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22/09/2013

MONDE : UNE GUERRE PAR AN OU L'OCCIDENT PRINCIPAL MARCHAND DE MORTS EN QUÊTE D'AMOUR

VERBATIM:

Objectif final... Retour à la table des matières

"Le quotidien russe Kommersant du 27 août, s’appuyant sur des avis d’experts, croit savoir que certains alliés européens, la Turquie et les monarchies du Golfe comme le Qatar et l’Arabie saoudite, poussent Washington vers un deuxième scénario, qui impliquerait une guerre aérienne plus longue et des bombardements plus intensifs. Un scénario qui ressemble davantage à la campagne libyenne de 2011, quand l’armée de l’air des pays de l’OTAN avait assuré un appui aérien aux rebelles opposés à Mouammar Kadhafi. Et l’objectif final de cette opération serait alors bien le renversement du régime d’Al-Assad, tout comme l’avait été celui de Kadhafi en Libye."

mondi-diplomatique.fr du 28/08/13


Le Monde diplomatique
Accueil du site > Défense en ligne > Une guerre par an

Vers une intervention militaire en Syrie ?

Une guerre par an

mercredi 28 août 2013, par Philippe Leymarie

En guise de « buts de guerre » en Syrie, MM. Obama, Cameron, Hollande ont répété ces derniers jours qu’il s’agissait de « punir » ceux qui ont gazé des innocents : du George W. Bush dans le texte. Est-ce faute de pouvoir se prévaloir de la légitimité internationale, en l’absence d’un accord au Conseil de sécurité des Nations unies ? La morale contre le droit, Kouchner et BHL aux anges, et tant pis pour la suite ?

Traduite en langage technique militaire, la « punition » risque d’être à géométrie variable. Washington a beau répéter qu’il ne s’agit pas de renverser le régime de Bachar Al-Assad — histoire sans doute d’amadouer ceux qui s’étaient sentis floués en 2011 par l’interprétation plus qu’extensive du mandat du Conseil de sécurité sur la Libye —, toutes les options « sur la table » y contribueront pourtant :

  • En premier lieu, une campagne de frappes de missiles de croisière, présentée comme rapide et courte (quelques petits jours), qui pourrait être menée par les quatre destroyers et les sous-marins américains actuellement en Méditerranée ; par un sous-marin ou par des bombardiers britanniques ; ou par une frégate et des Rafale français.
  • Une infiltration, à partir des frontières jordanienne et turque, de commandos syriens formés dans ces pays par les Américains.
  • Et comme annoncé par Paris, un renforcement de l’aide militaire aux rebelles, en volume mais aussi avec montée en gamme des armements qui leur sont fournis.

Objectif final... Retour à la table des matières

Le quotidien russe Kommersant du 27 août, s’appuyant sur des avis d’experts, croit savoir que certains alliés européens, la Turquie et les monarchies du Golfe comme le Qatar et l’Arabie saoudite, poussent Washington vers un deuxième scénario, qui impliquerait une guerre aérienne plus longue et des bombardements plus intensifs. Un scénario qui ressemble davantage à la campagne libyenne de 2011, quand l’armée de l’air des pays de l’OTAN avait assuré un appui aérien aux rebelles opposés à Mouammar Kadhafi. Et l’objectif final de cette opération serait alors bien le renversement du régime d’Al-Assad, tout comme l’avait été celui de Kadhafi en Libye.

Lire Alain Gresh, « De l’impasse syrienne à la guerre régionale », Le Monde diplomatique, juillet 2013 Il existerait, selon ce journal, un scénario intermédiaire. Durant un certain temps les Etats-Unis, avec leurs alliés européens, bombarderaient la Syrie afin d’affaiblir le potentiel militaire de Damas, avant de se retirer au second plan pour accomplir principalement des fonctions auxiliaires. Les pays de la région qui cherchent à renverser Al-Assad prendraient alors le relais, avec à leur tête la Turquie — la plus puissante armée de la région. L’armée de l’air turque pourrait assurer un appui aérien à l’opposition syrienne dans les zones clés du front grâce aux bases aériennes d’Incirlik, Konya, Malatya et Diyarbakir ; l’armée de terre pourrait également participer à certaines opérations. Dans une moindre mesure le même rôle pourrait être rempli par certaines forces d’élite des pays arabes qui font partie de la coalition anti-Assad, comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

