sa course, ou carrément de lui acheter à manger pour elle et sa famille. Ici également je donne, alors que moi-même je n'en ai pas grand-chose, je n'ai rien, je ne suis toujours pas mécanisé. Cependant, je ne cesse de m'interroger sur ce que deviendra la famille congolaise d'ici à vingt ans si ce phénomène ne s'arrête pas ? Un homme peut mendier, car l'homme que nous sommes n'a pas toujours de personnalité, de moralité, de gêne, mais jamais une femme, car celle-ci est la base même de la société et de la famille. Avant sous Mobutu le dictateur c'était les hommes qui s'adonnaient à la mendicité, et comme je viens de le dire ce fût un peu comme ça normal, mais aujourd'hui c'est autant d'hommes mendiants et de femmes mendiantes ! Mes étudiantes ne se gênent plus jamais de tendre la main, de me poursuivre jusque dans la voiture après mes cours pour me demander l'argent, s'exposant ainsi à une coucherie si je tirais à tout vent comme ceux que j'ai noté dans mon petit calpin de choc ! Chose impensable avant mon immigration académique et scientifique en Belgique, il y a vingt ans !

Malgré ces genres de dysfonctionnements, l'objectif que nous poursuivons dans kilimandjero.blog est d'informer objectivement le peuple congolais, africain et du monde entier sur des questions sensibles ou non, nous ne sommes pas là pour humilier les gens, accuser gratuitement les gouvernants, ou ridiculiser les opposants, non ! nous sommes là pour dire ce que doit être dit et fait, c'est tout. Ceux qui ne sont pas d'accord, et qui nous écrivent pour nous le signifier le font et n'ont jamais été ni insultés, ni humiliés, c'est sans doute, entre autres, la raison pour laquelle les visiteurs nous rendent visite, viennent vers nous que nous soyons absents ou présents sur le Net.

La vérité, c'est qu'un jour, son fondateur s'est levé et s’est dit « pourquoi devait-il subir la désinformation les bras croisés, sans rien faire, et s'il pouvait, lui aussi, informer la désinformation ? Voilà comment est né votre blog préféré.

Son fondateur ne vous en remerciera jamais assez.

Le Prince

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover Richard Gary OSONGO-LUKADI

-Chercheur habilité de philosophie du CRHIA de l’Université de Poitiers (France)

-Docteur en philosophie et lettres de l’ISP de l’Université Catholique de Louvain (UCL) (Belgique)

-Membre de la SPEP/APA (Association des Philosophes Américains),

de l’Association Canadienne de Philosophie (ACP)

-Professeur à l’ISP/Gombe de Kinshasa (RDC)

-Directeur-Editeur RAS-IAS et RpP-RphSp/CRPIC)

-Directeur-Administrateur/kilimandjero.blogs.dhnet.be (www.dh.be/rubriqueblogs)

-antoinedoverrichardol@hotmail.fr

-osongo_lukadi@yahoo.fr

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