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19/09/2013

CONGO-KINSHASA : LA PAIX S'ELOIGNE DE JOUR EN JOUR !

VERBATIM:

"Le projet Afrimap et l’ONG Osisa ont publié mardi 17 septembre un rapport accablant sur la gestion du secteur de la justice congolaise. Dans ce document, les deux ONG de promotion de la bonne gouvernance concluent que la République démocratique du Congo (RDC) est encore loin d’être un Etat de droit vue la gestion calamiteuse du secteur judiciaire. Selon Me Pascal Kambala, directeur adjoint d’Afrimap, les magistrats congolais sont constamment soumis à des pressions du pouvoir exécutif."


Monusco : 80.000 déplacés supplémentaires suite à la reprise des combats à l'Est de la RDC


Environ 80.000 personnes ont été déplacées dans l'Est de la RDC, depuis la reprise des affrontements armés le 22 août, a déclaré mercredi la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo (MONUSCO).

"Des cas de viols, enlèvements et autres exactions perpétrées par des hommes armés sont signalés", a dit le porte-parole de la MONUSCO, Madnodje Mounoubai, lors d'une conférence de presse.

"Des villages entiers ont été vidés de leur population. De nombreux déplacés, craignant la violence des combats, se seraient refugiés dans la brousse, à l'intérieur de zones encore inaccessibles", a-t-il affirmé, ajoutant que les agences humanitaires sont particulièrement préoccupées par la situation dans le district de l'Ituri, en Province Orientale, où des combats opposent l'armée gouvernementale aux miliciens du Front de Résistance Patriotique d'Ituri (FRPI).  

Les 13, 14 et 15 septembre, des affrontements sporadiques entre l'armée gouvernementale et les insurgés du FRPI ont donné lieu à l'utilisation de part et d'autre de mitrailleuses, de mortiers et de lance-roquettes.  Selon le porte-parole, 120.000 personnes sont touchées par le conflit dans le sud du territoire d'Irumu, en Ituri, notamment par les destructions de maisons et les pillages occasionnés par les combats.


New York, 19/09/2013 (Xinhua / MCN, via mediacongo.net)

La RDC nie que le sergent Kusakala soit sur le territoire rwandais


Le sergent de la RDC, Munanga Kusakala, arrêté le 15 septembre par la police rwandaise, ne se retrouvait pas sur le sol rwandais, mais était dans la zone neutre, a affirmé mercredi le porte-parole des Forces armées de la RDC, le colonel Olivier Hamuli, lors d'un point de presse tenu mercredi à Goma, chef-lieu de la province congolaise du Nord-Kivu. "Il y a la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs(CIRGL) à travers le Mécanisme conjoint de vérification qui a pu vérifiée, ils ont enquêté sur le lieux, ils ont compris que le sergent était objet d'un kidnapping, c'est ainsi qu'ils ont obligé au Rwanda à le remettre aux autorités congolaises", a indiqué le colonel Hamuli.

Il a par ailleurs déclaré que "du coté du Rwanda, on a toujours accusé qu'il y a la présence des rebelles rwandais au sein des FARDC.

"Nous avons toujours signalé qu'on a jamais eu ces rebelles au sein de nos rangs", a-t-il poursuivi.

Selon le colonel Hamuli, "même si le sergent s'est trouvé par erreur sur le sol rwandais, ça ne pouvait pas créer un tel incident d'autant plus qu'il n'y a pas une frontière naturelle entre le Congo et le Rwanda. Donc le Rwanda a voulu tout simplement un prétexte".   

Mardi, le gouvernement de la RDC a annoncé que la police rwandaise avait relâché un soldat congolais, le sergent Munanga Kusakala,qu'elle avait arrêté le 15 septembre à la frontière.

 


Goma, 19/09/2013 (Xinhua / MCN, via mediacongo.net)

« La RDC est encore loin d’être un Etat de droit », selon Afrimap et Osisa


Le projet Afrimap et l’ONG Osisa ont publié mardi 17 septembre un rapport accablant sur la gestion du secteur de la justice congolaise. Dans ce document, les deux ONG de promotion de la bonne gouvernance concluent que la République démocratique du Congo (RDC) est encore loin d’être un Etat de droit vue la gestion calamiteuse du secteur judiciaire. Selon Me Pascal Kambala, directeur adjoint d’Afrimap, les magistrats congolais sont constamment soumis à des pressions du pouvoir exécutif.

Dans leur rapport de 160 pages, le Projet pour l’observation et le plaidoyer sur la bonne gouvernance en Afrique (Afrimap) et l’Open Society Initiative for Southern Africa (Osisa) dénoncent les attaques des dirigeants politiques contre le pouvoir judiciaire.

Me Pascal Kambale, parle « d’attaque systématiques », sous forme de « renvois intempestifs » et « mise à la retraite anticipée des magistrats ».

« Le rapport montre, par exemple, que la Cour suprême [de justice] a subi quatre modifications de leadership en 5 ans depuis 2006. Le message que cela envoie à tous les magistrats [est] : nous pouvons vous renvoyer en violation totale de la loi », a-t-il expliqué.

Pour Me Kambale, la corruption des magistrats s’explique, en partie, par leurs conditions professionnelles inadéquates et quasi humiliantes.

« De nombreux magistrats sont obligés de recourir à la corruption faute de conditions professionnelles adéquates. Le budget [alloué à la justice], ridiculement bas, est à moins de 1% du budget national. Il faut le porter, au strict minimum, à 5% », a-t-il plaidé.

Ce rapport invite en outre l’Etat congolais à réhabiliter sa capacité de planification et à rationaliser les interventions des bailleurs de fonds dans le secteur de la justice.


Kinshasa, 18/09/2013 (Okapi / MCN, via mediacongo.net)

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