... pour aller on ne sait où Retour à la table des matières

Le thème de la « punition » rappelle fortement le bombardement du palais de Kadhafi, et de quelques cibles à Tripoli en avril 1986, déjà par l’armée américaine. Ou encore certains raids israéliens sur tel objectif syrien. Mais le périmètre des cibles envisagées pour les frappes paraît cette fois bien plus large : batteries anti-aériennes, aéroports, dépôts, centres de commandement, casernements. Il ne manquera que la présidence, les ministères régaliens, les centrales électriques et les ports, et le ménage total aura été fait. Pour aller on ne sait où. Et au prix, sans doute :

  • d’un embrasement plus ou moins incontrôlable de la région proche-orientale ;
  • d’un surcroît de militarisation de la mer Méditerranée ;
  • de risques accrus pour Israël (où l’on est à nouveau lancé dans la course au masque à gaz) ;
  • de menaces sur les intérêts et les habitants des pays les plus en pointe dans cette offensive punitive (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis) ;
  • sans parler de la note économique mondiale, flambée du pétrole à la clé ;
  • et des inconnues sur le caractère du futur régime syrien, et le sort qu’il réservera à ses minorités, etc.

A contre-courant Retour à la table des matières

Ce flou dans les buts de guerre est d’autant plus sensible en Europe que Londres et Paris — qui se veulent en première ligne dans cette campagne de châtiment — sont en fait dépendants militairement de Washington, et en sont réduits à attendre le « top départ » américain, espérant seulement assurer à leur participation une visibilité suffisante. Ce qui arrange le président Obama, adepte du « leadership from behind » (leadership à distance, de derrière), déjà expérimenté avec succès en Libye, qui doit tenir compte d’une opinion et d’une classe politique fatiguées des aventures irakienne et afghane.

Mais ce flou est aussi de nature à limiter les ambitions européennes : en deux jours de frappes aériennes, on peut certes « punir » ; mais il faudrait, militairement, des semaines d’offensive pour « régler le problème » et s’assurer de la chute de Bachar Al-Assad — que semblent souhaiter les dirigeants français et britanniques depuis déjà plusieurs mois.

Au passage, on peut relever le paradoxe qui conduit les Français, hostiles à l’entrée en guerre en Irak en 2003, à vouloir prendre la tête de l’offensive en Syrie en 2013 — alors que l’opération punitive occidentale (car elle va apparaître ainsi) ne bénéficie pas de la traditionnelle bénédiction du Conseil de sécurité des Nations unies, pourtant jusqu’ici présentée à Paris comme un gage de légitimité, une condition nécessaire, et donc un passage obligé. La France, qui se réclame volontiers du droit international, et s’en prétend souvent la gardienne, préconise aujourd’hui de s’en passer, comme l’ami américain, et au nom du précédent du Kosovo.

Retours d’expériences Retour à la table des matières

En mars 1999, dans un contexte de massacres à grande échelle (Rwanda 1994, Srebrenica 1995), les Occidentaux avaient invoqué une situation d’urgence humanitaire pour justifier la campagne de bombardements de l’OTAN sur les forces serbes du Kosovo. La secrétaire d’Etat américaine de l’époque, Mme Madeleine Albright, avait défendu l’idée d’une intervention « illégale mais légitime », dans le cadre d’une « situation unique ». Laquelle se répèterait aujourd’hui : comment, dès lors, donner des leçons de légalité internationale aux régimes russe, chinois, et autres ?

Or tout conflit, tout engagement de forces armées, n’a de sens que s’il débouche sur un projet politique. Les douloureuses expériences de ces dernières années, en Irak, en Afghanistan, en Libye, auraient dû porter conseil : ces pays sont aujourd’hui à feu et à sang, en proie aux attentats, à l’extrémisme, au désordre. Tirer un trait sur ces aventures, dont tous les « retours d’expérience » (« retex », comme disent les militaires) n’ont pas été menés à bien, revient à s’engager à l’aveugle dans une nouvelle offensive armée, dont les finalités et conséquences demeurent pour le moins obscures.

