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01/07/2013

CONGO/KINSHASA:QUESTION D'ORGUEIL OU DE VENGEANCE JE N'EN SAIS RIEN LISEZ ET APPERCIEZ VOUS-MÊMES HELAS !

VERBATIM:

"Certains observateurs pensent déjà qu’à travers la relance du transport en commun par les pouvoirs publics, l’ « orgueil » des transporteurs privés sera atténué face à la concurrence que « Transco » va instaurer sur le marché de transport avec un coût raisonnable de 500 FC sur toutes les lignes, sans tenir compte de la distance. Si vraiment la régularité de ces bus, en respectant l’espace de dix minutes par bus dans tous les tronçons, est respectée, poursuivent ces observateurs, les privés seront obligés de respecter la tarification légale. Et on s’acheminera petit à petit vers une rupture avec le « demi-terrain »."


Les bus de Transco depuis hier sur les routes de Kinshasa


Par ailleurs, le gouverneur de la ville de Kinshasa a annoncé la mise en service d’un autre lot de 60 bus pour appuyer l’action du gouvernement

Les bus de Transco sont désormais opérationnels sur les routes de Kinshasa. Le lancement officiel de cette nouvelle société de Transport du Congo a été effectué hier dimanche 30 juin, à Masina Siforco, dans l’enceinte des entrepôts de l’ancienne Société de transport du Zaïre (Sotraz), devenue aujourd’hui siège de « Transco », par le ministre des Transport et voies de communication, Justin Kalumba. Le président de la République Joseph Kabila et le Premier ministre Matata Ponyo ont marqué de leur présence cette cérémonie inaugurale de « Transco ».

A en croire le patron des Transports congolais, deux lignes d’abord sont couvertes dans un premier temps. Il s’agit du tronçon « Gare centrale-Kintambo Magasin et Ngiri-Ngiri-Gare centrale ». Les bus passeront chaque dix minutes pour embarquer le passager, a ajouté Justin Kalumba. C’est pour dire que la régularité de ces moyens de transport en commun sera assurée sur ces deux lignes.

Au total, 28 lignes seront couvertes sur Kinshasa, mais deux seulement servent de test dans un premier temps. Les 26 autres lignes seront desservies progressivement en attendant l’amélioration de certains axes routiers, ainsi que la correction des éventuelles difficultés que les deux lignes nouvellement lancées rencontreront sur terrain. 200 bus acquis sur fonds propres du gouvernement sont déjà sur le sol congolais. Le coût du billet est fixé à 500 FC par course. Deux militaires seulement sont acceptés par course et à condition de s’habiller en uniforme, a insisté le ministre des Transports.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa a annoncé dans un bref délai la mise en service par la ville d’un lot de 60 bus pour appuyer l’action du gouvernement.

Certains observateurs pensent déjà qu’à travers la relance du transport en commun par les pouvoirs publics, l’ « orgueil » des transporteurs privés sera atténué face à la concurrence que « Transco » va instaurer sur le marché de transport avec un coût raisonnable de 500 FC sur toutes les lignes, sans tenir compte de la distance. Si vraiment la régularité de ces bus, en respectant l’espace de dix minutes par bus dans tous les tronçons, est respectée, poursuivent ces observateurs, les privés seront obligés de respecter la tarification légale. Et on s’acheminera petit à petit vers une rupture avec le « demi-terrain ».

Déjà ce lundi matin, ceux qui empruntent les lignes « Gare centrale-Kintambo Magasin et Ngiri Ngiri-Gare centrale » doivent s’habituer à occuper des abribus érigés par la Commission nationale de prévention routière (CNPR), en collaboration avec le ministère des Transport et voies de communication depuis le 15 avril dernier, en perspective de la mise en circulation de ces bus. C’est dire que de nouvelles habitudes sont exigées dans le chef des usagers de ces bus.

Par ailleurs, le ministre des Transport et voies de communication a reconnu que « Transco » n’est pas la première entreprise de transport publique à desservir Kinshasa. Mais simplement, a-t-il renchéri, cette fois-ci la gestion va se faire autrement en vue d’éviter de tomber dans les erreurs du passé. C’est ainsi qu’une entreprise française, dénommée R.A.T.P,  spécialisée en la matière, va assurer cette circulation de la manière la plus  professionnelle possible.

L’objectif du gouvernement, avait laissé entendre Matata Ponyo, vise à résoudre le problème récurrent de transport en commun dans la ville de Kinshasa. C’est ainsi qu’il a estimé que  mieux vaut commencer une chose et l’achever que de s’arrêter à mi-chemin. Raison pour laquelle, a-t-il dit qu’on commence avec 200 bus, avant la fin de l’année Kinshasa en aura 500. Mais à côté de ces bus, le gouvernement doit aussi penser à la relance des chemins de fer interurbain, en vue de relier Kinshasa par route et aussi par train. Car avec la lutte contre la pollution, la voie ferrée est aujourd’hui considérée comme le moyen de transport le plus sûr. Cela contribuera également à mettre définitivement fin au mythe qui entoure le transport en commun en République démocratique du Congo.



Molina
Kinshasa, 1/07/2013 (Forum des As, via mediacongo.net)

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