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03/12/2013

AFRIQUE : POURQUOI M'A-T-ON FAIT NOIR ?

VERBATIM:

Pardonnez-moi ! Car, chaque fois que je prends position contre la race noire, on me le reproche. Mais, en fait, c’est pour qui me prend-t-on ? Pour un blanc, un jaune ou quoi encore ? Mais ne suis-je pas noir même si je ne le suis pas, comme ceux que je vois parfois à la télé, ou ailleurs que Dieu me pardonne oh my God ? Au fait, je suis brun ou café au lait. Pourtant, j’aurais aimé bien être trop foncé comme la braguette d’un acteur de série X que je visionnai une fois chez une intime ex petite amie de l’Université Catholique de Louvain des temps immémoriaux oh Clotilde si tu me lisais ? Non ! plus sérieusement, de la lignée de Fanon Frantz, c’est-à-dire des noirs et des hommes, soi-disant de couleur, dans la mesure où tout est couleur, que dis-je, oui couleur, mais qui ne se prennent jamais pour ceux qu’ils ne sont pas, je ne rate jamais la moindre occasion de m’en prendre aux noirs qui font la honte de leur continent, de leur race, ou simplement de l’espèce humaine. Comme Fanon, donc, j’appelle, à mon tour, un chat un chat. Pas besoin d’avoir ma langue dans la poche. Il en est ainsi.

Mon problème en est qu’un noir comme noir, du moins dans ses conditions du moment est un fou de la démocratie. J. Chirac le plus africain de tous les présidents français n’avait, donc, pas tort d’affirmer en 1987 que la démocratie était un luxe pour l’Afrique noire. Je me souviens quel tollé général avait suscité cette déclaration, et l’auteur qualifié par les noirs de tous les maux d’Israël. Du raciste à je ne sais plus quoi encore quelle injure ! Et, pourtant, l’histoire reprise dans Jeune Afrique donne raison à l’ancien Chef de l’Etat français. Comment expliquera-t-on qu’il en soit autrement quand un juge doit s’exiler aux pays des blancs, anciens colonisateurs et esclavagistes comme les noirs aiment à les tailler, mais en fait pour se donner bonne conscience sur leurs ratés et mauvaises conduites, simplement parce qu’il a fait son travail ? Parce qu’il a donné un non lieu dans l’affaire opposant le président en fonction au Bénin et son état-major d’un côté, et un citoyen français d’un autre côté ? A quoi finalement servent les juges dans les pays noirs, pourra-t-on se demander non sans raison, sans appréhension, et sans angoisse.  Est)-ce à dire la justice avec partialité, à contenter les riches et les autorités, ou à dire l’injustice ?

Il se peut, en revanche, que le président béninois ait été victime effectivement d’une telle tentative d’empoisonnement, je n’en disconviens pas, mais des expertises médicales avaient-elles été demandées par la victime ou par son équipe au pouvoir ? Si c’est non, la faute à qui ? Pas au juge en tout cas, dont la sentence a été confirmée en appel de nouveau contre le chef de l’Etat béninois et ses barbouzes. Comment prétend-t-on, dans ces conditions-là, avoir raison envers et contre tous, même si on s’appelle président de la république du Bénin ? Non Monsieur le président, comme vos autres collègues, qui une fois au pouvoir se trouvent des racines pour ne plus vouloir le quitter, vous êtes la honte de l’Afrique et de l’homme noir. Respectez les juges et vos juridictions. Vous n’êtes pas au-dessus de la loi. D’ailleurs qu’attendent les militaires béninois pour le lui faire entendre raison même si c'en n'était nullement la voie royale, on voit partout où les militaires noirs ont pris le pouvoir et s'y étaient installés pour du bon à quoi ressemblent leurs populations et pays ?

