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23/06/2013

CONGO/KINSHASA : LE MINISTRE DE LA COMMUNICATION LAMBERT MENDE DANS SES OEUVRES

VERBATIM:

M. Mende s'est dit cependant "frappé par le caractère trop ciblé du rapport" d'Amnesty."Tout porte à croire que les multiples pressions exercées sur le président Joseph Kabila pour l'amener à revoir à la baisse le volume des engagements commerciaux et industriels entre la RDC et la Chine ayant fait long feu, des groupes d'intérêts recourent vraisemblablement à des ONG internationales comme Amnesty (...)", a accusé le porte-parole."C'est là un cas de concurrence déloyale qui n'est pas dû au hasard au moment où notre pays est devenu le premier producteur mondial de cobalt", a affirmé M. Mende, également ministre de la communication.

"Avec la réalité que nous observons quotidiennement sur le terrain, on est frappé sur le caractère excessif de ces accusations. Le rapport d’Amnesty international parle de 150 000 exploitants artisanaux dans le secteur de mines. Il est trop loin de la réalité et on se rend compte que l’ d’Amnesty international ne s’est pas livré à une enquête fouillée car en réalité nous avons 2 500 000 exploitants artisanaux »


 

SlateAfrique

 

 

mis à jour le22/06/2013 à 18:05

 

 

La RDC accuse Amnesty de servir "des groupes d'intérêts"

 

Le gouvernement congolais a accusé samedi Amnesty international de "servir des groupes d'intérêts" anti-chinois, après un récent rapport de cette ONG dénonçant les traitements infligés aux mineurs artisanaux au Katanga (sud-est).

"Le gouvernement qui a pris acte de ces graves accusations est préoccupé par la situation des mineurs telle qu'elle ressort de ce rapport", indique un communiqué du porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende.

Dans un rapport très détaillé publié mercredi, Amnesty avait pointé du doigt la situation des mineurs artisanaux au Katanga et leur exploitation par des sociétés concessionnaires, chinoises pour la plupart.

M. Mende s'est dit cependant "frappé par le caractère trop ciblé du rapport" d'Amnesty.

"Tout porte à croire que les multiples pressions exercées sur le président Joseph Kabila pour l'amener à revoir à la baisse le volume des engagements commerciaux et industriels entre la RDC et la Chine ayant fait long feu, des groupes d'intérêts recourent vraisemblablement à des ONG internationales comme Amnesty (...)", a accusé le porte-parole.

"C'est là un cas de concurrence déloyale qui n'est pas dû au hasard au moment où notre pays est devenu le premier producteur mondial de cobalt", a affirmé M. Mende, également ministre de la communication.

Dans son rapport, Amnesty cite le cas de plusieurs entreprises mais évoque également la responsabilité de l'Etat congolais qui ne fait pas respecter le code minier et les règles qui permettraient d'éviter ces abus.

La RDC accuse Amnesty de servir "des groupes d'intérêts"

22/06/2013 à 17h:22 Par AFP
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Des mineurs travaillent dans une mine d'or à Mongwalu, dans le nord-est de la RDC. Des mineurs travaillent dans une mine d'or à Mongwalu, dans le nord-est de la RDC. © AFP

Le gouvernement congolais a accusé samedi Amnesty international de "servir des groupes d'intérêts" anti-chinois, après un récent rapport de cette ONG dénonçant les traitements infligés aux mineurs artisanaux au Katanga (sud-est).

Le gouvernement congolais a accusé samedi Amnesty international de "servir des groupes d'intérêts" anti-chinois, après un récent rapport de cette ONG dénonçant les traitements infligés aux mineurs artisanaux au Katanga (sud-est).

"Le gouvernement qui a pris acte de ces graves accusations est préoccupé par la situation des mineurs telle qu'elle ressort de ce rapport", indique un communiqué du porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende.

Dans un rapport très détaillé publié mercredi, Amnesty avait pointé du doigt la situation des mineurs artisanaux au Katanga et leur exploitation par des sociétés concessionnaires, chinoises pour la plupart.

M. Mende s'est dit cependant "frappé par le caractère trop ciblé du rapport" d'Amnesty. "Tout porte à croire que les multiples pressions exercées sur le président Joseph Kabila pour l'amener à revoir à la baisse le volume des engagements commerciaux et industriels entre la RDC et la Chine ayant fait long feu, des groupes d'intérêts recourent vraisemblablement à des ONG internationales comme Amnesty (...)", a accusé le porte-parole.

"C'est là un cas de concurrence déloyale qui n'est pas dû au hasard au moment où notre pays est devenu le premier producteur mondial de cobalt", a affirmé M. Mende, également ministre de la communication.

Dans son rapport, Amnesty cite le cas de plusieurs entreprises mais évoque également la responsabilité de l'Etat congolais qui ne fait pas respecter le code minier et les règles qui permettraient d'éviter ces abus



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Lambert Mende qualifie de non fondé le rapport d’Amnesty International


Amnesty International accuse, dans son rapport publié mercredi 19 juin, les responsables des pouvoirs publics et les acteurs privés d’exploiter gravement les creuseurs artisanaux dans la province du Katanga, riche notamment en cuivre et cobalt.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga, a pris acte de ce rapport et il l’a jugé non fondé.

«Avec la réalité que nous observons quotidiennement sur le terrain, on est frappé sur le caractère excessif de ces accusations. Le rapport d’Amnesty international parle de 150 000 exploitants artisanaux dans le secteur de mines. Il est trop loin de la réalité et on se rend compte que l’ d’Amnesty international ne s’est pas livré à une enquête fouillée car en réalité nous avons 2 500 000 exploitants artisanaux », a indiqué Lambert Mende, dans une conférence de presse tenue, samedi 22 juin, à Kinshasa.

Par contre, l’Amnesty International affirme, dans son rapport, qu’entre 75 000 et 150 000 creuseurs artisanaux sont maltraités, mal payés et soumis à des règles iniques.

Le document de cette ONG explique que des containers sont transformés en cachots où les mineurs sont enfermés plusieurs jours quand ils enfreignent les règles.

L’Amnesty International affirme avoir enquêté en 2011 et 2012 sur les conditions de vie et de travail de ces mineurs artisanaux qui, selon elle, sont victimes d’accidents, de glissements de terrain, de meurtres et d’expulsions forcées.

Cette organisation internationale dénonce par ailleurs «le rôle des marchands», pour la plupart chinois, qui paient pour une teneur de minerai de 4%, alors que, dans un comptoir de vente, cette teneur est estimée à 18%.

L’ONG a, dans son rapport, invité les compagnies minières chinoises qui opèrent en RDC à empêcher que leurs activités ne donnent lieu à des atteintes aux droits humains.

Selon l’Amnesty international, la Chine importe en outre de gros volumes de cobalt et de cuivre de la RDC, dont une grande partie est toujours extraite par des petits exploitants artisanaux -également appelés creuseurs- qui travaillent avec des outils manuels et dans des conditions souvent extrêmement difficiles.

Interrogées par Amnesty international, plusieurs compagnies citées dans le rapport ont tenté de nier toute responsabilité dans ces atteintes aux droits humains en insistant sur le rôle des autorités dans les violations commises.


Kinshasa, 22/06/2013 (Okapi / MCN, via mediacongo.net)

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