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10/10/2013

DESMOND TUTU DECONSEILLE LES AFRICAINS DE NE PAS QUITTER LA CPI !

VERBATIM:

Je pense et suis certain que l'Evêque Anglican se trompe. Ce n'est pas à la CPI qu'on lutte pour les droits des opprimés afro-noirs et du Tiers-Monde en général, parce que celle-ci fait montre de complaisance et de partialité lorsqu'il s'agit des intérêts primordiaux des pays puissants économiquement, militairement, c'est-à-dire occidentaux. Dans le même sens, celle-ci (CPI) ne sera crédible qu'au moment où elle incarcera des dirigeants blancs comme G.W.Bush fils, N.Sarkozy, Bernard-Henri Lévy et consorts qui ont été été en amont et en aval des troubles politiques et sociaux en Irak, en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Libye, et en République Démocratique du Congo pour ne parler que de ces quelques pays. Continuer à siéger à la CPI, c'est estimer que l'homme blanc est supérieur à l'homme noir, que celui-ci a un comportement très barbare, et que pour le retenir, il convient de le faire surveiller par celui qui a un comportement supérieur, civilisé, c'est-à-dire l'homme blanc. Or, ceci est totalement absurde quand on voit la confusion des valeurs dans laquelle l'homme blanc en est tributaire, surtout aujourd'hui, dont le mariage pour tous. Ce n'est pas la CPI seulement que l'Afrique doit quitter, mais l'ONU également, et toutes les institutions sociales, monétaires, médicales liées à cette dernière, dont le vrai rôle consiste à rapporter beaucoup d'argent aux pays occidentaux.

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité à diriger des recherches de philosophie

Professeur des universités

Blog : kilimandjero.blogs.dhnet.be (www.dh.be/rubriqueblogs)

Courriels :

antoinedoverrichardol@hotmail.fr

osongo_lukadi@yahoo.fr

Devise :

« Ahora Siempre »

 


Desmond Tutu appelle les leaders africains à ne pas quitter la CPI

09/10/2013 à 18:48 | AFP
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Desmond Tutu appelle les leaders africains à ne pas quitter la CPI Desmond Tutu appelle les leaders africains à ne pas quitter la CPI © AFP

Le prix Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu a exhorté les pays africains à ne pas quitter la Cour pénale internationale (CPI), disant que cela ferait du monde "un endroit plus dangereux", accusant le Kenya et le Soudan.

Dans une pétition en ligne intitulée "Qui arrêtera le prochain génocide?", l'ancien archevêque anglican a noté que dans sa vie, il avait vu "de grands gains pour protéger le faible contre le fort".

"Mais en seulement deux jours de temps, les dirigeants africains pourraient tuer une grande institution, faisant du monde un endroit plus dangereux", affirme Tutu, 82 ans.

L'Union africaine doit débattre à partir de vendredi d'un éventuel retrait de la CPI, pour dénoncer un acharnement du tribunal de La Haye contre l'Afrique.

Desmond Tutu a notamment appelé l'Afrique du Sud et le Nigeria, deux poids lourds du continent, à soutenir la CPI, les exhortant à "prendre la parole et faire en sorte que les persécutés soient protégés par la CPI".

La CPI est le premier et seul tribunal mondial pour juger les crimes contre l'humanité, a rappelé le prélat.

"Mais les dirigeants du Soudan et du Kenya, qui ont infligé la terreur et la peur dans leur pays , tentent de faire sortir l'Afrique de la CPI, ce qui leur donnerait la liberté de tuer, de violer, et d'inspirer la haine sans être inquiétés. "

La pétition est adressée au président sud-africain Jacob Zuma et à son homologue nigérian Goodluck Jonathan.

"Nous vous appelons à mener la lutte contre les crimes contre l'humanité et maintenir l'Afrique dans la CPI", dit le texte.

