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23/11/2013

CONGO-KINSHASA:FAUT-IL CHANGER DE PREMIER MINISTRE?

VERBATIM:

"En ce qui concerne la nomination du Premier ministre, il ressort du recoupement des informations en notre possession que le blocage se situerait aussi au niveau du cas « Matata ». Plus concrètement, le cas « Matata » divise au sein de la Majorité présidentielle, famille politique d’où sortira le futur Premier ministre au nom de la cohésion nationale. Voilà pourquoi, deux camps s’affrontent actuellement sur la question."

M.M.
Kinshasa, 22/11/2013 (Forum des As, via mediacongo.net)


Nomination du Premier ministre du gouvernement de cohésion nationale : le cas « Matata » divise


Déjà, deux camps s’affrontent au sein de la Majorité présidentielle autour du maintien ou non du Premier ministre sortant

L’attente risque d’être plus longue qu’on le pensait jusque-là. Apparemment, le choix de l’oiseau rare ne paraît pas si facile. Surtout lorsque parmi les pressentis « Primaturables », on retrouve le Premier ministre sortant, Augustin Matata Ponyo. Désormais ancien ou ancien et nouveau chef du Gouvernement, voilà le débat qui se déroule actuellement au sein de la famille politique du président de la République, Majorité présidentielle, au sujet du successeur d’Adolphe Muzito à la Primature.

A quand finalement la nomination d’un Premier ministre devant conduire l’équipe de cohésion nationale ? Cette ultime question, la plupart des Congolais se la posent sans cesse face à la longue attente.

L’opinion pensait même que le chef de l’Etat allait mettre à profit son dernier séjour à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, pour qu’à son retour à Kinshasa les choses aillent plus vite. Mais, le voilà déjà à Kisangani, en Province Orientale, avant de se retrouver, sauf changement, à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Pour toute ordonnance ayant trait au Gouvernement, l’on s’est juste contenté de la révocation du ministre de l’ESURS, Bonaventure Chelo Lotsima.

En ce qui concerne la nomination du Premier ministre, il ressort du recoupement des informations en notre possession que le blocage se situerait aussi au niveau du cas « Matata ». Plus concrètement, le cas « Matata » divise au sein de la Majorité présidentielle, famille politique d’où sortira le futur Premier ministre au nom de la cohésion nationale. Voilà pourquoi, deux camps s’affrontent actuellement sur la question.

Dans le premier camp, on se fonde sur le bilan du Premier ministre sortant (maîtrise du cadre macroéconomique, du taux de change, de l’inflation et autres) pour conclure qu’il devrait rempiler. Les artisans de cette thèse se recrutent aussi bien au sein du PPRD que dans la famille politique.

Mais, les partisans du départ de Matata Ponyo soutiennent qu’il n’est pas suffisamment fort politiquement pour faire face aux échéances, surtout pour l’horizon 2016. En fait, indique-t-on dans le second camp, comme technocrate, Augustin Matata ne peut pas se mouiller suffisamment sur le terrain au profit du Raïs.  Ce, alors que le pays entre dans une séquence hyper politique. Ensuite, avance-t-on dans ce camp, pour des raisons de cohésion nationale, le Premier ministre devrait provenir de l’Ouest, géopolitique oblige. Ce qui voudrait donc dire, en termes clairs, que le temps serait déjà révolu pour le maintien du Premier ministre Augustin Matata. Voilà donc la bataille qui se déroule actuellement au sein même de la Majorité présidentielle.

LE COUP DE POUCE  DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Pendant que les sociétaires de la famille politique du chef de l’Etat s’affrontent, la communauté internationale à sa lecture des évènements en Rd Congo. Dans ce compartiment politique en appoint à la classe politique congolaise bien souvent, le Premier ministre Matata Ponyo est apprécié, un peu comme le Premier ministre Léon Kengo wa Dondo à l’époque.

Il s’agit, en fait, du soutien qu’on apporte généralement aux « élèves modèles » du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Donc, outre les deux blocs qui s’affrontent au sein de la Majorité présidentielle, il y a également une composante internationale qui met la main à la pâte.

C’est, en un mot comme en mille, autant de pesanteurs qui s’invitent dans le choix que Joseph Kabila doit opérer en ce moment et qui font que le Raïs mette vraiment beaucoup de temps pour trancher sur la question. Mais, le souhait de l’opinion en général demeure que, quelles que soient les contraintes que l’an 2013 ne se couche sans que les Congolais ne découvrent, pas seulement le nouveau Premier ministre, mais l’ensemble des membres du Gouvernement de cohésion nationale. De manière à ce que la nouvelle année soit abordée avec une note d’espoir et non avec autant d’incertitudes après la victoire des FARDC sur le M23.  

 



M.M.
Kinshasa, 22/11/2013 (Forum des As, via mediacongo.net)

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