La plus monstrueuse Retour à la table des matières

On remarquera que la France a eu tendance, ces dernières années, à enquiller les guerres les unes après les autres : Tchad, 2008 ; Afghanistan, 2009 ; Côte d’Ivoire, 2010 ; Libye, 2011 ; Mali, 2012-… et maintenant la Syrie. Comme si le système politique hexagonal, mais aussi son armée, son industrie de la défense, et jusqu’à un certain point son opinion, avaient besoin d’une guerre annuelle pour « tourner » correctement… ou pour oublier le reste.

Notons enfin que John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, ne manque pas d’air lorsqu’il dénonce « ceux qui ont utilisé l’arme la plus monstrueuse du monde, contre la population la plus vulnérable », oubliant ce que son pays a fait à Hiroshima et Nagasaki, en 1945. Et ce alors que son patron, Barack Obama, prix Nobel de la paix, se prépare à lancer sa guerre au lendemain de la célébration, à Washington, du cinquantenaire du « rêve » de Martin Luther King. Ainsi va le monde...

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469 commentaires sur « Une guerre par an »

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  • permalien gloc :
    28 août @19h30   »

    Derrière toutes ces déclarations moralisatrices, spectaculaires, véhémentes, belliqueuses, c’est toujours le même meurtre qui se perpétue, c’est le meurtre de l’idée de démocratie, ce genre de démocratie où les élus du peuple souverain forgent les lois et où des juges sont formés pour les appliquer... pour "punir" justement.

    Ce type de société survit toujours, tant bien que mal, à l’état fossilisé, mais on en parle rarement, dans ce brouhaha de tambours de guerre et de testostérone :

    Paris enquête sur l’attaque chimique de Halabja en 1988

  • permalien Shanaa. :
    28 août @20h10   « »

    "des pays arabes qui font partie de la coalition anti-Assad, comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis."

    Que des "démocraties", en somme !

  • permalien Shanaa. :
    28 août @20h18   « »

    La réalité est que les pays de l’OTAN, qui fabriquent, vendent des armes, ne se font plus la guerre. Autrefois, en cas de crise les guerres étaient intra-européennes. Aujourd’hui, le droit à géométrie variable, permet de porter la guerre chez les autres.
    L’ingérence se fait dans des pays ayant un intérêt stratégique ou économique. Personne n’a songé, par exemple, à dénoncer les massacres à hui clos des Rohingyas de Birmanie.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août @21h20   « »

    Il ne s’agit pas de punition mais que ceux qui sont morts depuis 3 ans bientôt déjà l’aient été pour une bonne cause ... et surtout les enfants !..

  • permalien Vitigis :
    28 août @21h26   « »

    M. Leymarie parle de tout, sauf de la conduite du régime syrien. Et il revient toujours avec ses industriels de l’armement, incantation marxiste ici inadéquate. Et personne ne peut condamner les criminels puisque tout le monde l’est : argument Vergès.

    Voilà le Diplo qui rejoint le FN... Ça devient le Monde Déboussolé. Faut dire qu’il y a de quoi.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août @21h29   « »

    http://upload.wikimedia.org/wikiped...

    Les Alaouites sont des Syriens comme l’opposition : unité !..

  • permalien Shanaa. :
    28 août @21h33   « »

    Les bombardements vont majorer la souffrance des civils comme en Irak et en Libye. De plus, la Syrie a des capacités de résister et des alliés puissants (Russie, Iran, Hezbollah).

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août @21h34   « »

    L’épouse de Bachar Al Assad devrait avoir un brin de "jugeotte" et faire comme la femme de Ben Ali (un ami tunisien m’a dit que c’est avec un revolver sur la tempe qu’elle a convaincu son mari : intox ?)...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août @21h50   « »

    à Shanaa :

    L’Iran et la Russie n’ont aucun intérêt à soutenir la dictature. De plus l ’Iran veut la Bombe : ce n’est pas en se mettant en porta faux avec les Etats- Unis que cela va arranger l’affaire.

    A par la peur de se rouler une pelle je ne vois pas trop quelle genre d’opposition il y a entre Poutine et Obama : Poutine raciste avec les noirs ?..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août @22h03   « »

    Il faut que les dirigeant du conseil de sécurité de l’ONU propose "poliment" à M Bachar Al Assad de s’exiler dans la destination de son choix pour quelques temps histoire que le conflit s’apaise en Syrie !