Depuis sa création, la CPI a inculpé une trentaine de personnes pour des crimes survenus dans huit pays d'Afrique: République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d'Ivoire, Mali.

L'UA a demandé en mai l'abandon des poursuites contre les dirigeants kényans fraîchement élus. La CPI a malgré tout entamé le procès du vice-président William Ruto et refusé de reporter celui du président Uhuru Kenyatta, prévu en novembre.

Les deux hommes sont poursuivis pour leur rôle présumé dans les violences politico-ethniques qui avaient suivi la précédente présidentielle kényane de fin 2007, durant lesquelles plus de 1. 000 personnes étaient mortes.

Quant au président soudanais Omar el-Béchir, il fait l'objet de mandats d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide dans le conflit du Darfour, une vaste région de l'ouest du Soudan.

Au total, 34 pays africains ont ratifié le Statut de Rome, fondateur de la CPI.



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Ramtane Lamamra : "La CPI ignore la souveraineté de nos pays"

11/10/2013 à 17:47 Par Justine Boulo, à Addis-Abeba
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Le ministre algérien des Affaires étrangères. Le ministre algérien des Affaires étrangères. © AFP

Ramtane Lamamra, ministre des Affaires étrangères algérien et ancien commissaire au Conseil paix et sécurité de l'Union africaine.

Jeune Afrique : ce sommet extraordinaire organisé les 11 et 12 octobre a pour but de reconsidérer la position de l'Afrique vis-à-vis de la Cour pénale internationale (CPI). Que lui reprochez-vous ?

Le sentiment qui se dégage de cette rencontre est que l'Afrique, de loin, préfère une CPI qui s'amende, une CPI qui répond favorablement aux critiques constructives et légitimes, notamment de ses États membres, qui fournit un contingent important (34 pays membres sont africains, NDLR) ; plutôt qu'une CPI qui continuerait d'ignorer toutes les demandes des états membres, et qui continuerait d'ignorer aussi le sentiment général dans les opinions publiques africaines. La CPI est d'une certaine manière un tribunal du Nord contre le Sud. Il faut amender ce qui doit être amendé, soit dans le statut de Rome, soit dans le règlement intérieur, soit dans les méthodes de travail, afin que demain, nous puissions opérer une réconciliation entre la CPI et l'Afrique. L'Afrique est toujours pour la réconciliation. Ça fait partie de notre culture.

>> À lire : Portfolio interactif : la CPI, 15 ans et 29 Africains en ligne de mire

Cette rencontre pourrait aboutir à un retrait de certains États de la CPI. Est-ce la porte ouverte à l'impunité ?

Fondamentalement, le message est que l'Afrique a longtemps souffert de l'injustice. Nous sommes certainement le dernier continent à vouloir affaiblir la Cour pénale internationale et certainement le dernier à vouloir promouvoir l'impunité. L'Afrique est tout à fait en faveur de la lutte contre l'impunité ; c'est d'ailleurs inscrit dans l'acte constitutif de l'Union africaine. Et l'Union africaine est la seule institution internationale à avoir une telle disposition.

Hailemariam Desalegn, Premier ministre éthiopien et président de l’Union africaine a reproché à la CPI d'entamer une "chasse raciale". Est-ce un état de fait, selon vous ?

À côté de la CPI, il y a cette pratique de la compétence universelle. C'est-à-dire des tribunaux européens, appliquant les dispositions de leur droit interne, s'autorisant à procéder à des enquêtes criminelles, voire même des procès contre des personnalités africaines. Et ce sur la base de plaintes d'opposants qui accusent telle personnalité, non pas d'avoir commis un acte répréhensible, mais d'avoir assumé, à une période donnée de l'histoire de son pays, une responsabilité gouvernementale. C'est pousser le bouchon un peu trop loin ! C'est ignorer la souveraineté de nos pays. Cette juridiction ne s'est jamais exercée contre un dirigeant d'un pays développé...

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Propos recueillis par Justine Boulo, à Addis-Abeba.



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