Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

19/11/2013

CONGO-KINSHASA : L'ACCORD DE PAIX AVEC LE M23 APRES SON DEGUERPISSEMENT DU KIVU EQUIVAUT A UNE HUMILIATION ET TRAHISON

VERBATIM:

Ces groupes armés n'ont pas d'autre choix que de déposer les armes pour ne pas subir le même sort que les fascistes du M23 soutenus à bout des bras par le tutsi rwandais Paul Kagamé et l'autre tutsi ougandais Yoweri Museveni Kanguta. Que l'on tente par les commanditaires de la dizaine de million de morts au Kivu d'imposer à la RDC un accord dont on n'en voit aucun intérêt, parce que le M23 a été vaincu, n'est qu'une fuite en avant. La solution dans le confllit à l'Est de la RDC n'a jamais été politique, je l'ai dit et répété maintes fois, et j'en ai eu raison, parce qu'enfin elle a été militaire. De tout temps, il faut répondre à la force par la force, à la violence par la violence. Négocier est une faiblesse surtout lorsque son peuple est assassiné comme l'a été celui de l'Est de la RDC depuis plus de vingt ans.

Le président de la république Joseph Kabila Kabange a totalement et parfaitempent, avec tout son establishment, raison de refuser de signer le moindre accord avec le M23 vaincu militairement. Mais enfin c'est pour qui se prennent les blancs occidentaux? Pour des démiurges, sans doute ? Comment imaginent-ils l'homme noir et l'homme congolais en particulier, pour des animaux ou quoi ? L'ennemi est à terre, il est vaincu, et dans le même temps, on veut le remettre débout par d'autres stratagèmes. Eh bien, je dis pas question, au contraire ses membres doivent être finis comme cela se dit en langage militaire, comprenne qui pourra. Si Obama le traitre absolu peut, comme ça, faire assassiner l'ignoble Ben Laden, y assistant en direct comme au cinéma à l'assassinat réel d'un homme, et dont il livre par la suite le corps aux requins du pacifique, est la preuve ostensible n'est-ce pas qu'un ennemi n'a pas le droit de vivre, surtout lorsqu'il a en main le sang des populations innocentes. C'est, à mon avis, le sort qui doit être réservé à Makenga et à tant d'autres mercenaires à la solde de l'Occident au Kivu. Ils doivent être capturés, jugés et pendus haut et court. Il n'y a point d'alternative à un tel châtiment. Point final. IL y en marre de couver les assassins d'un tel acabit, en leur miroitant un autre sort que celui de coupable et d'élimination physique. Je suis pour la peine de mort, dont personne ne m'en dissuadera de l'issue.

Imposer à la RDC un accord de paix avec l'ennemi qu'il a vaincu, c'est donner lieu à une anguille sous roche, par exemple que tout ce qui s'était passé dans sa partie Est n'était qu'une comédie, mais alors aux allures dramatiques et tragiques, car le conflit a entraîné plusieurs million de morts, et ça même Hitler le boucher des juifs ne l'aurait jamais accepté, J-M. Le Pen encore moins, c'est dire. Signer un accord avec le M23 alors qu'il vient de défaire, c'est ni plus ni moins une nouvelle fois infliger une humiliation à J-Kabila Kabange et son gouvernement. Pourtant, ce n'est pas au gouvernement de quémander quoi que ce soit, mais c'est au M23 de se soumettre. Il s'est déjà dissout, ce qui est bien. Maintenant à lui, mieux, à ses membres et composantes d'attendre que le gouvernement victorieux congolais dessine la feuille de route et dicte la voie à suivre. La RDC est jusqu'à preuve du contraire un Etat indépendant, qui n'est en aucun cas sous tutelle ni des USA, ni de UE, ni encore moins de l'ONU. C'est aux congolais de décider du sort à réserver aux criminels de Kagamé et Museveni à l'Est de leur pays, et non je ne sais qui ni Martin Klober, ni qui à qui quoi krooouch aaaahhh encore !

Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité à diriger des recherches de philosophie

Vive la République Démocratique du Congo

Vive Patrice-Emery Lumumba

Vive Pierre Mulele

Vive Mzee Laurent-Désiré Kabila

"La patrie ou la mort, Nous vaincrons"

Vive Ernerto Che Guevara "Ahora Siempre"

 


Nord-Kivu : une dizaine de groupes armé actifs acceptent de déposer les armes Plus de dix groupes armés actifs dans la province du Nord-Kivu, dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC) ont annoncé lundi à Goma d'avoir accepté de déposer les armes, a-t-on appris lundi d'une source du gouvernement provincial de cette province. "Ces groupes armés du Nord Kivu s'engagent pour la reconstruction du développement de leur province", a indiqué la mê me source, ajoutant que "ces seigneurs de guerre ont affirmé avoir compris l'appel des autorités gouvernementales, leur demandant de quitter la brousse et de déposer les armes". "Nous avons formé notre groupe armé dénommé Mouvement populaire d'autodéfense (MPA) Nyatura juste pour résister contre le M23", a déclaré à Xinhua par téléphone, Izabayo Kabasha, responsable du MPA/Nyatura. "Comme les M23 n'existent plus, alors nous voulons que nous soyons intégrés dans l'armée ou dans la police", a-t-il poursuivi. D'après la source, les responsables de ces groupes armés ont rencontré lundi le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku qui les a conduit auprès du ministre national de l'Inté rieur Richard Muyej en mission officielle à Goma depuis dimanche, avec une délégation composée de sept ministres et d'officiers supérieurs de l'armée pour faire une évaluation après le départ de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) dans cette province. Dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC), une quarantaine de groupes armés locaux et étrangers restent encore actifs dans cinq provinces que l'armée nationale et la Force de l'ONU vont bientôt combattre pour restaurer l'autorité de l'Etat. Kinshasa, 19/11/2013 (Xinhua / MCN, via mediacongo.net)

Pourparlers avec le M23: au delà de la sémantique, pourquoi Kinshasa dit non !