    Moi non plus cela ne me fait pas rire de balancer des missiles sur les gens comme à Belgrade en 99, par exemple !..

  • permalien K. :
    28 août @22h04   « »

    Syria, Assad, and the History of Chemical Weapons : The New Yorker

    The reaction of the Reagan Administration ([to the chemical-weapons attack on the insurgent Kurdish town of Halabja by Saddam Hussein’s military in 1988]) (...) was initially to side with Saddam by suggesting that Iran had also used chemical weapons in the fighting. It was a shameful attempt at disinformation. Before long, when the facts of the attack became obvious, the U.S. position was amended.

    Tony Blair Le Dernier Croisé.

    « Saddam Hussein a causé la mort de 1 million de personnes dans la région en utilisant des armes de destruction massive pour défaire ses ennemis », rappelle donc M. Blair. Nul ne relève que l’allusion concerne la guerre que se sont livrée l’Iran et l’Irak dans les années 1980, une guerre désirée et soutenue par la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et l’Allemagne qui aida l’Irak, via ses industriels, à obtenir les gaz - « ADM », dans la terminologie du XXIe siècle - qui feront des dizaines de milliers de morts du côté de la partie attaquée, l’Iran khomeiniste.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août @22h05   « »

    ou plutôt de savoir que des missiles sont lancés en direction de population, malgré tout !..

  • permalien Shanaa. :
    28 août @22h07   « »

    " Comme si le système politique hexagonal, mais aussi son armée, son industrie de la défense, et jusqu’à un certain point son opinion, avaient besoin d’une guerre annuelle pour « tourner » correctement… ou pour oublier le reste."

    Le probléme c’est qu’ils sont plusieurs pays occidentaux à être dans ce cas de récession, sur fond d’appauvrissement, de chômage. Comme toujours, ils fuient dans les guerres. Paradoxalement, les peuples d’Europe ne manifestent plus contre les guerres ! Résignés ?

  • permalien K. :
    28 août @22h27   « »

    Mise à part la profonde hypocrisie des dirigeants occidentaux, les habitants lambda de la région du M-O qui souhaiteraient un bombardement de la Syrie sont totalement inconscients :

    - limitées afin de rétablir l’égalité entre les protagonistes n’aura pour effet que de prolonger la guerre au grand bonheur des sionistes et des saoud mais aux dépens des civils de la Syrie. ***

    - des frappes prolongées vont mettre la région à feu et à sang avec un massacre de civils à plus grande échelle encore.

    *** Le versant diplomatique a été complètement saboté par les va-t-en guerre occidentaux

  • permalien Shanaa. :
    28 août @22h44   « »

    K. pour une fois je suis d’accord avec vous.

    Dominique Moisi, bien plus avisé que les "politiques".

    La guerre en Irak – qui a conduit à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003 – a eu un vainqueur évident : l’Iran. L’intervention militaire menée par les États-Unis a été à l’origine de l’affaiblissement des alliés traditionnels de l’Amérique, les régimes sunnites au Moyen-Orient, et du renforcement de son principal ennemi dans la région, la République islamique.

    Dix ans plus tard, il semblerait que nous assistions une nouvelle fois à des développements ironiques dans la région : Israël semble pour l’instant être le seul véritable vainqueur des révolutions du printemps arabe.
    - Dominique Moisi
    - lorientlejour.

  • permalien K. :
    29 août @01h10   « »

    La France signe un contrat de plus d’un milliard d’euros avec l’Arabie saoudite

    Il faut reconnaître que Bandar sait comment convaincre ses amis.

  • permalien Joe :
    29 août @01h49   « »

    Tout ceci ne fera qu’attiser la haine contre l’Occident.

  • permalien K. :
    29 août @03h01   « »

    Lehigh Valley Syrians divided on Assad, but no U.S. bombs - mcall.com

    Aziz Wehbey, president of the Syrian American Society in Catasauqua, believes that Syrian President Bashar Assad did not and would not gas his own people. He’s convinced that Assad is fighting a war against terrorists.