Je finis par le constat auquel j’aboutis sans cesse, consistant dans la « supériorité » - non fatale ni encore moins génétique - spirituelle et intellectuelle de l’homme blanc sur l’homme noir, spécifiquement. Quant à l’homme jaune, il est en ce moment l’égal de l’homme blanc dans plusieurs domaines, dont le domaine spirituel et intellectuel. La Chine a envoyé un homme dans l’espace, et l’Inde vient d’envoyer une fusée vers mars. Et, l’Afrique où est-elle pendant ce temps-là ? A n’en vouloir qu’aux juges qui disent la justice en toute impartialité. N’importe quoi. NOIR C’EST NOIR, chantait celui qui chante !

 

Prof./Hdr./Dr.Antoine-Dover OSONGO-LUKADI

Chercheur habilité à diriger des recherches de philosophie

Professeur des universités

Blog : kilimandjero.blogs.dhnet.be (www.dh.be/rubriqueblogs)

Courriels :

antoinedoverrichardol@hotmail.fr

osongo_lukadi@yahoo.fr

Devise : « Meurs et deviens » (Goethe)

Ordre :

« Ahora Siempre »

 

 


Bénin - Affaire Talon : le juge Houssou demande l'asile politique aux États-Unis

02/12/2013 à 14:03 Par Fiacre Vidjingninou, à Cotonou
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Angelo Houssou faisait l'objet de la surveillance des services béninois. Angelo Houssou faisait l'objet de la surveillance des services béninois. © DR

Faute de visa, le juge béninois Angelo Houssou a demandé l'asile politique aux États-Unis. En mai, il avait prononcé un non-lieu dans l'affaire Talon et Porto Novo le soupçonne depuis d'avoir été corrompu par le principal accusé dans l'affaire de la tentative présumée d'empoisonnement du chef de l'État, Boni Yayi.

Le magistrat béninois Angelo Houssou, qui avait ordonné le 17 mai dernier un non-lieu dans l’affaire de tentative d'empoisonnement du président Boni Yayi (non-lieu confirmé en appel) se trouve à l’aéroport JFK de New-York. Il y a été interpellé par les services de l'immigration à sa descente d'avion, dimanche matin, en provenance d'Accra.

"On lui a signifié que son visa d'entrée aux États-Unis n'était pas valide", a déclaré à Jeune Afrique l’un de ses avocats, qui affirme que les autorités béninoises ont demandé au consulat des États-Unis à Cotonou l’annulation de son visa, obtenu quelques mois plus tôt.

Houssou demande désormais l'asile politique aux autorités américaines. Dans son dossier, il s'appuie sur la plainte déposée mi-novembre par les avocats du président béninois pour "sortie irrégulière du territoire". Interpellé à la frontière entre le Bénin et le Nigeria, en mai dernier, il n'avait pas demandé de permission administrative pour prendre congé de la fonction publique.

Jeudi 28 novembre, un communiqué de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) exprimait cependant, entre autres, ses "inquiétudes face à la situation d’insécurité et de filature organisée par les services de renseignement à l’encontre du juge Angelo Houssou". Le syndicat décidait même une grève de 72 heures.

Fuite rocambolesque

Un climat qui n'a pas rassuré Angelo Houssou, lequel a fui Cotonou pour Lomé dès la nuit de vendredi à samedi, en empruntant des voies détournées et en faisant même une traversée en pirogue du fleuve Mono, au village d’Agoué, à la frontière entre le Bénin et le Togo, avant d’arriver à Accra, la capitale du Ghana, où il a pris un avion pour New-York.

Ces derniers développements interviennent alors que la cour d'appel de Paris s'apprête à se prononcer, le 4 décembre, sur la demande d'extradition de Patrice Talon, ancien proche de Boni Yayi et businessman à succès que Cotonou soupçonne d'être à l'origine de la tentative d'empoisonnement du chef de l'État. En octobre dernier, le parquet de Paris avait émis un avis défavorable à cette extradition, en prenant comme argument le fait que le juge Houssou, après avoir ordonné le non lieu, avait fait l’objet d’une "séquestration".



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