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28/09/2013

CONGO-KINSHASA : KAMPALA COMPTE SES MENDIANTS KINSHASA LES SIENS EST PRIS CROYAIT PRENDRE !

VERBATIM:

"Le médiateur ougandais des pourparlers de Kampala entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 devrait présenter un projet d’accord de paix ce samedi 28 septembre. D’après une dépêche de l’AFP, citant une source officielle à Kinshasa, les discussions entre les deux parties achoppent sur des questions liées à l’amnistie éventuelle des rebelles et à leur intégration dans l’armée."


Pourparlers de Kampala : l’Ouganda va présenter un projet d’accord de paix entre Kinshasa et le M23 


Le médiateur ougandais des pourparlers de Kampala entre le gouvernement congolais et la rébellion du M23 devrait présenter un projet d’accord de paix ce samedi 28 septembre. D’après une dépêche de l’AFP, citant une source officielle à Kinshasa, les discussions entre les deux parties achoppent sur des questions liées à l’amnistie éventuelle des rebelles et à leur intégration dans l’armée.

Le gouvernement a publié vendredi 27 septembre une liste d’environ 80 noms de membres du M23, essentiellement d’anciens officiers de l’armée, qui ne seraient pas autorisés à réintégrer les Forces armés congolaises (FARDC).

La semaine précédente, Kinshasa avait également exclu toute possibilité d’amnistie pour les principaux dirigeants de la rébellion et tous ses membres coupables de violations graves des droits de l’Homme.

Mais déjà, les responsables du M23 ont estimé que la question de l’amnistie et la réintégration dans l’armée ne sont pas fondamentales dans ces négociations. Ils affirment vouloir privilégier le retour des réfugiés et la réconciliation nationale.

«Nous nous battons pour le pays et pour notre survie. Pour la sécurité de notre population, le retour des réfugiés et la réconciliation nationale. C’est à ces problèmes qu’il faut accorder beaucoup plus d’importance», a déclaré à l’AFP Bertrand Bisimwa, président politique du M23.

Ce projet d’accord de paix devrait être présenté alors que se tient la 68e session de l’Assembée générale des Nations unis à New-York, aux Etats-Unis.

Le facilitateur des pourparlers de Kampala, l’Ougandais Crispus Kiyonga, et le secrétaire exécutif de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL), Ntumba Luaba, se sont rendus à cette assemblée générale afin de rendre compte de l’évolution de ces pourparlers.


Kinshasa, 28/09/2013 (AFP / Okapi / MCN, via mediacongo.net

)Concertations nationales : des opposants contestent les conclusions de leurs groupes thématiques 


Alors que la fin des concertations nationales est prévue ce samedi 28 septembre à Kinshasa, les conclusions des travaux déposées par certains groupes thématiques font polémiques. Des délégués de l’opposition contestent ces documents remis ou en voie d’être remis au présidium de ces assises. Ces conclusions doivent être discutées en plénière avant d’être remises au chef de l’Etat sous forme d’un rapport général des travaux.

Les délégués de l’opposition à la thématique Désarmement, démobilisation, réinsertion sociale ou rapatriement rejettent le rapport final de ce groupe, déposé à leur insu, selon eux, depuis jeudi 26 septembre dernier.

Ils affirment que la mouture finale de ce rapport n’a pas été débattue en plénière avant d’être transmise au présidium comme prévu par le règlement intérieur.

L’opposition avait suspendu sa participation à ce groupe thématique le jeudi pour réclamer la participation aux travaux des représentants des groupes armés actifs. C’était la deuxième fois qu’elle se retirait des travaux pour la même raison.

La première fois, ils avaient repris les travaux après que le présidium s’est engagé à traiter la question. L’organe qui préside ces assises avait finalement invité les ex-groupes armés à participer aux assises mais en qualité d’experts. Visiblement déçus par cette décision du présidium, les opposants se sont retirés une nouvelle fois des discussions et ont réclamé l’intervention de l’accompagnateur extérieur.

Ensuite, à la thématique Gouvernance, démocratie et reforme institutionnelle, le rapport final n’était pas encore déposé jusque vendredi dans la soirée.

Officiellement, les discussions achopperaient sur les préalables posés par l’opposition qui exige la libération des prisonniers politiques et l’ouverture de certains medias de son obédience, fermés par les autorités.

Mais en aparté, certains délégués de la majorité accusent les membres de l’opposition de bloquer le débat en vue d’obtenir un partage du pouvoir.

En conséquence, la plénière au cours de laquelle les recommandations du groupe doivent être mises en commun n’est toujours pas convoquée.

Enfin, au groupe thématique Economie, secteurs productifs et finances publiques, le rapport final qui devait être déposé le vendredi est également contesté par des membres de l’opposition. Ces derniers dénoncent le « tripatouillage » de certaines recommandations.

Face à toutes ces péripéties, un délégué a affirmé que «l’avion concertations nationales avait mal décollé. L’atterrissage demande des sacrifices».


Kinshasa, 28/09/2013 (Okapi / MCN, via mediacongo.net)

Nord-Kivu : la société civile appelle à «neutraliser militairement» les groupes armés 


La Société civile du Nord-Kivu (SCNK) a appelé vendredi "à neutraliser militairement tous les groupes armés" actifs dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC) afin que cette région connaisse une paix durable, selon une lettre à deux hauts responsables de l'ONU.

La lettre est adressée à Martin Kobler, chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco), et à Mary Robinson, envoyée spéciale de l'ONU pour la région des Grands Lacs.

"Les forces vives de notre province vous exhortent [à] donner plus de chance aux FARDC [l'armée gouvernementale, NDLR] et à la Brigade d'Intervention de la Monusco", afin qu'elles puissent "neutraliser militairement tous les groupes armes armés et les forces négatives", écrit la SCNK.

"Il n'y a que cette solution qui soit efficace pour imposer la paix et la sécurité durables" dans l'Est de la RDC, a insisté cette coalition d'ONG, associations, organisations religieuses, syndicats...

La SCNK renouvelle sa mise en garde contre une amnistie ou une intégration dans l'armée des membres du Mouvement du 23 mars (M23), alors que cette rébellion et Kinshasa ont repris le 10 septembre des pourparlers de sortie de crise à Kampala.

"Une intégration de ce genre consacrera l’impunité flagrante de crimes de guerres, de crimes contre l’humanité et d’autres graves violations de droits humains perpétrés à cœur-joie par les criminels du M23", écrit-elle.

Le M23, actif depuis mai 2012 dans la province riche et instable au Nord-Kivu, réclame la pleine application d'un accord de 2009 qui a régi l'intégration de ses hommes dans les FARDC après qu'ils avaient quitté un autre groupe armé où ils opéraient. L'ONU accuse régulièrement le Rwanda et l'Ouganda, voisins de la RDC, de soutenir la rébellion, ce qu'ils ont toujours démenti.

Le 19 septembre, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, avait affirmé qu'il n'y avait pas de "responsabilité collective des membres du M23" et redit que l'amnistie et l'intégration dans l'armée se feraient "au cas par cas".

Il avait aussi annoncé que le gouvernement avait établi "une liste d'une centaine de commandants, assimilés et hommes de troupes du M23, définitivement non éligibles à l'intégration au sein des forces armées et à l'amnistie".


Kinshasa, 27/09/2013 (AFP / MCN, via mediacongo.net)
 

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