    Ayoub Jarrouj, president of the Syrian Arab American Charity Association in Allentown, believes Assad is a ruthless tyrant who has ruled with an iron — and too often deadly — fist. He believes Assad must go.

    And yet Wehbey and Jarrouj want the same thing : for the United States to keep its bombs and troops out of Syria.

  • permalien simplet :
    29 août @06h33   « »

    Le danger en Syrie, au Mali, en Afghanistan, en Irak, en Égypte, en Libye, ce n’est pas les armes chimiques, c’est le rétablissement d’une paix civile.

    Des tyrans qui imposent la paix à leur propre peuple c’est intolérable.

  • permalien gloc :
    29 août @06h50   « »
    Une guerre par an... l’"occident" en quête d’amour

    Pourquoi nous détestent-ils ?

    Le Nicaragua demanda alors au Conseil de sécurité des Nations unies l’adoption d’une résolution réclamant que tous les Etats respectent le droit international. Nul n’était cité en particulier, mais chacun avait compris. Les Etats-Unis opposèrent leur veto à cette résolution. A ce jour, ils sont ainsi le seul Etat qui ait été à la fois condamné par la Cour de justice internationale et qui se soit opposé à une résolution réclamant... le respect du droit international. Puis le Nicaragua se tourna vers l’Assemblée générale des Nations unies. La résolution qu’il proposa ne rencontra que trois oppositions : les Etats-Unis, Israël et El Salvador. L’année suivante, le Nicaragua réclama le vote de la même résolution. Cette fois, seul Israël soutint la cause de l’administration Reagan. A ce stade, le Nicaragua ne disposait plus d’aucun moyen de droit. Tous avaient échoué dans un monde régi par la force. Ce précédent ne fait aucun doute. Combien de fois en avons-nous parlé à l’université, dans les journaux ?
  • permalien gloc :
    29 août @09h08   « »

    Saloperie de démocratie :

    « Je demande respectueusement que vous défendiez personnellement, en tant que commandant en chef, votre plan devant les Américains et le Congrès », ajoute-t-il, en énumérant 14 questions. - John Boehner, l’homme le plus puissant du Congrès

    Pendant ce temps, au pays des droits machin et du père fouettard : Un débat SANS VOTE à l’assemblée nationale et au sénat, ça rime à quoi ? #foutagedegueule #Syrie : DDesgouilles

    ... comme d’hab. quoi : Mali : un débat sans vote au Parlement - Europe1.fr - Politique

  • permalien Jean-Michel Masson :
    29 août @09h11   « »

    @"oubliant ce que son pays a fait à Hiroshima et Nagasaki, en 1945"
    Autre exemple : la ville de Dresde en Allemagne... Même sans armes de destruction massive, les destructions peuvent être massives.
    La fin justifierait-elle les moyens ?
    Quelle fin ? Au profit de qui ?
    Remarque accessoire : les invitations à Paris semblent avoir de lourdes conséquences pour les potentats quelque temps plus tard.
    http://jmmasson.wordpress.com

  • permalien simplet :
    29 août @09h41   « »

    "Même sans armes de destruction massive, les destructions peuvent être massives."... même pas besoin d’ennemi :

    Bombardement de Royan du 5 janvier 1945

  • permalien Salah :
    29 août @10h49   « »

    Les absurdités apparaissent dès que l’on développe les arguments contre les interventions.
    Il n’est pas du tout évident de croire que les dictatures en Irak ou en Lybie étaient meilleures que le chaos actuel. Mais où a-t-on vu une démocratie toute faite prendre le relai immédiatement après la chute d’ un régime d’oppression ?

  • permalien Fouquier-Tinville :
    29 août @11h06   « »

    En tout cas, si Obama le veut, il peut nous debarrasser de Bachchar et de sa garde rapprochee, en envoyant plusieurs missiles sur le palais presidentiel et le bunker qui est en-dessous. Aucun risque de "dommages collateraux" : il n’y a aucune habitation a plus d’un km a la ronde...

  • permalien simplet :
    29 août @11h29   « »

    « Les absurdités apparaissent dès que l’on développe les arguments contre les interventions. »

    L’absurdité c’est de prendre des citoyens pour des bébés phoques.