Non, trois fois non. Pour une fois, c’est l’unanimité au Congo : la classe politique, majorité et opposition côte à côte, l’opinion publique s’exprimant autant dans les associations que dans la rue et les forces armées qui s’en tiennent à leur victoire militaire et consolident leur contrôle sur le Nord Kivu, tous approuvent les négociateurs qui, à Kampala, ont claqué la porte et refusé de signer le document que leur présentait le médiateur ougandais. « Le match est fini, le boxeur M23 a été mis dans les cordes, on ne peut le faire remonter sur le ring » expliquent les vendeurs de journaux, proposant des quotidiens aux manchettes qui se ressemblent toutes. En termes plus politiques, Seraphin Ngwej, le conseiller diplomatique du chef de l’Etat, ne dit pas autre chose : « comment pouvons nous accepter que l’on mette sur pied d’égalité un mouvement qualifié de « force négative » par les Nations unies, qui a été vaincu sur le terrain militaire, avec un gouvernement légitime ? »

« Accord de paix » ou simple « déclaration » ? La question n’était pas seulement sémantique. Ayant vaincu militairement ses adversaires, qui, mis en débandade se sont repliés dans les pays voisins (non sans se démultiplier, passant de quelques centaines de rebelles en déroute à 1700 combattants accueillis en Ouganda…) Kinshasa n’entend pas signer autre chose qu’un document par lequel le M23 accepte de mettre fin à la guerre. Bref, une capitulation en rase campagne, traduisant le nouveau rapport de forces établi à la fois sur le terrain des opérations et sur le plan diplomatique, où Kinshasa a pu compter sur le soutien de ses alliés d’Afrique australe.
Du côté de la branche politique du M23, refusant l’idée d’une reddition pure et simple, on exige toujours un « accord », assorti de certaines conditions, entre autres en ce qui concerne la réintégration des combattants au sein des forces congolaises, ce qui suscite plus que des réticences au sein d’une armée requinquée et qui n’entend plus être infiltrée par des hommes à la loyauté douteuse.
A l’instar des négociateurs congolais à Kampala, Seraphin Ngwej n’hésite plus à mettre en cause la neutralité du médiateur ougandais, le ministre de la défense Crispus Kyonga : « cette fois, il a abattu ses cartes, démontré qu’il a un autre agenda que celui de simples bons offices, qu’en réalité il ne cherche qu’à sauver la mise du M23… »

Un négociateur congolais, qui participait au sommet de Pretoria, qui avait rassemblé voici huit jours les présidents des pays de la région des Grands Lacs (Paul Kagame brillant par son absence) et les chefs des Etats d’Afrique australe, raconte lui aussi comment le président ougandais Museveni fut apostrophé par ses pairs : « terminez votre travail » lui intima le vieux président zimbabwéen Mugabe tandis que le président Kabila, d’un calme olympien, assénait « nous, nous n’avons jamais menti à personne » et précisait «il est temps que tout cela s’arrête, désormais nous n’avons plus de temps à perdre… » (ce qui est un euphémisme, alors que depuis onze mois, tous frais payés par le gouvernement congolais, les pourparlers de Kampala tournent en rond…)

« A chaque fois que nous avons conclu un accord de paix, une nouvelle rébellion, peu de temps après, a resurgi de ses cendres et désormais nous voulons mettre fin à ce cycle infernal » ajoute Seraphin Ngwej, estimant que « la victoire militaire des forces congolaises aura une onde de choc dans les pays voisins, l’Ouganda et le Rwanda, qui, depuis vingt ans avaient misé sur la fragilisation de la RDC… »
Galvanisées par la victoire militaire, assurées du soutien de la force d’intervention africaine (Malawi, Afrique du Sud et surtout Tanzanie, qui a perdu trois officiers au cours des combats) les autorités congolaises se montrent désormais intransigeantes.

Le consensus est tel que l’on peut se demander si le « gouvernement d’unité nationale », toujours en gestation et qui risque de ressembler à un paquebot sur lequel toutes les forces politiques trouveraient leur place au soleil est encore réellement nécessaire. « Au lieu de satisfaire les politiciens qui veulent leur part du gâteau, le président ferait mieux de laisser travailler le Premier Ministre Matata Mponyo… On ne change pas une équipe qui vient de gagner… » assurent les vendeurs de journaux…



C. Braeckman
Kinshasa, 12/11/2013 (Carnet de C. Braeckman / MCN, via mediacongo.net)

Les commentaires sont fermés.