    Si, disons pour faire simple depuis 1945, les pays vertueux ne sont pas intervenus pour libérer des peuples "trop cons" pour s’émanciper par eux-mêmes, il faut bien admettre que ces "sauveurs de la dernière heure" (nous sommes en 2013) sont de fameux criminels... ou alors que le calendrier de leurs intérêts ne coïncide pas avec le calendrier de leurs "bons sentiments".

    Ce soudain altruisme est trop tardif pour paraitre sincère.

    En attendant quand des états tuent des gens dans un autre état, ça reste une guerre d’agression, surtout si c’est pour exacerber les haines identitaires durablement et rendre ces pays ingouvernables à jamais.

    S’il n’avait pas eu un chapelet de tyrans pour lui imposer sa "citoyenneté française" Hollande ne serait probablement pas en mesure de jouer les maitres d’école internationaux... et en serait encore à bouffer ses châtaignes dans sa Corrèze limousine, au milieu de ses culs noirs.

  • permalien Fouquier-Tinville :
    29 août @11h38   « »
    Une guerre par an ?

    gloc
    La traduction exacte de votre caricature est :"pourquoi nous detestez-vous ?" et non "pourquoi nous detestent-ils ?"

  • permalien John :
    29 août @11h41   « »
    Une guerre par an ?

    Une très belle analyse sur une potentielle intervention en Syrie. C’est tellement rare en ces temps... Merci.

  • permalien Manez :
    29 août @12h00   « »
    Une guerre par an ?

    Quand ce sont des fous qui nous gouvernent selon les principes de la "bonne gouvernance", rien ne doit plus nous étonner ! Les gouvernés n’ont plus qu’à attendre sagement la fin des règlements de comptes. Peut-être qu’entre temps leur tour sera venu de "tendre le coup" pour se faire égorger sur l’autel des sacrifices destinés à exorciser le mal, à purifier la société de ses démons.

  • permalien gloc :
    29 août @12h22   « »

    Fouquier-Tinville, la traduction exacte du titre de l’article de Chomsky est : "pourquoi nous détestent-ils ?" et non : "pourquoi nous détestez-vous ?"

    WHY DO THEY HATE US ? - YouTube

    décidément, vous avez du mal avec le français.

  • permalien Chakib A. :
    29 août @12h46   « »

    Quelle belle unanimite a une ou deux exceptions pres- dans les commentaires ! Tout le monde est contre la guerre, c’est a l’honneur de tous ; l’idee des bomabrdements me fait froid dans le dos.

    Mais pourquoi personne ne parle plus de la dictature du Bass et des Assad pere et fils depuis 1970 ???? Pourquoi personne ne parle des 200,000 morts, d’apres l’ONU depuis le debut des evenements ? Pourquoi personne ne parle plus de toutes les exactions commises par le regime aussi contre son peuple, que contre les libanais ???? Et pas contre Israel, son ennemi suppose et contre laquelle, il n’ a pas tire un seul coup de feu depuis 1973 ???

    A lire certains commentaires, cela me rappelle les certitudes des etudiants en Licence ou en Maitrise en sciences sociales qui croient avoir compris le monde et tout savoir et qui se mettent a donner des lecons au monde.

    Si la denonciation de toute action militaire est noble, la denonciation des exactions et du regime s’impose aussi ; son depart, aurait pu eviter des milliers de morts.

  • permalien Le dynamiteur :
    29 août @13h08   « »
    L’efficacité de la diversion

    Ce qui me dérange, c’est qu’on pense tout de suite en terme de répercussion. Alors que le débat de fond consiste à se demander s’il est pertinent ou pas d’agir militairement en dehors de ses frontières.
    Au final, sans le vouloir, ceux qui débattent sur y-a-t-il des preuves ou pas ? L’intervention serait-elle efficace ou pas, jouent le jeu de ceux qui veulent une intervention militaire. Le vrai débat est peut être ailleurs.

  • permalien yacine ALLAM :
    29 août @13h28   « »

    L’Occident brandit le pretexte du droit international pour mener ses guerres d’agression quand il s’agit d’un pays arabe ou africain mais ferme les yeux sur les multiples violations de ce même droit lorsqu’il s’agit d’Israel, leur protégé.
    Les massacres de civils à Sabra et Chatila et à Gaza, l’occupation ou l’annexion par la force de territoires d’états souverains, les colonies illégales de peuplement en cisjordanie et à Jérusalem-est, l’expropriation des paysans palestiniens de leurs maisons et de leurs lopins de terre pour y installer des colons venus de Russie ou de Pologne, l’assassinat par le Mossad d’hommes politiques palestiniens, le mépris des résolutions de l’ONU sur la Palestine, comment cela s’appelle t-il ? Verra t’on un jour la "communauté internationale" imposer à Israel le respect du droit international ? Utopique quand on sait que le Congrès US ainsi que les parlements européens sont dominés par les lobby sionistes !

  • permalien Tunisien :
    29 août @14h24   « »

    « pour tourner correctement .ou pour oublier le reste ».Oui pour le bien être de ces maitres !
    En fait les objectifs inavoués de ces guerres ne sont autres que les intérêts stratégiques pour une économie Américaine de plus en plus gourmande, qui profite exclusivement à une poignée de pervers et leurs sbires et non à ces peuples occidentaux eux-mêmes .
    Ces peuples qui doivent assurer le fonctionnement du système et surtout ne pas demander des comptes ;On leur donne de quoi survivre pour ne pas crever, et surtout pour revenir le lendemain bosser et veiller à ceux que ces pervers ne manquent de rien , ainsi va le monde aujourd’hui !

  • permalien Nathan :
    29 août @14h44   « »

    Lorsque les Occidentaux interviennent dans certains pays (Irak, ex-Yougoslavie, Kosovo, Somalie, Libye, Mali etc) on les accuse d’impérialisme, de néo-colonialisme, de vouloir défendre leurs intérêts ou de s’emparer des richesses de la région sous le prétexte fallacieux d’une intervention humanitaire.

    Et lorsque les Occidentaux refusent d’intervenir, alors on les accuse de non-assistance à peuples en danger.

    Faudrait savoir à la fin...

  • permalien Ines :
    29 août @15h11   « »

    L’armée de l’air turque pourrait assurer un appui aérien à l’opposition syrienne dans les zones clés du front grâce aux bases aériennes d’Incirlik, Konya, Malatya et Diyarbakir ; l’armée de terre pourrait également participer à certaines opérations.Dans une moindre mesure le même rôle pourrait être rempli par certaines forces d’élite des pays arabes qui font partie de la coalition anti-Assad, comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

    Ce serait une catastrophe ! Je ne soutiens absolument pas Assad et je souhaite ardemment que son régime soit éliminé, mais une "intervention" de ce type serait destructrice !
    D’autant qu’elle va donner du grain à moudre aux propagandistes islamophobes relais de la désinformation poutinienne et assadienne, ces menteurs qui n’ont cessé de défendre Assad depuis le début !

    Je ne crois pas du tout à l’indécision affichée des britanniques u des américains, qui soi-disant préfereraient attendre les résultats de l’enquête. Ils ne peuvent pas avoir dit qu’ils interviendraient pour se montrer prudents maintenant. Il y’a, comme d’habitude, une stratégie derrière.

    Il y’a et il y’avait beaucoup d’autres moyens de faire pression sur le tyran Assad afin qu’il s’en aille et que son régime s’effondre, mais il sait très bien qu’Israel ou les USA souhaitaient son maintien au pouvoir.

    Que faire ?

  • permalien Sabir Lahcen :
    29 août @15h22   « »
    Opération chirurgicale a effet circonstentiel

    L’utilisation de l’arme chimique n’est pas une première et l’Occident le sait. Tant que son utilisation très limitée chez les deux parties cela ne nuit pas. Mais qu’ il soit utilisé sur une portée moyenne cela inquiète car il permet à des groupes incontrôlés d’acquérir des techniques et avoir l’accès à des stocks ;ce qui ouvre la voie à son émigration au-delà des frontières du conflit , y compris une menace directe des pays occidentaux au même degré qu’ il ouvre le chemin, d’accélérer la résolution du conflit au profit d’al Assad et ses alliées.
    Ce ne sont pas les 1.300 personnes décimés qui attristent l’occident, cette conclusion est naïve, car le

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